Traduction de l’anglais au français par Google Gemini
Description
Grâce aux contributions de dix-huit praticiennes de la consultation venues de douze pays différents, cet ouvrage est le premier à offrir un panorama des pratiques philosophiques émergentes sous une perspective exclusivement féminine. Il donne la parole à la pensée des femmes et brosse pour le lecteur le portrait vivant d’une philosophie mise au service des personnes et conçue comme un apprentissage pour quiconque aspire à une existence pleinement vécue. Puisant dans leur expérience de terrain, les autrices entremêlent analyses philosophiques, évolutions des attitudes et récits de vie réels, exhumant ainsi cette âme oubliée de la pensée philosophique que nos ancêtres nommaient l’Anima. Le livre offre un tableau animé, alerte et plein de vitalité de la philosophie en pratique, bien loin de la rigidité et de la gravité stéréotypée de son image traditionnelle. Nul doute qu’il saura inciter les lecteurs à vivre leurs pensées et à penser leur vie.
Table des matières
Chapitre 1 : Les femmes pensent en chuchotant dans un pays en développement : un regard à travers le prisme de la consultation philosophique, Riella Morhayim
Chapitre 2 : La thérapie en Serbie sous l’angle du genre, Natasa Radovanovic
Chapitre 3 : L’éveil de l’« Anima » dans la consultation philosophique, Silvia Bakirdjian
Chapitre 4 : La consultation philosophique en fin de vie : une perspective de genre, Luisa Sesino
Chapitre 5 : L’Éros du doute, Heidi Salaverría
Chapitre 6 : L’humour philosophique pour les femmes — (et les hommes) : combattre la honte et le dégoût, Lydia Amir
Chapitre 7 : Le besoin d’être nécessaire [ou Le besoin que l’on ait besoin de soi], Ora Gruengard
Chapitre 8 : Sexe, rencontres amoureuses et amour : différences entre hommes et femmes, Roxana Kreimer
Chapitre 9 : Émotions rationnelles dans la consultation philosophique, Marianne Vahl
Chapitre 10 : L’éveil de la phronêsis (????????) : pratique philosophique et appel aux valeurs féminines traditionnelles, Camilla Angeltun
Chapitre 11 : Il vient à ma consultation : partager les sensibilités, Rayda Guzmán González
Chapitre 12 : À quoi pourrait ressembler une consultation philosophique vêtue des habits de S… (titre original complet : « …de l’armoire de Simone de Beauvoir, Le Deuxième Sexe ? »), Narelle Arcidiacono
Texte original en anglais
Description
With contributions from eighteen professional women counselors from twelve different countries, this book is the first to provide an overview of new-born philosophical practices from an entirely female perspective. It gives voice to women’s thoughts and brings to the reader a living portrait of philosophy as a service to people and a training for those in search of a fully lived existence. As the authors draw on first-hand experience, their philosophical analyses intertwine with changes in attitudes and real-life stories, unearthing that forgotten soul of philosophical thought which our ancestors referred to as the Anima. The book provides a lively, sprightly and vivacious picture of how philosophy is used in practice, a long way from the rigidness and stereotypical severity of its traditional image. It will not fail to inspire readers to live their thoughts and think their lives.
Table of Contents
Chapter 1: Women Think in Whispers in a Developing Country: A Glance through The Lens Of Philosophical Counseling, Riella Morhayim
Chapter 2: Therapy in Serbia from a Gender Perspective, Natasa Radovanovic
Chapter 3: The Awakening of ‘Anima’ in Philosophical Counseling, Silvia Bakirdjian
Chapter 4: Philosophical Counseling at the End of Life. A Gender Perspective, Luisa Sesino
Chapter 5: The Eros of Doubting, Heidi Salaverría
Chapter 6: Philosophic Humor for Women – (and Men): Fighting Shame and Disgust, Lydia Amir
Chapter 7: The Need to Be Needed, Ora Gruengard
Chapter 8: Sex, Dating and Love: Differences between Men and Women, Roxana Kreimer
Chapter 9: Rational Emotions in Philosophical Counselling, Marianne Vahl
Chapter 10: The Awakening of ???????? (Phronesis): Philosophical Practice and the Call for Traditional Female Values, Camilla Angeltun
Chapter 11: He comes to my practice: sharing sensibilities, Rayda Guzmán González
Chapter 12: How Might Philosophical Counseling be in Garments From S
Traduction de l’anglais au français par Google Gemini
1. Sur l’égalité, la différence et l’accompagnement (Introduction)
Anglais :
« There is no doubt that women and men are equal. […] But being equal doesn’t mean being the same. Women and men are different; they’re not the same. In fact, no two people on earth are the same, not even identical twins. » — Peter Raabe (p. 1)
Français :
« Il ne fait aucun doute que les femmes et les hommes sont égaux. […] Mais être égaux ne signifie pas être identiques. Les femmes et les hommes sont différents ; ils ne sont pas pareils. De fait, il n’existe pas deux êtres humains identiques sur Terre, pas même des jumeaux univitellins. »
2. Sur l’occultation historique de la pensée des femmes (Introduction)
Anglais :
« Regaining our voices as both women and philosophers is the fundamental first step to regaining our ability for dialogue, which is the royal road to thinking differently. This is what philosophical counseling aims to be: a via regia toward dia-logos and con-versation. » — Luisa de Paula (p. 6)
Français :
« Recouvrer notre voix, à la fois en tant que femmes et en tant que philosophes, constitue le premier pas fondamental pour reconquérir notre aptitude au dialogue, qui est la voie royale pour penser autrement. C’est précisément ce que la consultation philosophique ambitionne d’être : une via regia vers le dia-logos et la con-versation. »
3. Sur la transformation par la philosophie dans l’adversité (Chapitre 1)
Anglais :
« It is always useful to keep in mind that people cannot easily change their circumstances, but always change the way they interpret them. Besides, not every problem has an immediate solution, but a counselee can reconsider the problem from a certain or different perspective. » — Riella Morhayim (p. 24)
Français :
« Il est toujours salutaire de garder à l’esprit que l’on ne peut pas aisément changer ses conditions d’existence, mais que l’on peut toujours changer la façon dont on les interprète. De surcroît, tout problème n’appelle pas une solution immédiate, mais la personne consultante peut le réexaminer sous un angle neuf ou singulier. »
4. Sur le silence et l’écoute profonde dans la consultation (Chapitre 3)
Anglais :
« Just like in a Zen state of consciousness, a mere gesture, a listening ear, a well-timed silence, the right tempo in the inner play between words and silences, a generous emptiness, all become for women the most valuable philosophical treasure they could offer. » — Silvia Bakirdjian (p. 42)
Français :
« À la manière d’un état de conscience zen, un simple geste, une oreille attentive, un silence opportun, la juste mesure dans le jeu intérieur entre les paroles et les silences, un vide généreux : tout cela devient pour les femmes le trésor philosophique le plus précieux qu’elles puissent offrir. »
