Article # 49 – Pourquoi avons-nous des couleurs de peau et des physiques si différents ?

Extrait du documentaire « Du soleil et des hommes » dans la série « Science grand format ».

Verbatim de l’extrait vidéo

Venu du bout des âges, trônant dans une immensité qui nous dépasse, le soleil est le créateur de toutes choses dans ce prodigieux système portant son nom. Les premiers hommes lui doivent leur apparition sur Terre. Mais quand est-il de leur évolution ? En quoi le soleil nous a-t-il façonnés, nous, les êtres humains ?

Pour le comprendre, arrêtons-nous il y a environ deux millions d’années au moment où nos très loin ancêtres sortent des forêts africaines pour découvrir de nouveaux territoires, en plein soleil. Une étape clé dans notre évolution que nous explique Alain Froment, anthropologue au Musée de l’Homme à Paris.

Nous sommes issues d’une longue lignée de primates arboricoles qui sont poilus comme les chimpanzés. Et à un certain moment, nous avons dû sortir de la forêt pour nous adapter à la savane. C’était une niche écologique disponible.

Passer de la forêt à la savane : un petit pas pour les hominidés, un grand pas pour l’humanité.

Vous avez ici le premier conquérant de la planète. C’est un squelette d’un garçon qu’on appelle le garçon du Turkana qui vient du Kenya, qui a un peu moins de deux millions d’années. Et vous voyez que, même si son crâne est un peu archaïque, son squelette est parfaitement moderne. Il est très délié. C’est le squelette d’un marcheur, d’un coureur, parfaitement bipède. C’est lui qui sort d’Afrique il y a environ un million huit cent mille ans et qu’on va donc retrouver au sud de l’Europe et jusqu’en Indonésie sous le nom d’Homo erectus. C’est lui qui va quitter l’Afrique pour coloniser l’Ancien Monde.

Pour Alain Froment, c’est en traversant l’Afrique que nos ancêtres développent un grand nombre de nos caractéristiques actuelles. En quittant l’ombre de la forêt, notre corps doit évoluer pour pouvoir affronter la chaleur du soleil. Il influence directement notre anatomie.

Cette contrainte, nous la vivons en perdant nos poils. C’est ça l’adaptation à la savane et nous, nous avons une contrainte en tant qu’animaux à température constante à 37 degrés, nous avons donc une contrainte de rester à 37 degrés même s’il fait 45 degrés dehors. Et en développant un système évapo-transpiration, c’est-à-dire de sudation, on a développé des glandes sudoripares et ces glandes, elles sécrètent du liquide qui en s’évaporant nous refroidit.

L’une des plus manquantes évolutions physiques de l’Homme dû au soleil est celle de la couleur de la peau.

À partir du moment où nous avons conquis la savane où nous avons perdu notre plage, et bien nous étions exposés à une forte irradiation solaire et c’est là qu’on imagine que la mélanine qui est ce pigment qui colore la peau en profondeur, la mélanine donc s’est développée pour nous protéger contre les radiations du soleil. Donc il faut imaginer que nos ancêtres qui sortent de la forêt vers 2 millions d’années pour conquérir la savane et puis le reste du monde vont être des gens foncés de peau.

Mais la couleur de la peau varie au fil des générations en fonction des climats auxquels elle doit s’adapter, foncée pour les populations des régions ensoleillées, claire là où la luminosité est moindre. Pourquoi de telles variations ?

Parce que, il y a un autre mécanisme physiologique qui est très important avec les ultraviolets, quand ils traversent notre peau, ils viennent briser une molécule pour la transformer en vitamine D. Elle a deux rôles essentiels. D’abord de fixer le calcium sur les os. Si on en manque, on développe une maladie qui chez l’enfant s’appelle le rachitisme qui peut être grave. Et puis, elle a surtout, on s’en aperçoit de plus en plus, un rôle dans l’immunité. Elle renforce l’immunité. Et si vous êtes carencé en vitamine D, vous allez avoir soit davantage de maladies infectieuses chroniques, comme la tuberculose, soit davantage de cancer.

Finalement, d’avoir migré en pays plus froid, moins ensoleillé, ça a exigé de perdre cet écran de mélanine qui était un obstacle à la fabrication de vitamine D, c’est pourquoi en fait les peuples qui ont migré vers le nord sont plus clairs que les peuples qui sont restés dans le sud.

La température extérieure influence elle aussi les transformations de notre morphologie à mesure que nous arpentons la planète.

En climat froid, on va avoir tendance à avoir une forme du corps qui est plus trapu pour limiter les pertes de chaleur tandis qu’au contraire, en climat chaud, il faut avoir une grande surface de peau pour pouvoir transpirer, se rafraîchir et donc les gens qui vivent en climat chaud auront en général des silhouettes plus déliées avec des bras et des jambes plutôt longs et une masse corporelle plutôt mince.

On a aussi des caractères du visage. Par exemple, en climat chaud, on peut se permettre d’avoir un nez assez large parce qu’en fait on respire de l’air qui est chaud, il peut arriver aux poumons directement. En climat froid, il faut d’abord que l’appareil nasal puisse réchauffer et humidifier cet air qu’on respire, sans quoi, on va avoir des troubles; on va voir une sécrétion dans les bronches qui va se surinfecter, on va avoir des problèmes respiratoires qui sont en termes de mortalité importante chez des enfants.

Cette adaptation protectrice se niche également dans notre chevelure

En Afrique, là où le rayonnement solaire est intense, les gens ont plutôt des cheveux crépus. Alors qu’ailleurs à la suite des migrations, donc vers d’autres contrées, on a perdu ce caractère crépu pour retrouver finalement, ce qui est un peu dans le pelage du chimpanzé, c’est-à-dire un cheveu plat.

Un des organes les plus importants dans l’évolution humaine, c’est le cerveau. Le cerveau évidemment, en climats chauds, il est exposé à une espèce de surchauffe et finalement le matelas de cheveux crépus et aérés permettrait peut-être d’isoler, par finalement un système aéré, d’isoler le cerveau de la chaleur et donc lui permettre d’être plus à l’aise.

Voilà pourquoi les êtres humains ont des physiques si différents. Parce que le soleil nous a façonnés au fil du temps, à travers sa lumière et sa chaleur qui modèlent notre planète et son climat.

Intégral du du documentaire « Du soleil et des hommes » dans la série « Science grand format ».

Résumé de présentation du documentaire

Morphologie, couleur de peau, rapport au temps ou encore développement des sciences : l’Homme est totalement dépendant du Soleil, qui est partout et à l’origine de tout. Cet astre tout-puissant, qui se lève et se couche chaque jour, façonne depuis des millénaires la vie sur Terre. L’éclipse totale du Soleil a eu lieu le 24 août 2017 dans le Nord-Ouest des États-Unis. En l’espace de quelques minutes, tout a été chamboulé : animaux, végétaux et humains. Ce fait d’actualité rappelle ce qui est une évidence pour tout le monde. Que dire de cette dépendance ? Des experts donnent leur éclairage sur la question.

Réalisation : François Barré

Écriture : François Barré

Production (structure) : Terminal 9 Studios

Diffuseur coprod. : France Télévisions

Ayant droit : Terminal 9 Studios


Mon commentaire

À la lumière du documentaire LE SOLEIL ET DES HOMMES, notamment l’extrait vidéo ci-dessus, je ne crois plus au concept de race. Les différences physiques entre les hommes découlent de l’évolution naturelle et conséquente de nos lointains ancêtres sous l’influence du soleil et de la nature terrestre, et non pas du désir du soleil et de la nature de créer des races. On sait déjà que les races et le concept même de race furent inventés par l’homme en se basant sur nos différences physiques. J’abandonne donc la définition de « race » selon des critères morphologiques :


209px-Wikipedia-logo-v2-fr.svgLa notion de race humaine, par analogie avec les races d’animaux d’élevage, est employée pour établir des classifications internes à l’espèce humaine selon des critères morphologiques ou culturels1,2,3. Des études scientifiques, fondées depuis le milieu du XXe siècle sur la génétique, ont montré que le concept de « race » n’est pas pertinent pour caractériser les différents sous-groupes géographiques de l’espèce humaine car la diversité génétique est beaucoup plus importante entre les individus d’une même population qu’entre groupes différents4,5,6. Le consensus scientifique actuel rejette, en tout état de cause, l’existence d’arguments biologiques qui pourraient légitimer la notion de « race »7,8,9, reléguée à une représentation arbitraire selon des critères morphologiques, ethnico-sociaux, culturels ou politiques10, comme les identités11.

