Article # 154 – Référence : Les psychédéliques – La chimie de la pleine conscience, Le Précepteur

LES PSYCHÉDÉLIQUES

“Les psychédéliques ont la réputation d’ouvrir les portes de la conscience. Mais qu’est-ce que cela signifie exactement ? Se pourrait-il que ce que nous percevons ne soit qu’une version parmi d’autres de la réalité ? Étudier les effets de ces substances, c’est explorer la conscience humaine elle-même, la manière dont nous construisons la réalité, et la question de ce que nous appelons « vérité ».”

“ATTENTION : Ma parole n’est pas celle d’un expert. Pour des informations officielles, je vous renvoie au site de la société psychédélique française : https://societepsychedelique.fr/fr.”


ATTENTION :

Cet épisode a pour seul objectif de proposer une réflexion philosophique sur le sujet des psychédéliques. En aucun cas il ne constitue une incitation à consommer des substances psychotropes, qu’elles soient légales ou illégales.


Bonjour à tous.

La drogue. Vous connaissez ? Même si vous n’avez jamais essayé personnellement, vous savez ce que c’est ? C’est quoi, la drogue ? C’est une substance, qui peut se présenter sous différentes formes, qui a la capacité d’agir sur le cerveau. De créer ce qu’on appelle des états modifiés de conscience. Ça porte un autre nom, un peu plus scientifique : les psychotropes. « Psycho », c’est l’esprit. « Tropos », c’est ce qui tourne, ce qui modifie, ce qui dévie. Une déviation de l’esprit. C’est ça qu’on cherche, quand on prend des psychotropes. À dévier son esprit.

Donc un psychotrope, c’est une substance qui modifie la chimie de notre cerveau, et qui, en modifiant la chimie de notre cerveau, provoque une modification de notre état de conscience. Et alors, au risque de vous surprendre, la grande majorité d’entre nous consomme des psychotropes. Vous ne le savez peut-être pas, mais la caféine, c’est un psychotrope. Bah oui. Parce que ça agit sur les cellules de l’hippocampe, ce qui a pour effet de renforcer la transmission de l’information dans les neurones. C’est pour cette raison que, quand on boit du café, on est plus éveillé, on est plus concentré, plus réactif. À l’inverse, quand on fume du cannabis, on est plus lent, plus détendu, plus mou. Alors, je sais qu’il y en a toujours dans les commentaires pour venir me dire que non, le cannabis, ça ne rend pas mou. Bah si. C’est même un peu le but. La décontraction. C’est bien pour ça que dans certains pays, on le prescrit aux gens qui souffrent d’anxiété, ou d’hyperactivité, ou d’insomnies, ou même de la maladie de Parkinson. Le cannabis, c’est un sédatif. Alors oui, ça peut rendre plus créatif, plus imaginatif, c’est certain. Mais en termes de réflexes corporels, en termes de vigilance ou de coordination, c’est un ralentisseur. Donc le cannabis. Qu’est-ce qu’il y a d’autre, comme psychotrope ? L’alcool ! Un psychotrope très largement banalisé en France, alors que c’est l’un des plus puissants, et j’oserais même dire, l’un des plus destructeurs. Autres psychotropes : la cocaïne, l’héroïne, les amphétamines, l’ecstasy, la liste est longue. Et parmi tous ces psychotropes, on en trouve une catégorie qui occupe une place assez particulière, et qu’on appelle les psychédéliques. Alors pourquoi je dis qu’ils occupent une place particulière ? Eh bien justement parce que, rigoureusement parlant, les psychédéliques ne sont pas des drogues. Je répète, parce que ça risque d’en étonner plus d’un : les psychédéliques ne sont pas des drogues. On va en apprendre des choses dans cet épisode…

Pourquoi est-ce que les psychédéliques ne sont pas des drogues ? Parce qu’une drogue, ça se caractérise par trois effets. Premièrement : un effet psychoactif, donc psychotrope. Donc ça, c’est bien le cas, on est d’accord. Deuxièmement : un effet de dépendance, dépendance physique ou psychologique. Or ça, eh bien il se trouve qu’on ne l’a pas avec les psychédéliques. Les psychédéliques ne rendent pas addict. C’est important de le souligner. Et enfin, troisièmement : la toxicité. Les dégâts sur la santé. Or, ça non plus, on ne l’a pas avec les psychédéliques. À de rares exceptions près, et pour peu que les doses soient dans la limite du raisonnable, les psychédéliques ne sont pas dangereux pour la santé.

