Article # 31 – La confiance en soi – Une philosophie, Charles Pépin, Allary Éditions, 2018

dossier-consulter-un-philosophe.01

DOSSIER

Philothérapie

Consulter un philosophe

Quand la philosophie nous aide

Article # 31

La confiance en soi

UNE PHILOSOPHIE

Charles Pépin

Allary Éditions, 2018

la-confiance-soi-charles-pepin-01

la-confiance-soi-charles-pepin-02

La confiance en soi

Une philosophie

Charles Pépin

Alary Éditions

Date de parution: 29 mars 2018

ISBN: 9782370731661

240 pages


Ce livre est en vente au Québec chez votre libraire, sur le site web leslibraires.ca et chez Renaud-Bray


Résumé de l’éditeur

Cultivez les bons liens
Entraînez-vous
Écoutez-vous
Émerveillez-vous
Décidez
Mettez la main à la pâte
Passez à l’acte
Admirez
Restez fidèle à votre désir
Faites confiance au mystère

En puisant dans les textes des philosophes et des sages, dans les travaux des psychanalystes et des psychologues, mais aussi dans l’expérience de grands sportifs, d’artistes ou d’anonymes, ce livre éclaire le mystère de la confiance en soi. Et nous montre le chemin pour avoir davantage confiance en nous.

Date de parution: 29 mars 2018 – ISBN: 9782370731661 – 240 pages

Source : Allary Éditions.


Extraits

Lire la premier chapitre


Table des matières

Introduction

Cultivez les bons liens : la confiance relationnelle

Entraînez-vous : pratique de la confiance

Écoutez-vous : faire confiance à son intuition

Émerveillez-vous : quand la beauté nous donne confiance

Décidez : la confiance dans le doute

Mettez la main à la pâte : faire pour se faire confiance

Passez à l’acte : agir pour prendre confiance

Admirez : confiance et exemplarité


Entrevue avec Charles Pépin à France Télévision au sujet de son livre La confiance en soi

Autres vidéos sur YouTube


Au sujet de l’auteur

CHARLES PÉPIN

Une philosophie pratique:

Charles Pépin est écrivain et philosophe.

Il est l’un des auteurs français de sciences humaines les plus traduits dans le monde.

Il a notamment publié chez Allary Éditions un roman, La Joie et une trilogie d’essais philosophiques: Les Vertus de l’échec, La Confiance en soi, La Rencontre.

Il est également l’auteur, avec Jul, des bandes dessinées La Planète des sages et Cinquante Nuances de Grecs (Dargaud).

BIOGRAPHIE

Charles Pépin est philosophe et romancier.

Né en 1973, il est diplômé de Sciences-Po Paris, d’HEC et agrégé de philosophie.

Il a enseigné la philosophie à la Maison d’éducation de la Légion d’honneur (Saint Denis) et à Sciences-Po Paris.

Il a publié plusieurs essais philosophiques dont Ceci n’est pas un manuel de philosophie (Flammarion, 2010), Quand la beauté nous sauve (Robert Laffont, 2013) et: Les Vertus de l’échec (Allary Éditions, 2016) La Confiance en soi (Allary Éditions, 2018) et La Rencontre (Allary Éditions, 2021).

Il publie également des romans. Son dernier, La Joie (Allary Éditions, 2015) est une variation inspirée de L’Étranger de Camus.

Avec Jul, il écrit des bandes dessinées autour de la philosophie et des philosophes. La Planète des sages (Dargaud, deux tomes, 2011 et 2015), Platon La Gaffe (Dargaud, 2013) ou encore 50 nuances de Grecs (Dargaud, deux tomes, 2017 et 2019) qui ont tous été des succès de librairie.

Il donne régulièrement des conférences et tient une chronique dans Philosophie Magazine où il répond chaque mois à une interrogation philosophique formulée par un lecteur. Il anime depuis dix ans un séminaire de philosophie ouvert à tous : « Les lundis philos de Charles Pépin » avec l’institut MK2 à Paris.

En 2020, il lance un podcast sur Spotify « Charles Pépin : une philosophie pratique ». Chaque semaine, Charles Pépin propose un podcast de 30 minutes sur une question philosophique.

Charles Pépin est l’un des essayistes français les plus traduits à l’étranger.

Source : Site internet officiel de l’auteur Charles Pépin.


Du même auteur

LA RENCONTRE, UNE PHILOSOPHIE

Pourquoi certaines rencontres nous donnent-elles l’impression de renaître ?

Comment se rendre disponibles à celles qui vont intensifier nos vies, nous révéler à nous-mêmes ?

La rencontre – amoureuse, amicale, professionnelle – n’est pas un « plus » dans nos vies. Au cœur de notre existence, dont l’étymologie latine ex-sistere signifie « sortir de soi », il y a ce mouvement vers l’extérieur, ce besoin d’aller vers les autres. Cette aventure de la rencontre n’est pas sans risque, mais elle a le goût de la « vraie vie ».

De Platon à Christian Bobin en passant par Belle du Seigneur d’Albert Cohen ou Sur la route de Madison de Clint Eastwood, Charles Pépin convoque philosophes, romanciers et cinéastes pour nous révéler la puissance, la grâce de la rencontre. En analysant quelques amours ou amitiés fertiles – Picasso et Éluard, David Bowie et Lou Reed, Voltaire et Émilie du Châtelet… –, il montre que toute vraie rencontre est en même temps une découverte de soi et une redécouverte du monde.

Une philosophie salutaire en ces temps de repli sur soi.

LA CONFIANCE EN SOI, UNE PHILOSOPHIE

Cultivez les bons liens
Entraînez-vous
Écoutez-vous
Émerveillez-vous
Décidez
Mettez la main à la pâte
Passez à l’acte
Admirez
Restez fidèle à votre désir
Faites confiance au mystère

En puisant dans les textes des philosophes et des sages, dans les travaux des psychanalystes et des psychologues, mais aussi dans l’expérience de grands sportifs, d’artistes ou d’anonymes, ce livre éclaire le mystère de la confiance en soi.

Et nous montre le chemin pour avoir davantage confiance en nous.

LES VERTUS DE L’ÉCHEC

Et si nous changions de regard sur l’échec ?

En France, échouer est mal perçu. Nous y voyons une faiblesse, une faute, et non un gage d’audace et d’expérience.

Pourtant, les succès viennent rarement sans accroc. Charles de Gaulle, Rafael Nadal, Steve Jobs, Thomas Edison, J.K. Rowling ou Barbara ont tous essuyé des revers cuisants avant de s’accomplir.

Relisant leurs parcours et de nombreux autres à la lumière de Marc Aurèle, Saint Paul, Nietzsche, Freud, Bachelard ou Sartre, cet essai nous apprend à réussir nos échecs. Il nous montre comment chaque épreuve, parce qu’elle nous confronte au réel ou à notre désir profond, peut nous rendre plus lucide, plus combatif, plus vivant.