La notion de « race » a été utilisée à partir du XVIIIesiècle pour distinguer des groupes humains possédant des critères physiques transmissibles, dans le prolongement des généalogies bibliques puis des grandes taxonomies de Linné. Ainsi, la seule couleur de peau des populations africaines a servi d’argument pour l’esclavage de ceux-ci par les occidentaux entre le XVIe et le XIXe siècle ; de même, au XXe siècle, cette notion de « race » a été utilisée pour justifier notamment la perpétration de la Shoah par les nazis, l’apartheid en Afrique du Sud et la ségrégation aux États-Unis. Elle n’est plus employée aujourd’hui dans la description du monde vivant pour désigner les espèces et sous-espèces du monde animal en général (à l’exception des animaux domestiques).

  1. Race [archive], Dictionnaire Larousse.
  2. Dictionnaire de l’Académie française : « Chacun des grands groupes entre lesquels on répartit superficiellement l’espèce humaine d’après les caractères physiques distinctifs qui se sont maintenus ou sont apparus chez les uns et les autres, du fait de leur isolement géographique pendant des périodes prolongées »
  3. Georges Peters, Racismes et races : histoire, science, pseudo-science et politique, Éditions d’en bas, 1986, 135 p. (lire en ligne [archive]), « L’espèce humaine est habituellement sous-divisée en races d’après des critères purement physiques, qui sont surtout en rapport avec des dimensions du squelette. »
  4. Y a-t-il des races humaines ? Pourquoi autant de couleurs de peau ? [archive], hominides.com.
  5. Alberto Piazza, « Un concept sans fondement biologique [archive] », Aux origines de la diversité humaine – la science et la notion de race, 30/09/1997, La Recherche no 302, p. 64.
  6. Templeton, A. (2016). EVOLUTION AND NOTIONS OF HUMAN RACE. In Losos J. & Lenski R. (Eds.), How Evolution Shapes Our Lives: Essays on Biology and Society (p. 346-361). Princeton; Oxford: Princeton University Press. DOI 10.2307/j.ctv7h0s6j.26
  7. Katharine Tyler, « Compréhension publique des notions de race et de génétique : un aperçu des résultats d’une récente recherche au Royaume-Uni »(Archive.org • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?), sur L’Observatoire de la génétique, 2005 (consulté le 1er novembre 2012).
  8. (en) Jennifer K. Wagner et al., « Anthropologists’ views on race, ancestry, and genetics », American Journal of Physical Anthropology, vol. 162, no 2,‎ février 2017, p. 318–327 (PMID 27874171, PMCID 5299519, DOI 10.1002/ajpa.23120)
  9. (en) American Association of Physical Anthropologists, « AAPA Statement on Race and Racism » [archive], sur American Association of Physical Anthropologists, 27 mars 2019 (consulté le 19 juin 2020)
  10. (en) Tony Fitzpatrick, « Evolutionary biologist: race in humans a social, not biological, concept » [archive], sur Washington University in St. Louis, 20 mai 2003 (consulté le 1er novembre 2012).
  11. Jean-François Bayart, L’Illusion identitaire, Fayard, 1996, 307 p.

Source : Race humaine, Wikipédia. Consulté le 11 janvier 2023.


Jusqu’à ce jour, je me fondais sur la couleur pour définir chaque race. Grâce au documentaire DU SOLEIL ET DES HOMMES, j’ai appris que la couleur de la peau est liée à l’évolution toute naturelle de nos ancêtres. Au sens large, je ne peux pas non plus reconnaître le concept de race sur les autres caractéristiques morphologiques différenciant les hommes.

En l’absence de race, l’idéologie du racisme n,a pas lieu d’être.


100px-Wikipedia-logo-v2-fr.svgLe racisme est une idéologie qui, partant du postulat1 de l’existence de races au sein de l’espèce humaine2 , considère que certaines catégories de personnes sont intrinsèquement supérieures à d’autres2.

  1. La génétique et la biologie humaine constatent l’existence, d’un côté, de différents haplogroupes dans l’ADN des êtres humains, et d’un autre côté de groupes de différents phénotypes et couleurs de peau, des yeux ou des cheveux, mais ces groupes ne se recoupent pas (c’est l’une des raisons pour lesquelles on ne peut pas parler de « races ») et les différences de phénotype ne sont pas tranchées d’un groupe à l’autre, mais présentent de nombreuses nuances intermédiaires (cf.: Georges Peters, Racismes et races : histoire, science, pseudo-science et politique, Éditions d’en bas, Paris 1986 sur [1] [archive] consulté le 22 novembre 2010) : les Grecs anciens, contrairement à une idée répandue, n’utilisaient pas de concept de ce type (c’est donc par abus que l’on peut lire en français race hellénique pour Έλληνική ἔθνος) mais désignaient les groupes humains par les termes de γένος / genos signifiant « famille, clan, tribu », de λάος / laos signifiant « peuple assemblé, foule », de δῆμος / dêmos signifiant « peuple du lieu, citoyens » et de ἔθνος / éthnos signifiant « gens de même origine » (cf.: Gilles Ferréol (dir.), Dictionnaire de sociologie, Armand Colin, Paris 2010, (ISBN 9782200244293)).
  2. Dans l’article « Racisme » de l’Encyclopaedia Universalis, l’écrivain Albert Memmi souligne que « Pour affirmer les supériorités raciales, il faut supposer l’existence de races humaines ; le raciste sous-entend ou pose clairement qu’il existe des races pures, que celles-ci sont supérieures aux autres, enfin que cette supériorité autorise une hégémonie politique et historique. Or ces trois points soulèvent des objections considérables. D’abord, la quasi-totalité des groupes humains actuels sont le produit de métissages, de sorte qu’il est pratiquement impossible de caractériser des « races pures ». Il est déjà très difficile de classer les groupes humains selon des critères biologiques toujours imprécis. Enfin, la constante évolution de l’espèce humaine et le caractère toujours provisoire des groupes humains rendent illusoire toute définition de la race fondée sur des données ethniques stables. Bref, l’application du concept de pureté biologique aux groupes humains est inadéquate. Ce concept est un terme d’élevage, où la race, prétendument pure, est d’ailleurs obtenue par des métissages contrôlés. Quand on l’applique à l’homme, on confond souvent groupe biologique et groupe linguistique ou national ; ainsi en est-il de la notion d’homme aryen, dont se sont servis Gobineau et ses disciples nazis. Il n’est pas impossible enfin que cette notion contienne implicitement la référence à un phantasme de la pureté. », extrait « Présupposés du racisme [archive], sur universalis.fr

Source : Racisme, Wikipédia. Consulté le 11 janvier 2023.


Cependant, l’idéologie du racisme affecte encore et toujours nos sociétés même si le concept de race est passé date. Toute personne se référant au racisme redonne vie au concept de race, ce va à l’encontre des explications sur nos différences à fonder que sur l’évolution des nos ancêtres lointains sous l’influence du soleil et de leur environnement.

Les préjugés fondés sur la couleur de la peau d’un homme ou d’une femme ne tiennent pas la route dans le contexte de l’évolution de l’homme. Aucune race est née au cours de notre évolution mais uniquement des différences physiques.


100px-Wikipedia-logo-v2-fr.svgLe terme préjugé (jugement préalable) désigne des opinions adoptées en l’absence d’informations ou de pratiques suffisantes. Parfois articulés sur des mythes ou des croyances, ou résultant d’une généralisation hâtive, les préjugés sont considérés dans une perspective bayésienne comme le point de départ de toute acquisition d’information, le processus d’apprentissage consistant simplement à les rectifier aussi vite que possible à la lumière de l’expérience.

Un préjugé est une idée admise sans démonstration, au même titre qu’un axiome ou un postulat. Cependant, le « préjugé » est considéré par celui qui y adhère comme une vérité, tandis que l’axiome ou le postulat s’inscrit dans un contexte de pensée philosophique ou scientifique dans lequel il est vu comme une hypothèse de travail utilisable indépendamment.

