J’ai lu pour vous« Les quatre accords toltèques » de Don Miguel Ruiz paru en édition de poche en 2024 chez Les éditions Jouvence. L’Observatoire de la philothérapie ne référence pas de tels livres de développement personnel, celui-ci fait donc exception. |
Le premier accord toltèque : Que votre parole soit impeccable.
Le deuxième accord toltèque : Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle.
Le troisième accord toltèque : Ne faites pas de suppositions.
Le quatrième accord toltèque : Faites toujours de votre mieux.
Source : Sommaire, Les quatre accords toltèques, Don Miguel Ruiz, Les éditions Jouvence, Genève, Suisse, 2024, pp. 3-4.
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Couvertures

Article # 141
Don Miguel Ruiz
Avec la collaboration de Janet Mills
Les quatre accords toltèques
La voie de la liberté personnelle
Les Éditions Jouvence
Données au catalogue
Titre : Les Quatre Accords toltèques
Sous-titre : La voie de la liberté personnelle
Auteur : RUIZ Don Miguel
Collaboration : Janet Mills
Préface : Maud Séjournant
Traduit de l’anglais (USA) par Olivier Clerc
ISBN : 978-2-88953-921-5
Format: 108 x 178
Nombre de pages: 144
Année d’édition: 2024
Éditeur : Éditions Jouvence, Genève – Suisse
© Copyright 1997, Miguel Angel Ruiz M.D., Amber-Allen Publishing Inc.
Titre original : The four agreements
© Éditions Jouvence, 1999 pour l’édition française originale,
© Éditions Jouvence, 2005 pour la première édition de poche, 2016 pour la présente édition, 2024 pour la présente édition.
Présentation
TEXTE EN QUATRIÈME DE COUVERTURE
LES QUATRES ACCORDS TOLTÈQUES
« À chaque fois que vous le lisez, ce n’est pas le livre qui a changé votre vie, mais vous. »
Don Miguel Ruiz
Castaneda a fait découvrir au grand public les enseignements des chamans mexicains qui ont pour origine la tradition toltèque, gardienne des connaissances de Quetzacoatl, le serpent à plumes. Dans ce livre, Don Miguel révèle la source des croyances limi-tatrices qui nous privent de joie et créent des souffrances inutiles.
Il montre en des termes très simples comment on peut se libérer du conditionnement collectif – le « rêve de la planète », basé sur la peur – afin de retrouver la dimension d’amour inconditionnel qui est à notre origine et constitue le fondement des enseignements toltèques.
Les quatre accords proposent un puissant code de conduite capable de transformer rapidement notre vie en une expérience de liberté, de vrai bonheur et d’amour. Le monde fascinant de la Connaissance véritable et incarnée est enfin à la portée de chacun.
« Le livre de Don Miguel Ruiz trace un chemin vers l’illumination et la liberté ».
Deepak Chopra, auteur des « Sept lois spirituelles du succès »
« Dans la tradition de Castaneda, Ruiz distille la sagesse essentielle des Toltèques, exprimant avec clarté et de façon impeccable ce que signifie vivre comme des guerriers pacifiques dans le monde moderne, pour les hommes comme pour les femmes. »
Dan Millman, auteur du « Guerrier Pacifique ».
« Le livre de Don Miguel Ruiz trace un chemin vers l’illumination et la liberté. »
Deepak Chopra, auteur des Sept Lois spirituelles du succès.
« Ruiz distille la sagesse essentielle des Toltèques, exprimant avec clarté et de façon impeccable ce que signifie vivre comme des guerriers pacifiques. »
Dan Millman, auteur du Guerrier Pacifique.
Don Miguel Ruiz, bien que né et élevé au Mexique par une mère curandera (guérisseuse) et un grand-père nagual (chaman), choisit de faire des études de médecine et de devenir chirurgien. Une rencontre avec la mort (NDE), au début des années 1970, a changé sa vie. li s’est dès lors consacré à la maîtrise de la sagesse ancestrale. Il est maintenant devenu un nagual de la lignée des Chevaliers de I’Aigle, voué au partage de sa connaissance des enseignements des anciens Toltèques.
Source : Les Éditions Jouvence.
