Article # 71 – 7 règles pour une vie (presque) sans problème, Simon Delannoy, 2022

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Article # 71

J’AI LU POUR VOUS

7 règles pour une vie (presque) sans problème

Simon Delannoy

2022

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7 règles pour une vie (presque) sans problème

Simon Delannoy

Essai

ASIN ? : ? B09SL2V85F

Éditeur ? : ? Independently published (15 février 2022)

Langue ? : ? Français

Livre broché ? : ? 156 pages

ISBN-13 ? : ? 979-8481025575

Poids de l’article ? : ? 200 g

Dimensions ? : ? 11.99 x 0.94 x 18.01 cm


Table des matières

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Texte à l’endos du livre

En quoi les constantes fondamentales de l’univers ont un rapport avec notre bonheur ? Comment Jean-Jacques Rousseau nous aiderait à créer des routines ? Et qu’est-ce que les Gardiens de la galaxie ont à voir avec notre identité ?

Mêlant science, philosophie et anecdote personnelle, ce livre se veut comme un manuel de survie lorsqu’on a l’impression que la vie nous crache au visage. Car avouons-le : Un jour on naît, un jour on meurt et entre temps on se débrouille du mieux qu’on le peut.

Nous ne pourrons jamais avoir une vie sans problème. Par contre, une vie presque sans problèmes, dans laquelle nous sommes capables de créer notre bonheur, oui.


Au sujet de l’auteur

Simon Delannoy - Fondateur de l'École de la Voie | J’aide les salariés à se reconvertir pour créer un business sur Internet qui a du sens pour eux, grâce à la philosophie et au marketing | Ma newsletter : La Lettre de la Voie.
Simon Delannoy – Fondateur de l’École de la Voie | J’aide les salariés à se reconvertir pour créer un business sur Internet qui a du sens pour eux, grâce à la philosophie et au marketing | Ma newsletter : La Lettre de la Voie. Source de l’image : Page de Simon Delannoy sur LinkedIn.

Je m’appelle Simon et je suis coach professionnel certifié spécialiste en reconversion professionnelle et entrepreneuriat.

Je suis également l’auteur du livre 7 règles pour une vie (presque) sans problème.

J’ai été formé au coaching par l’ École Supérieure de Coaching de Paris.

Je vous aide à quitter votre travail, sans manquer d’argent, trouver celui de vos rêves et mettre en place le système qui VOUS correspond pour produire suffisamment d’argent pour en vivre.

En bref, avoir un travail au service de votre vie et non une vie au service d’un travail.

C’est ça que j’appelle trouver sa voie .

L’ÉCOLE DE LA VOIE : Construisez un projet professionnel à partir de vos centres d’intérêts, générez au moins l’équivalent de votre salaire et quittez votre travail en toute sécurité.

Source : site web de Simon Delannoy


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Mon rapport de lecture du livre

7 règles pour une vie (presque) sans problème

Simon Delannoy

Ma lecture de ce livre m’a procuré beaucoup de plaisir et de bonheur. Je recherche dans mes lectures les auteurs et les œuvres permettant aux lecteurs d’évoluer de prise de conscience en prise de conscience de la première à la dernière page, de ne plus être le même à la fin de la lecture. Et c’est ce que les lecteurs vivront à la lecture de ce livre.

Dans son livre «7 règles pour une vie (presque) sans problème», Simon Delannoy témoignent de ses propres prises de conscience avec une grande maîtrise de ses différentes prises de recul. Tenir un tel discours exige une maîtrise de la communication initiatique, une communication qui a la capacité d’initier le lecteur directement en sa conscience.

Simon Delannoy ne se présente pas comme un philosophe consultant ou un philosophe praticien mais plutôt comme un « passionné de philosophie », tout comme moi. En quatrième de couverture, il nous informe de sa profession : « Simon Delannoy est un coach spécialisé en reconversion professionnelle et entrepreneuriat ». Si j’ai une aversion certaine à l’égard des coachs de toutes les sortes et de tous les genres, tout comme face au développement personnel, je dois avouer que le coach Simon Delannoy fait bande à part en raison de sa passion pour la philosophie.

Simon Delannoy intitule son livre : « 7 règles pour une vie (presque) sans problèmes ». Le mot « presque » mis entre parenthèses et en gris témoigne de toute la nuance nécessaire dont l’auteur fera preuve pour traiter son sujet dans le plus grand respect de la réalité de ses lecteurs.

(…)

Nous ne pourrons jamais avoir une vie sans problème. Par contre, une vie presque sans problèmes, dans laquelle nous sommes capables de créer notre bonheur, oui.

Source : DELANNOY, Simon, Quatrième de couverture, 7 règles pour une (presque) sans problèmes, Autoédition, France, 2022.

Voici la liste concoctée par Simon Delannoy pour « une vie (presque) sans problème » :


Règle no 1 : Arrêtez de vouloir être heureux

Règle no 2 : Acceptez-vous mais pas trop

Règle no 3 : Ne vivez pas qu’au présent

Règle no 4 : Connaissez-vous vraiment vous-même

Règle no 5 : Cultivez votre corps autant que votre esprit

Règle no 6 : Créez votre cadre

Règle no 7 : Ne prenez jamais le réel pour acquis.

Source : DELANNOY, Simon, Sommaire, 7 règles pour une (presque) sans problèmes, Autoédition, France, 2022, pp. 4-5.


Règle no 1 : Arrêtez de vouloir être heureux

De cette première règle, j’ai plus particulièrement aimé le sous-titre « La dictature du bonheur » et la référence au livre « Happycratie » dont ma lecture fut l’objet d’un article dans ce dossier.


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J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq parce qu’il m’a révélé les coulisses de la quête du bonheur au cœur de notre société néo-libérale. Je savais que cette obsession du bonheur circulait au sein de la population, notamment par le biais des coach de vie et des agents de développement personnel, mais je n’aurais jamais imaginé qu’elle cachait une véritable industrie soutenue par une idéologie psychologisante. Jusque-là, je ne connaissais de cette industrie que le commerce des livres et la montée en puissance des coachs de vie dédiés à la recherche du bonheur.

Article # 10 – Happycratie : comment l’industrie du bonheur a pris le contrôle de nos vies, Eva Illouz et Edgar Cabanas, Premier Parallèle, 2018


Simon Delannoy  écrit au sous-titre « La dictature du bonheur » :

Il est vrai qu’on ne peut nier la part de responsabilité que nous avons dans notre bonheur. Cependant, à partir de quand pouvons-décréter que nous sommes heureux ? Quand on a une maison avec un jardin ? Quand on a réussi à remplir les manches de son t-shirt par une musculature développées ? Quand on gagne 50 000 € par an ?

Il n’y a pas de critères au bonheur. Le bonheur est avant tout une sensation.

(…)

Si pour être heureux, il faut voir du positif partout, toute négativité devient prohibée. Que faire de notre tristesse ? De notre colère ? N’avons-nous pas le droit de les ressentir ?

(…)

Autant je souscris à l’idée que nous ayons notre part de responsabilité quant à notre bonheur, autant, je m’insurge quant à fuir nos autres états pour y ajouter du positif.

(…)

Bien qu’il existe effectivement des émotions dites « positives » et d’autre dites « négatives », il n’y a aucune bonne raison de vouloir délibérément ressentir l’une plutôt que l’autre.

(…)

En faisant du bonheur et de la positivité un idéal de vie harmonieuse, on empêche la population de pouvoir ressentir d’autres émotions, d’être transportée dans d’autres états qui font que la vie est la vie. Ou plutôt, on les déresponsabilise de ce qu’ils peuvent ressentir. Au lieu d’apprendre à accueillir, ce que j’appelle des manifestations du monde, on les invite à les réprimer, au profit d’une pseudo sensation de bonheur. Comme si le bonheur était une compétence que l’on peut développer.

Mais il n’en est rien.

Source : DELANNOY, Simon, 1. Arrêtez de vouloir être heureux, La dictature du bonheur, 7 règles pour une (presque) sans problèmes, Autoédition, France, 2022, pp. 22-23.

Simon Delannoy me rejoint dans ma perception de cette malheureuse course au bonheur sous l’impulsion de la pensée positive. Je dénonce cette dernière depuis mon adolescence au cours de laquelle je me suis rendu à l’évidence que le monde n’était comme on me l’avait dit dans mon enfance. J’étais déçu, grandement déçu. Et sentiment de trahison fut pour moi, non pas source de colère, mais plutôt source d’une grande créativité. J’ai initié et réalisé un grand nombre de projets para-scolaires pour améliorer le monde dans lequel je vivais au collège.

Simon Delannoy me rejoint aussi en recommandant « Ne vivez pas qu’au présent ».

Le problème de l’invitation à vivre au présent, c’est qu’elle va à l’encontre de notre capacité cérébrale. Si l’espèce humaine a réussi à survivre jusqu’à maintenant, ce n’est pas grâce à nos capacités physiques, mais psychiques : tirer des leçons de ce qui nous arrive et anticiper les événements futurs. Certes, il est important de savoir profiter du moment présent pour prendre conscience des instants de bonheur que nous offre la vie. Mais il n’est pas souhaitable d’un faire un mode de vie. Il n’est pas souhaitable de vouloir toujours profiter des moments présents, car ils sont le fruit d’agissements passés et futurs.

Source : DELANNOY, Simon, 3. Ne vivez pas qu’au présent, La dictature du bonheur, 7 règles pour une (presque) sans problèmes, Autoédition, France, 2022, p. 63.

Dans l’Introduction de cette troisième règle, Simon Delannoy traite de la « pleine conscience » et de son ordonnance : « vis au présent ». Il écrit :

(…) Le bon sens nous indique que la pleine conscience est indissociable du moment présent. Je ne vois pas comment nous pourrions être en pleine conscience en étant plongés dans la nostalgie ou l’anticipation du futur.

Source : DELANNOY, Simon, 3. Ne vivez pas qu’au présent, Introduction, 7 règles pour une (presque) sans problèmes, Autoédition, France, 2022, p. 54.

Quoique j’adhère à l’appréciation de la pleine conscience par Simon Delannoy, j’ai ma propre idée à ce sujet. Il m’apparaît que la pleine conscience impliquerait non seulement le présent de la personne mais et obligatoirement une pleine conscience du présent de tous les hommes sur notre Terre. Une pleine conscience nous serait donc insupportable, même pour un bref moment et engendrerait ainsi une mort physique et psychique. Déjà qu’une pleine conscience de soi peut être insupportable, imaginez une pleine conscience universelle.

Voilà ce que permet la connaissance de soi : devenir un peu plus libre chaque jour. C’est pourquoi je pense que la liberté n’est qu’une notion abstraite, là où la libération est concrète. Cette libération est possible, souhaitable, mais effrayante. Prendre conscience de certaines choses nous rend responsables de ce que l’on fait de ces prises de conscience. Vos angoisses ne disparaîtront jamais totalement, mais vous pouvez toujours les apprivoiser afin de mieux vivre avec.

Source : DELANNOY, Simon, 4. Connaissez-vous vraiment vous-même, Le moi est à venir, 7 règles pour une (presque) sans problèmes, Autoédition, France, 2022, p. 87.

La nuance dans le raisonnable s’affiche partout de le livre « 7 règles pour une vie (presque) sans problèmes » de Simon Delannoy. J’aime beaucoup cette approche.

Le sous-titre final de la quatrième règle m’a interpellé : « La règle en pratique : Écrire pour se connaître ». « Je vous invite à investir dans un carnet, mais vous pouvez commencer par de simples feuilles de papier. » Il ne s’agit pas d’écrire sur n’importe quoi mais au sujet de vous-même à l’aide de questions : « Incrivez diverses questions du type : Qu’est-ce qui vous rend réellement heureux ? Ety pourquoi ? De quoi avez-vous vraiment peur ? Qu’est-ce qui vous fait stresser ? Que sera votre vie dans 5 ans ? » Cette invitation est cruciale pour se mieux se connaître. Et c’est lors de la relecture de vos écrits que vous développerez au fil du temps « une connaissance de vous-mêmes beaucoup plus fine, vous comprendrez les lois qui vous gouvernent et vous pourrez, soit les faire disparaître, les amoindrir ou les apprivoiser ».

J’écris depuis mon adolescence. J’ai gagné en connaissance de moi-même en écrivant et en me relisant plus tard. Ce fut le cas non seulement dans ma vie personnelle mais aussi dans ma vie professionnelle; j’ai gagné ma vie en écrivant. Je me présentais toujours à mes clients potentiels avec un document écrit détaillant le projet que je pouvais réaliser pour eux. À quarante ans, je menais ma carrière dans le domaine de la recherche marketing et j’ai retenu ce passage du livre Base pour les décisions marketing (Basis For marketing Decision) :

« Nous aimons croire que nous sommes objectifs, que nous sommes intéressés par l’information objective. En fait, à moins qu’une personne devienne subjective au sujet d’une information objective, elle ne s’y intéressera pas et elle ne sera pas motivée par cette information. Nous disons juger objectivement, mais en réalité nous réagissons subjectivement.

Nous faisons continuellement des choix dans notre vie quotidienne. Nous choisissons des « choses » qui nous apparaissent subjectivement, mais nous considérons nos choix comme étant objectifs. »

CHESKIN, Louis, Basis For marketing Decision, Liveright, New York, 1961, p. 82.

Depuis de ce moment-là, je me questionne toujours sur le pourquoi de mon intérêt pour telle ou telle connaissance. Je me demande qu’est-ce qui a subjectivement attiré et retenu mon attention, qu’est-ce qui en moi résonne pour que je m’arrête à cette connaissance. Cette démarche enrichit à chaque fois ma connaissance de soi. Et je le note !