5. Sur l’accompagnement et le sens au seuil de la fin de vie (Chapitre 4)
Anglais :
« Widening our perspective on things to actually live what happens to us. I believe this is a good definition of philosophical work. The time of illness, then, is no longer a meaningless time subtracted from life, but it becomes—for some people at least—a time of deeper understanding and experience of life itself. » — Luisa Sesino (p. 54)
Français :
« Élargir notre regard sur les choses pour habiter pleinement ce qui nous arrive : j’estime qu’il s’agit là d’une juste définition du travail philosophique. Le temps de la maladie cesse dès lors d’être un temps vide de sens dérobé à l’existence, pour devenir — à tout le moins pour certains — un moment de compréhension plus intime et d’expérimentation plus profonde de la vie elle-même. »
6. Sur la fécondité créatrice du doute (Chapitre 5)
Anglais :
« Doubt is the foundation of creativity; it brings the new into the world. Admitting the dubitability of our own positioning at first sight seems to be a dangerous path. But, in the long run, it proves not only to enhance stability, because elastic systems are more resilient than static ones, but also to prevent and oppose violence—against oneself and against others. » — Heidi Salaverría (p. 79)
Français :
« Le doute est le fondement même de la créativité ; il fait advenir la nouveauté dans le monde. Admettre la contingence de son propre positionnement peut de prime abord sembler périlleux. Pourtant, à terme, cela s’avère non seulement renforcer la stabilité — car les systèmes souples sont plus résilients que les structures rigides —, mais aussi prévenir et contrecarrer la violence, qu’elle soit dirigée contre soi-même ou contre autrui. »
7. Sur l’humour comme vecteur d’acceptation de soi (Chapitre 6)
Anglais :
« Self-directed intra-personal humor enables to acknowledge feelings and thoughts, maintain ambivalence toward them, and live in a state of full awareness of internal conflicts and reduced tension from them. […] humor eventually helps to alter the balance that characterizes ambivalence in a gradual movement toward inner resolution of the intra-personal conflict. » — Lydia Amir (p. 89)
Français :
« L’humour intrapersonnel dirigé vers soi permet de reconnaître ses sentiments et ses pensées, de maintenir à leur endroit une certaine ambivalence, et de vivre dans la pleine conscience de ses conflits intérieurs tout en en désamorçant la tension. […] l’humour contribue finalement à faire basculer l’équilibre de cette ambivalence dans un mouvement progressif de résolution du conflit intérieur. »
Article rédigé avec l’Intelligence artificielle GEMINI de Google
Ce livre, intitulé Women in Philosophical Counseling: The Anima of Thought in Action, est un ouvrage collectif dirigé par Luisa de Paula et Peter Raabe, publié en 2015. Il rassemble les réflexions et expériences de praticiennes de la consultation philosophique à travers le monde.
Voici les grands axes et le contenu de l’ouvrage :
1. Thèse centrale et constat de départ
L’absence historique des femmes dans la philosophie : Dans son introduction, Luisa de Paula relève l’invisibilisation quasi systématique des femmes dans l’histoire de la philosophie occidentale. Elle montre que le modèle philosophique dominant a souvent promu un ego autosuffisant, purement rationnel et déconnecté du corps et des affects.
Égalité et reconnaissance de la différence : Peter Raabe souligne que l’égalité entre hommes et femmes n’implique pas l’uniformité. Dans la pratique de l’accompagnement et du soin, ignorer les différences vécues (qu’elles soient sociales, relationnelles ou émotionnelles) peut nuire à l’efficacité du soutien.
L’apport du regard féminin : Le livre propose d’intégrer dans la pratique philosophique des dimensions trop souvent dévalorisées : l’écoute, l’empathie, l’acceptation de la vulnérabilité, le doute fécond et l’attention aux émotions.
2. Structure et thèmes principaux
L’ouvrage est organisé en cinq grandes parties :
I. Listening to Whispers (Écouter les murmures)
Femmes dans les contextes traditionnels ou en transition : Riella Morhayim aborde la pratique de la consultation philosophique en Turquie, où des femmes privées d’autonomie (interdiction d’étudier, mariages arrangés, pressions vestimentaires) trouvent dans la réflexion philosophique un moyen de clarifier leur situation et de faire entendre leur voix. Natasa Radovanovic analyse les blocages culturels et le tabou social entourant la thérapie en Serbie sous l’angle du genre.
Éveil de l’« Anima » : Silvia Bakirdjian examine la dualité anima/animus, la place du silence et l’écoute phénoménologique (s’appuyant sur Heidegger et Lévinas).
Soins de fin de vie : Luisa Sesino montre comment l’accompagnement philosophique en soins palliatifs permet d’accueillir la souffrance, la limite et la quête de sens au seuil de la mort, en valorisant l’être plutôt que le faire.
II. Enhancing Doubt (Valoriser le doute)
L’Éros du doute : Heidi Salaverría critique l’illusion contemporaine de la certitude absolue et réhabilite le doute comme une dynamique féconde, créative et libératrice, indispensable pour redéfinir son positionnement au monde sans rigidité.
L’humour philosophique : Lydia Amir explore comment l’humour dirigé vers soi permet de dépasser les sentiments intériorisés de honte et de dégoût corporels imposés aux femmes, favorisant ainsi l’auto-acceptation.
Le besoin d’être nécessaire : Ora Gruengard analyse les justifications morales entourant le besoin « d’être utile » ou d’aider autrui.
Amour et sexualité : Roxana Kreimer examine les dynamiques affectives et les différences hommes-femmes.
III. Thinking Emotions (Penser les émotions)
Les autrices (notamment Marianne Vahl et Camilla Angeltun) étudient le lien entre rationalité et vie émotionnelle, réhabilitant la phronêsis (prudence / sagesse pratique aristotélicienne) et certaines valeurs traditionnellement associées au féminin.
IV. Sharing Insights (Partager les perspectives)
Cette section explore l’application concrète des pensées féministes (comme l’héritage du Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir via Narelle Arcidiacono) au dialogue philosophique, ainsi que l’édification morale et les échanges entre femmes.
V. Acting to Change (Agir pour changer)
Les derniers chapitres abordent les dimensions d’émancipation et d’action politique : le rôle de la femme comme figure de soin/guérison, la dénonciation du sexisme dans le milieu académique de la philosophie, le soutien face aux violences conjugales, et la déconstruction philosophique (Helen Douglas).
En somme, ce livre démontre que la consultation philosophique ne doit pas se limiter à un exercice logique froid ou théorique, mais constitue un outil pratique d’émancipation personnelle et de réconciliation avec la vie concrète, particulièrement adapté aux problématiques vécues par les femmes.
MON COMMENTAIRE
Cette approche humaine dévolue aux femmes philosophes consultantes implique que l’approche de la consultation philosophique par les hommes est moins humaine que celle des femmes consultantes en philosophie.