Sommaire
Remerciements
Lettre à mes lecteurs
Préface de Maud Séjournant
Les Toltèques
Introduction :
Le Miroir de fumée
Le processus de domestication et le rêve de la planète
Le premier accord toltèque :
- Que votre parole soit impeccable
Le deuxième accord toltèque :
- Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle
Le troisième accord toltèque :
- Ne faites pas de suppositions
Le quatrième accord toltèque :
- Faites toujours de votre mieux
La voie toltèque de la liberté :
Briser les vieux accords
Le nouveau rêve :
Le paradis sur terre
Prières
À propos des auteurs
Extraits
Cet extrait est disponible sur le site web Les Éditions Jouvence (PDF)
Cet extrait est aussi disponible sur le site web leslibraires.ca (ePub).
LETTRE À MES LECTEURS
La France est historiquement célèbre pour sa révolution, qui a changé la donne dans le monde entier. La fin de la monarchie française fut une excellente nouvelle pour l’humanité. Elle inspira des changements qui eurent un impact positif majeur sur le cours de l’histoire moderne.
Aujourd’hui se produit une autre révolution, qui va également changer le monde. Je veux parler du monde personnel que nous créons, notre propre univers, et de la révolution qui se joue à l’intérieur de chacun de nous. Le seul moyen de modifier le monde qui nous entoure est de changer à titre personnel. Si nous parvenons à modifier notre propre univers, nous gagnerons la paix intérieure et retrouverons l’amour inconditionnel.
Les Quatre Accords toltèques est un guide destiné à nous ramener au cœur de ce que nous sommes vraiment, à savoir l’amour. Le véritable amour est inconditionnel, mais le problème, c’est que nous apprenons à aimer à certaines conditions. Nous aimons les autres et les autres nous aiment en posant des conditions. Voilà pourquoi nous avons besoin de contrôler tous ceux qui nous entourent, ainsi que nous-mêmes. C’est la raison pour laquelle l’injustice, la violence et même la guerre existent.
Notre façon d’aimer ne correspond pas à l’amour véritable. C’est même l’opposé de l’amour, qui doit s’exercer de manière inconditionnelle. Nous apprenons même à nous aimer nous-mêmes à certaines conditions. Il en résulte un rejet de soi et une autopunition qui nous freinent dans notre vie. Si nous pouvions simplement apprendre à aimer sans poser de conditions, c’est toute l’humanité qui se transformerait.
Les Quatre Accords toltèques nous aide à de nouveau aimer inconditionnellement, à commencer par nous-mêmes, puis tous nos frères et sœurs. Si vous savez respecter votre parole, si vous ne vous sentez jamais visé, si vous ne faites pas de suppositions et si vous faites toujours de votre mieux, vous allez transformer votre univers personnel et commencer à vous aimer de manière inconditionnelle. Il sera ensuite plus facile d’aimer les autres sans poser de conditions, vous serez plus heureux et votre entourage en tirera également profit. Vos efforts toucheront tout le monde, car lorsque vous êtes heureux, les personnes qui vous côtoient sont également heureuses et cela les incite à modifier à leur tour leur propre univers.
Lorsque The Four Agreements (version originale de l’ouvrage Les Quatre Accords toltèques) est paru en 1997, j’étais persuadé que les principes qu’il présentait changeraient la vie de tous ceux qui le liraient. Aujourd’hui, je constate avec un immense plaisir l’impact qu’il a eu sur des individus du monde entier. Je suis ravi de voir qu’il les aide à mener leur propre révolution en retrouvant et en exprimant un amour inconditionnel.
Continuez donc de lire et de mettre en pratique les principes figurant dans Les Quatre Accords toltèques. À chaque fois que vous le lisez, c’est comme si vous lisiez un nouvel ouvrage, sauf que ce n’est pas le livre qui a changé, mais celui qui le lit, à savoir vous. Merci de m’aider à changer le monde.
Avec tout mon amour et ma gratitude,
Don Miguel Ruiz
3 novembre 2015
PRÉFACE
La première rencontre physique avec don Miguel remonte à 1991. Mon amie et sœur de cœur Linda, m’avait parlé d’un chaman mexicain qui était installé depuis peu à Santa Fe (il est maintenant basé à San Diego, Californie). Elle m’avait surtout évoqué sa douceur, qualité que je n’apparentais jusque-là pas du tout avec un chaman. Les histoires de Castaneda m’avaient rendu méfiante de ce qu’on pouvait attendre d’un chaman. Ce que je n’avais pas encore compris, c’est que don Miguel n’était pas seulement un homme de pouvoir, mais un homme d’amour. Et c’est précisément son amour inconditionnel et permanent qui rend son pouvoir intangible. Mais je ne pouvais pas encore saisir cette évidence, encore prise dans la dualité du gentil/méchant, fort/faible, etc. Je n’avais pas l’expérience humaine de cette énergie-là.
