
SOMMAIRE
La clientèle visée et le programme des séances
Les thèmes de la communication
La formation du philosophe consultant
À qui s’adresse ce programme ?
- Aux personnes qui ont l’impression de tourner en rond dans leurs raisonnements.
- À ceux qui souhaitent mieux comprendre pourquoi ils réagissent de telle façon face à un fait.
- Aux esprits curieux qui veulent passer du « croire » au « comprendre ».
Le programme d’une séance en six étapes
- Suis-je victime de biais cognitifs ?
- Quelle valeur donner à la certitude ?
- Êtes-vous prisonnier de vos opinions ?
- Que se passe-t-il lorsque « je connais » ?
- Qu’est-ce que la vérité ?
- Qu’est que mon schéma de références ?
DÉTAILS DES ÉTAPES DU PROGRAMME D’UNE SÉANCE |
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Structure du Programme |
Ce qui se passera en séance |
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1. Suis-je victime de biais cognitifs ? • Identification des biais cognitifs |
Nous commençons par identifier les « raccourcis » que votre cerveau emprunte sans vous demander votre avis. L’objectif est de prendre conscience de ces automatismes pour ne plus les laisser décider à votre place. En apprenant à les corriger, vous gagnez en justesse de jugement. |
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2. Quelle valeur donner à la certitude ? • La lumière entre par les failles |
Ici, nous travaillons sur la solidité de vos convictions. Nous verrons comment une certitude trop forte peut parfois devenir un aveuglement. C’est souvent là où vous doutez, dans vos « failles », que la nouvelle lumière peut entrer. Nous transformerons le doute en un outil de clarté plutôt qu’en une source d’inquiétude. |
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3. Êtes-vous prisonnier de vos opinions ? • Les faits |
Nous ferons le tri entre les faits bruts et la manière dont vous les percevez. Vous comprendrez comment une simple interprétation peut se transformer, avec le temps, en une croyance rigide. Cette étape vous redonne la liberté de voir les choses sous un angle différent. |
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4. Que se passe-t-il lorsque « je connais » ? • Les obstacles épistémologiques (Bachelard) |
S’inspirant de la démarche de Gaston Bachelard, nous examinerons les obstacles qui freinent votre compréhension. Nous reconstruirons ensemble les étapes de vos connaissances pour vérifier leur valeur réelle et apprendre à les remettre en cause de façon constructive. |
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5. Qu’est-ce que la vérité ? • Prendre pour vrai ce que je pense parce que je le pense |
Nous explorerons la différence fondamentale entre « penser quelque chose » et « détenir une vérité ». L’idée est de sortir du piège qui consiste à croire qu’une pensée est vraie simplement parce qu’elle est la nôtre ou parce que nous y croyons fortement. |
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6. Qu’est que mon schéma de références ? • L’acquisition de mon schéma de références |
C’est la synthèse de notre travail. Nous mettrons au jour la « grille de lecture » que vous utilisez pour interpréter le monde. En comprenant comment votre schéma de références influence vos attitudes et vos comportements, vous reprenez les commandes de votre vie. |
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES |
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Auteur |
Référence Bibliographique |
Notice de référence |
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I. Les fondements de la démarche |
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COLLIN, Claude |
L’expérience philosophique : essai de didactique expérimentale, Montréal, Éditions France-Québec, 1978. |
Définit la philosophie comme une expérience vivante de construction et de structuration de la pensée. |
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II. Perception et rectification de la pensée (Points 1 et 6) |
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KAHNEMAN, Daniel |
Système 1 / Système 2 : Les deux vitesses de la pensée, Flammarion, 2012. |
Identifie les raccourcis mentaux (biais) qui dictent nos réactions automatiques et nos erreurs de jugement. |
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BURNS, David |
Être bien dans sa peau, Guy Saint-Jean Éditeur, 1994. |
Outils pour identifier et corriger les distorsions de la pensée qui altèrent notre perception de la réalité. |
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III. Opinions, Croyances et Schémas de références (Points 3 et 5) |
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BRONNER, Gérald |
La démocratie des crédules, PUF, 2013. |
Analyse comment nos schémas de pensée transforment l’opinion en conviction inébranlable. |
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GADAMER, Hans-Georg |
Vérité et Méthode, Paris, Seuil, 1996. |
Le dialogue comme moyen de sortir de son propre schéma de références par la rencontre avec l’autre. |
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IV. L’acte de connaître et la construction du savoir (Point 4) |
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BACHELARD, Gaston |
La formation de l’esprit scientifique, Paris, Vrin, 1938. |
Analyse les obstacles qui freinent la connaissance et la nécessité de rompre avec les évidences. |
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MATALON, Benjamin |
La construction de la science – De l’épistémologie à la sociologie de la connaissance scientifique, Delachaux et Niestlé, 1996. |
Explore les processus de construction du savoir et l’influence des cadres sociaux sur la connaissance. |
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V. Philosophie comme mode de vie et transformation (Point 2) |
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HADOT, Pierre |
Exercices spirituels et philosophie antique, Paris, Albin Michel, 2002. |
La philosophie comme transformation du regard, essentielle pour voir la « lumière par les failles ». |
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ILLICH, Ivan |
Némésis médicale : l’expropriation de la santé, Paris, Seuil, 1975. |
Défend la souveraineté de l’individu face à l’empire du diagnostic et des cadres normatifs. |

Question
Est-ce que mon programme entre en conflit avec les Ordres professionnelles (travailleurs sociaux et psychologues) et la Loi modifiant le Code des professions et d’autres dispositions législatives dans le domaine de la santé mentale et des relations humaines ?