LA RÉPONSE DE GOOGLE GEMINI
Les auteurs de l’ouvrage réfutent précisément cette conclusion binaire et soulignent que la pratique masculine n’est ni moins humaine ni moins efficace. Plusieurs éléments du texte viennent éclairer cette nuance :
L’efficacité et la bienveillance ne dépendent pas du genre : Silvia Bakirdjian précise explicitement que les différences observées dans la manière de mener les séances « n’affectent en rien leur compétence professionnelle ou leur efficacité ». Elle ajoute que le taux de réussite — défini comme le potentiel d’atténuer la souffrance d’autrui — s’avère « très élevé dans tous les cas », car c’est l’intention désintéressée d’aider (la compassion) qui prime.
L’impossibilité d’une frontière étanche : Bakirdjian souligne qu’il est « totalement impossible d’établir une ligne de démarcation nette entre consultants et consultantes ». Elle observe que de nombreux hommes atteignent exactement la même écoute, la même sérénité et le même tempérament que les femmes.
L’Anima et l’Animus comme dimensions intérieures partagées : Les notions d’anima (pôle de l’écoute, de la réceptivité, de l’âme) et d’animus (pôle de l’action, de la doctrine, de la décision) ne sont pas conçues comme des catégories biologiques exclusives, mais comme deux visages de l’esprit présents chez chaque être humain. L’accent mis sur ces approches vise à réhabiliter le pôle féminin chez l’homme comme chez la femme, et non à décréter qu’un sexe est intrinsèquement supérieur à l’autre dans le soin.
Deux styles d’intervention complémentaires : Le livre décrit des tendances générales issues de la socialisation plutôt que des carences d’humanité :
Les praticiens masculins ont plus souvent tendance à privilégier une posture orientée vers la résolution, la démonstration et la proposition de doctrines pour guider la prise de décision (« Décision-Prescription »).
Les praticiennes féminines privilégient fréquemment une écoute prolongée, le silence, l’accueil des émotions et l’invitation faite à l’autre de cheminer à son propre rythme.
Peter Raabe rappelle par ailleurs que si les hommes et les femmes sont égaux, ils ne sont pas identiques, et que la manière d’interagir et de répondre aux besoins existentiels s’exprime sous des formes différentes. Il ne s’agit donc pas d’une hiérarchie d’humanité, mais de styles relationnels et d’outils philosophiques distincts face à la vulnérabilité humaine.
Quelle est la différence entre « savoir » et « connaissance » ? J’exprime cette différence dans l’expression « Je sais parce que je connais ». Ainsi, le savoir est fruit de la connaissance. Voici quatre explications en réponse à la question « Quelle est la différence entre savoir et connaissance ? ».
Connaissance – Savoir (définitions)
Le terme français « connaissance » vient du vieux français « conoistre » qui date du XIe siècle. Ce dernier dérive du latin cognescere et noscere qui veulent dire à la fois apprendre, connaître et savoir. Savoir dérive du latin sapere et sapio qui signifient avoir du goût, de l’intelligence, de la prudence. Dans le langage courant, connaissance et savoir sont plus ou moins synonymes.
Il est cependant intéressant de distinguer le processus actif de production, que nous nommerons la « connaissance », de son résultat, que nous appellerons le « savoir » ou « savoir acquis ». Il s’agit de faire jouer la différence entre l’action et son résultat, ce qui revient à dire que la mise en œuvre d’une connaissance produit du savoir.
La connaissance est un rapport actif au monde qui vise à s’en faire une représentation et à l’expliquer. Cette activité associe généralement l’action et la réflexion. Il existe divers types de connaissances plus ou moins efficaces, plus ou moins fiables et réalistes.
Le savoir acquis est le corpus des notions admises et transmises, l’ensemble organisé d’informations dans un domaine donné. Une partie du savoir acquis représente le monde d’une certaine manière et peut être utilisé à des fins pratiques. Il demande seulement à être appris et il se cumule au fil des générations constituant ainsi la culture.
La qualité des savoirs dépend du processus de connaissance utilisé pour les produire. On peut distinguer le savoir issu de la réflexion philosophique, le savoir issu de la pratique scientifique, le savoir issu de la croyance religieuse, les savoir-faire pratiques, etc. La qualité des savoirs est variable et dépend du type de procédé (du type de connaissance) qui a été utilisé pour le constituer. La valeur du savoir dépend de la qualité épistémique du processus qui l’a engendré.
Deux savoirs concurrents sur la même chose ne sont pas nécessairement départageables de prime abord. Par exemple, deux savoirs sur le monde, l’un affirmant que la Terre est au centre de l’Univers, et l’autre qu’elle tourne autour du Soleil qui est lui-même situé dans un espace quasi infini ne sont départageables que si l’on connaît le processus qui les a produit. Le géocentrisme est un savoir issu de l’observation ordinaire et de la tradition religieuse ; l’héliocentrisme demande des calculs mathématiques à partir d’observations astronomiques.
Le contenu du savoir comme sa qualité dépendent du mode de connaissance qui a servi à le produire. Les procédés théorico-empiriques valides produisent des savoirs vrais, adéquats à l’Univers, et les connaissances immédiates subjectives et non démontratives, des savoirs faux, incertains, ou fictifs.
Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation 2016
La série « Que penser… ? » s’adresse à des personnes intéressées par les questions pédagogiques hors du cercle des professionnels. Chaque thème est traité à l’occasion d’une demande formulée par un.e journaliste ou un autre relais d’opinion, et sous la forme d’un texte bref répondant à quelques questions clefs. L’intention de la série est de résumer les résultats de la recherche en conciliant complexité des enjeux et simplicité du propos. Exercice difficile dans ce texte-ci, d’abord destiné aux étudiant.e.s pour qui le savoir est une question…