Lorsque je le rencontrai dans la maison où il habitait avec Gaïa, sa femme américaine, je vis un homme assez menu, presque plus petit que moi, à la peau sombre, au visage ouvert, éclairé par un sourire franc qui disait déjà tout. Tu es un ange, furent ses premiers mots, et quelque chose en moi se mit à bondir. Enfin quelqu’un qui me reconnaît ! La suite, je l’ai oubliée, elle a dû s’installer au plus profond de moi pour que je me souvienne davantage encore de qui j’étais vraiment. Plus tard, des années après les échanges et l’apprentissage dans le monde du rêve, après l’expérience tangible de la réa- lité de cet amour inconditionnel, lorsque je fus confirmée nagual dans la tradition des guerriers ou chevaliers de l’Aigle au sommet de la pyramide du Soleil à Teotihuacan, je me suis souvenue qu’il m’avait accompagnée tout au long de mon chemin, portant dans son amour la connaissance de ma nature divine qu’il m’a fallu retrouver moi-même. Je réalisai alors que don Miguel était l’être qui était venu dans mon rêve* pour me dire qu’il venait m’enseigner le pouvoir et l’amour. Mais, à l’époque, je ne le connaissais même pas !
Maud Séjournant, fondatrice du Cercle de vie
Santa Fe, Nouveau Mexique, avril 1999
* Voir le livre Le Cercle de vie, Maud Séjournant, Albin Michel.
LES TOLTÈQUES
Il y a des milliers d’années, à travers tout le sud du Mexique, les Toltèques étaient connus comme des femmes et hommes de connaissance. Les anthropologues les ont décrits comme une nation ou une race, mais en réalité c’était des scientifiques et des artistes formant une société vouée à explorer et préserver la connaissance spirituelle et les pratiques des anciens. Maîtres (naguals) et étudiants se réunissaient à Teotihuacan, l’ancienne cité des pyramides située au-delà de Mexico City, connue comme le lieu où l’Homme devient Dieu.
Au fil des millénaires, les naguals ont été contraints de dissimuler la sagesse ancestrale et de la préserver dans l’ombre. La conquête européenne, couplée à l’abus de pouvoir personnel de quelques apprentis, rendit nécessaire de protéger la connaissance de ceux qui n’étaient pas préparés à l’utiliser avec discernement ou qui risquaient d’en user de manière abusive, à des fins personnelles.
Fort heureusement, la connaissance ésotérique des Toltèques s’est transmise et incarnée au fil des générations à travers diverses lignées de naguals. Bien qu’elle soit restée dans le secret durant des centaines d’années, les prophéties anciennes avaient annoncé la venue d’un âge au cours duquel il serait nécessaire de redonner la sagesse au peuple. Aujourd’hui, don Miguel Ruiz, nagual de la lignée des Chevaliers de l’Aigle, a été instruit pour partager avec nous les puissants enseignements des Toltèques.
La connaissance toltèque émerge de la même unité de vérité que les traditions ésotériques du monde entier. Bien qu’elle ne soit pas une religion, elle honore tous les maîtres spirituels qui ont enseigné sur terre. Bien qu’elle comprenne une dimension spirituelle, elle est plus juste- ment décrite comme étant un mode de vie qui se distingue par la facilité d’accès au bonheur et à l’amour qu’elle procure.
INTRODUCTION
Le Miroir de fumée
Il y a trois mille ans vivait un être humain comme vous et moi, habitant près d’une ville entourée de montagnes. Cet humain étudiait pour devenir homme-médecine et apprendre la connaissance de ses ancêtres, mais il n’était pas entièrement d’accord avec tout ce qu’il apprenait. Dans son cœur, il sentait qu’il devait exister quelque chose d’autre.
Un jour, alors qu’il dormait dans une grotte, il rêva qu’il voyait son propre corps endormi. Il sortit de la grotte par une nuit de nouvelle lune. Le ciel était clair et il pouvait voir des mil- lions d’étoiles. Puis quelque chose se produisit en lui qui transforma sa vie à jamais. Il regarda ses mains, sentit son corps et entendit sa propre voix dire : Je suis fait de lumière ; je suis constitué d’étoiles.