Vivre dans le présent, s’accepter tel que l’on est, agir en pleine conscience, ouvrir ses chakras, être bienveillant, aller voir un chaman, etc. Ces invitations partent sûrement d’une bonne intention, d’une envie d’aider, mais c’est aussi recroquevillement de notre égo qui obstrue une pensée collective. La connaissance et la quête de soi ne sont pas le repli sur soi. Nous sommes une partie d’un mécanisme qui nous dépasse. Si ce mécanisme se détruit peu à peu, votre paix intérieure ne sera que chimère.

De plus, nous n’existons que parce qu’autrui nous fait exister. Si vous étiez le seul être humain de la planète, sur quoi pouvez-vous fonder la croyance que vous existez ? C’est grâce au regard qu’autrui porte sur nous que nous pouvons conclure qu’il est un autre que moi, que je suis, en quelque sorte son « autrui ».

Source : DELANNOY, Simon, 5. Cultivez votre corps autant que votre esprit, Un dualisme persistant, 7 règles pour une (presque) sans problèmes, Autoédition, France, 2022, p. 101.

Bref, se couper du monde ne servira pas la connaissance de soi puisque c’est dans le regard de l’autre que nous existons. Cet enseignement est tout à fait logique.

Permettez-moi de soulever quelques questions avec lesquelles j’ai jonglées :

  • Mais comment l’autre peut-il m’apprendre à me connaître ?
  • Ne suis-je pas la personne la mieux placée pour me connaître moi-même ?
  • Y a-t-il une autre personne qui puisse me connaître davatange que moi-même ?

Lorsque je regarde l’autre, que je le fixe dans les yeux de plus en plus près, je vois mon reflet dans ses pupilles. J’aime bien cette idée car elle illustre bien le potentiel de l’autre dans ma connaissance de soi.

Et nous sommes tous l’autre de quelqu’un. Et cet autre est sans aucun doute aussi subjectif que je le suis. Il faut me demander à quoi l’autre réagit face à moi pour l’orienter vers sa connaissance de lui-même et vice versa.


J’ai plusieurs autres réflexions personnelles en référence à ma lecture de 7 règles pour une (presque) sans problèmes. Vous en aurez sans doute tout autant sinon davantage. Si mon Delannoy nous offre des opportunités en ses règles de vie. Je vous invite à les découvrir.

* * * *

Je vous recommande la lecture du livre 7 RÈGLES POUR UNE VIE (PRESQUE) SANS PROBLÈME de SIMON DELANNOY paru en 2022. J’accorde à ce livre quatre étoiles sur cinq.


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Articles du dossier

Article # 1 : Introduction

Témoignage de ma recherche personnelle au sujet de la philothérapie (philosophie + thérapie) ou, si vous préférez, de la pratique de la philosophie en clinique. Il s’agit de consultation individuel ou de groupe offert par un philosophe praticien pour nous venir en aide. Elle se distingue de la « psychothérapie » (psychologie + thérapie) en ce qu’elle utilise des ressources et des procédés et poursuit de objectifs propres à la philosophie. On peut aussi parler de « philosophie appliquée ».

Article # 2 : Mise en garde contre le copinage entre la philosophie et la psychologie

La philothérapie gagne lentement mais sûrement en popularité grâce à des publications de plus en plus accessibles au grand public (voir l’Introduction de ce dossier).

L’un des titres tout en haut de la liste s’intitule « Platon, pas Prozac! » signé par Lou Marinoff paru en français en l’an 2000 aux Éditions Logiques. Ce livre m’a ouvert à la philothérapie.

L’auteur est professeur de philosophie au City College de New York, fondateur de l’Association américaine des praticiens de la philosophie (American Philosophical Practitioners Association) et auteurs de plusieurs livres.

Article # 3 : Philothérapie – Libérez-vous par la philosophie, Nathanaël Masselot, Les Éditions de l’Opportun

Présentation du livre Philothérapie – Libérez-vous par la philosophie suivie de mes commentaires de lecture.

Article # 4 : Sur le divan d’un philosophe – La consultation philosophie : une nouvelle démarche pour se connaître, changer de perspective, repenser sa vie. Jean-Eudes Arnoux, Éditions Favre

Présentation du livre Sur le divan d’un philosophe – La consultation philosophie : une nouvelle démarche pour se connaître, changer de perspective, repenser sa vie suivie de mes commentaires de lecture.

Article # 5 : Philosopher pour se retrouver – La pratique de la philo pour devenir libre et oser être vrai, Laurence Bouchet, Éditions Marabout

Cet article présente et relate ma lecture du livre « Philosopher pour se retrouver – La pratique de la philo pour devenir libre et oser être vrai », de Laurence Bouchet aux Éditions Marabout. Malheureusement ce livre n’est plus disponible à la vente tel que mentionné sur le site web de l’éditeur. Heureusement on peut encore le trouver et l’acheter dans différentes librairies en ligne.

Article # 6 : Une danse dangereuse avec le philothérapeute Patrick Sorrel

Cet article se penche sur l’offre du philothérapeute Patrick Sorrel.

Article # 7 : La consultation philosophique – L’art d’éclairer l’existence, Eugénie Vegleris

Le livre « La consultation philosophique – L’art d’éclairer l’existence » de Madame Eugénie Vegleris aux Éditions Eyrolles se classe en tête de ma liste des meilleurs essais que j’ai lu à ce jour au sujet de la « philothérapie ».

Article # 8 : Guérir la vie par la philosophie, Laurence Devillairs, Presses universitaires de France

À ce jour, tous les livres dont j’ai fait rapport de ma lecture dans ce dossier sont l’œuvre de philosophes consultants témoignant de leurs pratiques fondées sur le dialogue. Le livre « Guérir la vie par la philosophie » de Laurence Devillairs aux Presses universitaires de France (PUF) diffère des précédents parce que l’auteure offre à ses lecteurs une aide direct à la réflexion sur différents thèmes.

Article # 9 : Du bien-être au marché du malaise – La société du développement personnel – par Nicolas Marquis aux Presses universitaires de France

J’ai lu ce livre à reculons. J’ai appliqué les feins dès les premières pages. L’objectivité sociologique de l’auteur m’a déplu. Ce livre présente aux lecteurs des observations, que des observations. L’auteur n’en tire aucune conclusion.

Article # 10 : Happycratie : comment l’industrie du bonheur a pris le contrôle de nos vies, Eva Illouz et Edgar Cabanas, Premier Parallèle, 2018

J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq parce qu’il m’a révélé les coulisses de la quête du bonheur au cœur de notre société néo-libérale. Je savais que cette obsession du bonheur circulait au sein de la population, notamment par le biais des coach de vie et des agents de développement personnel, mais je n’aurais jamais imaginé qu’elle cachait une véritable industrie soutenue par une idéologie psychologisante. Jusque-là, je ne connaissais de cette industrie que le commerce des livres et la montée en puissance des coachs de vie dédiés à la recherche du bonheur.

Article # 11 : La consultation philosophique, Oscar Brenifier, Éditions Alcofribas, 2020

J’ai adoré ce livre. Il est dense, très dense. On ne peut pas le lire comme un roman. Me voici enfin devant un auteur qui dit tout, où, quand, comment il observe, comment il pense, comment il chemine, comment il voit, comment il entend, comment il anticipe, comment il tire ses conclusions… Bref, un auteur qui expose son propre système de pensée dans un essai plus que formateur pour le nôtre.

Article # 12 : Fin du chapitre : Oscar Brenifier, philosophe praticien

La lecture du livre «La consultation philosophique» signé par le philosophe praticien Oscar Brenifier (voir article #11 de notre dossier «Consulter un philosophe – Quand la philosophie nous aide») nous apprend qu’il adresse un document à ses clients potentiels. J’ai écrit à monsieur Brenifier pour lui demander s’il pouvait me faire parvenir ce document.

Article # 13 : La philo-thérapie, Éric Suárez, Éditions Eyrolles, 2007

Cet article présente et relate ma lecture du livre du «La philo-thérapie» de Éric Suárez, Docteur en philosophie de l’Université Laval (Québec), philosophe praticien (Lausanne), publié en 2007 aux Éditions Eyrolles. Ce livre traite de la consultation philosophique ou, si vous préférez, de la philo-thérapie, d’un point de vue pratique. En fait, il s’agit d’un guide pour le lecteur intéressé à acquérir sa propre approche du philosopher pour son bénéfice personnel. Éric Suárez rassemble dans son ouvrage vingt exemples de consultation philosophiques regroupés sous cinq grands thèmes : L’amour, L’image de soi, La famille, Le travail et le Deuil.

Article # 14 : Comment choisir son philosophe ? Guide de première urgence à l’usage des angoissés métaphysiques, Oreste Saint-Drôme avec le renfort de Frédéric Pagès, La Découverte, 2000

Ce livre se caractérise par l’humour de son auteur et se révèle ainsi très aisé à lire. D’ailleurs l’éditeur nous prédispose au caractère divertissant de ce livre en quatrième de couverture : «Étudier in extenso la pensée des grands théoriciens et en extraire un mode de réflexion agissant est une mission impossible pour l’honnête homme/femme. C’est pourquoi l’auteur de cet ouvrage aussi divertissant que sérieux propose des voies surprenantes au premier abord, mais qui se révèlent fort praticables à l’usage. L’une passe par la rencontre avec la vie et la personnalité du philosophe : la voie des affinités électives».

Article # 15 : La philosophie comme manière de vivre, Pierre Habot, Entretiens avec Jeanne Cartier et Arnold I Davidson, Le livre de poche – Biblio essais, Albin Michel, 2001

Référencé par un auteur à mon programme de lecture, le livre «La philosophie comme manière de vivre» m’a paru important à lire. Avec un titre aussi accrocheur, je me devais de pousser plus loin ma curiosité. Je ne connaissais pas l’auteur Pierre Hadot : «Pierre Hadot (né à Paris, le 21 février 1922, et mort à Orsay, le 24 avril 20101) est un philosophe, historien et philologue français, spécialiste de l’Antiquité, profond connaisseur de la période hellénistique et en particulier du néoplatonisme et de Plotin. Pierre Hadot est l’auteur d’une œuvre développée notamment autour de la notion d’exercice spirituel et de la philosophie comme manière de vivre.» (Source : Wikipédia)

Article # 16 : La philosophie, un art de vivre de vivre, Collectif sous la direction de Jean-François Buisson, Les Éditions Cabédita, 2021

Jeanne Hersch, éminente philosophe genevoise, constate une autre rupture encore, celle entre le langage et la réalité : « Par-delà l’expression verbale, il n’y a pas de réalité et, par conséquent, les problèmes ont cessé de se poser (…). Dans notre société occidentale, l’homme cultivé vit la plus grande partie de sa vie dans le langage. Le résultat est qu’il prend l’expression par le langage pour la vie même. » (L’étonnement philosophique, Jeanne Hersch, Éd. Gallimard.) / On comprend par là qu’aujourd’hui l’exercice du langage se suffit à lui-même et que, par conséquent, la philosophie se soit déconnectée des problèmes de la vie quotidienne.» Source : La philosophie, un art de vivre, Collectif sous la direction de Jean-François Buisson, Les Éditions Cabédita, 2021, Préface,  p. 9.

Article # 17 : Socrate à l’agora : que peut la parole philosophique ?, Collectif sous la direction de Mieke de Moor, Éditions Vrin, 2017

J’ai trouvé mon bonheur dès l’Avant-propos de ce livre : «Laura Candiotto, en insistant sur le rôle joué par les émotions dans le dialogue socratique ancien et sur l’horizon éthique de celui-ci, vise à justifier théoriquement un «dialogue socratique intégral», c’est-à-dire une pratique du dialogue socratique qui prend en compte des émotions pour la connaissance.» Enfin, ai-je pensé, il ne s’agit plus de réprimer les émotions au profit de la raison mais de les respecter dans la pratique du dialogue socratique. Wow ! Je suis réconforté à la suite de ma lecture et de mon expérience avec Oscar Brenifier dont j’ai témoigné dans les articles 11 et 12 de ce dossier.

Article # 18 : La philosophie, c’est la vie – Réponses aux grandes et aux petites questions de l’existence, Lou Marinoff, La table ronde, 2004

Lou Marinoff occupe le devant de la scène mondiale de la consultation philosophique depuis la parution de son livre PLATON, PAS PROJAC! en 1999 et devenu presque’intantément un succès de vente. Je l’ai lu dès sa publication avec beaucoup d’intérêt. Ce livre a marqué un tournant dans mon rapport à la philosophie. Aujourd’hui traduit en 27 langues, ce livre est devenu la bible du conseil philosophique partout sur la planète. Le livre dont nous parlons dans cet article, «  La philosophie, c’est la vie – Réponses aux grandes et aux petites questions de l’existence », est l’une des 13 traductions du titre original « The Big Questions – How Philosophy Can Change Your Life » paru en 2003.

Article # 19 : S’aider soi-même – Une psychothérapie par la raison, Lucien Auger, Les Éditions de l’Homme

J’ai acheté et lu « S’aider soi-même » de Lucien Auger parce qu’il fait appel à la raison : « Une psychothérapie par la raison ». Les lecteurs des articles de ce dossier savent que je priorise d’abord et avant tout la philothérapie en place et lieu de la psychothérapie. Mais cette affiliation à la raison dans un livre de psychothérapie m’a intrigué. D’emblée, je me suis dit que la psychologie tentait ici une récupération d’un sujet normalement associé à la philosophie. J’ai accepté le compromis sur la base du statut de l’auteur : « Philosophe, psychologue et professeur ». « Il est également titulaire de deux doctorats, l’un en philosophie et l’autre en psychologie » précise Wikipédia. Lucien Auger était un adepte de la psychothérapie émotivo-rationnelle créée par le Dr Albert Ellis, psychologue américain. Cette méthode trouve son origine chez les stoïciens dans l’antiquité.