1. Qu’est-ce que (le) savoir ?
Qu’est-ce que le savoir (le nom) ? Et qu’est-ce que savoir (le verbe)? Répondre à ces deux questions, c’est prétendre savoir, non seulement ce qu’est le savoir, mais aussi ce que savent ceux qui disent savoir. C’est donc un exercice périlleux, voire prétentieux : qui aurait tant de savoirs à sa disposition, qu’il puisse définir ces deux choses-là (le savoir et le verbe savoir) sans discussion ? Distinguer une personne savante d’une personne ignorante est un pouvoir important : celui qui fixe la limite entre la vérité et le mensonge, le bien et le mal, le beau et le laid, etc. A priori, ce pouvoir est réservé aux experts, ceux qui connaissent précisément le sujet dont il est chaque fois question. Partons d’un exemple fameux : celui de la place de l’Homme dans l’Univers. Désigner ceux d’entre nous qui savent aujourd’hui que la Terre tourne autour du Soleil (et pas l’inverse) est apparemment évident. Mais cela ne le fut pas toujours, et le sera-ce éternellement ? Nos ancêtres, nous le savons (sic), ont cru au géocentrisme : observant la course du soleil dans le ciel, ils pensèrent logiquement que la boule de feu leur tournait autour comme une guêpe tourne autour d’un pot de miel. Sauf que cette conclusion n’était qu’une illusion. Vinrent bientôt Copernic, Galilée et Newton, qui démontrèrent par la science, l’expérience et le calcul (donc par le raisonnement) que cette perception était apparemment évidente mais en réalité trompeuse, donc que le supposé savoir était une erreur, une fausse croyance plutôt qu’une vraie connaissance. « Je le vois, que le soleil, le soir, s’arrête ailleurs que le matin. Avec ça, il ne peut pas être immobile s’obstine l’assistant de Galilée dans la pièce de Bertolt Brecht. Tu vois ! Qu’est-ce que tu vois le rabroue son maître indigné. Tu ne vois rien du tout. Tu écarquilles les yeux, c’est tout. » Voir vraiment, c’est se méfier de ce qu’on a l’impression de voir innocemment. En vérité, les Terriens tournent autour du Soleil comme des voyageurs démarrant en gare dans un train : ce sont eux qui bougent, même s’ils croient que la rame stationnée en face part dans l’autre sens et avant eux… Ils croient savoir, oui, mais ils sont victimes d’impressions dont ils ne contrôlent pas, de l’extérieur, la véracité. Seule la foule postée sur le quai, hors des trains, sait quel convoi vient réellement de démarrer. À moins, ajoutera plus tard Einstein, que la gare soit elle-même en train de bouger… Ne confondons donc pas croire et savoir : une croyance est une prétention à la vérité qui peut s’avérer correcte, mais qui est objectivement infondée, irraisonnée ; un savoir est au contraire une prétention fondée, raisonnée, à la vérité. Revenons à l’héliocentrisme : la révolution copernicienne est- elle désormais incontestable, ne sera-t-elle (plus) jamais infirmée ? Rien n’est sûr pour l’éternité.
Supposons que la physique prouve un jour que nous sommes aujourd’hui encore abusés : que nous croyons à un monde qu’une théorie encore inconnue ramènera un jour au rang de superstition dépassée ? Cette théorie, bien sûr, n’est pas née. Rien ne dit qu’elle naîtra bientôt, mais qui peut décréter que nos convictions d’hommes du 21e siècle sont si parfaites que rien ne viendra jamais les réviser ? Peu de physiciens, en tout cas, puisque la plupart admettent au contraire qu’une théorie est scientifique, pas parce qu’elle serait irréfutable, mais au contraire parce qu’elle s’admet falsifiable, c’est-à-dire prête à s’incliner devant un savoir concurrent qui viendrait lui opposer des faits plus convaincants, des preuves plus solides, des raisons jusqu’ici insoupçonnées. Sur cette base, la philosophie moderne affirme que le savoir n’est pas la vérité, une sorte de dogme impossible à contester, mais que c’est une prétention à la véracité objective résistant mieux que toutes les autres aux épreuves de faillibilité. Ce savoir sera peut-être un jour invalidé, mais il ne pourra pas l’être au nom d’une croyance aveugle et bornée, refusant quant à elle d’être discutée. L’avenir n’est pas écrit. Il est ouvert. C’est pour cela – autre exemple édifiant – que la théorie darwinienne de l’évolution peut prétendre au statut de savoir, là où le créationnisme n’est en rien un savoir concurrent, mais une croyance se prétendant révélée, définitive et irrécusable, donc par là-même impossible à fonder collectivement sur une volonté de partager une et une seule réalité. Sans cette intention fondatrice de penser un monde commun, l’univers de certains groupes humains n’est pas celui des autres, et chacun d’eux peut détruire le groupe voisin au motif que la véritable vie se passe dans un paradis impalpable, dont la Terre n’est qu’un avatar dégradé et lointain. Une croyance dogmatique (« Dieu créa l’univers », « Salman Rushdie est un hérétique », « la contraception est un crime », « les Aryens sont supérieurs aux Juifs », « l’homosexualité est un péché »…) n’est en aucun destituable. La contester, c’est blasphémer, donc risquer la torture, la décapitation, le bûcher. D’où la rétractation forcée de Galilée. Où la stigmatisation de l’apôtre Thomas, suggérant de vérifier que Jésus était bien ressuscité. La foi religieuse, le credo politique ou la conviction personnelle ne sont pas des savoirs, mais des opinions non négociables que l’on garde pour soi ou que l’on impose aux autres par la force, à la manière dont le firent (ou le font encore) les Guerres de Religions, les Croisades, l’Inquisition, les pogroms, l’apartheid, le Jihad, etc. La démocratie remplace la violence par le bulletin de vote, le catéchisme par l’école, et veut régler les conflits par la discussion : elle indispose forcément ceux qui croient légitime (voire glorieux) de tuer les mécréants au nom de leur sacro-sainte vision du monde. Le savoir – scientifique ou non – se distingue de la pure certitude : il est partageable par tous ceux qui l’adoptent jusqu’à preuve du contraire ; il rassemble une communauté prête à s’interroger, dès que l’un de ses membres avancera une idée neuve susceptible de la faire douter.
La différence entre les verbes connaître et savoir est la suivante : connaître une chose c’est avoir une idée de ce qu’elle est, c’est pouvoir en parler. Savoir une chose c’est pouvoir utiliser ses connaissances en les mettant en pratique manuellement (broder…) ou intellectuellement (écrire une poésie…). Le savoir exige un ensemble de connaissances approfondies, intellectuelles et/ou manuelles, organisés en système cohérent, tout ceci lié par un but commun (exercer un métier, profiter d’un loisir (le jeu de boules…) ou vivre une passion (jouer d’un instrument de musique…). C’est le sujet, souvent aidé par une personne détenant déjà ce savoir, qui pilote l’organisation de toutes ces connaissances par un travail suivi de l’esprit. Avant de maîtriser correctement ce savoir il faut passer par un stade d’apprentissage obligatoire fait d’expérimentations puis de répétitions d’exercices. Cela permet d’acquérir des habitudes qui libèrent l’attention. Celle-ci est alors utilisée pour se consacrer aux adaptations de ce savoir à chaque cas particulier rencontré lors de l’exécution des tâches. Un exemple pour conclure : quand on apprend un métier ce sont de nombreuses prises de conscience successives qui permettent d’apprendre les gestes, les mécanismes de pensée et le vocabulaire indispensables à la pratique de celui-ci.
Témoignage de ma recherche personnelle au sujet de la philothérapie (philosophie + thérapie) ou, si vous préférez, de la pratique de la philosophie en clinique. Il s’agit de consultation individuel ou de groupe offert par un philosophe praticien pour nous venir en aide. Elle se distingue de la « psychothérapie » (psychologie + thérapie) en ce qu’elle utilise des ressources et des procédés et poursuit de objectifs propres à la philosophie. On peut aussi parler de « philosophie appliquée ».
La philothérapie gagne lentement mais sûrement en popularité grâce à des publications de plus en plus accessibles au grand public (voir l’Introduction de ce dossier).
L’un des titres tout en haut de la liste s’intitule « Platon, pas Prozac! » signé par Lou Marinoff paru en français en l’an 2000 aux Éditions Logiques. Ce livre m’a ouvert à la philothérapie.
L’auteur est professeur de philosophie au City College de New York, fondateur de l’Association américaine des praticiens de la philosophie (American Philosophical Practitioners Association) et auteurs de plusieurs livres.