Il regarda à nouveau les étoiles et comprit que ce ne sont pas les étoiles qui créent la lumière, mais plutôt la lumière qui crée les étoiles.
Tout est fait de lumière, se dit-il, et l’espace entre toutes choses n’est pas vide. Et il sut que tout ce qui existe n’est qu’un seul être vivant, et que la lumière est le messager de la vie, parce qu’elle est vivante et contient la totalité de l’information de vie.
Puis il réalisa que, bien qu’étant constitué d’étoiles, il n’était pas ces étoiles. Je suis entre les étoiles, se dit-il. Alors il appela les étoiles le tonal et la lumière entre les étoiles le nagual, et il sut que c’est la Vie (ou l’Intention) qui crée l’harmonie et l’espace entre les deux. Sans la Vie, le tonal et le nagual ne pourraient exister. La Vie est la force de l’absolu, du suprême, du Créateur qui crée toute chose.
Voici ce qu’il découvrit : tout ce qui existe est une manifestation de ce seul être vivant que l’on appelle Dieu. Tout est Dieu. Et il en conclut que la perception humaine n’est que de la lumière percevant de la lumière. Il vit aussi que la matière est un miroir – tout est un miroir réfléchissant la lumière et créant des images de cette lumière – et que le monde de l’illusion, le Rêve, n’est que de la fumée nous empêchant de voir qui nous sommes vraiment. Le vrai moi est pur amour, pure lumière, dit-il.
Cette compréhension changea sa vie. Sachant qui il était vraiment, il regarda les autres êtres humains et le reste de la nature, et fut étonné de ce qu’il vit. Il se voyait lui-même en toute chose, dans chaque être humain, chaque animal, chaque arbre, dans l’eau, dans la pluie, les nuages et la terre. Et il voyait que la Vie unit le tonal et le nagual de différentes manières pour créer les milliards de manifestation de la Vie.
Durant ces quelques instants, il comprit tout. Il était enthousiasmé et son cœur rempli de paix. Il était impatient de partager avec les siens ce qu’il avait découvert. Mais aucun mot ne parvenait à l’expliquer. Il essaya d’en parler aux autres, mais ceux-ci ne comprenaient pas. Ils voyaient bien qu’il avait changé, que quelque chose de magnifique irradiait de ses yeux et de sa voix. Ils avaient aussi remarqué qu’il ne portait plus de jugement sur rien ni personne. Il n’était plus comme les autres.
Il comprenait très bien chacun, mais per- sonne ne pouvait le comprendre, lui. Ils croyaient qu’il était une incarnation de Dieu. Il souriait lorsqu’il entendait cela et leur disait : C’est vrai, je suis Dieu. Mais vous aussi, vous êtes Dieu. Vous et moi sommes pareils. Nous sommes des images de lumière. Nous sommes Dieu. Mais les gens ne le comprenaient toujours pas.
Il avait découvert qu’il était un miroir pour les autres, dans lequel il pouvait se voir lui- même. Chacun est un miroir, se dit-il. Il se voyait en chacun, mais personne ne le voyait, lui, comme soi-même. Et il réalisa que tous rêvaient, mais sans conscience, sans savoir vrai- ment qui ils étaient. Ils ne pouvaient le voir comme eux-mêmes, parce qu’il y avait un mur de brouillard ou de fumée entre les miroirs. Et ce mur de brouillard provenait de leur interprétation des images de lumière : le Rêve des humains.
Puis il sut qu’il allait bientôt oublier tout ce qu’il avait appris. Il voulait se souvenir des visions qu’il avait eues, aussi décida-t-il de s’ap- peler lui-même Miroir de Fumée, afin de toujours se rappeler que la matière est un miroir et que c’est la fumée entre les miroirs qui nous empêche de savoir qui nous sommes. Il dit :
Je suis Miroir de Fumée, parce que je me vois en chacun de vous, mais nous ne nous reconnais- sons pas les uns les autres à cause de la fumée qu’il y a entre nous. Cette fumée est le Rêve, et le miroir c’est nous, le rêveur.
Cet extrait est disponible sur le site web Les Éditions Jouvence (PDF)
Cet extrait est aussi disponible sur le sitw web leslibraires.ca (ePub).
Au sujet de l’auteur
Don Miguel Ruiz
Date et lieu de naissance : 27 août 1952, Tijuana, Mexique.