Il est important de différencier certaines notions parfois associées à celle de préjugé comme le stéréotype et la discrimination (cf. la vision psychologique du sujet). Un préjugé correspond à un sentiment, il s’agit d’un jugement préalable sur une personne ou un groupe de personnes sans posséder de connaissances suffisantes pour évaluer la situation. Le stéréotype, sur lequel se fonde le préjugé, constitue une généralisation, un ensemble d’images mentales qui influencent notre rapport au réel. Enfin, il faut distinguer ces deux notions de celle de la discrimination qui correspond à un comportement, un acte induit par le préjugé.

Il faut remarquer que le préjugé possède deux facettes essentielles. La première correspond à la capacité des préjugés à traverser les époques et les générations sans subir de modifications très importantes. La deuxième se réfère à la caractéristique simplificatrice et globalisante des préjugés dans la mesure où chaque catégorie de personnes (ex : professions particulières, genre, etc.) est associée à une série limitée d’attributs spécifiques censés renvoyer à une sorte d’essence, une nature intrinsèque.

La non remise en cause des préjugés et opinions d’un individu est un facteur d’ignorance.

Source : Préjugée, Wikipédia. Consulté le 12 janvier 2023.


Les races, les racisme et les préjugés racistes enterrés dans le cimetière des idées et des idéologies, et au-delà de nos différences physiques ancestrales, les distinctions réelles entre les hommes reposent sur la langue et la culture ainsi que la société et la civilisation dans lesquelles ils vivent.

Critiqués, les races et l’idéologie du racisme ne se s’attaquent plus au physique, Elles sont devenues une construction politique et sociale. Les philosophes se penchent depuis très longtemps sur ce sujet.


Radio France – France culture

La race : construction politique et sociale

La racialisation se construit en mélangeant des dynamiques politiques, économiques, sociales… Que pouvons-nous dire du mot “race” ? Faut-il et comment en parler ? Que faisons-nous lorsque nous parlons de la race ? Et comment en parler sans être raciste ?

Avec

  • Magali Bessone, professeure de philosophie politique à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • Nadia Yala Kisukidi, maîtresse de conférences en philosophie à l’Université Paris 8

« Une des caractéristiques de la construction de la race, c’est-à-dire de la racialisation, soit ces ensembles de processus politiques, économiques, administratifs, de pratiques et de discours, est qu’ils ont construits des groupes sociaux comme des groupes raciaux, c’est-à-dire à les construire comme des groupes que l’on va pouvoir repérer dans l’espace social, comme s’ils se donnaient à voir alors que cette visibilité n’est pas donnée mais produite. La vision est construite pour servir un projet politique. » explique Magali Bessone.

Cliquez ici pour écouter l’émission

Source : Avec philosophie, Série « Peut-on penser la race sans l’essentialiser ? » Épisode 2/4 : Comment parler de la race sans être raciste ? Mercredi 2 novembre 2022. Consulté le 12 janvier 2023.


Les philosophes se penchent depuis très longtemps sur les différences entre les hommes, parfois en tombant dans le panneau des constructions fictives des races et du racisme.


À LIRE

La race n'est-elle qu'une chimère une fiction collective aux effets pernicieux ou est-elle un concept nécessaire à l'analyse et à l'éradication éventuelle du racisme et de ses conséquences ? Cette catégorie ambiguë relève-t-elle de la biologie ou bien renvoie-t-elle à une réalité de nature socio-politique ? Le racisme est-il d'abord un attribut des individus ou des institutions un état mental fait de croyances et d'affects ou un système social ? Toute discrimination raciale est-elle inévitablement raciste ? Est-elle immorale et injuste même dans les cas où elle ne serait pas entièrement irrationnelle ? Enfin, la discrimination positive est-elle justifiable ? Telles sont quelques-unes des questions abordées dans ce recueil, qui propose une introduction au champ d'investigation que la race, le racisme et les discriminations constituent pour la philosophie ici envisagée dans son articulation avec les sciences sociales. Il réunit dix textes majeurs, presque tous inédits en français.
La race n’est-elle qu’une chimère une fiction collective aux effets pernicieux ou est-elle un concept nécessaire à l’analyse et à l’éradication éventuelle du racisme et de ses conséquences ? Cette catégorie ambiguë relève-t-elle de la biologie ou bien renvoie-t-elle à une réalité de nature socio-politique ? Le racisme est-il d’abord un attribut des individus ou des institutions un état mental fait de croyances et d’affects ou un système social ? Toute discrimination raciale est-elle inévitablement raciste ? Est-elle immorale et injuste même dans les cas où elle ne serait pas entièrement irrationnelle ? Enfin, la discrimination positive est-elle justifiable ? Telles sont quelques-unes des questions abordées dans ce recueil, qui propose une introduction au champ d’investigation que la race, le racisme et les discriminations constituent pour la philosophie ici envisagée dans son articulation avec les sciences sociales. Il réunit dix textes majeurs, presque tous inédits en français.

Résumé : Le racisme aussi bien que l’antiracisme s’appuient sur des arguments variés. Qu’il s’agisse des partisans d’une hiérarchie des  » races « , comme Aristote, Kant, Renan ou Hitler, ou des tenants de l’unicité de la  » race  » humaine, de Montaigne à Derrida, en passant par Leibniz, Darwin ou Lévi-Strauss, dans chaque camp les discours sont divers. Cette anthologie critique présente la philosophie de soixante auteurs et des textes extraits d’une centaine de leurs œuvres, de l’Antiquité à nos jours. Parce qu’il montre la multiplicité des idéologies racistes et des théories qui les contredisent, ainsi que leur ancrage dans les systèmes de pensée, ce livre est un instrument décisif de compréhension qui inclut la biologie, la psychanalyse, l’anthropologie, la pensée politique, et la philosophie en tant que telle. Certaines filiations se dégagent: de saint Bernard à Maurras ou, à l’opposé, de Descartes et Leibniz à Chomsky. Certains auteurs surprennent : Freud, par exemple, pour qui la haine raciale fonctionne comme ciment de la communauté raciste, ou Foucault, qui souligne la proximité entre les  » racismes d’Etat  » nazi et communiste. Un livre essentiel, qui analyse un racisme naïf avec François Bernier – le premier à proposer, au XVIIe siècle, une division de la terre par couleur de la peau -, sournois avec Staline, cynique avec Alexis Carrel ou effroyable avec Hitler. Aussi, au XXIe siècle où guerre de classes, de religions et de races se combinent avec une extrême violence, ce livre est une invitation à utiliser la raison contre la fureur de ceux qui voudraient nier l’humanité de certains hommes.

Article – Alain Policar – À propos de Magali Bessone et Daniel Sabbagh, Race, racisme et discriminations. Anthologie de textes fondamentaux, Paris, Hermann, coll. « L’avocat du diable », 2015.

Difficile d’être accompagné par de meilleurs guides dans cette excursion dans le champ, que l’on aurait pu imaginer (à tort) suffisamment labouré, du racisme et des discriminations : Magali Bessone est notamment l’auteure d’un ouvrage remarqué, Sans distinction de race ? Une analyse critique du concept de race et de ses effets pratiques, publié chez Vrin en 2013, et Daniel Sabbagh, fin connaisseur de la société américaine, a écrit, dix ans plus tôt, un livre indispensable pour tous ceux qui se soucient de la question de l’égalité, L’Égalité par le droit. Les paradoxes de la discrimination positive (Economica, 2003). La réunion de leurs compétences nous vaut une introduction roborative à une anthologie de (et non « des ») textes fondamentaux (au nombre de dix) dont il nous faut préalablement préciser la singularité.