Article # 20 (1/2) : Penser par soi-même – Initiation à la philosophie, Michel Tozzi, Chronique sociale

J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq et je peux même en rajouter une de plus, une sixième, pour souligner son importance et sa pertinence. Il faut le lire absolument ! Je le recommande à tous car il nous faut tous sortir de ce monde où l’opinion règne en roi et maître sur nos pensées.

Article # 20 (2/2) : Penser par soi-même – Initiation à la philosophie, Michel Tozzi, Chronique sociale

Dans la première partie de ce rapport de lecture du livre « Penser par soi-même – Initiation à la philosophie » de Michel Tozzi, je vous recommandais fortement la lecture de ce livre : « J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq et je peux même en rajouter une de plus, une sixième, pour souligner son importance et sa pertinence. Il faut le lire absolument ! Je le recommande à tous car il nous faut tous sortir de ce monde où l’opinion règne en roi et maître sur nos pensées.» Je suis dans l’obligation d’ajouter cette deuxième partie à mon rapport de lecture de ce livre en raison de ma relecture des chapitres 6 et suivants en raison de quelques affirmations de l’auteur en contradiction avec ma conception de la philosophie.

Article # 21 – Agir et penser comme Nietzsche, Nathanaël Masselot, Les Éditions de l’Opportun

J’accorde au livre Agir et penser comme Nietzsche de Nathanaël Masselot cinq étoiles sur cinq. Aussi facile à lire qu’à comprendre, ce livre offre aux lecteurs une excellente vulgarisation de la philosophie de Friedricha Wilhelm Nietzsche. On ne peut pas passer sous silence l’originalité et la créativité de l’auteur dans son invitation à parcourir son œuvre en traçant notre propre chemin suivant les thèmes qui nous interpellent.

Article # 22 – La faiblesse du vrai, Myriam Revault d’Allones, Seuil

Tout commence avec une entrevue de Myriam Revault d’Allonnes au sujet de son livre LA FAIBLESSE DU VRAI à l’antenne de la radio et Radio-Canada dans le cadre de l’émission Plus on de fous, plus on lit. Frappé par le titre du livre, j’oublierai le propos de l’auteur pour en faire la commande à mon libraire.

Article # 23 – Pour une philothérapie balisée

Le développement personnel fourmille de personnes de tout acabit qui se sont improvisées conseillers, coachs, thérapeutes, conférenciers, essayistes, formateurs… et auxquelles s’ajoutent des praticiens issus des fausses sciences, notamment, divinatoires et occultes, des médecines et des thérapies alternatives. Bref, le développement personnel attire toute sorte de monde tirant dans toutes les directions.

Article # 24 – Comment nous pensons, John Dewey, Les empêcheurs de penser en rond / Seuil

Je n’aime pas cette traduction française du livre How we think de John Dewey. « Traduit de l’anglais (États-Unis) par Ovide Decroly », Comment nous pensons parait aux Éditions Les empêcheurs de penser en rond / Seuil en 2004. – Le principal point d’appui de mon aversion pour traduction française repose sur le fait que le mot anglais « belief » est traduit par « opinion », une faute majeure impardonnable dans un livre de philosophie, et ce, dès les premiers paragraphes du premier chapitre « Qu’entend-on par penser ? »

Article # 25 – Une philothérapie libre axée sur nos besoins et nos croyances avec Patrick Sorrel

Hier j’ai assisté la conférence Devenir philothérapeute : une conférence de Patrick Sorrel. J’ai beaucoup aimé le conférencier et ses propos. J’ai déjà critiqué l’offre de ce philothérapeute. À la suite de conférence d’hier, j’ai changé d’idée puisque je comprends la référence de Patrick Sorrel au «système de croyance». Il affirme que le «système de croyance» est une autre expression pour le «système de penser». Ce faisant, toute pensée est aussi une croyance.

Article # 26 – Une pratique philosophique sans cœur

J’éprouve un malaise face à la pratique philosophique ayant pour objectif de faire prendre conscience aux gens de leur ignorance, soit le but poursuivi par Socrate. Conduire un dialogue avec une personne avec l’intention inavouée de lui faire prendre conscience qu’elle est ignorante des choses de la vie et de sa vie repose sur un présupposé (Ce qui est supposé et non exposé dans un énoncé, Le Robert), celui à l’effet que la personne ne sait rien sur le sens des choses avant même de dialoguer avec elle. On peut aussi parler d’un préjugé philosophique.

Article # 27 – Êtes-vous prisonnier de vos opinions ?

Si votre opinion est faite et que vous n’êtes pas capable d’en déroger, vous êtes prisonnier de votre opinion. Si votre opinion est faite et que vous êtes ouvert à son évolution ou prêt à l’abandonner pour une autre, vous êtes prisonnier de l’opinion. Si votre opinion compte davantage en valeur et en vérité que les faits, vous êtes prisonnier de vos opinions. Si votre opinion est la seule manière d’exprimer vos connaissances, vous êtes prisonnier de vos opinions. Si vous pensez que l’opinion est le seul résultat de votre faculté de penser, vous êtes prisonnier de vos opinions. Si vous prenez vos opinion pour vraies, vous êtes prisonnier de vos opinions.

Article # 28 – La pratique philosophique – Une méthode contemporaine pour mettre la sagesse au service de votre bien-être, Jérôme Lecoq, Eyrolles, 2014

J’ai mis beaucoup de temps à me décider à lire « La pratique philosophique » de Jérôme Lecoq. L’auteur est un émule d’Oscar Brenifier, un autre praticien philosophe. J’ai vécu l’enfer lors de mes consultations philosophiques avec Oscar Brenifier. Ainsi toute association de près ou de loin avec Oscar Brenifier m’incite à la plus grande des prudences. Jérôme Lecoq souligne l’apport d’Oscar Brenifier dans les Remerciements en première page de son livre « La pratique philosophique ».

Article # 29 – Je sais parce que je connais

Quelle est la différence entre « savoir » et « connaissance » ? J’exprime cette différence dans l’expression « Je sais parce que je connais ». Ainsi, le savoir est fruit de la connaissance. Voici quatre explications en réponse à la question « Quelle est la différence entre savoir et connaissance ? ».

Article # 30 – Les styles interpersonnels selon Larry Wilson

J’ai décidé de publier les informations au sujet des styles interpersonnels selon Larry Wilson parce que je me soucie beaucoup de l’approche de la personne en consultation philosophique. Il m’apparaît important de déterminer, dès le début de la séance de philothérapie, le style interpersonnel de la personne. Il s’agit de respecter la personnalité de la personne plutôt que de la réprimer comme le font les praticiens socratiques dogmatiques. J’ai expérimenté la mise en œuvre de ces styles inter-personnels avec succès.

Article # 31 – La confiance en soi – Une philosophie, Charles Pépin, Allary Éditions, 2018

Le livre « La confiance en soi – Une philosophie » de Charles Pépin se lit avec une grande aisance. Le sujet, habituellement dévolue à la psychologie, nous propose une philosophie de la confiance. Sous entendu, la philosophie peut s’appliquer à tous les sujets concernant notre bien-être avec sa propre perspective.

Article # 32 – Les émotions en philothérapie

J’ai vécu une sévère répression de mes émotions lors deux consultations philosophiques personnelles animées par un philosophe praticien dogmatique de la méthode inventée par Socrate. J’ai témoigné de cette expérience dans deux de mes articles précédents dans ce dossier.

Article # 33 – Chanson « Le voyage » par Raôul Duguay, poète, chanteur, philosophe, peintre… bref, omnicréateur québécois

Vouloir savoir être au pouvoir de soi est l’ultime avoir / Le voyage / Il n’y a de repos que pour celui qui cherche / Il n’y a de repos que pour celui qui trouve / Tout est toujours à recommencer

Article # 34 – « Ah ! Là je comprends » ou quand la pensée se fait révélation

Que se passe-t-il dans notre système de pensée lorsque nous nous exclamons « Ah ! Là je comprends » ? Soit nous avons eu une pensée qui vient finalement nous permettre de comprendre quelque chose. Soit une personne vient de nous expliquer quelque chose d’une façon telle que nous la comprenons enfin. Dans le deux cas, il s’agit d’une révélation à la suite d’une explication.

Article # 35 – La lumière entre par les failles

Âgé de 15 ans, je réservais mes dimanches soirs à mes devoirs scolaires. Puis j’écoutais l’émission Par quatre chemins animée par Jacques Languirand diffusée à l’antenne de la radio de Radio-Canada de 20h00 à 22h00. L’un de ces dimanches, j’ai entendu monsieur Languirand dire à son micro : « La lumière entre par les failles».

Article # 36 – Les biais cognitifs et la philothérapie

Le succès d’une consultation philosophique (philothérapie) repose en partie sur la prise en compte des biais cognitifs, même si ces derniers relèvent avant tout de la psychologie (thérapie cognitive). Une application dogmatique du dialogue socratique passe outre les biais cognitifs, ce qui augmente les risques d’échec.

Article # 37 – L’impossible pleine conscience

Depuis mon adolescence, il y a plus de 50 ans, je pense qu’il est impossible à l’Homme d’avoir une conscience pleine et entière de soi et du monde parce qu’il ne la supporterait pas et mourrait sur le champ. Avoir une pleine conscience de tout ce qui se passe sur Terre et dans tout l’Univers conduirait à une surchauffe mortelle de notre corps. Il en va de même avec une pleine conscience de soi et de son corps.

Article # 38 – Verbalisation à outrance : «Je ne suis pas la poubelle de tes pensées instantanées.»

Le Dr Jean-Christophe Seznec, psychiatre français, a été interrogé par la journaliste Pascale Senk du quotidien Le Figaro au sujet de son livre Savoir se taire, savoir parler, coécrit avec Laurent Carouana et paru en 2017. Le titre de l’article a retenu mon attention : Psychologie: «il faut sortir de l’hystérie de la parole».

Article # 39 – Comment dialoguer de manière constructive ? par Julien Lecomte, Philosophie, médias et société

Reproduction de l’article « Comment dialoguer de manière constructive ? », un texte de Julien Lecomte publié sur son site web PHILOSOPHIE, MÉDIAS ET SOCIÉTÉ. https://www.philomedia.be/. Echanger sur des sujets de fond est une de mes passions. Cela fait plusieurs années que je m’interroge sur les moyens de faire progresser la connaissance, d’apprendre de nouvelles choses. Dans cet article, je reviens sur le cheminement qui m’anime depuis tout ce temps, pour ensuite donner des pistes sur les manières de le mettre en pratique concrètement.

Article # 40 – Le récit d’initiation en spirale

Dans le récit initiatique, il s’agit de partir du point A pour aller au point B afin que le lecteur ou l’auditeur chemine dans sa pensée vers une révélation permettant une meilleure compréhension de lui-même et/ou du monde. La référence à la spirale indique une progression dans le récit où l’on revient sur le même sujet en l’élargissant de plus en plus de façon à guider la pensée vers une nouvelle prise de conscience. Souvent, l’auteur commence son récit en abordant un sujet d’intérêt personnel (point A) pour évoluer vers son vis-à-vis universel (point B). L’auteur peut aussi se référer à un personnage dont il fait évoluer la pensée.

Article # 41 – La philothérapie – Un état des lieux par Serge-André Guay, Observatoire québécois de la philothérapie

Cet article présente un état des lieux de la philothérapie (consultation philosophique) en Europe et en Amérique du Nord. Après un bref historique, l’auteur se penche sur les pratiques et les débats en cours. Il analyse les différentes publications, conférences et offres de services des philosophes consultants.

Article # 42 – L’erreur de Descartes, Antonio Damasio, Odile Jacob, 1995

J’ai découvert le livre « L’erreur de Descartes » du neuropsychologue Antonio R. Damasio à la lecture d’un autre livre : L’intelligence émotionnelle de Daniel Goleman. L’édition originale de ce livre est parue en 1995 en anglais et j’ai lu la traduction française à l’été 1998 parue un an auparavant chez Robert Laffont. Diplômé de l’université Harvard et docteur en psychologie clinique et développement personnel, puis journaliste au New York Times, où il suit particulièrement les sciences du comportement, Daniel Goleman nous informe dans son livre « L’intelligence émotionnel » au sujet de la découverte spectaculaire pour ne pas dire révolutionnaire de Antonio R. Damasio à l’effet que la raison a toujours besoin d’un coup des émotions pour prendre des décisions. Jusque-là, il était coutume de soutenir que les émotions perturbaient la raison, d’où l’idée de les contrôler.

Article # 43 – Éloge de la pratique philosophique, Sophie Geoffrion, Éditions Uppr, 2018

Ma lecture du livre ÉLOGE DE LA PRATIQUE PHILOSOPHIQUE de la philosophe praticienne SOPHIE GEOFFRION fut agréable et fort utile. Enfin, un ouvrage court ou concis (le texte occupe 65 des 96 pages du livre), très bien écrit, qui va droit au but. La clarté des explications nous implique dans la compréhension de la pratique philosophique. Bref, voilà un éloge bien réussi. Merci madame Geoffrion de me l’avoir fait parvenir.

Article # 44 – Consultation philosophique : s’attarder à l’opinion ou au système de pensée ?

Dans cet article, je m’interroge à savoir la consultation philosophique doit s’attarder à l’opinion ou au système pensée du client. OPINION – Le philosophe praticien cible l’opinion de son client en vue de démontrer l’ignorance sur laquelle elle repose et, par conséquent, l’absence de valeur de vérité qu’elle recèle. Cette pratique repose sur le « questionnement philosophique ».