Un petit traité de sagesse qui nous met sur la voie d’une authentique réussite.

LA JOIE

« Je lui dis que ma sortie je n’y pense jamais. Jamais. Je lui dis que j’ai cette vie là à aimer et que c’est bien assez. Je lui dis que je ne veux pas de son espoir parce que l’espoir est un poison : un poison qui nous enlève la force d’aimer ce qui est là. »

Solaro traverse les épreuves de l’existence avec une force que les autres n’ont pas : il sait jouir du moment présent.

Ce livre est son histoire, le roman d’un homme joyeux.

C’est aussi une invitation à la réflexion, à comprendre ce qu’est la « joie », cette force mystérieuse qui, à tout instant, peut rendre notre vie exaltante.

QUAND LA BEAUTÉ NOUS SAUVE

Pourquoi la beauté nous fascine-t-elle ? Pourquoi avons-nous tant besoin du plaisir particulier qu’elle nous donne ?

Un paysage naturel vous offre l’apaisement, une mélodie vous redonne soudain foi en vous-même, un tableau vous emporte dans quelque chose de plus grand que vous, un visage contemplé vous invite à voir le monde autrement…

Chaque fois que la beauté nous touche, elle nous réapprend à nous faire confiance, à nous écouter, à ne pas nous laisser enfermer dans notre quotidien, à nous ouvrir à la promesse d’un Absolu. Dans le plaisir esthétique, nous réussissons même à nous confronter à ce qui d’habitude nous effraie : le mystère des choses, notre propre obscurité… C’est le pouvoir de la beauté : elle nous donne la force d’aimer ce qui est, en même temps que celle d’espérer ce qui pourrait être.

Croisant la pensée des grands philosophes, l’oeuvre des artistes d’hier et d’aujourd’hui, puisant aussi dans son expérience personnelle, Charles Pépin éclaire l’énigme de la beauté et montre en quoi sa fréquentation peut nous aider à vivre.

CECI N’EST PAS UN MANUEL DE PHILOSOPHIE

Comment connaître nos vrais désirs ?

Comment Descartes a-t-il pu comparer les animaux à des machines ?

Pourquoi sommes-nous fascinés par le pouvoir ?

Pourquoi les philosophes sont-ils si souvent incapables d’appliquer leurs idées ?

Peut-on vraiment se préparer à mourir ?

Est-il absurde de désirer l’impossible ?

Qu’est-ce qu’un authentique ami ?

Voici quelques-unes des questions abordées dans ce manuel pas comme les autres … où le programme de terminale est traité intégralement, mais au travers de «problématiques tout-terrain» permettant d’appréhender tous les sujets, où les extraits d’œuvres sont plus courts et accessibles que dans les manuels scolaires, où les conseils de méthodes abstraits laissent la place à des «copies de rêve» entièrement rédigées.

Un manuel de philosophie ? Oui, mais comme vous n’en avez jamais lu. Aussi utile pour un bachelier que pour tous ceux qui ne veulent plus entendre parler du bac, mais aimeraient bien entendre Platon leur parler d’amour ou Hegel leur parler du bonheur.

50 NUANCES DE GRECS – TOME 2

Le tome 2 de la plongée savante et subversive dans les classiques de la mythologie gréco-latine, la rencontre hilarante entre les mythes fondateurs et notre société contemporaine est toujours aussi passionnante !

Avec le mouvement des « toisons jaunes » les Argonautes bloquent les ronds-points à la sortie de Corinthe; le cheval de Troie est remplacé par un Uber, et les déesses excédées par le harcèlement sexuel des Dieux de l’Olympe lancent le hashtag «#MythToo »…

Dieux, déesses, héros et monstres : retrouvez tous les mythes au chevet de notre époque troublée, pour une indispensable leçon de sagesse éternelle.

50 NUANCES DE GRECS – TOME 1

Le tome 2 de la plongée savante et subversive dans les classiques de la mythologie gréco-latine, la rencontre hilarante entre les mythes fondateurs et notre société contemporaine est toujours aussi passionnante !

Avec le mouvement des « toisons jaunes » les Argonautes bloquent les ronds-points à la sortie de Corinthe; le cheval de Troie est remplacé par un Uber, et les déesses excédées par le harcèlement sexuel des Dieux de l’Olympe lancent le hashtag «#MythToo »…

Dieux, déesses, héros et monstres : retrouvez tous les mythes au chevet de notre époque troublée, pour une indispensable leçon de sagesse éternelle.

LA PLANÈTE DES SAGES – TOME 2

La (Nouvelle) Planète des sages est entièrement inédite. Avec 44 nouveaux philosophes, cet album poursuit le voyage avec les penseurs indispensables pour apprendre à naviguer dans notre époque troublée.

Ce tome 2 met en scène les grands penseurs vivants, ceux qui, aujourd’hui, alimentent les débats majeurs de notre société. Au programme, la théorie du genre, avec Judith Butler ; la conscience animale, avec Peter Singer ; et, dans un autre genre, « les bronzés qui font du Chomsky »…

LA PLANÈTE DES SAGES – TOME 1

Jul, l’auteur de Silex and the City, s’attaque à la philosophie avec la complicité de Charles Pépin, journaliste et universitaire, dans une encyclopédie savante et atypique.

Actuelle, décalée , elle propose deux approches : celle, humoristique et irrésistible, de Jul et celle, analytique et pédagogique, de Charles Pépin.

Ensemble, les deux auteurs ressuscitent et rendent accessibles les découvertes et les parcours de presque tous les penseurs qui ont fait la philosophie depuis trois mille ans. Jul illustre la pensée de chaque philosophe à travers des situations surréalistes et comiques, Charles Pépin rédige des « fiches » encyclopédiques limpides et malicieuses qui éclairent la réflexion de manière rigoureuse.

Source : Site internet officiel de l’auteur Charles Pépin.


Charles Pépin sur le web

Instagram

Twitter

Facebook

France Inter

Spotify

Autres liens web

Wikipédia – Charles Pépin

Référence de page Charles Pépin sur Wikipédia

Charles Pépin Biographie [archive], sur FranceInter.fr

Charles Pépin Biographie [archive] sur iPhilo.fr

Charles Pépin Se faire jeter avec philosophie [archive] , Le Figaro, du 31 novembre 2010.]

« Le palmarès des prêts 2019 en bibliothèques » [archive], sur LivresHebdo.fr (consulté le )

Alumni Sciences Po, « l’Association des Sciences-Po – Fiche profil » [archive], sur sciences-po.asso.fr (consulté le )

« HEC Alumni » [archive], sur hecalumni.fr (consulté le )

Jean-René Van der Plaetsen, « Charles Pépin, le choix de la confiance en soi », Le Figaro Magazine, semaine du 22 juin 2018, p. 36.