Présentation du livre Sur le divan d’un philosophe – La consultation philosophie : une nouvelle démarche pour se connaître, changer de perspective, repenser sa vie suivie de mes commentaires de lecture.
Cet article présente et relate ma lecture du livre « Philosopher pour se retrouver – La pratique de la philo pour devenir libre et oser être vrai », de Laurence Bouchet aux Éditions Marabout. Malheureusement ce livre n’est plus disponible à la vente tel que mentionné sur le site web de l’éditeur. Heureusement on peut encore le trouver et l’acheter dans différentes librairies en ligne.
Le livre « La consultation philosophique – L’art d’éclairer l’existence » de Madame Eugénie Vegleris aux Éditions Eyrolles se classe en tête de ma liste des meilleurs essais que j’ai lu à ce jour au sujet de la « philothérapie ».
À ce jour, tous les livres dont j’ai fait rapport de ma lecture dans ce dossier sont l’œuvre de philosophes consultants témoignant de leurs pratiques fondées sur le dialogue. Le livre « Guérir la vie par la philosophie » de Laurence Devillairs aux Presses universitaires de France (PUF) diffère des précédents parce que l’auteure offre à ses lecteurs une aide direct à la réflexion sur différents thèmes.
J’ai lu ce livre à reculons. J’ai appliqué les feins dès les premières pages. L’objectivité sociologique de l’auteur m’a déplu. Ce livre présente aux lecteurs des observations, que des observations. L’auteur n’en tire aucune conclusion.
J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq parce qu’il m’a révélé les coulisses de la quête du bonheur au cœur de notre société néo-libérale. Je savais que cette obsession du bonheur circulait au sein de la population, notamment par le biais des coach de vie et des agents de développement personnel, mais je n’aurais jamais imaginé qu’elle cachait une véritable industrie soutenue par une idéologie psychologisante. Jusque-là, je ne connaissais de cette industrie que le commerce des livres et la montée en puissance des coachs de vie dédiés à la recherche du bonheur.
J’ai adoré ce livre. Il est dense, très dense. On ne peut pas le lire comme un roman. Me voici enfin devant un auteur qui dit tout, où, quand, comment il observe, comment il pense, comment il chemine, comment il voit, comment il entend, comment il anticipe, comment il tire ses conclusions… Bref, un auteur qui expose son propre système de pensée dans un essai plus que formateur pour le nôtre.
La lecture du livre «La consultation philosophique» signé par le philosophe praticien Oscar Brenifier (voir article #11 de notre dossier «Consulter un philosophe – Quand la philosophie nous aide») nous apprend qu’il adresse un document à ses clients potentiels. J’ai écrit à monsieur Brenifier pour lui demander s’il pouvait me faire parvenir ce document.
Cet article présente et relate ma lecture du livre du «La philo-thérapie» de Éric Suárez, Docteur en philosophie de l’Université Laval (Québec), philosophe praticien (Lausanne), publié en 2007 aux Éditions Eyrolles. Ce livre traite de la consultation philosophique ou, si vous préférez, de la philo-thérapie, d’un point de vue pratique. En fait, il s’agit d’un guide pour le lecteur intéressé à acquérir sa propre approche du philosopher pour son bénéfice personnel. Éric Suárez rassemble dans son ouvrage vingt exemples de consultation philosophiques regroupés sous cinq grands thèmes : L’amour, L’image de soi, La famille, Le travail et le Deuil.
Ce livre se caractérise par l’humour de son auteur et se révèle ainsi très aisé à lire. D’ailleurs l’éditeur nous prédispose au caractère divertissant de ce livre en quatrième de couverture : «Étudier in extenso la pensée des grands théoriciens et en extraire un mode de réflexion agissant est une mission impossible pour l’honnête homme/femme. C’est pourquoi l’auteur de cet ouvrage aussi divertissant que sérieux propose des voies surprenantes au premier abord, mais qui se révèlent fort praticables à l’usage. L’une passe par la rencontre avec la vie et la personnalité du philosophe : la voie des affinités électives».
Référencé par un auteur à mon programme de lecture, le livre «La philosophie comme manière de vivre» m’a paru important à lire. Avec un titre aussi accrocheur, je me devais de pousser plus loin ma curiosité. Je ne connaissais pas l’auteur Pierre Hadot : «Pierre Hadot (né à Paris, le 21 février 1922, et mort à Orsay, le 24 avril 20101) est un philosophe, historien et philologue français, spécialiste de l’Antiquité, profond connaisseur de la période hellénistique et en particulier du néoplatonisme et de Plotin. Pierre Hadot est l’auteur d’une œuvre développée notamment autour de la notion d’exercice spirituel et de la philosophie comme manière de vivre.» (Source : Wikipédia)
Jeanne Hersch, éminente philosophe genevoise, constate une autre rupture encore, celle entre le langage et la réalité : « Par-delà l’expression verbale, il n’y a pas de réalité et, par conséquent, les problèmes ont cessé de se poser (…). Dans notre société occidentale, l’homme cultivé vit la plus grande partie de sa vie dans le langage. Le résultat est qu’il prend l’expression par le langage pour la vie même. » (L’étonnement philosophique, Jeanne Hersch, Éd. Gallimard.) / On comprend par là qu’aujourd’hui l’exercice du langage se suffit à lui-même et que, par conséquent, la philosophie se soit déconnectée des problèmes de la vie quotidienne.» Source : La philosophie, un art de vivre, Collectif sous la direction de Jean-François Buisson, Les Éditions Cabédita, 2021, Préface, p. 9.
J’ai trouvé mon bonheur dès l’Avant-propos de ce livre : «Laura Candiotto, en insistant sur le rôle joué par les émotions dans le dialogue socratique ancien et sur l’horizon éthique de celui-ci, vise à justifier théoriquement un «dialogue socratique intégral», c’est-à-dire une pratique du dialogue socratique qui prend en compte des émotions pour la connaissance.» Enfin, ai-je pensé, il ne s’agit plus de réprimer les émotions au profit de la raison mais de les respecter dans la pratique du dialogue socratique. Wow ! Je suis réconforté à la suite de ma lecture et de mon expérience avec Oscar Brenifier dont j’ai témoigné dans les articles 11 et 12 de ce dossier.
Lou Marinoff occupe le devant de la scène mondiale de la consultation philosophique depuis la parution de son livre PLATON, PAS PROJAC! en 1999 et devenu presque’intantément un succès de vente. Je l’ai lu dès sa publication avec beaucoup d’intérêt. Ce livre a marqué un tournant dans mon rapport à la philosophie. Aujourd’hui traduit en 27 langues, ce livre est devenu la bible du conseil philosophique partout sur la planète. Le livre dont nous parlons dans cet article, « La philosophie, c’est la vie – Réponses aux grandes et aux petites questions de l’existence », est l’une des 13 traductions du titre original « The Big Questions – How Philosophy Can Change Your Life » paru en 2003.