Article # 45 – Sentir et savoir – Une nouvelle théorie de la conscience, Antonio Damasio, Éditions Odile Jacob

Dans son livre « Sentir et savoir », Antonio Damasio propose « Une nouvelle théorie de la conscience ». Il démontre que la conscience ne peut pas exister sans le corps. Il identifie dans le corps la capacité de sentir comme préalable à la conscience.

Article # 46 – Dépression et philosophie : Du mal du siècle au mal de ce siècle, Robert Redeker, Editions Pleins Feux, 2007

Un si petit livre, seulement 46 pages et en format réduit, mais tellement informatif. Une preuve de plus qu’il ne faut se fier aux apparences. Un livre signé ROBERT REDEKER, agrégé de philosophie originaire de la France, connaît fort bien le sujet en titre de son œuvre : DÉPRESSION ET PHILOSOPHIE.

Article # 47 – Savoir se taire, savoir parler, Dr Jean-Christophe Seznec et Laurent Carouana, InterÉditions, 2017

La plupart des intervenants en psychologie affirment des choses. Ils soutiennent «C’est comme ceci» ou «Vous êtes comme cela». Le lecteur a le choix de croire ou de ne pas croire ce que disent et écrivent les psychologues et psychiatres. Nous ne sommes pas invités à réfléchir, à remettre en cause les propos des professionnels de la psychologie, pour bâtir notre propre psychologie. Le lecteur peut se reconnaître ou pas dans ces affirmations, souvent catégoriques. Enfin, ces affirmations s’apparentent à des jugements. Le livre Savoir se taire, savoir dire de Jean-Christophe Seznec et Laurent Carouana ne fait pas exception.

Article # 48 – Penser sa vie – Une introduction à la philosophie, Fernando Savater, Éditions du Seuil, 2000

Chapitre 1 – La mort pour commencer – Contrairement au philosophe Fernando Savater dans PENSER SA VIE – UNE INTRODUCTION À LA PHILOSOPHIE, je ne définie pas la vie en relation avec la mort, avec son contraire. Je réfléchie et je parle souvent de la mort car il s’agit de l’un de mes sujets préféré depuis mon adolescence. Certaines personnes de mon entourage pensent et affirment que si je parle aussi souvent de la mort, c’est parce que j’ai peur de mourir. Or, je n’ai aucune peur de la mort, de ma mort, de celles de mes proches. Je m’inquiète plutôt des conséquences de la mort sur ceux et celles qui restent, y compris sur moi-même.

Article # 49 – Pourquoi avons-nous des couleurs de peau et des physiques si différents ?

À la lumière du documentaire LE SOLEIL ET DES HOMMES, notamment l’extrait vidéo ci-dessus, je ne crois plus au concept de race. Les différences physiques entre les hommes découlent de l’évolution naturelle et conséquente de nos lointains ancêtres sous l’influence du soleil et de la nature terrestre, et non pas du désir du soleil et de la nature de créer des races. On sait déjà que les races et le concept même de race furent inventés par l’homme en se basant sur nos différences physiques. J’abandonne donc la définition de « race » selon des critères morphologiques…

Article # 50 – Extrait du mémoire de maîtrise «Formation de l’esprit critique et société de consommation» par Stéphanie Déziel

Dans le cadre de notre dossier « Consulter un philosophe », la publication d’un extrait du mémoire de maîtrise « Formation de l’esprit critique et société de consommation » de Stéphanie Déziel s’impose en raison de sa pertinence. Ce mémoire nous aide à comprendre l’importance de l’esprit critique appliqué à la société de consommation dans laquelle évoluent, non seule les jeunes, mais l’ensemble de la population.

Article # 51 – « En fait, c’est dans son incertitude même que réside largement la valeur de la philosophie. » Bertrand Russell

Je reproduis ci-dessous une citation bien connue sur le web au sujet de « la valeur de la philosophie » tirée du livre « Problèmes de philosophie » signé par Bertrand Russell en 1912. Mathématicien, logicien, philosophe, épistémologue, homme politique et moraliste britannique, Bertrand Russell soutient que la valeur de la philosophie réside dans son incertitude. À la suite de cette citation, vous trouverez le texte de Caroline Vincent, professeur de philosophie et auteure du site web « Apprendre la philosophie » et celui de Gabriel Gay-Para tiré se son site web ggpphilo. Des informations tirées de l’Encyclopédie Wikipédia au sujet de Bertrand Russell et du livre « Problèmes de philosophie » et mon commentaire complètent cet article.

Article # 52 – Socrate et la formation de l’esprit critique par Stéphanie Déziel

Passez donc sans vous arrêter, amis, au milieu des Marchands de Sommeil; et, s’ils vous arrêtent, répondez-leur que vous ne cherchez ni un système ni un lit. Ne vous lassez pas d’examiner et de comprendre. (…) Lisez, écoutez, discutez, jugez; ne craignez pas d’ébranler des systèmes; marchez sur des ruines, restez enfants. (…) Socrate vous a paru un mauvais maître. Mais vous êtes revenus à lui; vous avez compris, en l’écoutant, que la pensée ne se mesure pas à l’aune, et que les conclusions ne sont pas l’important; restez éveillés, tel est le but. Les Marchands de Sommeil de ce temps-là tuèrent Socrate, mais Socrate n’est point mort; partout où des hommes libres discutent, Socrate vient s’asseoir, en souriant, le doigt sur la bouche. Socrate n’est point mort; Socrate n’est point vieux. (…) – Alain, (Emile Charrier), Vigiles de l’esprit.

Article # 53 – J’ai un problème avec la vérité

Tout au long de ma vie, j’ai vu la vérité malmenée, tassée d’un bord puis de l’autre, devenir une propriété personnelle (ma vérité — ta vérité — à chacun sa vérité), tantôt objet de monopôle, tantôt reconnue, tantôt niée et reniée… Ah ! La vérité. Quel chaos ! Je me demande depuis longtemps pourquoi la vérité, si elle existe, ne triomphe pas à tout coup, pourquoi elle ne s’impose à tous d’elle-même. Contestée de toutes parts, la vérité, si elle existe, n’a d’intérêt que pour l’opinion qu’on en a et les débats qui s’ensuivent. On va jusqu’à donner à la vérité une mauvaise réputation eu égard à son influence néfaste sur la société et les civilisations. Et que dire de toutes ces croyances qui se prennent pour la vérité ? Et c’est sans compter l’observation récente à l’effet que nous venons d’entrer dans une « ère de post-vérité ».

Article # 54 – Petit manuel philosophique à l’intention des grands émotifs, Iaria Gaspard, Presses Universitaires de France, 2022

J’accorde à ce livre trois étoiles sur cinq. Le titre « Petit manuel philosophique à l’intention des grands émotifs » a attiré mon attention. Et ce passage du texte en quatrième de couverture m’a séduit : «En proposant une voyage philosophique à travers l’histoire des émotions, Iaria Gaspari bouscule les préjugés sur notre vie émotionnelle et nous invite à ne plus percevoir nos d’états d’âme comme des contrainte ». J’ai décidé de commander et de lire ce livre. Les premières pages m’ont déçu. Et les suivantes aussi. Rendu à la moitié du livre, je me suis rendu à l’évidence qu’il s’agissait d’un témoignage de l’auteure, un témoignage très personnelle de ses propres difficultés avec ses émotions. Je ne m’y attendais pas, d’où ma déception. Je rien contre de tels témoignages personnels qu’ils mettent en cause la philosophie, la psychologie, la religion ou d’autres disciplines. Cependant, je préfère et de loin lorsque l’auteur demeure dans une position d’observateur alors que son analyse se veut la plus objective possible.

Article # 55 – Savoir, connaissance, opinion, croyance

Tout repose sur le Savoir. L’expérience personnelle et/ou professionnelle qu’on fait du Savoir, après en avoir pris conscience, se retrouve à la base des Connaissances que nous possédons. Les Opinions expriment des Jugements des connaissances et inspirent souvent les Croyances.

Article # 56 – Philosophie, science, savoir, connaissance

La philosophie, mère de toutes les sciences, recherche la sagesse et se définie comme l’Amour de la Sagesse. La sagesse peut être atteinte par la pensée critique et s’adopte comme Mode de vie. • La philosophie soutient la Science et contribue à la naissance et au développement de la méthode scientifique, notamment avec l’épistémologie.

Article # 57 – La philosophie encore et toujours prisonnière de son passé ?

La philothérapie, principale pratique de la philosophie de nos jours, met sans cesse de l’avant les philosophes de l’Antiquité et de l’époque Moderne. S’il faut reconnaître l’apport exceptionnel de ces philosophes, j’ai parfois l’impression que la philothérapie est prisonnière du passé de la philosophie, à l’instar de la philosophie elle-même.

Article # 58 – Le Québec, un désert philosophique

Au Québec, la seule province canadienne à majorité francophone, il n’y a pas de tradition philosophique populaire. La philosophie demeure dans sa tour universitaire. Très rares sont les interventions des philosophes québécois dans l’espace public, y compris dans les médias, contrairement, par exemple, à la France. Et plus rares encore sont les bouquins québécois de philosophie en tête des ventes chez nos libraires. Seuls des livres de philosophes étrangers connaissent un certain succès. Bref, l’espace public québécois n’offre pas une terre fertile à la Philosophie.

Article # 59 – La naissance du savoir – Dans la tête des grands scientifiques, Nicolas Martin, Éditions Les Arènes, 2023.

J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq parce qu’il me permet d’en apprendre beaucoup plus sur la pensée scientifique telle que pratiquée par de grands scientifiques. L’auteur, Nicolas Martin, propose une œuvre originale en adressant les mêmes questions, à quelques variantes près, à 17 grands scientifiques.

Article # 60 – Pourquoi est-il impossible d’atteindre l’équilibre entre développement personnel et développement spirituel ou philosophique ?

Cet article répond à ce commentaire lu sur LinkedIn : « L’équilibre entre développement personnel et développement spirituel ou philosophique est indispensable. » Il m’apparaît impossible de viser « L’équilibre entre développement personnel et développement spirituel ou philosophique » et de prétendre que cet équilibre entre les trois disciplines soit « indispensable ». D’une part, le développement personnel est devenu un véritable fourre-tout où l’ivraie et le bon grain se mélangent sans distinction, chacun avançant sa recette à l’aveugle.

Article # 61 – Le commerce extrême de la philosophie avec les « philopreneurs »

En ne s’unissant pas au sein d’une association nationale professionnelle fixant des normes et des standards à l’instar des philosophes consultants ou praticiens en d’autres pays, ceux de la France nous laissent croire qu’ils n’accordent pas à leur disciple tout l’intérêt supérieur qu’elle mérite. Si chacun des philosophes consultants ou praticiens français continuent de s’affairer chacun dans son coin, ils verront leur discipline vite récupérée à mauvais escient par les philopreneurs et la masse des coachs.

Article # 62 – Soigner par la philosophie, En marche – Journal de la Mutualité chrétienne (Belgique)

“ Après les succès d’Épicure 500 vous permettant de faire dix repas par jour sans ballonnements, après Spinoza 200 notre inhibiteur de culpabilité, les laboratoires Laron, vous proposent Philonium 3000 Flash, un médicament révolutionnaire capable d’agir sur n’importe quelle souffrance physique ou mentale?: une huile essentielle d’Heidegger pour une angoisse existentielle, une substance active de Kant pour une douleur morale…. Retrouvez sagesse et vitalité en un instant ”, s’amusaient les chroniqueurs radio de France Inter dans une parodie publicitaire diffusée à l’occasion d’une émission ayant pour thème?: la philosophie peut-elle soigner le corps ?

Article # 63 – Contre le développement personnel. Thierry Jobard, Éditions Rue de l’échiquier, 2021

J’attribue quatre étoiles sur cinq à ce livre. Les lecteurs assidus de mes articles connaissent fort bien ma position plus que défavorable face au développement personnel. À l’instar de Thiery Jobard, je suis contre le développement personnel. Je qualifie le développement personnel d’arnaque extrêmement dangereuse pour ses adeptes et notre société.

Article # 64 – Apocalypse cognitive – La face obscure de notre cerveau, Gérald Bronner, Presses Universitaires de France (PUF), 2021

Le philothérapeute (philosophe consultant ou philosophe praticien) a l’obligation de très connaître le contexte dans lequel évolue son client. Le développement de l’esprit critique de ce client passe inévitablement par une prise de conscience de sa cognition en vue de comprendre comment il connaît. Si, dès le départ, le client n’a pas conscience de son mode de pensées, il lui sera difficile de participer activement au dialogue avec son philothérapeute. L’objectif primaire du philosophe consultant demeure de déceler et de corriger les biais cognitifs de son client avant même d’abord une question philosophique. Bref, si la »machine à pensée » du client est corrompu par des «virus cognitifs », une «réinitialisation » s’impose en début de séance de consultation.

Article # 65 – Développement (im)personnel – Le succès d’une imposture, Julia de Funès, Éditions de l’observatoire/Humensis, 2019

Dans son livre « Développement (im) personnel, Julia de Funès, docteure en philosophie, soutient que le développement personnel offre la même recette à tous et qu’à ce titre il ne peut donc pas se qualifier sa démarche de « personnel ». Selon ma compréhension, le développement personnel devrait mettre de l’avant un développement personnalisé, c’est-à-dire adapté à chaque individu intéressé pour se targuer d’être personnel.