Raphaël Enthoven reçoit Charles Pépin sur [archive] Arte.tv

« Charles Pépin » [archive], sur psychologies.com (consulté le )

« Charles Pépin » [archive], Philosophie Magazine (consulté le )

« Réussir : une simple histoire de volonté ? » [archive], sur franceinter.fr (consulté le )

« On a testé : les lundis de la philo de Charles Pépin au cinéma MK2 » [archive], sur ANousParis.fr, (consulté le )

« Charles Pépin : une philosophie pratique – Charles Pépin » [archive], sur Spotify.com (consulté le )

Charles Pépin, « Descente de Charles Pépin – Editions Flammarion » [archive], sur editions.flammarion.com (consulté le )

Charles Pépin, « Les Infidèles de Charles Pépin – Editions Flammarion » [archive], sur editions.flammarion.com (consulté le )

Odile Morain, « Charles Pépin : « La joie est un jaillissement naturel assez fou et imprévu » » [archive], sur francetvinfo.fr, (consulté le ).

« Charles Pépin : « La joie, c’est apprécier le réel tel qu’il est » » [archive], sur leparisien.fr, (consulté le )

« Charles Pépin: « La joie est une émotion folle et éphémère » », L’Express [archive], du 21 février 2015.

« La joie et autres plaisirs minuscules », Le Figaro, du 12 février 2015.

Charles Pépin, « Les Vertus de l’échec » [archive], sur Allary-Editions.fr (consulté le )

« Savoir accepter ses échecs – C à vous » [archive] [vidéo], (consulté le )

« Comment changer de regard sur l’échec avec Charles Pépin » [archive], sur Francetvinfo.fr, (consulté le )

Charles Pépin, « La Confiance en soi » [archive], sur Allary-Editions.fr (consulté le )

« Comment avoir confiance en soi ? – C à Vous » [archive], (consulté le )

Barbara Krief et Natacha Tatu, « Les clés de la confiance en soi » [archive], sur NouvelObs.com,

Louis Morice, « Comment avoir confiance en soi ? La réponse du philosophe Charles Pépin » [archive], sur NouvelObs.com,

« Jul & Charles Pépin – On n’est pas couché 22 octobre 2011 #ONPC » [archive] (consulté le )

« La Planète des sages » [archive], sur dargaud.com (consulté le )

« Platon La Gaffe » [archive], sur dargaud.com (consulté le )

Quentin Périnel et Quentin Périnel, « Charles Pépin, philosophe bienveillant » [archive], sur LeFigaro.fr, (consulté le )

« 50 nuances de Grecs – Tome 1 50 nuances de Grecs » [archive], sur dargaud.com (consulté le )

« 50 nuances de Grecs – Tome 2 50 nuances de Grecs » [archive], sur dargaud.com (consulté le )

Pierre Georges, « Livre Paris : nos auteurs européens » [archive], sur livreshebdo.fr,

Guillaume Chérel, « La philo pour les (pas) nuls, de Charles Pépin » [archive], sur Le Point, (consulté le )


Vidéo

Autres vidéos sur YouTube


Mon rapport de lecture du livre

la-confiance-soi-charles-pepin-01

La confiance en soi

UNE PHILOSOPHIE

Charles Pépin

Allary Éditions, 2018

Le livre « La confiance en soi – Une philosophie » de Charles Pépin se lit avec une grande aisance. Le sujet, habituellement dévolue à la psychologie, nous propose une philosophie de la confiance. Sous entendu, la philosophie peut s’appliquer à tous les sujets concernant notre bien-être avec sa propre perspective.

Nous retrouvons toujours, à des degrés divers et sous des formes variées, ces trois ressorts de la confiance en soi : la confiance en l’autre, la confiance en ses capacité et la confiance en la vie. Tout part peut-être de là, d’ailleurs : il faut y aller avec la fraîcheur d’un enfant, faire confiance sans savoir à quoi.

PÉPIN, Charles, La confiance en soi – Une philosophie, Introduction, pp. 11-12.

Charles Pépin consacre le premier chapitre de son livre à « La confiance relationnelle » en nous conseillant en titre de « Cultivez de bons liens ». Dès la première phrase, il nous dit que « La confiance en soi vient d’abord des autres ». Il insiste à plusieurs reprises qu’il revient aux proches de l’enfant de lui donner confiance. Tout au long de notre vie, nous pouvons faire de même en adressant un « J’ai confiance en toi » bien senti à nos connaissances, ami(e)s, conjoint(e)s, collègues de classe ou de travail…

La confiance en soi contribue à la sécurité intérieure dont nous avons tous besoin.

À la différence de l’estime de soi, qui renvoie au jugement que nous portons sur notre valeur, la confiance en soi engage notre rapport à l’action, notre capacité à « y allez » malgré les doutes, à nous risquer dans un monde complexe. Pour trouver ce courage de s’aventurer au dehors, il faut une « sécurité intérieure ».

PÉPIN, Charles, La confiance en soi – Une philosophie, Chapitre 1 – Cultivez de bons liens, p. 17.

Si personne ne nous témoigne de leur confiance en nous lors de notre enfance, nous souffrirons d’une manque de confiance en soi à l’adolescence et si la situation perdure à l’adolescence, nous entrerons dans la vie adulte avec un manque de confiance en soi. Le doute pourra nous paralyser au lieu de nous servir.

Tout parents, tout maître, tout professeur, tout ami au sens d’Aristote, devrait avoir sans cesse à l’esprit cette double manière de donner confiance : d’abord mettre en confiance, ensuite faire confiance. D’abord sécuriser, ensuite « insécuriser » un peu. Nous avons besoin des deux pour oser nous aventurer dans le monde. Et souvent, ces deux dimensions se mêlent dans le regard que les autres portent sur nous : découvrant la confiance dans leurs yeux, nous nous sentons plus fort.

PÉPIN, Charles, La confiance en soi – Une philosophie, Chapitre 1 – Cultivez de bons liens, pp. 28-29.

À quelques reprises, le philosophe Charles Pépin relie le manque de confiance en soi à l’anxiété.

On entend parfois dire de certains individus, dans les entreprises, dans les familles, qu’ils manquent de confiance en eux, comme si leur confiance était simplement une affaire entre eux et eux-même… Mais s’ils n’ont pas été mis en confiance par personne, si personne ne leur a jamais fait confiance, il n’est pas surprenant qu’ils souffrent d’anxiété.

PÉPIN, Charles, La confiance en soi – Une philosophie, Chapitre 1 – Cultivez de bons liens, p. 30.

À mon avis, il ne s’agit pas d’attribuer notre anxiété à l’autre mais plutôt à notre choix des personnes que nous laissons entrer dans notre entourage.

Dans le deuxième chapitre de son ouvrage, « Entraînez-vous – Pratique de la confiance », le philosophe Charles Pépin soutient que la « confiance vient de la compétence, qui elle-même vient d’un entraînement intensif ». Il précise : « Chez les grands artistes, la confiance provient donc d’abord, ou disons plus exactement surtout, d’une pratique assidue et même obsessionnelle ».