Voici mon programme d’une séance en six étapes :
- Suis-je victime de biais cognitifs ?
- Quelle valeur donner à la certitude ?
- Êtes-vous prisonnier de vos opinions ?
- Que se passe-t-il lorsque « je connais » ?
- Qu’est-ce que la vérité ?
- Qu’est que mon schéma de références ?
Réponse
Sur la base de votre document de projet et du texte de la Loi 21, votre programme de séance en six étapes est stratégiquement conçu pour éviter un conflit direct avec les ordres professionnels, à condition de maintenir une distinction sémantique et opérationnelle rigoureuse.
Voici une analyse détaillée de la conformité de vos six étapes :
1. Analyse de vos étapes face à la Loi 21
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Biais cognitifs et Schéma de références : Ces étapes (1 et 6) s’apparentent à de l’éducation et à la métacognition. La Loi 21 exclut de la psychothérapie l’éducation psychologique (ou philosophique) qui vise l’enseignement de connaissances. Tant que vous présentez cela comme un audit de la « mécanique mentale » et non comme un diagnostic de personnalité, vous restez dans le cadre légal.
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Certitude, Opinions et Vérité : Les étapes 2, 3 et 5 sont purement épistémologiques et logiques. Elles relèvent du « rapport de conseils ou de soutien » philosophique pour faire face aux difficultés courantes, ce qui est explicitement autorisé par l’article 187.1 du Code des professions.
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Processus de connaissance (Bachelard) : L’étape 4 est une démarche d’enseignement de l’esprit scientifique appliquée à soi-même. Elle ne constitue pas une évaluation du fonctionnement psychologique réservée aux psychologues, mais une analyse de la validité du discours.
2. Pourquoi votre programme évite le conflit
Votre programme ne semble pas contrevenir à la Loi 21 pour les raisons suivantes :
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Objet de l’audit : Vous auditez la faculté de pensée et non le trouble mental.
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Finalité : Le but est la souveraineté cognitive et la lucidité, pas la guérison ou le changement de la structure de personnalité.
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Modèle : Vous utilisez un modèle éducatif et existentiel. La loi distingue formellement le traitement psychologique (psychothérapie) de l’aide visant les difficultés courantes (votre domaine).
3. Les points de vigilance (Pour éviter toute plainte)
Pour qu’une étape de votre programme ne soit pas requalifiée en « exercice illégal », vous devez veiller à ce que :
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L’analyse des biais (Étape 1) ne devienne pas une évaluation de la santé mentale. Utilisez le terme « erreurs de calcul du logiciel interne » plutôt que « distorsions cognitives pathologiques ».
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Le schéma de références (Étape 6) ne serve pas à évaluer le « fonctionnement social ». L’Ordre des travailleurs sociaux réserve cette évaluation. Restez sur l’influence de la grille de lecture sur la pensée.
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L’approche « Problem-Directed » se concentre sur la structure logique du problème amené, et non sur le traitement de la souffrance psychique qui en découle.
Synthèse de conformité
| Étape de votre programme | Fondement légal de non-conflit (Loi 21) |
| Biais cognitifs |
Éducation et métacognition (Exclu de la psychothérapie).
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| Certitude / Doute |
Aide aux difficultés courantes par la raison.
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| Opinions / Croyances |
Dialogue socratique et soutien philosophique.
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| Acte de connaître |
Enseignement épistémologique (Bachelard).
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| Quête de vérité |
Recherche de sens et examen de la pensée.
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| Schéma de références |
Rapport de conseils sur le logiciel de pensée.
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Conclusion : Votre programme est conforme car il est présenté comme un enseignement et un audit technique de la pensée. En utilisant le dossier de conformité (incluant l’article 187.1) que nous avons préparé, vous officialisez cette position de non-conflit auprès des instances réglementaires.
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Document de travail
Ce document comprend tous les textes listés dans le Sommaire et l’intégral des Annexes