J’ai acheté et lu « S’aider soi-même » de Lucien Auger parce qu’il fait appel à la raison : « Une psychothérapie par la raison ». Les lecteurs des articles de ce dossier savent que je priorise d’abord et avant tout la philothérapie en place et lieu de la psychothérapie. Mais cette affiliation à la raison dans un livre de psychothérapie m’a intrigué. D’emblée, je me suis dit que la psychologie tentait ici une récupération d’un sujet normalement associé à la philosophie. J’ai accepté le compromis sur la base du statut de l’auteur : « Philosophe, psychologue et professeur ». « Il est également titulaire de deux doctorats, l’un en philosophie et l’autre en psychologie » précise Wikipédia. Lucien Auger était un adepte de la psychothérapie émotivo-rationnelle créée par le Dr Albert Ellis, psychologue américain. Cette méthode trouve son origine chez les stoïciens dans l’antiquité.
J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq et je peux même en rajouter une de plus, une sixième, pour souligner son importance et sa pertinence. Il faut le lire absolument ! Je le recommande à tous car il nous faut tous sortir de ce monde où l’opinion règne en roi et maître sur nos pensées.
Dans la première partie de ce rapport de lecture du livre « Penser par soi-même – Initiation à la philosophie » de Michel Tozzi, je vous recommandais fortement la lecture de ce livre : « J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq et je peux même en rajouter une de plus, une sixième, pour souligner son importance et sa pertinence. Il faut le lire absolument ! Je le recommande à tous car il nous faut tous sortir de ce monde où l’opinion règne en roi et maître sur nos pensées.» Je suis dans l’obligation d’ajouter cette deuxième partie à mon rapport de lecture de ce livre en raison de ma relecture des chapitres 6 et suivants en raison de quelques affirmations de l’auteur en contradiction avec ma conception de la philosophie.
J’accorde au livre Agir et penser comme Nietzsche de Nathanaël Masselot cinq étoiles sur cinq. Aussi facile à lire qu’à comprendre, ce livre offre aux lecteurs une excellente vulgarisation de la philosophie de Friedricha Wilhelm Nietzsche. On ne peut pas passer sous silence l’originalité et la créativité de l’auteur dans son invitation à parcourir son œuvre en traçant notre propre chemin suivant les thèmes qui nous interpellent.
Le développement personnel fourmille de personnes de tout acabit qui se sont improvisées conseillers, coachs, thérapeutes, conférenciers, essayistes, formateurs… et auxquelles s’ajoutent des praticiens issus des fausses sciences, notamment, divinatoires et occultes, des médecines et des thérapies alternatives. Bref, le développement personnel attire toute sorte de monde tirant dans toutes les directions.
Je n’aime pas cette traduction française du livre How we think de John Dewey. « Traduit de l’anglais (États-Unis) par Ovide Decroly », Comment nous pensons parait aux Éditions Les empêcheurs de penser en rond / Seuil en 2004. – Le principal point d’appui de mon aversion pour traduction française repose sur le fait que le mot anglais « belief » est traduit par « opinion », une faute majeure impardonnable dans un livre de philosophie, et ce, dès les premiers paragraphes du premier chapitre « Qu’entend-on par penser ? »
Hier j’ai assisté la conférence Devenir philothérapeute : une conférence de Patrick Sorrel. J’ai beaucoup aimé le conférencier et ses propos. J’ai déjà critiqué l’offre de ce philothérapeute. À la suite de conférence d’hier, j’ai changé d’idée puisque je comprends la référence de Patrick Sorrel au «système de croyance». Il affirme que le «système de croyance» est une autre expression pour le «système de penser». Ce faisant, toute pensée est aussi une croyance.
J’éprouve un malaise face à la pratique philosophique ayant pour objectif de faire prendre conscience aux gens de leur ignorance, soit le but poursuivi par Socrate. Conduire un dialogue avec une personne avec l’intention inavouée de lui faire prendre conscience qu’elle est ignorante des choses de la vie et de sa vie repose sur un présupposé (Ce qui est supposé et non exposé dans un énoncé, Le Robert), celui à l’effet que la personne ne sait rien sur le sens des choses avant même de dialoguer avec elle. On peut aussi parler d’un préjugé philosophique.
Si votre opinion est faite et que vous n’êtes pas capable d’en déroger, vous êtes prisonnier de votre opinion. Si votre opinion est faite et que vous êtes ouvert à son évolution ou prêt à l’abandonner pour une autre, vous êtes prisonnier de l’opinion. Si votre opinion compte davantage en valeur et en vérité que les faits, vous êtes prisonnier de vos opinions. Si votre opinion est la seule manière d’exprimer vos connaissances, vous êtes prisonnier de vos opinions. Si vous pensez que l’opinion est le seul résultat de votre faculté de penser, vous êtes prisonnier de vos opinions. Si vous prenez vos opinion pour vraies, vous êtes prisonnier de vos opinions.
J’ai mis beaucoup de temps à me décider à lire « La pratique philosophique » de Jérôme Lecoq. L’auteur est un émule d’Oscar Brenifier, un autre praticien philosophe. J’ai vécu l’enfer lors de mes consultations philosophiques avec Oscar Brenifier. Ainsi toute association de près ou de loin avec Oscar Brenifier m’incite à la plus grande des prudences. Jérôme Lecoq souligne l’apport d’Oscar Brenifier dans les Remerciements en première page de son livre « La pratique philosophique ».
Quelle est la différence entre « savoir » et « connaissance » ? J’exprime cette différence dans l’expression « Je sais parce que je connais ». Ainsi, le savoir est fruit de la connaissance. Voici quatre explications en réponse à la question « Quelle est la différence entre savoir et connaissance ? ».
J’ai décidé de publier les informations au sujet des styles interpersonnels selon Larry Wilson parce que je me soucie beaucoup de l’approche de la personne en consultation philosophique. Il m’apparaît important de déterminer, dès le début de la séance de philothérapie, le style interpersonnel de la personne. Il s’agit de respecter la personnalité de la personne plutôt que de la réprimer comme le font les praticiens socratiques dogmatiques. J’ai expérimenté la mise en œuvre de ces styles inter-personnels avec succès.
Le livre « La confiance en soi – Une philosophie » de Charles Pépin se lit avec une grande aisance. Le sujet, habituellement dévolue à la psychologie, nous propose une philosophie de la confiance. Sous entendu, la philosophie peut s’appliquer à tous les sujets concernant notre bien-être avec sa propre perspective.
J’ai vécu une sévère répression de mes émotions lors deux consultations philosophiques personnelles animées par un philosophe praticien dogmatique de la méthode inventée par Socrate. J’ai témoigné de cette expérience dans deux de mes articles précédents dans ce dossier.
Vouloir savoir être au pouvoir de soi est l’ultime avoir / Le voyage / Il n’y a de repos que pour celui qui cherche / Il n’y a de repos que pour celui qui trouve / Tout est toujours à recommencer
Que se passe-t-il dans notre système de pensée lorsque nous nous exclamons « Ah ! Là je comprends » ? Soit nous avons eu une pensée qui vient finalement nous permettre de comprendre quelque chose. Soit une personne vient de nous expliquer quelque chose d’une façon telle que nous la comprenons enfin. Dans le deux cas, il s’agit d’une révélation à la suite d’une explication.