Prendre philosophiquement au sérieux le concept de race , Alain Policar, Raisons politiques 2016/3 (N° 63), pages 151 à 160


Cet ouvrage rassemble les contributions de chercheurs de disciplines variées qui se sont réunis afin de réfléchir ensemble sur un thème qui fait l'objet d'un nombre croissant de recherches et d'articles. Cet ouvrage propose une lecture pluridisciplinaire du corps humain au travers des prismes de la biologie, de la médecine ou des sciences humaines et sociales afin dedégager une réflexion collective, renvoyant tout à la fois aux lectures bioculturelles possibles, au corps imaginaire individuel ou au corps socialement médiatisé. C'est pourquoi, il a paru essentiel aux auteurs d'aborder la question du corps à partir de disciplines aussi variées que l'anthropologie, la bio-médecine, la sociologie, la psychanalyse et l'éthique en privilégiant les notions de normalité et de stigmatisation. Les différents chapitres de cet ouvrage contribueront à la remise en cause de la distinction classique entre un corps tout biologique ou tout culturel puisque l'interaction fondamentale entre les caractéristiques physiques humaines et leurs représentations symboliques, toujours différenciées selon les populations considérées, plaide en faveur d'une approche unitaire et intégrée de l'étude du corps biologique humain et de ses représentations culturelles. De vocation interdisciplinaire, cet ouvrage réunit des contributions théoriques très variées d'un colloque international qui s'est tenu à Paris le 5 avril 2006. Cette manifestation a été organisé par le Laboratoire d'Ethique Médicale de l'Université Paris V-René Descartes, le Laboratoire d'Anthropologie de l'Université de la Méditerranée (CNRS- UMR 6578) et l'UFR Sciences Humaines Cliniques de l'Université Paris VII-Denis Diderot. Cet ouvrage couvre un champ réflexif nouveau en proposant une perspective à la fois globale et différenciée sur un corps toujours à l'équilibre entre normalisation, stigmatisation et racialisation.
Cet ouvrage rassemble les contributions de chercheurs de disciplines variées qui se sont réunis afin de réfléchir ensemble sur un thème qui fait l’objet d’un nombre croissant de recherches et d’articles. Cet ouvrage propose une lecture pluridisciplinaire du corps humain au travers des prismes de la biologie, de la médecine ou des sciences humaines et sociales afin dedégager une réflexion collective, renvoyant tout à la fois aux lectures bioculturelles possibles, au corps imaginaire individuel ou au corps socialement médiatisé. C’est pourquoi, il a paru essentiel aux auteurs d’aborder la question du corps à partir de disciplines aussi variées que l’anthropologie, la bio-médecine, la sociologie, la psychanalyse et l’éthique en privilégiant les notions de normalité et de stigmatisation. Les différents chapitres de cet ouvrage contribueront à la remise en cause de la distinction classique entre un corps tout biologique ou tout culturel puisque l’interaction fondamentale entre les caractéristiques physiques humaines et leurs représentations symboliques, toujours différenciées selon les populations considérées, plaide en faveur d’une approche unitaire et intégrée de l’étude du corps biologique humain et de ses représentations culturelles. De vocation interdisciplinaire, cet ouvrage réunit des contributions théoriques très variées d’un colloque international qui s’est tenu à Paris le 5 avril 2006. Cette manifestation a été organisé par le Laboratoire d’Ethique Médicale de l’Université Paris V-René Descartes, le Laboratoire d’Anthropologie de l’Université de la Méditerranée (CNRS- UMR 6578) et l’UFR Sciences Humaines Cliniques de l’Université Paris VII-Denis Diderot. Cet ouvrage couvre un champ réflexif nouveau en proposant une perspective à la fois globale et différenciée sur un corps toujours à l’équilibre entre normalisation, stigmatisation et racialisation.

Le corps racialisé. Le philosophe et la notion de race [1], Jean Gayon, Corps normalisé, corps stigmatisé, corps racialisé (2007), pages 273 à 297


sans-distinction-de-race

Bessone sur la race et la culture

La publication du livre de Magali Bessone, Sans distinction de race ? constitue une étape importante dans le développement de la philosophie des races [philosophy of race] en tant que domaine de recherche spécialisé. Bessone n’est pas la première philosophe à écrire sur les races en français — après tout, le célèbre Voltaire appartient à ces penseurs des Lumières qui permit de faire émerger le discours sur la race que nous connaissons. Plus récemment, des philosophes français comme Étienne Balibar, Pierre-André Taguieff et Elsa Dorlin ont aussi écrit sur les races. Cependant, si je ne me trompe pas, le livre de Bessone est le premier livre en français à traiter en profondeur du large corpus — et en continuelle expansion — de la philosophie anglo-saxonne [anglophone] sur la race. Ce point est important, car c’est seulement dans le monde anglo-saxon [anglophone], et pour l’essentiel aux États-Unis, que la philosophie des races est devenue un champ d’étude dynamique et reconnu par les philosophes professionnels contemporains. Bessone s’appuie habilement sur le travail qui a été fait en anglais et offre une perspective proprement française sur ce travail, ce qui conduit à une extension du domaine de la philosophie des races particulièrement utile et bienvenue. Tout comme Albert Atkin, un philosophe britannique établi en Australie, et qui a récemment publié un livre intitulé ThePhilosophy of Race (Acumen, 2012), Bessone contribue à l’entreprise importante qui consiste à rendre la philosophie des races moins américaine, tout en apportant à son contexte nonaméricain les bénéfices du travail d’ampleur qui a été fait en Amérique.

Jeffers, Chike. « Bessone sur la race et la culture. » Philosophiques, volume 40, numéro 2, automne 2013, p. 473–477. https://doi.org/10.7202/1023708ar

Précis de Sans distinction de race ? Une analyse critique du concept de race et de ses effets pratiques

L’objet de ce livre est double : il s’agit d’une part de défendre une position épistémique et ontologique sur la race ; d’autre part, d’en tirer une position normative sur ce que nous devrions faire avec la race. Il importe de préciser d’emblée que mon horizon philosophique normatif est celui de l’égalitarisme : c’est un idéal d’égalité qui motive la réflexion menée ici. Ma conviction est que dans une société idéale il n’y aurait pas d’inégalité ni de domination pour des motifs raciaux, et donc, que les races n’auraient pas lieu d’être, ni d’être pensées. Cependant, je suis également convaincue que la philosophie politique ne peut s’offrir le luxe de tirer ses principes normatifs d’une situation idéale élaborée avec des agents abstraits, ou d’une situation de pensée fictive, mais qu’elle doit partir de la formulation et de l’élaboration d’un problème dans notre monde non idéal, et produire des normes qui proviennent du problème et tâchent de le résoudre. Les normes en ce sens ne sont pas des principes, mais des instruments permettant de construire une théorie de la justice ou de la démocratie qui s’élaborerait non pas directement et positivement, mais secondairement à partir d’une théorie des difficultés ou des pathologies de la justice et de la démocratie[1].

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[1] Cette démarche s’inspire de celle d’Amartya Sen, L’idée de justice, trad. P. Chemla, Paris, Flammarion, 2010 [2009] et d’Elizabeth Anderson, The Imperative of Integration, Princeton, Princeton University Press, 2010.

Bessone, Magali. « Précis de Sans distinction de race ? Une analyse critique du concept de race et de ses effets pratiques. » Philosophiques, volume 40, numéro 2, automne 2013, p. 457–460. https://doi.org/10.7202/1023705ar


Aujourd’hui, on distingues les caractéristiques des races visibles (corps) et de celles invisibles (sociales, culturelles, politiques…), comme quoi le concept et l’idéologie persistent et signent en passant de la physique à la métaphysique. Bref, le concept de races a marqué et marque encore la culture, la société, la politique… très souvent avec une grande violence. Dans son livre Critique de la raison nègre, Achille Mbembe écrit :