Don Miguel Ruiz, bien que né et élevé au Mexique par une mère curandera (guérisseuse) et un grand-père nagual (chaman), choisit de faire des études de médecine et de devenir chirurgien. Une rencontre avec la mort (NDE), au début des années 1970, a changé sa vie. li s’est dès lors consacré à la maîtrise de la sagesse ancestrale. Il est maintenant devenu un nagual de la lignée des Chevaliers de I’Aigle, voué au partage de sa connaissance des enseignements des anciens Toltèques.
Miguel Ángel Ruiz (ou Don Miguel Ruiz) sur Wikipédia
Du même auteur
Don Miguel Ruiz
- Les Quatre Accords toltèques, Éditions Jouvence, traduit par Olivier Clerc, 1999 (réédition en 2012, et en Poche en 2005), paru également aux Éditions Guy Trédaniel en 2011[1],[3].
- la Maîtrise de l’Amour, Éditions Jouvence, traduit par Olivier Clerc, 1999 (réédition en Poche en 2009), paru également aux Éditions Guy Trédaniel en 2011.
- Vivre les quatre accords toltèques au quotidien, Éditions Jouvence, 2001 (réédition en 2018).
- Pratique de la voie toltèque, Éditions Jouvence, traduit par Olivier Clerc, 2010 (épuisé).
- S’ouvrir à l’amour et au bonheur Éditions Jouvence, traduit par Olivier Clerc, 2003 (réédition en 2018).
- Au-delà de la peur, Éditions Jouvence, traduit par Olivier Clerc, 2004
- Les croyances fondamentales des toltèques, Éditions Jouvence, 2004.
- La voix de la connaissance, Éditions Guy Trédaniel, 2009.
- Le Cinquième Accord Toltèque, Éditions Guy Trédaniel, traduit par Olivier Clerc, 2010.
- Sagesse et magie de la Maîtrise de l’Amour, Éditions Jouvence, 2013.
- Sagesse et magie des Quatre Accords Toltèques, Éditions Jouvence, 2014.
- L’art de vivre et de mourir des toltèques, Éditions Guy Trédaniel, coécrit avec Barbara Emrys, 2015.
- Les trois questions, Éditions Guy Trédaniel, 2018.
- La sagesse des chamanes toltèques, Éditions Guy Trédaniel, 2019
- Acteur de votre vie, Éditions Jouvence, 2021
- Eros, Éditions Jouvence, 2022
Sources :
- Fabienne Ballet (PDF).
- Don Miguel Ruiz Wikipédia.
- Tous les livres de Don Miguel Ruiz chez leslibraires.ca.
Revue de presse

Mon rapport de lecture
Don Miguel Ruiz
Les quatre accords toltèques
La voie de la liberté personnelle
Les éditions Jouvence, 2024
La seule et unique raison de ma lecture du livre « Les quatre accords toltèques » repose sur le podcast offert par LE PRÉCEPTEUR (Charles Robin) et consacré à cette œuvre.
Poscast disponible sur YouTube et ci-dessous.
Le premier accord toltèque : Que votre parole soit impeccable.
Le deuxième accord toltèque : Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle.
Le troisième accord toltèque : Ne faites pas de suppositions.
Le quatrième accord toltèque : Faites toujours de votre mieux.
Source : Sommaire, Les quatre accords toltèques, Don Miguel Ruiz, Les éditions Jouvence, Genève, Suisse, 2024, pp. 3-4.
Habituellement, je ne penche pas sur tels livres de développement personnel. Je les remets en cause en donnant la parole à des auteurs et leurs oeuvres critiques de cette discipline:
- Article # 63 – Contre le développement personnel. Thiery Jobard, Éditions Rue de l’échiquier, 2021
- Article # 65 – Développement (im)personnel – Le succès d’une imposture, Julia de Funès, Éditions de l’observatoire/Humensis, 2019
- Article # 81 – L’empire des coachs – Une nouvelle forme de contrôle social, Roland Gori et Pierre Le Coz, Éditions Albin Michel, 2006
- Article #106 – Crise de soi – Construire son identité à l’ère des réseaux sociaux et du développement personnel, Thierry Jobard, coll. Amorce, Éditions 10/18, 2024
- …
L’auteur de « Les quatre accords toltèques », Don Miguel Ruiz, donne à son œuvre le sous-titre « La voie de la liberté individuelle », la voie à emprunter pour contrer « Le processus de domestication » qui nous conditionne.