Article # 66 – Savoirs, opinions, croyances – Une réponse laïque et didactique aux contestations de la science en classe, Guillaume Lecointre, Édition Belin / Humensis, 2018

Mon intérêt pour la pensée scientifique remonte à plus de 25 ans. Alors âgé d’une quarantaine d’année, PDG d’une firme d’étude des motivations d’achat des consommateurs, je profite des enseignements et de l’étude du processus scientifique de différentes sources. Je me concentre vite sur l’épistémologie…

Article # 67 – À l’école du doute – Apprendre à penser juste en découvrant pourquoi l’on pense faux, Marc Romainville, Presses Universitaires de France / Humensis, 2023

Ce livre m’a déçu en raison de la faiblesse de sa structure indigne de son genre littéraire, l’essai. L’auteur offre aux lecteurs une foule d’information mais elle demeure difficile à suivre en l’absence de sous-titres appropriés et de numérotation utile pour le repérage des énumérations noyés dans un style plus littéraire qu’analytique.

Article # 68 – Ébauche d’un annuaire : philothérapeutes, philosophes consultants, philosophes praticiens

En l’absence d’une association d’accréditation des philothérapeutes, philosophes consultants ou praticiens en francophonie, il est difficile de les repérer. Il ne nous reste plus que de nombreuses recherches à effectuer sur le web pour dresser une liste, aussi préliminaire soit-elle. Les intervenants en philothérapie ne se présentent pas tous sous la même appellation : « philothérapeute », « philosophe consultant » ou « philosophe praticien » « conseiller philosophique » « philosophe en entreprise », « philosophe en management » et autres.

Article # 69 – Guérir l’impossible – Une philosophie pour transformer nos souffrances en forces, Christopher Laquieze, Guy Trédaniel Éditeur, 2023

J’ai lu le livre GUÉRIR L’IMPOSSIBLE en me rappelant à chaque page que son auteur, Christopher Laquieze, est à la fois philosophe et thérapeute spécialisé en analyse comportementale. Pourquoi ? Parce que ce livre nous offre à la fois un voyage psychologique et philosophique, ce à quoi je ne m’attendais pas au départ. Ce livre se présente comme « Une philosophie pour transformer nous souffrances en forces ». Or, cette philosophie se base davantage sur la psychologie que la philosophie. Bref, c’est le « thérapeute spécialisé en analyse comportementale » qui prend le dessus sur le « philosophe ».

Article # 70 – Agir et penser comme Platon – Sage, penseur, philosophe, juste, courageux …, Nathanaël Masselot, Les Éditions de l’Opportun

Nathaniel Masselot maîtrise fort bien son écriture visiblement axée sur son accessibilité et sa compréhension par tous. Loin de la vulgarisation simpliste, l’auteur nous parle comme nous parlons. Loin de l’écriture hermétique, l’auteur n’a pas la tête dans les nuages et isolé dans une tour surplombant la société; il marche auprès de nous. Avec ses références à l’actualité, il campe son lecteur dans la réalité quotidienne où il évolue.

D’AUTRES ARTICLES SONT À VENIR

Article # 69 – Guérir l’impossible – Une philosophie pour transformer nos souffrances en forces, Christopher Laquieze, Guy Trédaniel Éditeur, 2023

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Article # 69

J’AI LU POUR VOUS

Guérir l’impossible

Une philosophie pour transformer nos souffrances en forces

Christopher Laquieze

2023

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Guérir l'impossible - Une philosophie pour transformer nos souffrances en FORCES, Christopher LAQUIEZE, GUY TRÉDANIEL ÉDITEUR, 2023
Guérir l’impossible – Une philosophie pour transformer nos souffrances en FORCES, Christopher LAQUIEZE, GUY TRÉDANIEL ÉDITEUR, 2023

Guérir l’impossible

Une philosophie pour transformer nos souffrances en forces

Christopher Laquieze

Essai

Infos : 184 pages, 150 x 220 mm, 280g

Parution : mai 2023

Editeur : GUY TRÉDANIEL ÉDITEUR

EAN : 9782492847790

ISBN : 978-2-492-84779-0

Prix : 16,90€

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Lire un extrait de ce livre

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Texte à l’endos du livre

Dans un monde en constante mutation où les incertitudes et les défis sont de plus en plus nombreux, la résilience est devenue une compétence vitale pour affronter les difficultés quotidiennes.

Dans l’Antiquité, les plus grands philosophes se concentraient déjà sur ces questions qui continuent de nous habiter : « Comment gérer ma colère ? », « Quelle est la meilleure façon d’atteindre la paix et le bonheur ? », « Comment faire face aux situations difficiles auxquelles je suis confronté ? ». Comme des portes ouvertes vers un monde meilleur, ces interrogations nous aident à trouver notre propre voie.

À travers les réflexions d’Épictète, Spinoza, Marc Aurèle, Sénèque ou encore Socrate, vous découvrirez dans cet ouvrage 21 fondements philosophiques essentiels pour développer votre résilience.

En abordant la psychologie, la science, la sagesse, la spiritualité et en revenant sur les traumatismes qui nous entravent, ce livre est un guide pratique et unique en son genre pour tous ceux qui cherchent à vivre de manière plus apaisée, consciente et épanouissante.

« Majeur est incontournable. L’auteur dévoile l’essence de la résilience dans un monde en quête d’exploration intérieure. Un incontournable pour toutes personnes désirant explorer son monde intérieur. » Yannick Alain – Auteur et conférencier international

« De la souffrance à la sérénité. Un récit foisonnant et percutant, où philosophie rime avec guérison émotionnelle. Précieux et efficace. » Mathias Lebœuf – Journaliste et philosophe

Source : Guy Trédaniel éditeur.


Au sujet de l’auteur

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Photographie de Christopher Laquieze tirée de sa page Facebook

Christopher Laquieze est philosophe et spécialiste en analyse comportementale. Il décide de lier des thèmes importants de la vie quotidienne tels que la résilience, la confiance en soi ou encore le courage avec une vision philosophique et un raisonnement révolutionnaire. Fondateur du mouvement philosophique « Le Banquet de la Connaissance » et conférencier professionnel, Christopher utilise la philosophie pour la faire sortir des universités et la transforme en un outil pratique. Un parcours atypique, une vision du monde différente, Christopher décide d’emmener une vision plus jeune et optimiste au monde. Un monde où la philosophie devient pratique.

Source : Guy Trédaniel éditeur.


Sur le web

Site web officiel de Christopher Laquieze

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Screenshot 2023-11-24 at 16-29-49 LE BANQUET DE LA CONNAISSANCE

Page de L’Académie de philo pratique – Le Banquet de la Connaissance

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Page de Christophe Laquieze sur X (Twitter)


Philosophe, écrivain et conférencier, je dirige le premier mouvement philosophique en ligne « Le Banquet de la Connaissance ».

En tant qu’écrivain chez Guy Trédaniel, mon travail consiste à parler du réel, du tragique et de notre confrontation face à celui-ci.

J’interviens dans les entreprises, les associations et les événements pour faire de la philosophie un outil pratique et un moyen d’apprendre à penser contre soi-même.

Je travaille sur «ce qui n’intéresse personne» affirmait Baudrillard ! Comme quoi ça en interresse au moins un !

Un parcours atypique, une vision du monde différente et aujourd’hui plus de 700 000 personnes me suivant sur les réseaux sociaux, je décide d’emmener une vision plus jeune et optimiste au monde et une philosophie qui passe de théorique à pratique.

Source : Page de Christopher Laquieze sur LinkedIn


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Le podcast  »L’Esprit Libre » de Christopher Laquieze

L’Esprit Libre

Bienvenue sur « L’Esprit Libre », un podcast unique présenté par Christopher Laquieze, écrivain, philosophe et fondateur du mouvement « Le Banquet de la Connaissance ». Nous vous invitons à vous immerger dans un monde où la pensée précède l’action, un espace qui prône la réflexion autonome et l’application pragmatique de la philosophie.

Dans cette ère d’information omniprésente et de gratification instantanée, il est facile de se perdre dans le flot continu de données. « L’Esprit Libre » a été créé dans le but d’élever nos esprits au-dessus du bruit, d’apprendre à penser par nous-mêmes et d’utiliser la philosophie non pas comme un sujet académique élitiste, mais comme un outil tangible pour une vie meilleure.

Dans ce podcast hebdomadaire, Christopher Laquieze, votre hôte, vous introduit dans le monde de la philosophie d’une manière unique. Découvrez des entretiens inédits avec des philosophes de renom, des penseurs innovants et des acteurs du changement. Les sujets abordés ne se limitent pas à la théorie mais s’étendent aux problématiques du quotidien. Chaque épisode vous donnera les clés pour comprendre, interroger et appliquer les principes philosophiques pour améliorer votre vie de tous les jours.

En écoutant « L’Esprit Libre », vous deviendrez partie intégrante d’un banquet de la connaissance, où chaque épisode est un mets finement préparé, prêt à stimuler votre esprit et à nourrir votre âme. De la philosophie ancienne à la pensée contemporaine, des enjeux sociaux aux défis personnels, notre mission est de vous aider à naviguer dans le labyrinthe de la vie avec sagesse et discernement.

Rejoignez-nous chaque semaine pour une nouvelle exploration de la philosophie, dans sa forme la plus pure et la plus applicable. Parce que, comme le dit notre hôte Christopher Laquieze, « Penser, c’est déjà agir ».

Pensez d’abord, parlez ensuite.

Source : https://smartlink.ausha.co/lespritlibre


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Bienvenue sur "L'Esprit Libre", un podcast unique présenté par Christopher Laquieze, écrivain, philosophe et fondateur du mouvement "Le Banquet de la Connaissance". Nous vous invitons à vous immerger dans un monde où la pensée précède l'action, un espace qui prône la réflexion autonome et l'application pragmatique de la philosophie.
Bienvenue sur « L’Esprit Libre« , un podcast unique présenté par Christopher Laquieze, écrivain, philosophe et fondateur du mouvement « Le Banquet de la Connaissance ». Nous vous invitons à vous immerger dans un monde où la pensée précède l’action, un espace qui prône la réflexion autonome et l’application pragmatique de la philosophie.

Chaîne  »L’esprit » de l’auteur sur YouTube


Conférence

Conférence « Faire face à l’adversité grâce à la philosophie Stoicienne »


Du même auteur

L’Oracle de la manifestation alignée

Solène FEIG, Christopher LAQUIEZE

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La manifestation est un phénomène qui intervient lorsqu’un événement ou une situation qui semblait n’exister que dans notre imagination se manifeste dans la réalité.

Cet oracle de 44 superbes cartes t’aidera à attirer à toi ce que tu désires dans tous les domaines (santé, relation, travail…), tout en restant aligné·e sur ton chemin de vie.

Dans le livre d’accompagnement de 112 pages, tu trouveras la signification de chaque carte, ainsi que les conseils et réponses dont tu auras besoin à ce moment-là !

Source : Guy Trédaniel éditeur.


Revue de presse

ABC Talk, Chris Laquieze invité de Mathias Leboeuf, mars 2023

Métamorphose, éveille ta conscience !
#69 Christopher Laquieze : Guérir l’impossible
Saison 3, Ep. 69 – lundi 13 novembre 2023

@neo.tvofficiel

À l’âge de 20 ans, Christopher Laquieze découvre la philosophie à la suite d’une grosse dépression. Pour neo, il raconte comment cette discipline a changé sa vie. ?#interview #leçondevie #anecdote #promo #histoire #enseignement #titktokacademie #pourtoi #philosophie

? son original – neo

Interview de Christopher Laquieze : un parcours et une vision atypique du monde

L’invité du jour: Christopher Laquièze, philosophe et thérapeute, RTL info

Vendre plus efficacement avec le neuromarketing – Chris Laquieze, Esprit Entrepreneur

Tendances Première: Le Dossier – Les 21 fondements philosophiques essentiels pour développer notre résilience, RTBF Auvio

Gestion émotionnelle et entrepreneuriat avec Chris Laquieze : coach en intelligence émotionnelle, Bien être & Santé

Entretien avec Christopher Laquieze, Libre ensembleLibres, ensemble. Le replay


Mon rapport de lecture du livre

Guérir l’impossible

Une philosophie pour transformer nos souffrances en forces

Christopher Laquieze

 J’ai lu le livre GUÉRIR L’IMPOSSIBLE en me rappelant à chaque page que son auteur, Christopher Laquieze, est à la fois philosophe et thérapeute spécialisé en analyse comportementale. Pourquoi ? Parce que ce livre nous offre à la fois un voyage psychologique et philosophique, ce à quoi je ne m’attendais pas au départ. Ce livre se présente comme « Une philosophie pour transformer nous souffrances en forces ». Or, cette philosophie se base davantage sur la psychologie que la philosophie. Bref, c’est le « thérapeute spécialisé en analyse comportementale » qui prend le dessus sur le « philosophe ».

Mes lecteurs connaissent ma crainte face à une philosophie de plus en plus psychologisante. Dans son livre GUÉRIR L’IMPOSSIBLE, Christopher Laquieze adopte le ton reconnu aux ouvrages de développement personnel signés par des coachs.

Les chapitres 1 (À la découverte de notre monde intérieur), 2 (L’inconscient et le traumatisme) et 4 (Entre deux mondes) nous plongent dans un récit psychologique parsemé d’exercices à l’imager de tous les livres de développement personnel. Lucide, Christopher Laquieze nous rappelle régulièrement que ses propos et ses conceptions sont subjectifs, ce qui confirme que sa prise de recul personnelle ne s’applique pas nécessairement à tous; il revient aux lecteurs d’apporter ses propres réponses aux nombreuses questions mises de l’avant.