Alors, qu’on soit bien d’accord : je n’incite pas à la consommation. Je ne suis pas en train de vous dire : « allez-y, défoncez-vous ! » Pas du tout. Je me contente de restituer les données. Les données issues des expérimentations pharmacologiques. Et les expérimentations pharmacologiques montrent qu’on n’a pas d’effet addictif ni d’effet toxique avec les psychédéliques. Donc quand j’ai employé le mot « drogue », au tout début de mon exposé, c’était volontaire : c’était justement pour attirer votre attention sur un préjugé : le préjugé selon lequel les psychédéliques seraient des drogues, avec tout ce que ça peut comporter de représentations négatives. Puisqu’on le sait bien : la drogue, c’est mal. Donc la réalité, c’est que, quand on range les psychédéliques dans la catégorie « drogue », on fait erreur. C’est tout simplement faux. Et non seulement c’est faux, mais j’oserais presque dire que c’est le contraire. Parce que figurez-vous que dans certains centres médicaux, on utilise les psychédéliques pour traiter les addictions. Pour les traiter c’est-à-dire pour les guérir. On utilise les psychédéliques pour traiter l’anxiété, pour traiter la dépression, pour traiter la détresse existentielle, notamment pour les personnes en fin de vie. Et même si le sujet reste encore un peu tabou, les études pharmacologiques tendent de plus en plus à démontrer que la peur et la méfiance que suscitent les psychédéliques relèvent beaucoup plus de la construction idéologique que de la réalité scientifique.

Lire/Écouter la suite dans le vidéo ci-dessus

ou sur la chaîne YouTube du Précepteur


La philosophie, c’est pour vous aussi !

Par Le Précepteur Broché

Grand livre, 27 août 2025

Mon livre est disponible !

Comprendre la philosophie de Rousseau grâce à Netflix, le stoïcisme grâce à la crise Covid, ou le concept freudien de sublimation grâce à Rocco Siffredi… Ça vous paraît impossible ? Détrompez-vous !

Ce livre repose sur une conviction, à savoir que la plupart des gens s’intéressent à la philosophie mais ont l’impression que la philosophie n’est pas faite pour eux.

En mêlant récits fictifs, faits d’actualité et culture populaire, Charles Robin rend accessibles les idées des plus grands penseurs, de l’Antiquité à nos jours. Loin du langage intimidant des universitaires, mais avec rigueur et précision, ce livre se donne un objectif clair : vous réconcilier enfin avec la philosophie !

Ancien professeur particulier, Charles Robin est vulgarisateur de philosophie. Il anime la chaîne YouTube et le podcast « Le Précepteur », suivis par plus d’un million d’abonnés.

Tables des matières

Table des matières

Table des matières

Table des matières

POUR COMMANDER MON LIVRE :

▶️ Sur Amazon : https://amzn.to/3ZMm4CY

▶️ Sur Fnac.com : https://tidd.ly/4dWJZ8O POURQUOI ME REJOINDRE SUR PATREON :

▶️ https://www.le-precepteur.fr/pourquoi… POUR ME SOUTENIR :

▶️ SUR TIPEEE : https://www.tipeee.com/le-precepteur

▶️ SUR PAYPAL : https://www.paypal.me/leprecepteur POUR SUIVRE MES ACTUALITÉS :

▶️ INSTAGRAM :   / charles_precepteur  


Voir tous nos articles


Laisser un commentaire