(…) Bien souvent, lorsque nous avons du mal à trouver la confiance, nous pensons plus ou moins implicitement que nous ne sommes pas doués, que nous n’avons pas suffisamment de talent, alors que nous sommes simplement pas assez entraînés.

PÉPIN, Charles, La confiance en soi – Une philosophie, Chapitre 2 – Entraînez-vous – Pratique de la confiance, p. 40.

Le philosophe Charles Pépin nous parle du « saut de la confiance en soi ». Ce saut se produit à la suite de succès, petits et grands, nous ayant donné confiance en soi :

Nous avons eu confiance en notre capacité à mettre un pied devant l’autre, à écrire « en attaché », à faire du vélo… Nous avons confiance en notre capacité à déchiffrer une partition, à nous repérer dans une ville étrangère, à engager la conversation, à exprimer notre désaccord, à formuler nos désirs, à prendre la parole en public…

Et puis un jour, nous avons confiance en nous.

C’est ce que j’appellerais le saut de la confiance en soi. Toutes ces pratiques sont autant de chemins qui conduisent à ce saut, le rendent possible, autant d’occasions de vivre cette métamorphose. Inutile, d’ailleurs, de vouloir la précipiter : ce n’est pas en cherchant avec insistance plus de confiance en soi que nous l’obtiendrons. Il faut faire ses gammes avec patience, avec curiosité aussi. Et puis un jour, sans même parfois s’en rendre compte, commencer à improviser.

PÉPIN, Charles, La confiance en soi – Une philosophie, Chapitre 2 – Entraînez-vous – Pratique de la confiance, p. 44.

Bref, la confiance en soi vient à force de s’entraîner pour ainsi renforcer nos compétences.

Le philosophe Charles Pépin pose et répond à la question « Comment favoriser cette mutation de la compétence en confiance ? » « Tout d’abord en prenant du plaisir au développement de la compétence en question. » Il ajoute :

La compétence se mue donc plus facilement en confiance lorsqu’elle nous permet de progresser dans la connaissance que nous avons de nous même, de nos ressources et de nos qualités, de nos goût et de nos dégoûts… Aucune confiance en soi durable n’est possible sans connaissance de soi, sans creuser un sillon qui nous correspond. (…)

PÉPIN, Charles, La confiance en soi – Une philosophie, Chapitre 2 – Entraînez-vous – Pratique de la confiance, p. 46.

Lorsqu’un imprévu met à l’épreuve la confiancer en soi, c’est souvent un indique que nous faisons trop confiance en nos compétences plutôt qu’en nous-mêmes, nous dit Charles Pépin.

Du troisième chapitre, « Écoutez-vous – Faire confiance à son intuition », je retiens cette phrase : « Savoir s’écouter, c’est intégrer le savoir et ne pas oublier de le questionner ». Il nous parle des vérités établie par la science et nous incite à « comprendre comment ces vérités se sont forgées ». Partisan de la pensée scientifique et du doute sur lequel repose sa méthode, la « faille » dont je parle dans mon mantra « La lumière entre par les failles », c’est ce doute qui nous empêchera de prendre pour vrai ce que nous pensons uniquement parce que nous le pensons. On ne peut conseiller à une personne d’être à l’écoute de soi si elle se conte des mensonges.

Dans ce chapitre, j’ai découvert les philosophe Ralph Waldo Emerson :

Le seul philosophe à avoir pris au sérieux la question de la confiance en soi est Ralph Waldo Emerson, un auteur américain né au début du XIXe siècle. Dans la Confiance en soi, court texte publié en 1841 et figurant parmi ses Essais, il semble dresser un portrait de ce « médecin de l’avant » :

« Il est facile, étant dans le monde, de vivre selon l’opinion du monde; il est facile, dans la solitude, de vivre selon la nôtre, mais il y a de la grandeur, celui qui au milieu de la foule garde avec une suavité parfaite l’indépendance de la solitude »

Même au milieu de la foule, celui qui a confiance en lui sait encore s’écouter comme s’il était au calme, seul avec lui-même.

PÉPIN, Charles, La confiance en soi – Une philosophie, Chapitre 3 – Écoutez-vous – Faire confiance à son intuition, pp. 65-66.

Je chérie la solitude depuis mon adolescence, période au cours de laquelle j’ai écrit de nombreux poèmes. Tout au long de ma vie, la solitude fut pour moi le creuset de ma créativité. Mon choix pour le travail autonome à la maison témoigne de mon attachement à la solitude. Avant tout, je suis seul. Après tout, je suis avec le monde. J’ai l’impression d’avoir développer un profond lien avec l’universel et l’Homme à chaque fois que ma solitude prenait de la profondeur.

Au quatrième chapitre, « Émerveillez-vous – Quand la beauté nous donne confiance », le philosophe Charles Pépin écrit : « Fréquenter la beauté, c’est se rapprocher de soi. Non pas simplement  »s’évader », mais plonger au fond de soi pour y trouver la possibilité de la confiance ». Ce lien entre la beauté et la confiance en soi m’étonne.

Dès lors que nous savons accueillir librement la beauté, elle peut nous délivrer de nos inhibitions. Juger que  »c’est beau » sans critère, c’est chaque fois gagner confiance en soi »

PÉPIN, Charles, La confiance en soi – Une philosophie, Chapitre 4 – Émerveillez-vous – Quand la beauté nous donne confiance, pp. 65-66.

Est-ce que nous affirmons un simple jugement lorsque nous nous exclamons « Ah ! Que c’est beau » ? Ou est-ce que je suis en train d’accorder ma confiance à l’objet de cette beauté ? Personnellement, si c’est beau, je tombe en admiration et dans un état d’étonnement heureux.

Dans le cinquième chapitre, « Décidez – La confiance dans le doute », le philosophe Charles Pépin nous invite à agir « malgré le doute ».

Décider, c’est trouver la force de s’engager dans l’incertitude, réussir à y aller dans le doute, malgré le doute. C’est pallier le manque d’arguments définitifs par la capacité à s’écouter, ou simplement à trancher pour se remettre en mouvement. Dans les deux cas, c’est une question de confiance en soi. (…)

PÉPIN, Charles, La confiance en soi – Une philosophie, Chapitre 5 – Décidez – La confiance dans le doute, pp. 90-91.

Ce conseil s’avèrera utile à ceux et celles qui se trouvent paralysés par le doute ou prix au piège de leurs analyses. Je ne crois pas qu’il faille décider malgré le doute. Il faut plutôt apprendre à tirer le bénéfice du doute puisque ce dernier n’est rien d’autre que la certitude (jusqu’au prochain doute). Il faut apprendre à tirer le bénéfice du doute. À mon avis, considérer le doute comme un frein  à l’action, comme un obstacle à escamoter, est une erreur. Je ne recommande pas de s’en tenir au proverbe « Dans le doute, abstiens-toi » mais d’en tirer toute la lumière qu’il laisse entrer pour nous éclairer.