(…) Nous passons notre vie entière à ressentir des émotions de manière consciente, mais aussi de manière inconsciente. Plus l’émotion est intense, plus nous avons de facilité à poser notre attention sur ce que nous ressentons; à l’inverse plus la charge émotionnelle est minime, moins nous conscientisons la situation. L’une des meilleurs clés pour apprendre à stabiliser une émotion intense est de réussir à la conscientiser en essayant de donner un mot à son ressenti. Vous pouvez vous posez les questions suivantes :

  • « Que suis en train de ressentir ? »
  • « Quel a été l’élément déclencheur de ce sentiments ? »
  • « Cette émotion provient-elle de la situation ou de ma perception de la situation ? »
  • « Comment puis-je résoudre le problème ? »

Grâce à ce genre d’interrogations, vous système émotionnel se stabilisera et vous aurez beaucoup plus de facilités à gérer l’intensité affective afin de vous concentrer non pas sur ce que la situation provoque en vous, mais sur la solution qui émane du problème.

LAQUIEZE, Christopher, Guérir l’impossible, Chapitre 1. À la découverte de notre monde intérieur, Guy Trédaniel Éditeur, Paris, 2023, pp. 24-25.

Christopher Laquieze nous parle beaucoup des six émotions primaires : la peur, la colère, la tristesse, la joie, la surprise et le dégoût. Il insiste plus particulièrement sur la peur et la colère. Les blessures de l’enfance sont également en vedette dans les analyses comportementales avancées par l’auteur.

Il adopte l’ approche voulant que la psychologie augmente sa scientificité en se référant aux découvertes en neurosciences qui appuient ses analyses. Par exemple, il se réfère aux trois dimensions distinctes de l’empathie selon les neurosciences.

  • L’empathie émotionnelle;
  • L’empathie cognitive;
  • L’empathie motrice.

Au sous-titre « L’AMOUR DE SOI», il insiste sur l’honnêteté :

(…) L’honnêteté envers soi-même vient affirmer la pureté de son être et la conscience de la divinité de son âme. Épicure nous affirme qu’«il n’est pas possible de vivre heureux sans être sage, honnête et juste, ni sage, honnête et juste sans être heureux », ce qui dépeint une certaine notion du bonheur au travers de la vertu. (…)

LAQUIEZE, Christopher, Guérir l’impossible, Chapitre 1. À la découverte de notre monde intérieur, Guy Trédaniel Éditeur, Paris, 2023, p. 56.

Je décroche lorsque l’auteur illustre un résultat de la démarche proposée avec le mot « magie » :

(…) C’est ainsi que vous changerez votre comportement avec vous-même et avec les autres, et c’est à ce moment-là que la magie commencera à opérer.

LAQUIEZE, Christopher, Guérir l’impossible, Chapitre 1. À la découverte de notre monde intérieur, Guy Trédaniel Éditeur, Paris, 2023, p. 60.

J’ai tout de même poursuivi ma lecture avec un certain intérêt. Il s’agissait pour moi de vérifier l’ensemble des propos à teneur psychologique que je connaissais déjà en raison de mes lectures au fil des 25 dernières années. Bref, Christopher Laquieze rapporte de façon élégante et juste les avancées de la psychologie dans le domaine des émotions. Si un lecteur n’est pas informé de ces avancés, il trouvera dans GUÉRIR L’IMPOSSIBLE le résumé idéal pour se mettre à jour dans les chapitres 1 et 2.

Christopher Laquieze introduit le deuxième chapitre de son ouvrage intitulé L’INCONSCIENT ET LE TRAUMATISME en ces mots :

Mon comportement est-il réellement le reflet de ce que je suis ? Comment puis-je être sûr que je ne suis pas dépendant de mon passé ? Mes réactions m’appartiennent-elles ? Consciemment, je ne peux réellement répondre à ces questions mais, inconsciemment, j’ai toutes les informations pour décrypter ces questionnements. (…)

LAQUIEZE, Christopher, Guérir l’impossible, Chapitre 2. L’inconscient et le traumatisme, Guy Trédaniel Éditeur, Paris, 2023, p. 71.

Au sous-titre NOTRE ESPRIT ET NOTRE CORPS SONT-ILS DIFFÉRENTS, Christopher Laquieze rappelle que « Le mouvement dualiste de Descartes a permis de distinguer deux entités : le corps et l’esprit, qui seraient distinctes, mais connectées. » Il se réfère ensuite à Socrate :

Socrate cite la critique d’un médecin de Thrace dans l’un de ses dialogues de Platon : « C’est la raison pour laquelle les médecins de Grèce ignorent la cure d’un si grand nombre de maladies : ils sont ignorants de l’ensemble. Car la plus grande erreur de notre époque dans le traitement du corps humain est la séparation que font les médecins entre l’esprit et le corps. » (…)

LAQUIEZE, Christopher, Guérir l’impossible, Chapitre 2. L’inconscient et le traumatisme, Guy Trédaniel Éditeur, Paris, 2023, p. 77.

Christopher Laquieze soutient que l’inconscient est « un autre esprit » :

Pour véritablement comprendre notre système conscient et ce lien entre le corps et l’esprit, il faut également se pencher sur l’assemblage d’informations inconscientes qui son stocké dans un autre esprit. Ce dernier, que nous appelons « inconscient », est lui-même universel : il n’a aucune limite et peut transporter des multitudes d’informations multigénérationnelles. Car, oui, des informations inconscientes peuvent se transmettre de génération en génération, notamment au travers des comportements et des actions irréfléchies qui viennent elles-mêmes colmater des blessures plus profonde.

LAQUIEZE, Christopher, Guérir l’impossible, Chapitre 2. L’inconscient et le traumatisme, Guy Trédaniel Éditeur, Paris, 2023, p. 77.

Personnellement, j’adoptais l’idée que l’esprit est composé d’une part consciente et d’une part inconsciente. Je n’avais jamais entendu dire que l’inconscient constituait en lui-même « un autre esprit ». Mais, en psychologie, on peut avancer librement les théories que l’on veut, preuve ou non de sa véracité à l’appui.

Au troisième chapitre, LES 21 FONDEMENTS PHILOSOPHIQUES POUR ATTEINDRE LA GUÉRISON ÉMOTIONNELLE, Christopher Laquieze se met à la pratique de la philosophie. Voici la liste de ces 21 fondements philosophiques qui, rappelons-le, ont pour objectif « d’atteindre la guérison émotionnelle » :

  1. La tâche principale de la vie est de se concentrer sur ce que nous pouvons contrôler.
  2. Profiter de ce que l’on a sans s’attarder sur ce que l’on a pas.
  3. Nous ne contrôlons pas les événements mais nous contrôlons la façon dont nous y réagissons.
  4. Avoir le pouvoir de ne pas avoir d’opinion.
  5. Partir à la conquête de la paix plutôt que de la reconnaissance.
  6. Avoir de la gratitude pour ce que nous avons et pour ce que nous avons vécu.
  7. Une brève histoire du temps ou l’art d’apprendre à gérer son temps.
  8. La projection de ce que l’on craint n’est pas la réalité de notre futur.
  9. Voir le bien chez les gens pour faire ressortir le sein.
  10. Deux oreilles et une bouche – ce n’est pas pour rien !
  11. L’amour n’est pas ce que nous ressentons, mais ce que nous sommes capables de faire pour entretenir ce ressenti.
  12. La comparaison est de l’autodestruction inconsciente.
  13. Imaginer sa vie comme si l’on était un revenant.
  14. Réagir à chaud revient à accepter la destruction.
  15. Déterminer ce que l’on est capable d’accepter pour être heureux.
  16. Avoir peur, c’est être sur le bon chemin.
  17. La sagesse est plus grande que le paraître.
  18. Découvrir la raison pour laquelle nous faisons ce que nous faisons.
  19. Développer notre reconnaissance personnelle de ce que nous avons vécu.
  20. Apprendre à dire « non » et à pardonner.
  21. S’il y a un sens à la vie alors il doit y avoir un sens à la souffrance.

Dans ce chapitre, je n’ai malheureusement pas relevé de référence au besoin d’acquérir et de développer un esprit critique. Et si je me souviens bien, l’auteur n’aborde pas dans ce chapitre la question pourtant incontournable du doute en philosophie. Est-ce parce que l’esprit critique et le doute n’ont rien à voir avec « la guérison émotionnelle » ? Je crois que l’auteur Christopher Laquieze est d’abord et avant tout service de la psychologie, de « sa spécialité en analyse comportementale ».

Les lecteurs de mes Rapports de lecture savent fort bien que je lutte contre la domination de nos opinions car elles règnent en roi et maître sur notre société.

Arrivé au quatrième fondement philosophique intitulé AVEC LE POUVOIR DE NE PAS AVOIR D’OPINION », j’étais ravi de voir mon sujet de prédilection enfin à la une. Voici quelques extraits du long paragraphe qui traite des opinions :

Afin de représenter l’impact que peuvent avoir nos opinions sur une situation, Épictète disait que « ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, mais les opinions qu’ils en ont ». (…)

Émettre un jugement face à une situation extérieure et essayer de prendre parti serait un acte de destruction intérieur pour le stoïciens. (…)

Dans l’un des dialogues de Platon sur la justice de l’individu et de la cité, intitulé La République, il est affirmé que l’opinion regroupe deux types de connaissances : la croyance et l’illusion. (…)

Il relève de notre volonté d’accepter que l’opinion puisse être mise de côté afin d’accéder à une paix plus grande et plus intense.

LAQUIEZE, Christopher, Guérir l’impossible, Chapitre 3. Les 21 fondements philosophiques pour atteindre la guérison émotionnelle, Guy Trédaniel Éditeur, Paris, 2023, p. 110.

Les hommes troublés par leurs opinions ? Émettre une opinion et prendre parti, un acte de destruction intérieur ? L’opinion regroupe des « connaissances » ? L’absence d’opinion entraîne une paix plus grande et plus intense ?

L’opinion est ici considérée sous l’angle de l’émotion qu’elle donne et l’effet néfaste de cette émotion. Il s’agirait alors d’éliminer cette émotion néfaste en supprimant son origine, c’est-à-dire l’opinion. Je veux bien admettre que nous sommes dans une démarche de « guérison émotionnelle » en référence à des blessures et des souffrances, mais supprimer les pensées émotives négatives et les biais cognitifs engendrés par ces blessures et par ces souffrances ne demeure pas plus qu’un simple exercice de surface, à l’instar de plusieurs autres propositions de la psycho-pop (voir : La psycho-pop, un terreau fertile pour la pseudoscience et la culpabilisation).

Dans ce contexte, il faut mettre davantage l’accent sur la métacognition (Connaissance et maîtrise qu’a une personne de ses capacités et de ses fonctionnements cognitifs).

La métacognition, qui est d’abord à comprendre dans le champ de la psychologie d’où elle est issue et qui l’a définie et expérimentée comme un processus cognitif en jeu dans la résolution de problèmes favorisant à la fois les apprentissages, le transfert et la motivation, peut être comprise aussi et plus philosophiquement, du côté de la distanciation et de la conscience de soi c’est-à-dire d’une pensée qui peut fonctionner de façon critique et réflexive (…)

Source : Anne-Marie Doly. La métacognition : de sa définition par la psychologie à sa mise en œuvre à l’école. G Toupiol. Apprendre et Comprendre. Place et rôle de la métacognition dans l’aide spécialisée., Retz, pp.84-124, 2006. hal-00835076.

Il est tout aussi nécessaire de faire appel à l’épistémologie (Philosophie : Théorie de la connaissance et de sa validité. « Étude de la constitution des connaissances valables » (Piaget)).

Doter et développer l’esprit critique d’une personne me semble plus utile que de lui suggérer de mettre de côté ses émotions. Il vivra tout de même dans un monde où l’opinion règne en roi et maître. Il évoluera tout de même dans une mare d’opinions sa vie durant. Le rôle des émotions dans le vivre ensemble est indéniable, à moins de se réfugier dans son monastère intérieur… dans sa caverne pour n’y percevoir que son ombre.

On ne peut pas recommander de mettre en sourdine la faculté de juger de l’homme parce qu’il s’agirait d’une affaire sensible (émotionnelle) troublant la paix intérieure. La faculté de juger implique aussi et surtout, une fois développée, l’entendement, c’est-à-dire la faculté de comprendre. Et c’est bel bien ce que demande Christopher Laquieze aux lecteurs de son livre GUÉRIR L’IMPOSSIBLE. Il nous invite à comprendre nos émotions, leur rôle dans notre comportement. Tout cela relève de différentes prises de conscience. Et c’est sans compter que les changements de comportement proviennent soit d’une révélation, soit d’un traumatisme. Dans les deux cas, un esprit critique s’impose pour répondre aux questions posées aux lecteurs par Christopher Laquieze.

* * * *

Je vous recommande la lecture du livre Guérir l’impossible de Christopher Laquieze chez GUY TRÉDANIEL ÉDITEUR paru en 2023. J’accorde à ce livre quatre étoiles sur cinq.


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Articles du dossier

Article # 1 : Introduction

Témoignage de ma recherche personnelle au sujet de la philothérapie (philosophie + thérapie) ou, si vous préférez, de la pratique de la philosophie en clinique. Il s’agit de consultation individuel ou de groupe offert par un philosophe praticien pour nous venir en aide. Elle se distingue de la « psychothérapie » (psychologie + thérapie) en ce qu’elle utilise des ressources et des procédés et poursuit de objectifs propres à la philosophie. On peut aussi parler de « philosophie appliquée ».

Article # 2 : Mise en garde contre le copinage entre la philosophie et la psychologie

La philothérapie gagne lentement mais sûrement en popularité grâce à des publications de plus en plus accessibles au grand public (voir l’Introduction de ce dossier).