De tous les humains, le Nègre est le seul dont la chair fut faite marchandise. Au demeurant, le Nègre et la race n’ont jamais fait qu’un dans l’imaginaire des sociétés européennes. Depuis le XVIIIe siècle, ils ont constitué, ensemble, le sous-sol inavoué et souvent nié à partir duquel le projet moderne de connaissance – mais aussi de gouvernement – s’est déployé. La relégation de l’Europe au rang d’une simple province du monde signera-t-elle l’extinction du racisme, avec la dissolution de l’un de ses signifiants majeurs, le Nègre ? Ou au contraire, une fois cette figure historique dissoute, deviendrons-nous tous les Nègres du nouveau racisme que fabriquent à l’échelle planétaire les politiques néolibérales et sécuritaires, les nouvelles guerres d’occupation et de prédation, et les pratiques de zonage ? Dans cet essai à la fois érudit et iconoclaste, Achille Mbembe engage une réflexion critique indispensable pour répondre à la principale question sur le monde de notre temps : comment penser la différence et la vie, le semblable et le dissemblable ?
De tous les humains, le Nègre est le seul dont la chair fut faite marchandise. Au demeurant, le Nègre et la race n’ont jamais fait qu’un dans l’imaginaire des sociétés européennes. Depuis le XVIIIe siècle, ils ont constitué, ensemble, le sous-sol inavoué et souvent nié à partir duquel le projet moderne de connaissance – mais aussi de gouvernement – s’est déployé. La relégation de l’Europe au rang d’une simple province du monde signera-t-elle l’extinction du racisme, avec la dissolution de l’un de ses signifiants majeurs, le Nègre ? Ou au contraire, une fois cette figure historique dissoute, deviendrons-nous tous les Nègres du nouveau racisme que fabriquent à l’échelle planétaire les politiques néolibérales et sécuritaires, les nouvelles guerres d’occupation et de prédation, et les pratiques de zonage ? Dans cet essai à la fois érudit et iconoclaste, Achille Mbembe engage une réflexion critique indispensable pour répondre à la principale question sur le monde de notre temps : comment penser la différence et la vie, le semblable et le dissemblable ?

Achille Mbembe est professeur d’histoire et de sciences politiques ainsi que chercheur au Wits Institute for Social and Economic Research (WISER) à l’université de Witwatersrand (Johannesburg). Lauréat du prix Ernst-Bloch en 2018, il est notamment l’auteur, à La Découverte, de Sortir de la grande nuit (2010), Critique de la raison nègre (2013) et Politiques de l’inimitié (2016).

Chapitre 1 – Le sujet de race

Il s’agira donc, dans les pages qui suivent, de la raison nègre. Par ce terme ambigu et polémique, l’on entend désigner plusieurs choses à la fois : des figures du savoir ; un modèle d’extraction et de déprédation ; un paradigme de l’assujettissement et des modalités de son dépassement ; et finalement un complexe psycho-onirique. Cette sorte de grande cage, à la vérité réseau complexe de dédoublements, d’incertitudes et d’équivoques, a pour châssis la race.

De la race (ou du racisme), l’on ne peut parler que dans un langage fatalement imparfait, gris, voire inadéquat. Qu’il suffise de dire, pour l’instant, qu’elle est une forme de représentation primale. Ne sachant guère distinguer entre le dehors et le dedans, les enveloppes et leur contenu, elle renvoie, avant toute chose, aux simulacres de surface. Rapportée à la profondeur, la race est ensuite un complexe pervers, générateur de peurs et de tourments, de troubles de la pensée et de terreur, mais surtout d’infinies souffrances et, éventuellement, de catastrophes. Dans sa dimension fantasmagorique, elle est une figure de la névrose phobique, obsessionnelle et, à l’occasion, hystérique. Pour le reste, c’est ce qui se rassure en haïssant, en maniant l’effroi, en pratiquant l’altruicide, c’est-à-dire en constituant l’Autre non pas comme semblable à soi-même, mais comme un objet proprement menaçant dont il faudrait se protéger, se défaire ou qu’il faudrait simplement détruire, faute d’en assurer une totale maîtrise . Mais, ainsi que le précisait Frantz Fanon, la race est aussi le nom qu’il faut donner à l’amer ressentiment, à l’irrépressible désir de vengeance, voire à la rage de ceux qui, contraints à la sujétion, trop souvent sont obligés de subir quantité d’injures, toutes sortes de viols et humiliations, et d’innombrables blessures-. L’on s’interrogera donc, dans ce livre, sur la nature de ce ressentiment tout en rendant compte de ce qui fait la race, sa profondeur à la fois réelle et fictive, les rapports dans lesquels elle s’exprime, et ce qu’elle fait dans le geste qui consiste, comme ce tilt historiquement le cas avec les gens d’origine africaine, à rendre la personne humaine soluble dans la chose, dans l’objet ou dans la marchandise.

Source : MBEMBE, Achille, Critique de la raison nègre, Prix Fetkann – catégorie mémoire 2013, Collection : Cahiers libres, Éditions La Découverte, 2013.


Achile Mbembe intitule l’épilogue de son livre « Il n’y a qu’un seul monde ». J’ajoute « Il n’y a qu’un seul homme ».

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Liste des articles par ordre de publication

Article # 1 : Introduction

Témoignage de ma recherche personnelle au sujet de la philothérapie (philosophie + thérapie) ou, si vous préférez, de la pratique de la philosophie en clinique. Il s’agit de consultation individuel ou de groupe offert par un philosophe praticien pour nous venir en aide. Elle se distingue de la « psychothérapie » (psychologie + thérapie) en ce qu’elle utilise des ressources et des procédés et poursuit de objectifs propres à la philosophie. On peut aussi parler de « philosophie appliquée ».

Article # 2 : Mise en garde contre le copinage entre la philosophie et la psychologie

La philothérapie gagne lentement mais sûrement en popularité grâce à des publications de plus en plus accessibles au grand public (voir l’Introduction de ce dossier).

L’un des titres tout en haut de la liste s’intitule « Platon, pas Prozac! » signé par Lou Marinoff paru en français en l’an 2000 aux Éditions Logiques. Ce livre m’a ouvert à la philothérapie.

L’auteur est professeur de philosophie au City College de New York, fondateur de l’Association américaine des praticiens de la philosophie (American Philosophical Practitioners Association) et auteurs de plusieurs livres.

Article # 3 : Philothérapie – Libérez-vous par la philosophie, Nathanaël Masselot, Les Éditions de l’Opportun

Présentation du livre Philothérapie – Libérez-vous par la philosophie suivie de mes commentaires de lecture.

Article # 4 : Sur le divan d’un philosophe – La consultation philosophie : une nouvelle démarche pour se connaître, changer de perspective, repenser sa vie. Jean-Eudes Arnoux, Éditions Favre

Présentation du livre Sur le divan d’un philosophe – La consultation philosophie : une nouvelle démarche pour se connaître, changer de perspective, repenser sa vie suivie de mes commentaires de lecture.

Article # 5 : Philosopher pour se retrouver – La pratique de la philo pour devenir libre et oser être vrai, Laurence Bouchet, Éditions Marabout

Cet article présente et relate ma lecture du livre « Philosopher pour se retrouver – La pratique de la philo pour devenir libre et oser être vrai », de Laurence Bouchet aux Éditions Marabout. Malheureusement ce livre n’est plus disponible à la vente tel que mentionné sur le site web de l’éditeur. Heureusement on peut encore le trouver et l’acheter dans différentes librairies en ligne.

Article # 6 : Une danse dangereuse avec le philothérapeute Patrick Sorrel

Cet article se penche sur l’offre du philothérapeute Patrick Sorrel.

Article # 7 : La consultation philosophique – L’art d’éclairer l’existence, Eugénie Vegleris

Le livre « La consultation philosophique – L’art d’éclairer l’existence » de Madame Eugénie Vegleris aux Éditions Eyrolles se classe en tête de ma liste des meilleurs essais que j’ai lu à ce jour au sujet de la « philothérapie ».

Article # 8 : Guérir la vie par la philosophie, Laurence Devillairs, Presses universitaires de France

À ce jour, tous les livres dont j’ai fait rapport de ma lecture dans ce dossier sont l’œuvre de philosophes consultants témoignant de leurs pratiques fondées sur le dialogue. Le livre « Guérir la vie par la philosophie » de Laurence Devillairs aux Presses universitaires de France (PUF) diffère des précédents parce que l’auteure offre à ses lecteurs une aide direct à la réflexion sur différents thèmes.

Article # 9 : Du bien-être au marché du malaise – La société du développement personnel – par Nicolas Marquis aux Presses universitaires de France

J’ai lu ce livre à reculons. J’ai appliqué les feins dès les premières pages. L’objectivité sociologique de l’auteur m’a déplu. Ce livre présente aux lecteurs des observations, que des observations. L’auteur n’en tire aucune conclusion.