Le chapitre 6, « Mettez la main à la pâte – Faire pour se faire confiance » est une ode aux artisans et aux gens de métier qui mettent la main à pâte, par opposition à ceux et celles qui n’effectuent qu’un travail intellectuel et suivent des processus dictés par la direction. Est-ce que la confiance en soi grandit par la réalisation de ses propres mains de projets concrets et matériels sur le terrain, comme planter des fleurs dans une platebande ? « Fais quelque chose de tes deux mains » disaient les vieux dans ma jeunesse. Et c’est ce que j’ai fait, avec mon père, avec le responsable du laboratoire de photographies au collège, avec mes cartes à collectionner de la mission Apollo….  et ainsi de suite tout au long de ma vie. Est-ce cela m’a permis de développer ma confiance en moi-même ? Je n’ai jamais travailler de mes deux mains dans le but avoué de prendre confiance en moi-même. C’est une question pratico-pratique : faire soi-même plutôt que faire faire. Il n’en demeure pas moins que le travail manuel me procure une grande satisfaction.

Le chapitre 7, « Passez à l’acte – Agir pour prendre confiance », est dédié à ceux et celles qui hésitent à passer à l’acte par manque de confiance en eux. Le philosophe Charles Pépin souligne qu’agir, c’est avoir « confiance en la rencontre entre soi et monde ». Il ajoute :

(…) Ce n’est donc pas seulement en  »soi » qu’il s’agit d’avoir confiance, mais bien en la rencontre avec les autres et soi, entre le monde et soi – que seule l’action rend possible ».

PÉPIN, Charles, La confiance en soi – Une philosophie, Chapitre 7 – Passez à l’acte – Agir pour prendre confiance, p. 121.

C’est vrai, certaines personnes se coupent du monde par manque de confiance en soi. Elles passent à l’acte que dans la solitude, cachées des autres.

Il me faut aborder la peur du jugement, ce de jugement qui nous transperce comme un poignard et nous inflige de profondes blessures. Un tel jugement pousse à la fuite, au repli sur soi, question de panser ses blessures, comme un animal sauvage au fond de son terrier. En pareil cas, le plus grand des respects de cette retraite s’impose. On ne force pas l’animal à sortir de son terrier avec un grand bâton. Passer à l’acte ou la rencontre avec les autres comporte des risques. La confiance en soi ne doit jamais être aveugle ou, pis encore, naïve.

Dans le chapitre 8 « Admirez – confiance et exemplarité », le philosophe Charles Pépin conseille à ses lecteurs de prendre exemple sur ceux et celles qui réussissent.

Admirez, ce n’est pas vénérer; ce n’est pas s’oublier dans la contemplation du talent de l’autre. C’est se nourrir. Prendre exemple sur ceux qui ont osé suivre leur étoile pour entreprendre de cherche la sienne. Que nous dit leurs exemple ? Qu’il possible de devenir soi.

PÉPIN, Charles, La confiance en soi – Une philosophie, Chapitre 8 – Admirez – confiance et exemplarité, p. 140.

Le philosophe Charles Pépin nous dit de ne pas craindre de sortir du rang, de faire des vagues, pour oser. Je ne crois pas qu’il soit obligé de sortir du rang pour oser, pour devenir soi. Il y a ici un choix de vie important. Sortir du rang implique parfois de vivre en marge, avec un minimum de rencontres avec les autres. Notre admiration se tourne souvent vers des personnes qui réussissent tout en demeurant dans le rang. Peut-on réussir indépendamment du rang que nous occupons ? Il y a toujours un lien direct entre la réussite et les ressources disponibles au sein même du système de rangs. Et finalement, c’est tout le système qui porte au nue les personnes que nous admirons.

Dans le chapitre 9, « Restez fidèle à votre désir – L’antidote à la crise de confiance », le philosophe Charles Pépin introduit son sujet en ces mots :

« Nous avons aujourd’hui des possibilités infinies de nous comparer aux autres. C’est le pire des poison pour la confiance en soi. »

PÉPIN, Charles, La confiance en soi – Une philosophie, Chapitre 9 – Restez fidèle à votre désir – L’antidote à la crise de confiance, p. 147.

Le philosophe tombe à bras raccourcis sur les réseaux sociaux où l’on se compare et trouve toujours mieux que soi.

« Le seul fait de se comparer nous détourne de la vérité de notre existence : nous sommes tous singuliers. Notre valeur est absolue, non relative à celle des autres. (…) »

PÉPIN, Charles, La confiance en soi – Une philosophie, Chapitre 9 – Restez fidèle à votre désir – L’antidote à la crise de confiance, p. 150.

Se connaître implique de connaître son désir et d’y demeurer fidèle plutôt que de désirer les désirs des autres ou de mettre son désir en compétition avec ceux des autres. Autrement, nous serons en proie à l’envie et à la jalousie et nous perdrons notre propre désir de vue pour vivre ceux des autres.

Dans le chapitre 10, « Faites confiance au mystère – La confiance en la vie », je comprends l’importance de la confiance à accorder à tout ce qui est plus grand que nous, objet de mystères qui échappe à notre contrôle, tel que la vie, dieu, le cosmos…

Voilà la leçon paradoxale de ce voyage dans l’histoire des philosophies de la vue : prendre confiance en soi, c’est apprendre à se tenir tout contre le mystère de la vie, c’est savoir l’accueillir au point de se réchauffer à son contact.

PÉPIN, Charles, La confiance en soi – Une philosophie, Chapitre 10 – Faites confiance au mystère – La confiance en la vie, p. 167.

Le philosophe Charles Pépin s’en prend au« « coachs les moins inspirés » pour qui « il s’agit toujours de se  »reprogrammer », de  »trouver son mode d’emploi », son  »logiciel », quand ce n’est pas carrément la  »combinaison du coffre-fort » ». « Chez eux, écrit-il, la métaphore dominante est informatique ou mécanique. »

(…) Quiconque entreprend une recherche internet sur la confiance en soi tombe immédiatement sur de telles métaphores, entre les  »sept techniques pour prendre confiance en soi » et  »les trois clés de la confiance ». Au milieu de ces métaphores sont présentées des méthodes de pure autosuggestion, dans la ligne de la méthode Coué :  »Levez-vous chaque matin en vous disant que ça va mieux qu’hier »,  »Regardez-vous dans la glace au réveil en vous répétant que vous êtes génial »,  »Formulez à haute et distincte vois vos objectifs », etc.