L’un des titres tout en haut de la liste s’intitule « Platon, pas Prozac! » signé par Lou Marinoff paru en français en l’an 2000 aux Éditions Logiques. Ce livre m’a ouvert à la philothérapie.

L’auteur est professeur de philosophie au City College de New York, fondateur de l’Association américaine des praticiens de la philosophie (American Philosophical Practitioners Association) et auteurs de plusieurs livres.

Article # 3 : Philothérapie – Libérez-vous par la philosophie, Nathanaël Masselot, Les Éditions de l’Opportun

Présentation du livre Philothérapie – Libérez-vous par la philosophie suivie de mes commentaires de lecture.

Article # 4 : Sur le divan d’un philosophe – La consultation philosophie : une nouvelle démarche pour se connaître, changer de perspective, repenser sa vie. Jean-Eudes Arnoux, Éditions Favre

Présentation du livre Sur le divan d’un philosophe – La consultation philosophie : une nouvelle démarche pour se connaître, changer de perspective, repenser sa vie suivie de mes commentaires de lecture.

Article # 5 : Philosopher pour se retrouver – La pratique de la philo pour devenir libre et oser être vrai, Laurence Bouchet, Éditions Marabout

Cet article présente et relate ma lecture du livre « Philosopher pour se retrouver – La pratique de la philo pour devenir libre et oser être vrai », de Laurence Bouchet aux Éditions Marabout. Malheureusement ce livre n’est plus disponible à la vente tel que mentionné sur le site web de l’éditeur. Heureusement on peut encore le trouver et l’acheter dans différentes librairies en ligne.

Article # 6 : Une danse dangereuse avec le philothérapeute Patrick Sorrel

Cet article se penche sur l’offre du philothérapeute Patrick Sorrel.

Article # 7 : La consultation philosophique – L’art d’éclairer l’existence, Eugénie Vegleris

Le livre « La consultation philosophique – L’art d’éclairer l’existence » de Madame Eugénie Vegleris aux Éditions Eyrolles se classe en tête de ma liste des meilleurs essais que j’ai lu à ce jour au sujet de la « philothérapie ».

Article # 8 : Guérir la vie par la philosophie, Laurence Devillairs, Presses universitaires de France

À ce jour, tous les livres dont j’ai fait rapport de ma lecture dans ce dossier sont l’œuvre de philosophes consultants témoignant de leurs pratiques fondées sur le dialogue. Le livre « Guérir la vie par la philosophie » de Laurence Devillairs aux Presses universitaires de France (PUF) diffère des précédents parce que l’auteure offre à ses lecteurs une aide direct à la réflexion sur différents thèmes.

Article # 9 : Du bien-être au marché du malaise – La société du développement personnel – par Nicolas Marquis aux Presses universitaires de France

J’ai lu ce livre à reculons. J’ai appliqué les feins dès les premières pages. L’objectivité sociologique de l’auteur m’a déplu. Ce livre présente aux lecteurs des observations, que des observations. L’auteur n’en tire aucune conclusion.

Article # 10 : Happycratie : comment l’industrie du bonheur a pris le contrôle de nos vies, Eva Illouz et Edgar Cabanas, Premier Parallèle, 2018

J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq parce qu’il m’a révélé les coulisses de la quête du bonheur au cœur de notre société néo-libérale. Je savais que cette obsession du bonheur circulait au sein de la population, notamment par le biais des coach de vie et des agents de développement personnel, mais je n’aurais jamais imaginé qu’elle cachait une véritable industrie soutenue par une idéologie psychologisante. Jusque-là, je ne connaissais de cette industrie que le commerce des livres et la montée en puissance des coachs de vie dédiés à la recherche du bonheur.

Article # 11 : La consultation philosophique, Oscar Brenifier, Éditions Alcofribas, 2020

J’ai adoré ce livre. Il est dense, très dense. On ne peut pas le lire comme un roman. Me voici enfin devant un auteur qui dit tout, où, quand, comment il observe, comment il pense, comment il chemine, comment il voit, comment il entend, comment il anticipe, comment il tire ses conclusions… Bref, un auteur qui expose son propre système de pensée dans un essai plus que formateur pour le nôtre.

Article # 12 : Fin du chapitre : Oscar Brenifier, philosophe praticien

La lecture du livre «La consultation philosophique» signé par le philosophe praticien Oscar Brenifier (voir article #11 de notre dossier «Consulter un philosophe – Quand la philosophie nous aide») nous apprend qu’il adresse un document à ses clients potentiels. J’ai écrit à monsieur Brenifier pour lui demander s’il pouvait me faire parvenir ce document.

Article # 13 : La philo-thérapie, Éric Suárez, Éditions Eyrolles, 2007

Cet article présente et relate ma lecture du livre du «La philo-thérapie» de Éric Suárez, Docteur en philosophie de l’Université Laval (Québec), philosophe praticien (Lausanne), publié en 2007 aux Éditions Eyrolles. Ce livre traite de la consultation philosophique ou, si vous préférez, de la philo-thérapie, d’un point de vue pratique. En fait, il s’agit d’un guide pour le lecteur intéressé à acquérir sa propre approche du philosopher pour son bénéfice personnel. Éric Suárez rassemble dans son ouvrage vingt exemples de consultation philosophiques regroupés sous cinq grands thèmes : L’amour, L’image de soi, La famille, Le travail et le Deuil.

Article # 14 : Comment choisir son philosophe ? Guide de première urgence à l’usage des angoissés métaphysiques, Oreste Saint-Drôme avec le renfort de Frédéric Pagès, La Découverte, 2000

Ce livre se caractérise par l’humour de son auteur et se révèle ainsi très aisé à lire. D’ailleurs l’éditeur nous prédispose au caractère divertissant de ce livre en quatrième de couverture : «Étudier in extenso la pensée des grands théoriciens et en extraire un mode de réflexion agissant est une mission impossible pour l’honnête homme/femme. C’est pourquoi l’auteur de cet ouvrage aussi divertissant que sérieux propose des voies surprenantes au premier abord, mais qui se révèlent fort praticables à l’usage. L’une passe par la rencontre avec la vie et la personnalité du philosophe : la voie des affinités électives».

Article # 15 : La philosophie comme manière de vivre, Pierre Habot, Entretiens avec Jeanne Cartier et Arnold I Davidson, Le livre de poche – Biblio essais, Albin Michel, 2001

Référencé par un auteur à mon programme de lecture, le livre «La philosophie comme manière de vivre» m’a paru important à lire. Avec un titre aussi accrocheur, je me devais de pousser plus loin ma curiosité. Je ne connaissais pas l’auteur Pierre Hadot : «Pierre Hadot (né à Paris, le 21 février 1922, et mort à Orsay, le 24 avril 20101) est un philosophe, historien et philologue français, spécialiste de l’Antiquité, profond connaisseur de la période hellénistique et en particulier du néoplatonisme et de Plotin. Pierre Hadot est l’auteur d’une œuvre développée notamment autour de la notion d’exercice spirituel et de la philosophie comme manière de vivre.» (Source : Wikipédia)

Article # 16 : La philosophie, un art de vivre de vivre, Collectif sous la direction de Jean-François Buisson, Les Éditions Cabédita, 2021

Jeanne Hersch, éminente philosophe genevoise, constate une autre rupture encore, celle entre le langage et la réalité : « Par-delà l’expression verbale, il n’y a pas de réalité et, par conséquent, les problèmes ont cessé de se poser (…). Dans notre société occidentale, l’homme cultivé vit la plus grande partie de sa vie dans le langage. Le résultat est qu’il prend l’expression par le langage pour la vie même. » (L’étonnement philosophique, Jeanne Hersch, Éd. Gallimard.) / On comprend par là qu’aujourd’hui l’exercice du langage se suffit à lui-même et que, par conséquent, la philosophie se soit déconnectée des problèmes de la vie quotidienne.» Source : La philosophie, un art de vivre, Collectif sous la direction de Jean-François Buisson, Les Éditions Cabédita, 2021, Préface,  p. 9.

Article # 17 : Socrate à l’agora : que peut la parole philosophique ?, Collectif sous la direction de Mieke de Moor, Éditions Vrin, 2017

J’ai trouvé mon bonheur dès l’Avant-propos de ce livre : «Laura Candiotto, en insistant sur le rôle joué par les émotions dans le dialogue socratique ancien et sur l’horizon éthique de celui-ci, vise à justifier théoriquement un «dialogue socratique intégral», c’est-à-dire une pratique du dialogue socratique qui prend en compte des émotions pour la connaissance.» Enfin, ai-je pensé, il ne s’agit plus de réprimer les émotions au profit de la raison mais de les respecter dans la pratique du dialogue socratique. Wow ! Je suis réconforté à la suite de ma lecture et de mon expérience avec Oscar Brenifier dont j’ai témoigné dans les articles 11 et 12 de ce dossier.

Article # 18 : La philosophie, c’est la vie – Réponses aux grandes et aux petites questions de l’existence, Lou Marinoff, La table ronde, 2004

Lou Marinoff occupe le devant de la scène mondiale de la consultation philosophique depuis la parution de son livre PLATON, PAS PROJAC! en 1999 et devenu presque’intantément un succès de vente. Je l’ai lu dès sa publication avec beaucoup d’intérêt. Ce livre a marqué un tournant dans mon rapport à la philosophie. Aujourd’hui traduit en 27 langues, ce livre est devenu la bible du conseil philosophique partout sur la planète. Le livre dont nous parlons dans cet article, «  La philosophie, c’est la vie – Réponses aux grandes et aux petites questions de l’existence », est l’une des 13 traductions du titre original « The Big Questions – How Philosophy Can Change Your Life » paru en 2003.

Article # 19 : S’aider soi-même – Une psychothérapie par la raison, Lucien Auger, Les Éditions de l’Homme

J’ai acheté et lu « S’aider soi-même » de Lucien Auger parce qu’il fait appel à la raison : « Une psychothérapie par la raison ». Les lecteurs des articles de ce dossier savent que je priorise d’abord et avant tout la philothérapie en place et lieu de la psychothérapie. Mais cette affiliation à la raison dans un livre de psychothérapie m’a intrigué. D’emblée, je me suis dit que la psychologie tentait ici une récupération d’un sujet normalement associé à la philosophie. J’ai accepté le compromis sur la base du statut de l’auteur : « Philosophe, psychologue et professeur ». « Il est également titulaire de deux doctorats, l’un en philosophie et l’autre en psychologie » précise Wikipédia. Lucien Auger était un adepte de la psychothérapie émotivo-rationnelle créée par le Dr Albert Ellis, psychologue américain. Cette méthode trouve son origine chez les stoïciens dans l’antiquité.

Article # 20 (1/2) : Penser par soi-même – Initiation à la philosophie, Michel Tozzi, Chronique sociale

J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq et je peux même en rajouter une de plus, une sixième, pour souligner son importance et sa pertinence. Il faut le lire absolument ! Je le recommande à tous car il nous faut tous sortir de ce monde où l’opinion règne en roi et maître sur nos pensées.

Article # 20 (2/2) : Penser par soi-même – Initiation à la philosophie, Michel Tozzi, Chronique sociale

Dans la première partie de ce rapport de lecture du livre « Penser par soi-même – Initiation à la philosophie » de Michel Tozzi, je vous recommandais fortement la lecture de ce livre : « J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq et je peux même en rajouter une de plus, une sixième, pour souligner son importance et sa pertinence. Il faut le lire absolument ! Je le recommande à tous car il nous faut tous sortir de ce monde où l’opinion règne en roi et maître sur nos pensées.» Je suis dans l’obligation d’ajouter cette deuxième partie à mon rapport de lecture de ce livre en raison de ma relecture des chapitres 6 et suivants en raison de quelques affirmations de l’auteur en contradiction avec ma conception de la philosophie.

Article # 21 – Agir et penser comme Nietzsche, Nathanaël Masselot, Les Éditions de l’Opportun

J’accorde au livre Agir et penser comme Nietzsche de Nathanaël Masselot cinq étoiles sur cinq. Aussi facile à lire qu’à comprendre, ce livre offre aux lecteurs une excellente vulgarisation de la philosophie de Friedricha Wilhelm Nietzsche. On ne peut pas passer sous silence l’originalité et la créativité de l’auteur dans son invitation à parcourir son œuvre en traçant notre propre chemin suivant les thèmes qui nous interpellent.

Article # 22 – La faiblesse du vrai, Myriam Revault d’Allones, Seuil

Tout commence avec une entrevue de Myriam Revault d’Allonnes au sujet de son livre LA FAIBLESSE DU VRAI à l’antenne de la radio et Radio-Canada dans le cadre de l’émission Plus on de fous, plus on lit. Frappé par le titre du livre, j’oublierai le propos de l’auteur pour en faire la commande à mon libraire.

Article # 23 – Pour une philothérapie balisée

Le développement personnel fourmille de personnes de tout acabit qui se sont improvisées conseillers, coachs, thérapeutes, conférenciers, essayistes, formateurs… et auxquelles s’ajoutent des praticiens issus des fausses sciences, notamment, divinatoires et occultes, des médecines et des thérapies alternatives. Bref, le développement personnel attire toute sorte de monde tirant dans toutes les directions.