Article # 10 : Happycratie : comment l’industrie du bonheur a pris le contrôle de nos vies, Eva Illouz et Edgar Cabanas, Premier Parallèle, 2018

J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq parce qu’il m’a révélé les coulisses de la quête du bonheur au cœur de notre société néo-libérale. Je savais que cette obsession du bonheur circulait au sein de la population, notamment par le biais des coach de vie et des agents de développement personnel, mais je n’aurais jamais imaginé qu’elle cachait une véritable industrie soutenue par une idéologie psychologisante. Jusque-là, je ne connaissais de cette industrie que le commerce des livres et la montée en puissance des coachs de vie dédiés à la recherche du bonheur.

Article # 11 : La consultation philosophique, Oscar Brenifier, Éditions Alcofribas, 2020

J’ai adoré ce livre. Il est dense, très dense. On ne peut pas le lire comme un roman. Me voici enfin devant un auteur qui dit tout, où, quand, comment il observe, comment il pense, comment il chemine, comment il voit, comment il entend, comment il anticipe, comment il tire ses conclusions… Bref, un auteur qui expose son propre système de pensée dans un essai plus que formateur pour le nôtre.

Article # 12 : Fin du chapitre : Oscar Brenifier, philosophe praticien

La lecture du livre «La consultation philosophique» signé par le philosophe praticien Oscar Brenifier (voir article #11 de notre dossier «Consulter un philosophe – Quand la philosophie nous aide») nous apprend qu’il adresse un document à ses clients potentiels. J’ai écrit à monsieur Brenifier pour lui demander s’il pouvait me faire parvenir ce document.

Article # 13 : La philo-thérapie, Éric Suárez, Éditions Eyrolles, 2007

Cet article présente et relate ma lecture du livre du «La philo-thérapie» de Éric Suárez, Docteur en philosophie de l’Université Laval (Québec), philosophe praticien (Lausanne), publié en 2007 aux Éditions Eyrolles. Ce livre traite de la consultation philosophique ou, si vous préférez, de la philo-thérapie, d’un point de vue pratique. En fait, il s’agit d’un guide pour le lecteur intéressé à acquérir sa propre approche du philosopher pour son bénéfice personnel. Éric Suárez rassemble dans son ouvrage vingt exemples de consultation philosophiques regroupés sous cinq grands thèmes : L’amour, L’image de soi, La famille, Le travail et le Deuil.

Article # 14 : Comment choisir son philosophe ? Guide de première urgence à l’usage des angoissés métaphysiques, Oreste Saint-Drôme avec le renfort de Frédéric Pagès, La Découverte, 2000

Ce livre se caractérise par l’humour de son auteur et se révèle ainsi très aisé à lire. D’ailleurs l’éditeur nous prédispose au caractère divertissant de ce livre en quatrième de couverture : «Étudier in extenso la pensée des grands théoriciens et en extraire un mode de réflexion agissant est une mission impossible pour l’honnête homme/femme. C’est pourquoi l’auteur de cet ouvrage aussi divertissant que sérieux propose des voies surprenantes au premier abord, mais qui se révèlent fort praticables à l’usage. L’une passe par la rencontre avec la vie et la personnalité du philosophe : la voie des affinités électives».

Article # 15 : La philosophie comme manière de vivre, Pierre Habot, Entretiens avec Jeanne Cartier et Arnold I Davidson, Le livre de poche – Biblio essais, Albin Michel, 2001

Référencé par un auteur à mon programme de lecture, le livre «La philosophie comme manière de vivre» m’a paru important à lire. Avec un titre aussi accrocheur, je me devais de pousser plus loin ma curiosité. Je ne connaissais pas l’auteur Pierre Hadot : «Pierre Hadot (né à Paris, le 21 février 1922, et mort à Orsay, le 24 avril 20101) est un philosophe, historien et philologue français, spécialiste de l’Antiquité, profond connaisseur de la période hellénistique et en particulier du néoplatonisme et de Plotin. Pierre Hadot est l’auteur d’une œuvre développée notamment autour de la notion d’exercice spirituel et de la philosophie comme manière de vivre.» (Source : Wikipédia)

Article # 16 : La philosophie, un art de vivre de vivre, Collectif sous la direction de Jean-François Buisson, Les Éditions Cabédita, 2021

Jeanne Hersch, éminente philosophe genevoise, constate une autre rupture encore, celle entre le langage et la réalité : « Par-delà l’expression verbale, il n’y a pas de réalité et, par conséquent, les problèmes ont cessé de se poser (…). Dans notre société occidentale, l’homme cultivé vit la plus grande partie de sa vie dans le langage. Le résultat est qu’il prend l’expression par le langage pour la vie même. » (L’étonnement philosophique, Jeanne Hersch, Éd. Gallimard.) / On comprend par là qu’aujourd’hui l’exercice du langage se suffit à lui-même et que, par conséquent, la philosophie se soit déconnectée des problèmes de la vie quotidienne.» Source : La philosophie, un art de vivre, Collectif sous la direction de Jean-François Buisson, Les Éditions Cabédita, 2021, Préface,  p. 9.

Article # 17 : Socrate à l’agora : que peut la parole philosophique ?, Collectif sous la direction de Mieke de Moor, Éditions Vrin, 2017

J’ai trouvé mon bonheur dès l’Avant-propos de ce livre : «Laura Candiotto, en insistant sur le rôle joué par les émotions dans le dialogue socratique ancien et sur l’horizon éthique de celui-ci, vise à justifier théoriquement un «dialogue socratique intégral», c’est-à-dire une pratique du dialogue socratique qui prend en compte des émotions pour la connaissance.» Enfin, ai-je pensé, il ne s’agit plus de réprimer les émotions au profit de la raison mais de les respecter dans la pratique du dialogue socratique. Wow ! Je suis réconforté à la suite de ma lecture et de mon expérience avec Oscar Brenifier dont j’ai témoigné dans les articles 11 et 12 de ce dossier.

Article # 18 : La philosophie, c’est la vie – Réponses aux grandes et aux petites questions de l’existence, Lou Marinoff, La table ronde, 2004

Lou Marinoff occupe le devant de la scène mondiale de la consultation philosophique depuis la parution de son livre PLATON, PAS PROJAC! en 1999 et devenu presque’intantément un succès de vente. Je l’ai lu dès sa publication avec beaucoup d’intérêt. Ce livre a marqué un tournant dans mon rapport à la philosophie. Aujourd’hui traduit en 27 langues, ce livre est devenu la bible du conseil philosophique partout sur la planète. Le livre dont nous parlons dans cet article, «  La philosophie, c’est la vie – Réponses aux grandes et aux petites questions de l’existence », est l’une des 13 traductions du titre original « The Big Questions – How Philosophy Can Change Your Life » paru en 2003.

Article # 19 : S’aider soi-même – Une psychothérapie par la raison, Lucien Auger, Les Éditions de l’Homme

J’ai acheté et lu « S’aider soi-même » de Lucien Auger parce qu’il fait appel à la raison : « Une psychothérapie par la raison ». Les lecteurs des articles de ce dossier savent que je priorise d’abord et avant tout la philothérapie en place et lieu de la psychothérapie. Mais cette affiliation à la raison dans un livre de psychothérapie m’a intrigué. D’emblée, je me suis dit que la psychologie tentait ici une récupération d’un sujet normalement associé à la philosophie. J’ai accepté le compromis sur la base du statut de l’auteur : « Philosophe, psychologue et professeur ». « Il est également titulaire de deux doctorats, l’un en philosophie et l’autre en psychologie » précise Wikipédia. Lucien Auger était un adepte de la psychothérapie émotivo-rationnelle créée par le Dr Albert Ellis, psychologue américain. Cette méthode trouve son origine chez les stoïciens dans l’antiquité.

Article # 20 (1/2) : Penser par soi-même – Initiation à la philosophie, Michel Tozzi, Chronique sociale

J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq et je peux même en rajouter une de plus, une sixième, pour souligner son importance et sa pertinence. Il faut le lire absolument ! Je le recommande à tous car il nous faut tous sortir de ce monde où l’opinion règne en roi et maître sur nos pensées.