Ces injonctions sont aussi bêtes que méchantes. Bêtes : elles constituent autant d’insultes à la complexité de l’esprit humain. Méchantes surtout : elle risquent de nous culpabiliser davantage lorsque nous souffrons d’anxiété. Si je manque de confiance en moi et que l’on me répète qu’il est très simple de la regagner, qu’il suffit pour cela de me  »reprogrammer » en sept jours et de me motiver chaque matin devant mon miroir, que vais-je éprouver en cas d’échec. Ne vais-je pas me sentir encore plus responsable, encore plus fautif ? Je suis frappé d’observer la violence de toutes ces injonctions, de voir combien elles manquent de tendresse. »

PÉPIN, Charles, La confiance en soi – Une philosophie, Chapitre 10 – Faites confiance au mystère – La confiance en la vie, p. 168.

Ah ! Toutes ces histoires d’autosuggestion impliquant la pensée positive, je les redoute comme la peste depuis toujours. Dès mon adolescence, je les ai trouvées insignifiantes, inutiles, trompeuses, etc. Puis a surgi de nulle part la fameuse expression « Je t’envoie des énergies positives » ou « des ondes positives » et dans laquelle je ne perçois que de la crédulité et de la naïveté. Avez-vous déjà répondu à celui ou celle qui prétend vous envoyer des énergies positives que vous ne les avez pas reçues ? La réponse est : « Je te les envoie de nouveau ». Comment peut-on croire en une chose pareille, en une telle magie ? Il faut souligner que c’est beaucoup plus facile de se dédouaner de tout acte concret d’entraide avec un « Je t’envoie des ondes positives ». Ainsi, il n’est plus nécessaire de « mettre la main à la pâte ».

En conclusion de « La confiance en soi – Une philosophie », le philosophe Charles Pépin termine son œuvre avec ces mots :

Avoir confiance en soi, ce n’est pas être sûr de soi. C’est trouver le courage d’affronter l’incertain au lieu de le fuir. Trouver dans le doute, tout contre lui, la force de s’élancer ».

PÉPIN, Charles, La confiance en soi – Une philosophie, Conclusion, p. 184.


Je vous recommande chaudement la lecture de ce livre si vous manquez de confiance en soi. Le philosophe Charles Pépin en cerne tous les aspects. C’est un livre pratique unique.


J’accorde cinq étoiles sur cinq

*****

au livre

LA CONFIANCE EN SOI

UNE PHILOSOPHIE

du philosophe Charles Pépin


Ce livre est en vente au Québec chez votre libraire

sur le site web leslibraires.ca

et chez Renaud-Bray


dossier-consulter-un-philosophe.01

Page d’accueil du dossier

Articles du dossier

Article # 1 : Introduction

Témoignage de ma recherche personnelle au sujet de la philothérapie (philosophie + thérapie) ou, si vous préférez, de la pratique de la philosophie en clinique. Il s’agit de consultation individuel ou de groupe offert par un philosophe praticien pour nous venir en aide. Elle se distingue de la « psychothérapie » (psychologie + thérapie) en ce qu’elle utilise des ressources et des procédés et poursuit de objectifs propres à la philosophie. On peut aussi parler de « philosophie appliquée ».

Article # 2 : Mise en garde contre le copinage entre la philosophie et la psychologie

La philothérapie gagne lentement mais sûrement en popularité grâce à des publications de plus en plus accessibles au grand public (voir l’Introduction de ce dossier).

L’un des titres tout en haut de la liste s’intitule « Platon, pas Prozac! » signé par Lou Marinoff paru en français en l’an 2000 aux Éditions Logiques. Ce livre m’a ouvert à la philothérapie.

L’auteur est professeur de philosophie au City College de New York, fondateur de l’Association américaine des praticiens de la philosophie (American Philosophical Practitioners Association) et auteurs de plusieurs livres.

Article # 3 : Philothérapie – Libérez-vous par la philosophie, Nathanaël Masselot, Les Éditions de l’Opportun

Présentation du livre Philothérapie – Libérez-vous par la philosophie suivie de mes commentaires de lecture.

Article # 4 : Sur le divan d’un philosophe – La consultation philosophie : une nouvelle démarche pour se connaître, changer de perspective, repenser sa vie. Jean-Eudes Arnoux, Éditions Favre

Présentation du livre Sur le divan d’un philosophe – La consultation philosophie : une nouvelle démarche pour se connaître, changer de perspective, repenser sa vie suivie de mes commentaires de lecture.

Article # 5 : Philosopher pour se retrouver – La pratique de la philo pour devenir libre et oser être vrai, Laurence Bouchet, Éditions Marabout

Cet article présente et relate ma lecture du livre « Philosopher pour se retrouver – La pratique de la philo pour devenir libre et oser être vrai », de Laurence Bouchet aux Éditions Marabout. Malheureusement ce livre n’est plus disponible à la vente tel que mentionné sur le site web de l’éditeur. Heureusement on peut encore le trouver et l’acheter dans différentes librairies en ligne.

Article # 6 : Une danse dangereuse avec le philothérapeute Patrick Sorrel

Cet article se penche sur l’offre du philothérapeute Patrick Sorrel.

Article # 7 : La consultation philosophique – L’art d’éclairer l’existence, Eugénie Vegleris

Le livre « La consultation philosophique – L’art d’éclairer l’existence » de Madame Eugénie Vegleris aux Éditions Eyrolles se classe en tête de ma liste des meilleurs essais que j’ai lu à ce jour au sujet de la « philothérapie ».

Article # 8 : Guérir la vie par la philosophie, Laurence Devillairs, Presses universitaires de France

À ce jour, tous les livres dont j’ai fait rapport de ma lecture dans ce dossier sont l’œuvre de philosophes consultants témoignant de leurs pratiques fondées sur le dialogue. Le livre « Guérir la vie par la philosophie » de Laurence Devillairs aux Presses universitaires de France (PUF) diffère des précédents parce que l’auteure offre à ses lecteurs une aide direct à la réflexion sur différents thèmes.

Article # 9 : Du bien-être au marché du malaise – La société du développement personnel – par Nicolas Marquis aux Presses universitaires de France

J’ai lu ce livre à reculons. J’ai appliqué les feins dès les premières pages. L’objectivité sociologique de l’auteur m’a déplu. Ce livre présente aux lecteurs des observations, que des observations. L’auteur n’en tire aucune conclusion.

Article # 10 : Happycratie : comment l’industrie du bonheur a pris le contrôle de nos vies, Eva Illouz et Edgar Cabanas, Premier Parallèle, 2018

J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq parce qu’il m’a révélé les coulisses de la quête du bonheur au cœur de notre société néo-libérale. Je savais que cette obsession du bonheur circulait au sein de la population, notamment par le biais des coach de vie et des agents de développement personnel, mais je n’aurais jamais imaginé qu’elle cachait une véritable industrie soutenue par une idéologie psychologisante. Jusque-là, je ne connaissais de cette industrie que le commerce des livres et la montée en puissance des coachs de vie dédiés à la recherche du bonheur.