Âgé de 15 ans, je réservais mes dimanches soirs à mes devoirs scolaires. Puis j’écoutais l’émission Par quatre chemins animée par Jacques Languirand diffusée à l’antenne de la radio de Radio-Canada de 20h00 à 22h00. L’un de ces dimanches, j’ai entendu monsieur Languirand dire à son micro : « La lumière entre par les failles».
Le succès d’une consultation philosophique (philothérapie) repose en partie sur la prise en compte des biais cognitifs, même si ces derniers relèvent avant tout de la psychologie (thérapie cognitive). Une application dogmatique du dialogue socratique passe outre les biais cognitifs, ce qui augmente les risques d’échec.
Depuis mon adolescence, il y a plus de 50 ans, je pense qu’il est impossible à l’Homme d’avoir une conscience pleine et entière de soi et du monde parce qu’il ne la supporterait pas et mourrait sur le champ. Avoir une pleine conscience de tout ce qui se passe sur Terre et dans tout l’Univers conduirait à une surchauffe mortelle de notre corps. Il en va de même avec une pleine conscience de soi et de son corps.
Le Dr Jean-Christophe Seznec, psychiatre français, a été interrogé par la journaliste Pascale Senk du quotidien Le Figaro au sujet de son livre Savoir se taire, savoir parler, coécrit avec Laurent Carouana et paru en 2017. Le titre de l’article a retenu mon attention : Psychologie: «il faut sortir de l’hystérie de la parole».
Reproduction de l’article « Comment dialoguer de manière constructive ? », un texte de Julien Lecomte publié sur son site web PHILOSOPHIE, MÉDIAS ET SOCIÉTÉ. https://www.philomedia.be/. Echanger sur des sujets de fond est une de mes passions. Cela fait plusieurs années que je m’interroge sur les moyens de faire progresser la connaissance, d’apprendre de nouvelles choses. Dans cet article, je reviens sur le cheminement qui m’anime depuis tout ce temps, pour ensuite donner des pistes sur les manières de le mettre en pratique concrètement.
Dans le récit initiatique, il s’agit de partir du point A pour aller au point B afin que le lecteur ou l’auditeur chemine dans sa pensée vers une révélation permettant une meilleure compréhension de lui-même et/ou du monde. La référence à la spirale indique une progression dans le récit où l’on revient sur le même sujet en l’élargissant de plus en plus de façon à guider la pensée vers une nouvelle prise de conscience. Souvent, l’auteur commence son récit en abordant un sujet d’intérêt personnel (point A) pour évoluer vers son vis-à-vis universel (point B). L’auteur peut aussi se référer à un personnage dont il fait évoluer la pensée.
Cet article présente un état des lieux de la philothérapie (consultation philosophique) en Europe et en Amérique du Nord. Après un bref historique, l’auteur se penche sur les pratiques et les débats en cours. Il analyse les différentes publications, conférences et offres de services des philosophes consultants.
J’ai découvert le livre « L’erreur de Descartes » du neuropsychologue Antonio R. Damasio à la lecture d’un autre livre : L’intelligence émotionnelle de Daniel Goleman. L’édition originale de ce livre est parue en 1995 en anglais et j’ai lu la traduction française à l’été 1998 parue un an auparavant chez Robert Laffont. Diplômé de l’université Harvard et docteur en psychologie clinique et développement personnel, puis journaliste au New York Times, où il suit particulièrement les sciences du comportement, Daniel Goleman nous informe dans son livre « L’intelligence émotionnel » au sujet de la découverte spectaculaire pour ne pas dire révolutionnaire de Antonio R. Damasio à l’effet que la raison a toujours besoin d’un coup des émotions pour prendre des décisions. Jusque-là, il était coutume de soutenir que les émotions perturbaient la raison, d’où l’idée de les contrôler.
Ma lecture du livre ÉLOGE DE LA PRATIQUE PHILOSOPHIQUE de la philosophe praticienne SOPHIE GEOFFRION fut agréable et fort utile. Enfin, un ouvrage court ou concis (le texte occupe 65 des 96 pages du livre), très bien écrit, qui va droit au but. La clarté des explications nous implique dans la compréhension de la pratique philosophique. Bref, voilà un éloge bien réussi. Merci madame Geoffrion de me l’avoir fait parvenir.
Dans cet article, je m’interroge à savoir la consultation philosophique doit s’attarder à l’opinion ou au système pensée du client. OPINION – Le philosophe praticien cible l’opinion de son client en vue de démontrer l’ignorance sur laquelle elle repose et, par conséquent, l’absence de valeur de vérité qu’elle recèle. Cette pratique repose sur le « questionnement philosophique ».
Dans son livre « Sentir et savoir », Antonio Damasio propose « Une nouvelle théorie de la conscience ». Il démontre que la conscience ne peut pas exister sans le corps. Il identifie dans le corps la capacité de sentir comme préalable à la conscience.
Un si petit livre, seulement 46 pages et en format réduit, mais tellement informatif. Une preuve de plus qu’il ne faut se fier aux apparences. Un livre signé ROBERT REDEKER, agrégé de philosophie originaire de la France, connaît fort bien le sujet en titre de son œuvre : DÉPRESSION ET PHILOSOPHIE.
La plupart des intervenants en psychologie affirment des choses. Ils soutiennent «C’est comme ceci» ou «Vous êtes comme cela». Le lecteur a le choix de croire ou de ne pas croire ce que disent et écrivent les psychologues et psychiatres. Nous ne sommes pas invités à réfléchir, à remettre en cause les propos des professionnels de la psychologie, pour bâtir notre propre psychologie. Le lecteur peut se reconnaître ou pas dans ces affirmations, souvent catégoriques. Enfin, ces affirmations s’apparentent à des jugements. Le livre Savoir se taire, savoir dire de Jean-Christophe Seznec et Laurent Carouana ne fait pas exception.
Chapitre 1 – La mort pour commencer – Contrairement au philosophe Fernando Savater dans PENSER SA VIE – UNE INTRODUCTION À LA PHILOSOPHIE, je ne définie pas la vie en relation avec la mort, avec son contraire. Je réfléchie et je parle souvent de la mort car il s’agit de l’un de mes sujets préféré depuis mon adolescence. Certaines personnes de mon entourage pensent et affirment que si je parle aussi souvent de la mort, c’est parce que j’ai peur de mourir. Or, je n’ai aucune peur de la mort, de ma mort, de celles de mes proches. Je m’inquiète plutôt des conséquences de la mort sur ceux et celles qui restent, y compris sur moi-même.