Article # 20 (2/2) : Penser par soi-même – Initiation à la philosophie, Michel Tozzi, Chronique sociale

Dans la première partie de ce rapport de lecture du livre « Penser par soi-même – Initiation à la philosophie » de Michel Tozzi, je vous recommandais fortement la lecture de ce livre : « J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq et je peux même en rajouter une de plus, une sixième, pour souligner son importance et sa pertinence. Il faut le lire absolument ! Je le recommande à tous car il nous faut tous sortir de ce monde où l’opinion règne en roi et maître sur nos pensées.» Je suis dans l’obligation d’ajouter cette deuxième partie à mon rapport de lecture de ce livre en raison de ma relecture des chapitres 6 et suivants en raison de quelques affirmations de l’auteur en contradiction avec ma conception de la philosophie.

Article # 21 – Agir et penser comme Nietzsche, Nathanaël Masselot, Les Éditions de l’Opportun

J’accorde au livre Agir et penser comme Nietzsche de Nathanaël Masselot cinq étoiles sur cinq. Aussi facile à lire qu’à comprendre, ce livre offre aux lecteurs une excellente vulgarisation de la philosophie de Friedricha Wilhelm Nietzsche. On ne peut pas passer sous silence l’originalité et la créativité de l’auteur dans son invitation à parcourir son œuvre en traçant notre propre chemin suivant les thèmes qui nous interpellent.

Article # 22 – La faiblesse du vrai, Myriam Revault d’Allones, Seuil

Tout commence avec une entrevue de Myriam Revault d’Allonnes au sujet de son livre LA FAIBLESSE DU VRAI à l’antenne de la radio et Radio-Canada dans le cadre de l’émission Plus on de fous, plus on lit. Frappé par le titre du livre, j’oublierai le propos de l’auteur pour en faire la commande à mon libraire.

Article # 23 – Pour une philothérapie balisée

Le développement personnel fourmille de personnes de tout acabit qui se sont improvisées conseillers, coachs, thérapeutes, conférenciers, essayistes, formateurs… et auxquelles s’ajoutent des praticiens issus des fausses sciences, notamment, divinatoires et occultes, des médecines et des thérapies alternatives. Bref, le développement personnel attire toute sorte de monde tirant dans toutes les directions.

Article # 24 – Comment nous pensons, John Dewey, Les empêcheurs de penser en rond / Seuil

Je n’aime pas cette traduction française du livre How we think de John Dewey. « Traduit de l’anglais (États-Unis) par Ovide Decroly », Comment nous pensons parait aux Éditions Les empêcheurs de penser en rond / Seuil en 2004. – Le principal point d’appui de mon aversion pour traduction française repose sur le fait que le mot anglais « belief » est traduit par « opinion », une faute majeure impardonnable dans un livre de philosophie, et ce, dès les premiers paragraphes du premier chapitre « Qu’entend-on par penser ? »

Article # 25 – Une philothérapie libre axée sur nos besoins et nos croyances avec Patrick Sorrel

Hier j’ai assisté la conférence Devenir philothérapeute : une conférence de Patrick Sorrel. J’ai beaucoup aimé le conférencier et ses propos. J’ai déjà critiqué l’offre de ce philothérapeute. À la suite de conférence d’hier, j’ai changé d’idée puisque je comprends la référence de Patrick Sorrel au «système de croyance». Il affirme que le «système de croyance» est une autre expression pour le «système de penser». Ce faisant, toute pensée est aussi une croyance.

Article # 26 – Une pratique philosophique sans cœur

J’éprouve un malaise face à la pratique philosophique ayant pour objectif de faire prendre conscience aux gens de leur ignorance, soit le but poursuivi par Socrate. Conduire un dialogue avec une personne avec l’intention inavouée de lui faire prendre conscience qu’elle est ignorante des choses de la vie et de sa vie repose sur un présupposé (Ce qui est supposé et non exposé dans un énoncé, Le Robert), celui à l’effet que la personne ne sait rien sur le sens des choses avant même de dialoguer avec elle. On peut aussi parler d’un préjugé philosophique.

Article # 27 – Êtes-vous prisonnier de vos opinions ?

Si votre opinion est faite et que vous n’êtes pas capable d’en déroger, vous êtes prisonnier de votre opinion. Si votre opinion est faite et que vous êtes ouvert à son évolution ou prêt à l’abandonner pour une autre, vous êtes prisonnier de l’opinion. Si votre opinion compte davantage en valeur et en vérité que les faits, vous êtes prisonnier de vos opinions. Si votre opinion est la seule manière d’exprimer vos connaissances, vous êtes prisonnier de vos opinions. Si vous pensez que l’opinion est le seul résultat de votre faculté de penser, vous êtes prisonnier de vos opinions. Si vous prenez vos opinion pour vraies, vous êtes prisonnier de vos opinions.

Article # 28 – La pratique philosophique – Une méthode contemporaine pour mettre la sagesse au service de votre bien-être, Jérôme Lecoq, Eyrolles, 2014

J’ai mis beaucoup de temps à me décider à lire « La pratique philosophique » de Jérôme Lecoq. L’auteur est un émule d’Oscar Brenifier, un autre praticien philosophe. J’ai vécu l’enfer lors de mes consultations philosophiques avec Oscar Brenifier. Ainsi toute association de près ou de loin avec Oscar Brenifier m’incite à la plus grande des prudences. Jérôme Lecoq souligne l’apport d’Oscar Brenifier dans les Remerciements en première page de son livre « La pratique philosophique ».

Article # 29 – Je sais parce que je connais

Quelle est la différence entre « savoir » et « connaissance » ? J’exprime cette différence dans l’expression « Je sais parce que je connais ». Ainsi, le savoir est fruit de la connaissance. Voici quatre explications en réponse à la question « Quelle est la différence entre savoir et connaissance ? ».

Article # 30 – Les styles interpersonnels selon Larry Wilson

J’ai décidé de publier les informations au sujet des styles interpersonnels selon Larry Wilson parce que je me soucie beaucoup de l’approche de la personne en consultation philosophique. Il m’apparaît important de déterminer, dès le début de la séance de philothérapie, le style interpersonnel de la personne. Il s’agit de respecter la personnalité de la personne plutôt que de la réprimer comme le font les praticiens socratiques dogmatiques. J’ai expérimenté la mise en œuvre de ces styles inter-personnels avec succès.

Article # 31 – La confiance en soi – Une philosophie, Charles Pépin, Allary Éditions, 2018

Le livre « La confiance en soi – Une philosophie » de Charles Pépin se lit avec une grande aisance. Le sujet, habituellement dévolue à la psychologie, nous propose une philosophie de la confiance. Sous entendu, la philosophie peut s’appliquer à tous les sujets concernant notre bien-être avec sa propre perspective.

Article # 32 – Les émotions en philothérapie

J’ai vécu une sévère répression de mes émotions lors deux consultations philosophiques personnelles animées par un philosophe praticien dogmatique de la méthode inventée par Socrate. J’ai témoigné de cette expérience dans deux de mes articles précédents dans ce dossier.

Article # 33 – Chanson « Le voyage » par Raôul Duguay, poète, chanteur, philosophe, peintre… bref, omnicréateur québécois

Vouloir savoir être au pouvoir de soi est l’ultime avoir / Le voyage / Il n’y a de repos que pour celui qui cherche / Il n’y a de repos que pour celui qui trouve / Tout est toujours à recommencer

Article # 34 – « Ah ! Là je comprends » ou quand la pensée se fait révélation

Que se passe-t-il dans notre système de pensée lorsque nous nous exclamons « Ah ! Là je comprends » ? Soit nous avons eu une pensée qui vient finalement nous permettre de comprendre quelque chose. Soit une personne vient de nous expliquer quelque chose d’une façon telle que nous la comprenons enfin. Dans le deux cas, il s’agit d’une révélation à la suite d’une explication.

Article # 35 – La lumière entre par les failles

Âgé de 15 ans, je réservais mes dimanches soirs à mes devoirs scolaires. Puis j’écoutais l’émission Par quatre chemins animée par Jacques Languirand diffusée à l’antenne de la radio de Radio-Canada de 20h00 à 22h00. L’un de ces dimanches, j’ai entendu monsieur Languirand dire à son micro : « La lumière entre par les failles».

Article # 36 – Les biais cognitifs et la philothérapie

Le succès d’une consultation philosophique (philothérapie) repose en partie sur la prise en compte des biais cognitifs, même si ces derniers relèvent avant tout de la psychologie (thérapie cognitive). Une application dogmatique du dialogue socratique passe outre les biais cognitifs, ce qui augmente les risques d’échec.