Article # 11 : La consultation philosophique, Oscar Brenifier, Éditions Alcofribas, 2020

J’ai adoré ce livre. Il est dense, très dense. On ne peut pas le lire comme un roman. Me voici enfin devant un auteur qui dit tout, où, quand, comment il observe, comment il pense, comment il chemine, comment il voit, comment il entend, comment il anticipe, comment il tire ses conclusions… Bref, un auteur qui expose son propre système de pensée dans un essai plus que formateur pour le nôtre.

Article # 12 : Fin du chapitre : Oscar Brenifier, philosophe praticien

La lecture du livre «La consultation philosophique» signé par le philosophe praticien Oscar Brenifier (voir article #11 de notre dossier «Consulter un philosophe – Quand la philosophie nous aide») nous apprend qu’il adresse un document à ses clients potentiels. J’ai écrit à monsieur Brenifier pour lui demander s’il pouvait me faire parvenir ce document.

Article # 13 : La philo-thérapie, Éric Suárez, Éditions Eyrolles, 2007

Cet article présente et relate ma lecture du livre du «La philo-thérapie» de Éric Suárez, Docteur en philosophie de l’Université Laval (Québec), philosophe praticien (Lausanne), publié en 2007 aux Éditions Eyrolles. Ce livre traite de la consultation philosophique ou, si vous préférez, de la philo-thérapie, d’un point de vue pratique. En fait, il s’agit d’un guide pour le lecteur intéressé à acquérir sa propre approche du philosopher pour son bénéfice personnel. Éric Suárez rassemble dans son ouvrage vingt exemples de consultation philosophiques regroupés sous cinq grands thèmes : L’amour, L’image de soi, La famille, Le travail et le Deuil.

Article # 14 : Comment choisir son philosophe ? Guide de première urgence à l’usage des angoissés métaphysiques, Oreste Saint-Drôme avec le renfort de Frédéric Pagès, La Découverte, 2000

Ce livre se caractérise par l’humour de son auteur et se révèle ainsi très aisé à lire. D’ailleurs l’éditeur nous prédispose au caractère divertissant de ce livre en quatrième de couverture : «Étudier in extenso la pensée des grands théoriciens et en extraire un mode de réflexion agissant est une mission impossible pour l’honnête homme/femme. C’est pourquoi l’auteur de cet ouvrage aussi divertissant que sérieux propose des voies surprenantes au premier abord, mais qui se révèlent fort praticables à l’usage. L’une passe par la rencontre avec la vie et la personnalité du philosophe : la voie des affinités électives».

Article # 15 : La philosophie comme manière de vivre, Pierre Habot, Entretiens avec Jeanne Cartier et Arnold I Davidson, Le livre de poche – Biblio essais, Albin Michel, 2001

Référencé par un auteur à mon programme de lecture, le livre «La philosophie comme manière de vivre» m’a paru important à lire. Avec un titre aussi accrocheur, je me devais de pousser plus loin ma curiosité. Je ne connaissais pas l’auteur Pierre Hadot : «Pierre Hadot (né à Paris, le 21 février 1922, et mort à Orsay, le 24 avril 20101) est un philosophe, historien et philologue français, spécialiste de l’Antiquité, profond connaisseur de la période hellénistique et en particulier du néoplatonisme et de Plotin. Pierre Hadot est l’auteur d’une œuvre développée notamment autour de la notion d’exercice spirituel et de la philosophie comme manière de vivre.» (Source : Wikipédia)

Article # 16 : La philosophie, un art de vivre de vivre, Collectif sous la direction de Jean-François Buisson, Les Éditions Cabédita, 2021

Jeanne Hersch, éminente philosophe genevoise, constate une autre rupture encore, celle entre le langage et la réalité : « Par-delà l’expression verbale, il n’y a pas de réalité et, par conséquent, les problèmes ont cessé de se poser (…). Dans notre société occidentale, l’homme cultivé vit la plus grande partie de sa vie dans le langage. Le résultat est qu’il prend l’expression par le langage pour la vie même. » (L’étonnement philosophique, Jeanne Hersch, Éd. Gallimard.) / On comprend par là qu’aujourd’hui l’exercice du langage se suffit à lui-même et que, par conséquent, la philosophie se soit déconnectée des problèmes de la vie quotidienne.» Source : La philosophie, un art de vivre, Collectif sous la direction de Jean-François Buisson, Les Éditions Cabédita, 2021, Préface,  p. 9.

Article # 17 : Socrate à l’agora : que peut la parole philosophique ?, Collectif sous la direction de Mieke de Moor, Éditions Vrin, 2017

J’ai trouvé mon bonheur dès l’Avant-propos de ce livre : «Laura Candiotto, en insistant sur le rôle joué par les émotions dans le dialogue socratique ancien et sur l’horizon éthique de celui-ci, vise à justifier théoriquement un «dialogue socratique intégral», c’est-à-dire une pratique du dialogue socratique qui prend en compte des émotions pour la connaissance.» Enfin, ai-je pensé, il ne s’agit plus de réprimer les émotions au profit de la raison mais de les respecter dans la pratique du dialogue socratique. Wow ! Je suis réconforté à la suite de ma lecture et de mon expérience avec Oscar Brenifier dont j’ai témoigné dans les articles 11 et 12 de ce dossier.

Article # 18 : La philosophie, c’est la vie – Réponses aux grandes et aux petites questions de l’existence, Lou Marinoff, La table ronde, 2004

Lou Marinoff occupe le devant de la scène mondiale de la consultation philosophique depuis la parution de son livre PLATON, PAS PROJAC! en 1999 et devenu presque’intantément un succès de vente. Je l’ai lu dès sa publication avec beaucoup d’intérêt. Ce livre a marqué un tournant dans mon rapport à la philosophie. Aujourd’hui traduit en 27 langues, ce livre est devenu la bible du conseil philosophique partout sur la planète. Le livre dont nous parlons dans cet article, «  La philosophie, c’est la vie – Réponses aux grandes et aux petites questions de l’existence », est l’une des 13 traductions du titre original « The Big Questions – How Philosophy Can Change Your Life » paru en 2003.

Article # 19 : S’aider soi-même – Une psychothérapie par la raison, Lucien Auger, Les Éditions de l’Homme

J’ai acheté et lu « S’aider soi-même » de Lucien Auger parce qu’il fait appel à la raison : « Une psychothérapie par la raison ». Les lecteurs des articles de ce dossier savent que je priorise d’abord et avant tout la philothérapie en place et lieu de la psychothérapie. Mais cette affiliation à la raison dans un livre de psychothérapie m’a intrigué. D’emblée, je me suis dit que la psychologie tentait ici une récupération d’un sujet normalement associé à la philosophie. J’ai accepté le compromis sur la base du statut de l’auteur : « Philosophe, psychologue et professeur ». « Il est également titulaire de deux doctorats, l’un en philosophie et l’autre en psychologie » précise Wikipédia. Lucien Auger était un adepte de la psychothérapie émotivo-rationnelle créée par le Dr Albert Ellis, psychologue américain. Cette méthode trouve son origine chez les stoïciens dans l’antiquité.