Les humains rêvent en permanence. Avant notre naissance, les humains nous précédant ont créé un grand rêve extérieur que l’on appelle le rêve de la société ou le rêve de la planète. Le rêve de la planète est le rêve collectif résultant des milliards de rêves personnels plus petits qui, ensemble, forment le rêve d’une famille, le rêve dune communauté, le rêve d’une ville, le rêve d’un pays, et finalement le rêve de toute l’humanité. Le rêve de la planète comprend toutes les règles de la société, ses croyances, ses lois, ses religions, ses différentes cultures et modes de vie, ses gouvernements, ses écoles, ses événements sociaux, et ses jours fériés.
Nous naissons avec la capacité d’apprendre comment rêver, et les humains qui nous précèdent nous apprennent à le faire de la façon dont rêve la société. Le rêve de la planète a tellement de règles que lors-qu’un nouvel être humain naît, on capte son attention et on introduit ces règles dans son esprit. Le rêve de la planète se sert de papa et maman, des écoles et de la religion pour nous enseigner comment rêver.
L’attention est la capacité à être sélectif et à se concentrer exclusivement sur ce que l’on veut percevoir. Nous sommes capables de percevoir des millions de choses simultanément, mais en utilisant notre attention, nous pouvons maintenir ce que nous voulons au premier plan de notre conscience. Les adultes qui nous entouraient, lorsque nous étions enfant, ont donc capté notre attention et introduit des informations dans nos esprits par la répétition. C’est ainsi que nous avons appris tout ce que nous savons.
RUIZ, Don Miguel, Les quatre accords toltèques, Le processus de domestication et le rêce de la planète, Les éditions Jouvence, Genève, Suisse, 2024, pp. 23-24.
Nous sommes ainsi privés de « liberté personnelle » par ce conditionnement, cette domestication corps et âme. Mais il ne faut certainement pas oublier que cette liberté personnelle s’inscrit elle-même dans notre conditionnement. Certes, elle peut entrer en conflit avec d’autres composantes de notre conditionnement. C’est là une preuve de notre liberté personnelle, tout comme notre capacité à prendre du recul.
Aussi, il ne faut pas sous-estimer l’apport essentiel de notre conditionnement dans la vie collective au sein de la société, de la Cité. Se libérer de notre conditionnement peut donc nous pousser à vivre dans la marge de la société. Enrayer la machine ne nous servira pas à être libre personnellement.
Enfants, nous n’avons pas eu la possibilité de choisir nos croyances, mais nous avons donné notre accord à l’information qui nous était transmise sur le rêve de la planète. La seule façon de conserver de l’information, c’est d’être d’accord avec elle. Le rêve de la planète peut capter notre attention, mais si nous ne sommes pas d’accord, nous ne retenons pas cette information. Du moment que nous sommes d’accord, nous croyons : c’est ce que l’on appelle la foi. Avoir la foi signifie croire sans conditions.
RUIZ, Don Miguel, Les quatre accords toltèques, Le processus de domestication et le rêce de la planète, Les éditions Jouvence, Genève, Suisse, 2024, p. 26.
Don Miguel Ruiz croit que « La seule façon de conserver de l’information, c’est d’être d’accord avec elle. » C’est faux ! Une information qui nous confronte sera retenue et peut même nous libérer de fausses croyances.
Don Miguel Ruiz va trop loin en soutenant :
Les enfants sont domestiqués comme les chiens, les chats, ou tout autre animal. Pour instruire un chien, on le punit et on le récompense. De manière analogue, nous formons nos enfants, que nous aimons tant, exactement comme on dresserait un animal domestique : par un système de punitions et de récompenses.
RUIZ, Don Miguel, Les quatre accords toltèques, Le processus de domestication et le rêve de la planète, Les éditions Jouvence, Genève, Suisse, 2024, p. 27.
Il ne s’agit pas de « domestiquer » les enfants mais plutôt de les « éduquer ». Le parent aimant ne souhaite pas que son enfant suive ses directives par profit d’une récompense mais par intelligence qui facilitera sa vie dans la société de la famille, puis dans la société scolaire, la société du travail… la société dans son ensemble.