À la lumière du documentaire LE SOLEIL ET DES HOMMES, notamment l’extrait vidéo ci-dessus, je ne crois plus au concept de race. Les différences physiques entre les hommes découlent de l’évolution naturelle et conséquente de nos lointains ancêtres sous l’influence du soleil et de la nature terrestre, et non pas du désir du soleil et de la nature de créer des races. On sait déjà que les races et le concept même de race furent inventés par l’homme en se basant sur nos différences physiques. J’abandonne donc la définition de « race » selon des critères morphologiques…
Dans le cadre de notre dossier « Consulter un philosophe », la publication d’un extrait du mémoire de maîtrise « Formation de l’esprit critique et société de consommation » de Stéphanie Déziel s’impose en raison de sa pertinence. Ce mémoire nous aide à comprendre l’importance de l’esprit critique appliqué à la société de consommation dans laquelle évoluent, non seule les jeunes, mais l’ensemble de la population.
Je reproduis ci-dessous une citation bien connue sur le web au sujet de « la valeur de la philosophie » tirée du livre « Problèmes de philosophie » signé par Bertrand Russell en 1912. Mathématicien, logicien, philosophe, épistémologue, homme politique et moraliste britannique, Bertrand Russell soutient que la valeur de la philosophie réside dans son incertitude. À la suite de cette citation, vous trouverez le texte de Caroline Vincent, professeur de philosophie et auteure du site web « Apprendre la philosophie » et celui de Gabriel Gay-Para tiré se son site web ggpphilo. Des informations tirées de l’Encyclopédie Wikipédia au sujet de Bertrand Russell et du livre « Problèmes de philosophie » et mon commentaire complètent cet article.
Passez donc sans vous arrêter, amis, au milieu des Marchands de Sommeil; et, s’ils vous arrêtent, répondez-leur que vous ne cherchez ni un système ni un lit. Ne vous lassez pas d’examiner et de comprendre. (…) Lisez, écoutez, discutez, jugez; ne craignez pas d’ébranler des systèmes; marchez sur des ruines, restez enfants. (…) Socrate vous a paru un mauvais maître. Mais vous êtes revenus à lui; vous avez compris, en l’écoutant, que la pensée ne se mesure pas à l’aune, et que les conclusions ne sont pas l’important; restez éveillés, tel est le but. Les Marchands de Sommeil de ce temps-là tuèrent Socrate, mais Socrate n’est point mort; partout où des hommes libres discutent, Socrate vient s’asseoir, en souriant, le doigt sur la bouche. Socrate n’est point mort; Socrate n’est point vieux. (…) – Alain, (Emile Charrier), Vigiles de l’esprit.
Tout au long de ma vie, j’ai vu la vérité malmenée, tassée d’un bord puis de l’autre, devenir une propriété personnelle (ma vérité — ta vérité — à chacun sa vérité), tantôt objet de monopôle, tantôt reconnue, tantôt niée et reniée… Ah ! La vérité. Quel chaos ! Je me demande depuis longtemps pourquoi la vérité, si elle existe, ne triomphe pas à tout coup, pourquoi elle ne s’impose à tous d’elle-même. Contestée de toutes parts, la vérité, si elle existe, n’a d’intérêt que pour l’opinion qu’on en a et les débats qui s’ensuivent. On va jusqu’à donner à la vérité une mauvaise réputation eu égard à son influence néfaste sur la société et les civilisations. Et que dire de toutes ces croyances qui se prennent pour la vérité ? Et c’est sans compter l’observation récente à l’effet que nous venons d’entrer dans une « ère de post-vérité ».
J’accorde à ce livre trois étoiles sur cinq. Le titre « Petit manuel philosophique à l’intention des grands émotifs » a attiré mon attention. Et ce passage du texte en quatrième de couverture m’a séduit : «En proposant une voyage philosophique à travers l’histoire des émotions, Iaria Gaspari bouscule les préjugés sur notre vie émotionnelle et nous invite à ne plus percevoir nos d’états d’âme comme des contrainte ». J’ai décidé de commander et de lire ce livre. Les premières pages m’ont déçu. Et les suivantes aussi. Rendu à la moitié du livre, je me suis rendu à l’évidence qu’il s’agissait d’un témoignage de l’auteure, un témoignage très personnelle de ses propres difficultés avec ses émotions. Je ne m’y attendais pas, d’où ma déception. Je rien contre de tels témoignages personnels qu’ils mettent en cause la philosophie, la psychologie, la religion ou d’autres disciplines. Cependant, je préfère et de loin lorsque l’auteur demeure dans une position d’observateur alors que son analyse se veut la plus objective possible.
Tout repose sur le Savoir. L’expérience personnelle et/ou professionnelle qu’on fait du Savoir, après en avoir pris conscience, se retrouve à la base des Connaissances que nous possédons. Les Opinions expriment des Jugements des connaissances et inspirent souvent les Croyances.
La philosophie, mère de toutes les sciences, recherche la sagesse et se définie comme l’Amour de la Sagesse. La sagesse peut être atteinte par la pensée critique et s’adopte comme Mode de vie. • La philosophie soutient la Science et contribue à la naissance et au développement de la méthode scientifique, notamment avec l’épistémologie.
La philothérapie, principale pratique de la philosophie de nos jours, met sans cesse de l’avant les philosophes de l’Antiquité et de l’époque Moderne. S’il faut reconnaître l’apport exceptionnel de ces philosophes, j’ai parfois l’impression que la philothérapie est prisonnière du passé de la philosophie, à l’instar de la philosophie elle-même.
Au Québec, la seule province canadienne à majorité francophone, il n’y a pas de tradition philosophique populaire. La philosophie demeure dans sa tour universitaire. Très rares sont les interventions des philosophes québécois dans l’espace public, y compris dans les médias, contrairement, par exemple, à la France. Et plus rares encore sont les bouquins québécois de philosophie en tête des ventes chez nos libraires. Seuls des livres de philosophes étrangers connaissent un certain succès. Bref, l’espace public québécois n’offre pas une terre fertile à la Philosophie.
J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq parce qu’il me permet d’en apprendre beaucoup plus sur la pensée scientifique telle que pratiquée par de grands scientifiques. L’auteur, Nicolas Martin, propose une œuvre originale en adressant les mêmes questions, à quelques variantes près, à 17 grands scientifiques.
Cet article répond à ce commentaire lu sur LinkedIn : « L’équilibre entre développement personnel et développement spirituel ou philosophique est indispensable. » Il m’apparaît impossible de viser « L’équilibre entre développement personnel et développement spirituel ou philosophique » et de prétendre que cet équilibre entre les trois disciplines soit « indispensable ». D’une part, le développement personnel est devenu un véritable fourre-tout où l’ivraie et le bon grain se mélangent sans distinction, chacun avançant sa recette à l’aveugle.
En ne s’unissant pas au sein d’une association nationale professionnelle fixant des normes et des standards à l’instar des philosophes consultants ou praticiens en d’autres pays, ceux de la France nous laissent croire qu’ils n’accordent pas à leur disciple tout l’intérêt supérieur qu’elle mérite. Si chacun des philosophes consultants ou praticiens français continuent de s’affairer chacun dans son coin, ils verront leur discipline vite récupérée à mauvais escient par les philopreneurs et la masse des coachs.