Article # 37 – L’impossible pleine conscience

Depuis mon adolescence, il y a plus de 50 ans, je pense qu’il est impossible à l’Homme d’avoir une conscience pleine et entière de soi et du monde parce qu’il ne la supporterait pas et mourrait sur le champ. Avoir une pleine conscience de tout ce qui se passe sur Terre et dans tout l’Univers conduirait à une surchauffe mortelle de notre corps. Il en va de même avec une pleine conscience de soi et de son corps.

Article # 38 – Verbalisation à outrance : «Je ne suis pas la poubelle de tes pensées instantanées.»

Le Dr Jean-Christophe Seznec, psychiatre français, a été interrogé par la journaliste Pascale Senk du quotidien Le Figaro au sujet de son livre Savoir se taire, savoir parler, coécrit avec Laurent Carouana et paru en 2017. Le titre de l’article a retenu mon attention : Psychologie: «il faut sortir de l’hystérie de la parole».

Article # 39 – Comment dialoguer de manière constructive ? par Julien Lecomte, Philosophie, médias et société

Reproduction de l’article « Comment dialoguer de manière constructive ? », un texte de Julien Lecomte publié sur son site web PHILOSOPHIE, MÉDIAS ET SOCIÉTÉ. https://www.philomedia.be/. Echanger sur des sujets de fond est une de mes passions. Cela fait plusieurs années que je m’interroge sur les moyens de faire progresser la connaissance, d’apprendre de nouvelles choses. Dans cet article, je reviens sur le cheminement qui m’anime depuis tout ce temps, pour ensuite donner des pistes sur les manières de le mettre en pratique concrètement.

Article # 40 – Le récit d’initiation en spirale

Dans le récit initiatique, il s’agit de partir du point A pour aller au point B afin que le lecteur ou l’auditeur chemine dans sa pensée vers une révélation permettant une meilleure compréhension de lui-même et/ou du monde. La référence à la spirale indique une progression dans le récit où l’on revient sur le même sujet en l’élargissant de plus en plus de façon à guider la pensée vers une nouvelle prise de conscience. Souvent, l’auteur commence son récit en abordant un sujet d’intérêt personnel (point A) pour évoluer vers son vis-à-vis universel (point B). L’auteur peut aussi se référer à un personnage dont il fait évoluer la pensée.

Article # 41 – La philothérapie – Un état des lieux par Serge-André Guay, Observatoire québécois de la philothérapie

Cet article présente un état des lieux de la philothérapie (consultation philosophique) en Europe et en Amérique du Nord. Après un bref historique, l’auteur se penche sur les pratiques et les débats en cours. Il analyse les différentes publications, conférences et offres de services des philosophes consultants.

Article # 42 – L’erreur de Descartes, Antonio Damasio, Odile Jacob, 1995

J’ai découvert le livre « L’erreur de Descartes » du neuropsychologue Antonio R. Damasio à la lecture d’un autre livre : L’intelligence émotionnelle de Daniel Goleman. L’édition originale de ce livre est parue en 1995 en anglais et j’ai lu la traduction française à l’été 1998 parue un an auparavant chez Robert Laffont. Diplômé de l’université Harvard et docteur en psychologie clinique et développement personnel, puis journaliste au New York Times, où il suit particulièrement les sciences du comportement, Daniel Goleman nous informe dans son livre « L’intelligence émotionnel » au sujet de la découverte spectaculaire pour ne pas dire révolutionnaire de Antonio R. Damasio à l’effet que la raison a toujours besoin d’un coup des émotions pour prendre des décisions. Jusque-là, il était coutume de soutenir que les émotions perturbaient la raison, d’où l’idée de les contrôler.

Article # 43 – Éloge de la pratique philosophique, Sophie Geoffrion, Éditions Uppr, 2018

Ma lecture du livre ÉLOGE DE LA PRATIQUE PHILOSOPHIQUE de la philosophe praticienne SOPHIE GEOFFRION fut agréable et fort utile. Enfin, un ouvrage court ou concis (le texte occupe 65 des 96 pages du livre), très bien écrit, qui va droit au but. La clarté des explications nous implique dans la compréhension de la pratique philosophique. Bref, voilà un éloge bien réussi. Merci madame Geoffrion de me l’avoir fait parvenir.

Article # 44 – Consultation philosophique : s’attarder à l’opinion ou au système de pensée ?

Dans cet article, je m’interroge à savoir la consultation philosophique doit s’attarder à l’opinion ou au système pensée du client. OPINION – Le philosophe praticien cible l’opinion de son client en vue de démontrer l’ignorance sur laquelle elle repose et, par conséquent, l’absence de valeur de vérité qu’elle recèle. Cette pratique repose sur le « questionnement philosophique ».

Article # 45 – Sentir et savoir – Une nouvelle théorie de la conscience, Antonio Damasio, Éditions Odile Jacob

Dans son livre « Sentir et savoir », Antonio Damasio propose « Une nouvelle théorie de la conscience ». Il démontre que la conscience ne peut pas exister sans le corps. Il identifie dans le corps la capacité de sentir comme préalable à la conscience.

Article # 46 – Dépression et philosophie : Du mal du siècle au mal de ce siècle, Robert Redeker, Editions Pleins Feux, 2007.

Un si petit livre, seulement 46 pages et en format réduit, mais tellement informatif. Une preuve de plus qu’il ne faut se fier aux apparences. Un livre signé ROBERT REDEKER, agrégé de philosophie originaire de la France, connaît fort bien le sujet en titre de son œuvre : DÉPRESSION ET PHILOSOPHIE. L’auteur prend le temps de situer son sujet dans son contexte historique soulignant la reconnaissance plutôt récente de la dépression comme une maladie. Auparavant, on parlait d’acédie et d’ennui.

Article # 47 – Savoir se taire, savoir parler, Dr Jean-Christophe Seznec et Laurent Carouana, InterÉditions, 2017

Psychologie: «il faut sortir de l’hystérie de la parole» – Avec cet article, nous sortons de du cadre de la philosophie pour entrer de plein pied dans celui de la psychologie. Le livre Savoir se taire, savoir parler a attiré mon attention à la suite de ma lecture de l’article « Psychologie: «il faut sortir de l’hystérie de la parole » paru dans le Figaro.fr. J’accepte cette intrusion de la psychologie dans ce dossier sur la philosophie parce que cette « hystérie de la parole » observable à notre époque, notamment sur les réseaux sociaux, entre directement en conflit avec le silence nécessaire et incontournable à la réflexion philosophique. Bref, il faut savoir se taire, savoir parler pour philosopher. J’ai donc acheté ce livre et voici mon rapport de lecture.

Article # 48 – Penser sa vie – Une introduction à la philosophie, Fernando Savater, Éditions du Seuil, 2000

Chapitre 1 – La mort pour commencer – Contrairement au philosophe Fernando Savater dans PENSER SA VIE – UNE INTRODUCTION À LA PHILOSOPHIE, je ne définie pas la vie en relation avec la mort, avec son contraire. Je réfléchie et je parle souvent de la mort car il s’agit de l’un de mes sujets préféré depuis mon adolescence. Certaines personnes de mon entourage pensent et affirment que si je parle aussi souvent de la mort, c’est parce que j’ai peur de mourir. Or, je n’ai aucune peur de la mort, de ma mort, de celles de mes proches. Je m’inquiète plutôt des conséquences de la mort sur ceux et celles qui restent, y compris sur moi-même.

Article # 49 – Pourquoi avons-nous des couleurs de peau et des physiques si différents ?

À la lumière du documentaire LE SOLEIL ET DES HOMMES, notamment l’extrait vidéo ci-dessus, je ne crois plus au concept de race. Les différences physiques entre les hommes découlent de l’évolution naturelle et conséquente de nos lointains ancêtres sous l’influence du soleil et de la nature terrestre, et non pas du désir du soleil et de la nature de créer des races. On sait déjà que les races et le concept même de race furent inventés par l’homme en se basant sur nos différences physiques. J’abandonne donc la définition de « race » selon des critères morphologiques :

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