Article # 20 (1/2) : Penser par soi-même – Initiation à la philosophie, Michel Tozzi, Chronique sociale

J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq et je peux même en rajouter une de plus, une sixième, pour souligner son importance et sa pertinence. Il faut le lire absolument ! Je le recommande à tous car il nous faut tous sortir de ce monde où l’opinion règne en roi et maître sur nos pensées.

Article # 20 (2/2) : Penser par soi-même – Initiation à la philosophie, Michel Tozzi, Chronique sociale

Dans la première partie de ce rapport de lecture du livre « Penser par soi-même – Initiation à la philosophie » de Michel Tozzi, je vous recommandais fortement la lecture de ce livre : « J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq et je peux même en rajouter une de plus, une sixième, pour souligner son importance et sa pertinence. Il faut le lire absolument ! Je le recommande à tous car il nous faut tous sortir de ce monde où l’opinion règne en roi et maître sur nos pensées.» Je suis dans l’obligation d’ajouter cette deuxième partie à mon rapport de lecture de ce livre en raison de ma relecture des chapitres 6 et suivants en raison de quelques affirmations de l’auteur en contradiction avec ma conception de la philosophie.

Article # 21 – Agir et penser comme Nietzsche, Nathanaël Masselot, Les Éditions de l’Opportun

J’accorde au livre Agir et penser comme Nietzsche de Nathanaël Masselot cinq étoiles sur cinq. Aussi facile à lire qu’à comprendre, ce livre offre aux lecteurs une excellente vulgarisation de la philosophie de Friedricha Wilhelm Nietzsche. On ne peut pas passer sous silence l’originalité et la créativité de l’auteur dans son invitation à parcourir son œuvre en traçant notre propre chemin suivant les thèmes qui nous interpellent.

Article # 23 – Pour une philothérapie balisée

Le développement personnel fourmille de personnes de tout acabit qui se sont improvisées conseillers, coachs, thérapeutes, conférenciers, essayistes, formateurs… et auxquelles s’ajoutent des praticiens issus des fausses sciences, notamment, divinatoires et occultes, des médecines et des thérapies alternatives. Bref, le développement personnel attire toute sorte de monde tirant dans toutes les directions.

Article # 24 – Comment nous pensons, John Dewey, Les empêcheurs de penser en rond / Seuil

Je n’aime pas cette traduction française du livre How we think de John Dewey. « Traduit de l’anglais (États-Unis) par Ovide Decroly », Comment nous pensons parait aux Éditions Les empêcheurs de penser en rond / Seuil en 2004. – Le principal point d’appui de mon aversion pour traduction française repose sur le fait que le mot anglais « belief » est traduit par « opinion », une faute majeure impardonnable dans un livre de philosophie, et ce, dès les premiers paragraphes du premier chapitre « Qu’entend-on par penser ? »

Article # 25 – Une philothérapie libre axée sur nos besoins et nos croyances avec Patrick Sorrel

Hier j’ai assisté la conférence Devenir philothérapeute : une conférence de Patrick Sorrel. J’ai beaucoup aimé le conférencier et ses propos. J’ai déjà critiqué l’offre de ce philothérapeute. À la suite de conférence d’hier, j’ai changé d’idée puisque je comprends la référence de Patrick Sorrel au «système de croyance». Il affirme que le «système de croyance» est une autre expression pour le «système de penser». Ce faisant, toute pensée est aussi une croyance.

Article # 26 – Une pratique philosophique sans cœur

J’éprouve un malaise face à la pratique philosophique ayant pour objectif de faire prendre conscience aux gens de leur ignorance, soit le but poursuivi par Socrate. Conduire un dialogue avec une personne avec l’intention inavouée de lui faire prendre conscience qu’elle est ignorante des choses de la vie et de sa vie repose sur un présupposé (Ce qui est supposé et non exposé dans un énoncé, Le Robert), celui à l’effet que la personne ne sait rien sur le sens des choses avant même de dialoguer avec elle. On peut aussi parler d’un préjugé philosophique.

Article # 27 – Êtes-vous prisonnier de vos opinions ?

Si votre opinion est faite et que vous n’êtes pas capable d’en déroger, vous êtes prisonnier de votre opinion. Si votre opinion est faite et que vous êtes ouvert à son évolution ou prêt à l’abandonner pour une autre, vous êtes prisonnier de l’opinion. Si votre opinion compte davantage en valeur et en vérité que les faits, vous êtes prisonnier de vos opinions. Si votre opinion est la seule manière d’exprimer vos connaissances, vous êtes prisonnier de vos opinions. Si vous pensez que l’opinion est le seul résultat de votre faculté de penser, vous êtes prisonnier de vos opinions. Si vous prenez vos opinion pour vraies, vous êtes prisonnier de vos opinions.

Article # 28 – La pratique philosophique – Une méthode contemporaine pour mettre la sagesse au service de votre bien-être, Jérôme Lecoq, Eyrolles, 2014

J’ai mis beaucoup de temps à me décider à lire « La pratique philosophique » de Jérôme Lecoq. L’auteur est un émule d’Oscar Brenifier, un autre praticien philosophe. J’ai vécu l’enfer lors de mes consultations philosophiques avec Oscar Brenifier. Ainsi toute association de près ou de loin avec Oscar Brenifier m’incite à la plus grande des prudences. Jérôme Lecoq souligne l’apport d’Oscar Brenifier dans les Remerciements en première page de son livre « La pratique philosophique ».

Article # 29 – Je sais parce que je connais

Quelle est la différence entre « savoir » et « connaissance » ? J’exprime cette différence dans l’expression « Je sais parce que je connais ». Ainsi, le savoir est fruit de la connaissance. Voici quatre explications en réponse à la question « Quelle est la différence entre savoir et connaissance ? ».

Article # 30 – Les styles interpersonnels selon Larry Wilson

J’ai décidé de publier les informations au sujet des styles interpersonnels selon Larry Wilson parce que je me soucie beaucoup de l’approche de la personne en consultation philosophique. Il m’apparaît important de déterminer, dès le début de la séance de philothérapie, le style interpersonnel de la personne. Il s’agit de respecter la personnalité de la personne plutôt que de la réprimer comme le font les praticiens socratiques dogmatiques. J’ai expérimenté la mise en œuvre de ces styles inter-personnels avec succès.

Article # 31 – La confiance en soi – Une philosophie, Charles Pépin, Allary Éditions, 2018

Le livre « La confiance en soi – Une philosophie » de Charles Pépin se lit avec une grande aisance. Le sujet, habituellement dévolue à la psychologie, nous propose une philosophie de la confiance. Sous entendu, la philosophie peut s’appliquer à tous les sujets concernant notre bien-être avec sa propre perspective.

D’AUTRES ARTICLES SONT À VENIR


Serge-André Guay, auteur et président éditeur
Fondation littéraire Fleur de Lys