(…) Ayant peur d’être puni et peur de ne pas être récompensé, nous nous sommes mis à prétendre être qui nous n’étions pas, juste pour faire plaisir aux autres, juste pour paraître assez bien à leurs yeux. Nous nous efforcions de faire plaisir à papa et maman, nous voulions plaire aux maîtres d’école, plaire à l’église, alors nous avons commencé à jouer des rôles. Nous prétendions être autre que nous n’étions, par peur d’être rejetés. Cette peur est ensuite devenue celle de ne pas être comme il faut, assez bon. Au bout du compte nous sommes devenus quelqu’un d’autre que nous-mêmes : des copies des croyances de maman, des croyances de papa, des croyances de la société et de la religion.
RUIZ, Don Miguel, Les quatre accords toltèques, Le processus de domestication et le rêce de la planète, Les éditions Jouvence, Genève, Suisse, 2024, p. 28.
On assiste ici à la dérive de l’auteur provoquée par le biais de généralisation à outrance. Si nous jouons des rôles, ce ne certainement pas pour plaire à l’un ou l’autre mais simplement parce que nous cherchons celui qui nous convient le mieux pour le théâtre personnel et social de notre vie, notamment à l’adolescence.
Qui plus est, il n’y a pas de rôle donné par les croyances de maman, les croyances de papa, les croyances de la société et de la religion. Dans une société aussi individualiste que la nôtre, la société occidentale, à chacun son rôle, à chacun de trouver sa place. Nous jouissons d’une liberté personnelle qui ne nous engage plus à choisir le métier de nos pères ou de nos mères.
La domestication est si forte, qu’arrivés à un certain point de notre vie, nous n’avons plus besoin de personne pour nous domestiquer : ni papa et maman, ni l’école ou l’église. Nous sommes si bien dressés que nous devenons nos propres dresseurs. Nous sommes des animaux auto-domestiqués. Nous pouvons désormais nous domestiquer nous-mêmes selon le même système de croyance que l’on nous a inculqué, en utilisant le même processus de punition et de récompense. Nous nous punissons lorsque nous ne respectons pas les règles de notre système de croyances ; nous nous récompensons lorsque nous sommes un gentil garçon ou une gentille fille.
RUIZ, Don Miguel, Les quatre accords toltèques, Le processus de domestication et le rêve de la planète, Les éditions Jouvence, Genève, Suisse, 2024, p. 29.
« Nous sommes des animaux auto-domestiqués. Nous pouvons désormais nous domestiquer nous-mêmes selon le même système de croyance que l’on nous a inculqué » écrit Don Miguel Ruiz. Qu’est-ce que c’est que ça ? Nous voilà donc sans conscience et sans âme, sans moral, sans notion universelle du bien et du mal… Un animal !
4) ARISTOTE : L’ANIMAL RATIONNEL
D. Clerget-Gurnaud
II) L’Homme est un “animal rationnel”
Le projet de fonder la dignité et le privilège humains sur un dualisme métaphysique s’avère donc assez problématique. Ce projet revient à supposer que l’Homme serait certes en partie un animal… mais qu’il ne serait pas que cela. Cachée dans le recoin de son âme gîrait une étincelle divine, source de sa dignité singulière. C’est donc du fait qu’il n’est pas réductible à un animal que l’Homme tirerait son privilège. Mais n’y a-t-il pas une autre façon de justifier ce privilège ? Plutôt que d’affirmer que l’Homme est autre chose qu’un animal, ne serait-il pas plus simple de dire de lui qu’il n’est pas un animal comme les autres ? Telle est la formule d’Aristote. Chez Platon, l’idée que l’Homme est un animal rationnel signifiait la juxtaposition en l’Homme de deux substances hétérogènes : Animal + Raison. Chez Aristote, l’idée que l’Homme est un animal rationnel signifie simplement la relation d’un “genre” (Animal) et d’une “différence spécifique” (la Raison) : L’Homme est entièrement un animal; mais il est un animal d’une certaine espèce, caractérisée par la faculté rationnelle.
Source : D. Clerget-Gurnaud, (4) ARISTOTE : L’ANIMAL RATIONNEL, Cahier de prépa. (PDF)
“L’homme est un animal raisonnable.”
Aristote.
“L’homme se distingue de l’animal en ceci qu’il est doué d’arrière-pensées.”
Antoine Blondin.
Je perçois dans les propos de Don Miguel Ruiz son propre conditionnement en raison de son manque de recul devenu inutile sous la dérive du biais de généralisation à outrance.