Article # 24 – Comment nous pensons, John Dewey, Les empêcheurs de penser en rond / Seuil

Je n’aime pas cette traduction française du livre How we think de John Dewey. « Traduit de l’anglais (États-Unis) par Ovide Decroly », Comment nous pensons parait aux Éditions Les empêcheurs de penser en rond / Seuil en 2004. – Le principal point d’appui de mon aversion pour traduction française repose sur le fait que le mot anglais « belief » est traduit par « opinion », une faute majeure impardonnable dans un livre de philosophie, et ce, dès les premiers paragraphes du premier chapitre « Qu’entend-on par penser ? »

Article # 25 – Une philothérapie libre axée sur nos besoins et nos croyances avec Patrick Sorrel

Hier j’ai assisté la conférence Devenir philothérapeute : une conférence de Patrick Sorrel. J’ai beaucoup aimé le conférencier et ses propos. J’ai déjà critiqué l’offre de ce philothérapeute. À la suite de conférence d’hier, j’ai changé d’idée puisque je comprends la référence de Patrick Sorrel au «système de croyance». Il affirme que le «système de croyance» est une autre expression pour le «système de penser». Ce faisant, toute pensée est aussi une croyance.

Article # 26 – Une pratique philosophique sans cœur

J’éprouve un malaise face à la pratique philosophique ayant pour objectif de faire prendre conscience aux gens de leur ignorance, soit le but poursuivi par Socrate. Conduire un dialogue avec une personne avec l’intention inavouée de lui faire prendre conscience qu’elle est ignorante des choses de la vie et de sa vie repose sur un présupposé (Ce qui est supposé et non exposé dans un énoncé, Le Robert), celui à l’effet que la personne ne sait rien sur le sens des choses avant même de dialoguer avec elle. On peut aussi parler d’un préjugé philosophique.

Article # 27 – Êtes-vous prisonnier de vos opinions ?

Si votre opinion est faite et que vous n’êtes pas capable d’en déroger, vous êtes prisonnier de votre opinion. Si votre opinion est faite et que vous êtes ouvert à son évolution ou prêt à l’abandonner pour une autre, vous êtes prisonnier de l’opinion. Si votre opinion compte davantage en valeur et en vérité que les faits, vous êtes prisonnier de vos opinions. Si votre opinion est la seule manière d’exprimer vos connaissances, vous êtes prisonnier de vos opinions. Si vous pensez que l’opinion est le seul résultat de votre faculté de penser, vous êtes prisonnier de vos opinions. Si vous prenez vos opinion pour vraies, vous êtes prisonnier de vos opinions.

Article # 28 – La pratique philosophique – Une méthode contemporaine pour mettre la sagesse au service de votre bien-être, Jérôme Lecoq, Eyrolles, 2014

J’ai mis beaucoup de temps à me décider à lire « La pratique philosophique » de Jérôme Lecoq. L’auteur est un émule d’Oscar Brenifier, un autre praticien philosophe. J’ai vécu l’enfer lors de mes consultations philosophiques avec Oscar Brenifier. Ainsi toute association de près ou de loin avec Oscar Brenifier m’incite à la plus grande des prudences. Jérôme Lecoq souligne l’apport d’Oscar Brenifier dans les Remerciements en première page de son livre « La pratique philosophique ».

Article # 29 – Je sais parce que je connais

Quelle est la différence entre « savoir » et « connaissance » ? J’exprime cette différence dans l’expression « Je sais parce que je connais ». Ainsi, le savoir est fruit de la connaissance. Voici quatre explications en réponse à la question « Quelle est la différence entre savoir et connaissance ? ».

Article # 30 – Les styles interpersonnels selon Larry Wilson

J’ai décidé de publier les informations au sujet des styles interpersonnels selon Larry Wilson parce que je me soucie beaucoup de l’approche de la personne en consultation philosophique. Il m’apparaît important de déterminer, dès le début de la séance de philothérapie, le style interpersonnel de la personne. Il s’agit de respecter la personnalité de la personne plutôt que de la réprimer comme le font les praticiens socratiques dogmatiques. J’ai expérimenté la mise en œuvre de ces styles inter-personnels avec succès.

Article # 31 – La confiance en soi – Une philosophie, Charles Pépin, Allary Éditions, 2018

Le livre « La confiance en soi – Une philosophie » de Charles Pépin se lit avec une grande aisance. Le sujet, habituellement dévolue à la psychologie, nous propose une philosophie de la confiance. Sous entendu, la philosophie peut s’appliquer à tous les sujets concernant notre bien-être avec sa propre perspective.

Article # 32 – Les émotions en philothérapie

J’ai vécu une sévère répression de mes émotions lors deux consultations philosophiques personnelles animées par un philosophe praticien dogmatique de la méthode inventée par Socrate. J’ai témoigné de cette expérience dans deux de mes articles précédents dans ce dossier.

Article # 33 – Chanson « Le voyage » par Raôul Duguay, poète, chanteur, philosophe, peintre… bref, omnicréateur québécois

Vouloir savoir être au pouvoir de soi est l’ultime avoir / Le voyage / Il n’y a de repos que pour celui qui cherche / Il n’y a de repos que pour celui qui trouve / Tout est toujours à recommencer

Article # 34 – « Ah ! Là je comprends » ou quand la pensée se fait révélation

Que se passe-t-il dans notre système de pensée lorsque nous nous exclamons « Ah ! Là je comprends » ? Soit nous avons eu une pensée qui vient finalement nous permettre de comprendre quelque chose. Soit une personne vient de nous expliquer quelque chose d’une façon telle que nous la comprenons enfin. Dans le deux cas, il s’agit d’une révélation à la suite d’une explication.

Article # 35 – La lumière entre par les failles

Âgé de 15 ans, je réservais mes dimanches soirs à mes devoirs scolaires. Puis j’écoutais l’émission Par quatre chemins animée par Jacques Languirand diffusée à l’antenne de la radio de Radio-Canada de 20h00 à 22h00. L’un de ces dimanches, j’ai entendu monsieur Languirand dire à son micro : « La lumière entre par les failles».

Article # 36 – Les biais cognitifs et la philothérapie

Le succès d’une consultation philosophique (philothérapie) repose en partie sur la prise en compte des biais cognitifs, même si ces derniers relèvent avant tout de la psychologie (thérapie cognitive). Une application dogmatique du dialogue socratique passe outre les biais cognitifs, ce qui augmente les risques d’échec.

Article # 37 – L’impossible pleine conscience

Depuis mon adolescence, il y a plus de 50 ans, je pense qu’il est impossible à l’Homme d’avoir une conscience pleine et entière de soi et du monde parce qu’il ne la supporterait pas et mourrait sur le champ. Avoir une pleine conscience de tout ce qui se passe sur Terre et dans tout l’Univers conduirait à une surchauffe mortelle de notre corps. Il en va de même avec une pleine conscience de soi et de son corps.

Article # 38 – Verbalisation à outrance : «Je ne suis pas la poubelle de tes pensées instantanées.»

Le Dr Jean-Christophe Seznec, psychiatre français, a été interrogé par la journaliste Pascale Senk du quotidien Le Figaro au sujet de son livre Savoir se taire, savoir parler, coécrit avec Laurent Carouana et paru en 2017. Le titre de l’article a retenu mon attention : Psychologie: «il faut sortir de l’hystérie de la parole».

Article # 39 – Comment dialoguer de manière constructive ? par Julien Lecomte, Philosophie, médias et société

Reproduction de l’article « Comment dialoguer de manière constructive ? », un texte de Julien Lecomte publié sur son site web PHILOSOPHIE, MÉDIAS ET SOCIÉTÉ. https://www.philomedia.be/. Echanger sur des sujets de fond est une de mes passions. Cela fait plusieurs années que je m’interroge sur les moyens de faire progresser la connaissance, d’apprendre de nouvelles choses. Dans cet article, je reviens sur le cheminement qui m’anime depuis tout ce temps, pour ensuite donner des pistes sur les manières de le mettre en pratique concrètement.

Article # 40 – Le récit d’initiation en spirale

Dans le récit initiatique, il s’agit de partir du point A pour aller au point B afin que le lecteur ou l’auditeur chemine dans sa pensée vers une révélation permettant une meilleure compréhension de lui-même et/ou du monde. La référence à la spirale indique une progression dans le récit où l’on revient sur le même sujet en l’élargissant de plus en plus de façon à guider la pensée vers une nouvelle prise de conscience. Souvent, l’auteur commence son récit en abordant un sujet d’intérêt personnel (point A) pour évoluer vers son vis-à-vis universel (point B). L’auteur peut aussi se référer à un personnage dont il fait évoluer la pensée.

Article # 41 – La philothérapie – Un état des lieux par Serge-André Guay, Observatoire québécois de la philothérapie

Cet article présente un état des lieux de la philothérapie (consultation philosophique) en Europe et en Amérique du Nord. Après un bref historique, l’auteur se penche sur les pratiques et les débats en cours. Il analyse les différentes publications, conférences et offres de services des philosophes consultants.

Article # 42 – L’erreur de Descartes, Antonio Damasio, Odile Jacob, 1995

J’ai découvert le livre « L’erreur de Descartes » du neuropsychologue Antonio R. Damasio à la lecture d’un autre livre : L’intelligence émotionnelle de Daniel Goleman. L’édition originale de ce livre est parue en 1995 en anglais et j’ai lu la traduction française à l’été 1998 parue un an auparavant chez Robert Laffont. Diplômé de l’université Harvard et docteur en psychologie clinique et développement personnel, puis journaliste au New York Times, où il suit particulièrement les sciences du comportement, Daniel Goleman nous informe dans son livre « L’intelligence émotionnel » au sujet de la découverte spectaculaire pour ne pas dire révolutionnaire de Antonio R. Damasio à l’effet que la raison a toujours besoin d’un coup des émotions pour prendre des décisions. Jusque-là, il était coutume de soutenir que les émotions perturbaient la raison, d’où l’idée de les contrôler.

Article # 43 – Éloge de la pratique philosophique, Sophie Geoffrion, Éditions Uppr, 2018

Ma lecture du livre ÉLOGE DE LA PRATIQUE PHILOSOPHIQUE de la philosophe praticienne SOPHIE GEOFFRION fut agréable et fort utile. Enfin, un ouvrage court ou concis (le texte occupe 65 des 96 pages du livre), très bien écrit, qui va droit au but. La clarté des explications nous implique dans la compréhension de la pratique philosophique. Bref, voilà un éloge bien réussi. Merci madame Geoffrion de me l’avoir fait parvenir.

Article # 44 – Consultation philosophique : s’attarder à l’opinion ou au système de pensée ?

Dans cet article, je m’interroge à savoir la consultation philosophique doit s’attarder à l’opinion ou au système pensée du client. OPINION – Le philosophe praticien cible l’opinion de son client en vue de démontrer l’ignorance sur laquelle elle repose et, par conséquent, l’absence de valeur de vérité qu’elle recèle. Cette pratique repose sur le « questionnement philosophique ».

Article # 45 – Sentir et savoir – Une nouvelle théorie de la conscience, Antonio Damasio, Éditions Odile Jacob

Dans son livre « Sentir et savoir », Antonio Damasio propose « Une nouvelle théorie de la conscience ». Il démontre que la conscience ne peut pas exister sans le corps. Il identifie dans le corps la capacité de sentir comme préalable à la conscience.

Article # 46 – Dépression et philosophie : Du mal du siècle au mal de ce siècle, Robert Redeker, Editions Pleins Feux, 2007

Un si petit livre, seulement 46 pages et en format réduit, mais tellement informatif. Une preuve de plus qu’il ne faut se fier aux apparences. Un livre signé ROBERT REDEKER, agrégé de philosophie originaire de la France, connaît fort bien le sujet en titre de son œuvre : DÉPRESSION ET PHILOSOPHIE.

Article # 47 – Savoir se taire, savoir parler, Dr Jean-Christophe Seznec et Laurent Carouana, InterÉditions, 2017

La plupart des intervenants en psychologie affirment des choses. Ils soutiennent «C’est comme ceci» ou «Vous êtes comme cela». Le lecteur a le choix de croire ou de ne pas croire ce que disent et écrivent les psychologues et psychiatres. Nous ne sommes pas invités à réfléchir, à remettre en cause les propos des professionnels de la psychologie, pour bâtir notre propre psychologie. Le lecteur peut se reconnaître ou pas dans ces affirmations, souvent catégoriques. Enfin, ces affirmations s’apparentent à des jugements. Le livre Savoir se taire, savoir dire de Jean-Christophe Seznec et Laurent Carouana ne fait pas exception.

Article # 48 – Penser sa vie – Une introduction à la philosophie, Fernando Savater, Éditions du Seuil, 2000

Chapitre 1 – La mort pour commencer – Contrairement au philosophe Fernando Savater dans PENSER SA VIE – UNE INTRODUCTION À LA PHILOSOPHIE, je ne définie pas la vie en relation avec la mort, avec son contraire. Je réfléchie et je parle souvent de la mort car il s’agit de l’un de mes sujets préféré depuis mon adolescence. Certaines personnes de mon entourage pensent et affirment que si je parle aussi souvent de la mort, c’est parce que j’ai peur de mourir. Or, je n’ai aucune peur de la mort, de ma mort, de celles de mes proches. Je m’inquiète plutôt des conséquences de la mort sur ceux et celles qui restent, y compris sur moi-même.

Article # 49 – Pourquoi avons-nous des couleurs de peau et des physiques si différents ?

À la lumière du documentaire LE SOLEIL ET DES HOMMES, notamment l’extrait vidéo ci-dessus, je ne crois plus au concept de race. Les différences physiques entre les hommes découlent de l’évolution naturelle et conséquente de nos lointains ancêtres sous l’influence du soleil et de la nature terrestre, et non pas du désir du soleil et de la nature de créer des races. On sait déjà que les races et le concept même de race furent inventés par l’homme en se basant sur nos différences physiques. J’abandonne donc la définition de « race » selon des critères morphologiques…

Article # 50 – Extrait du mémoire de maîtrise «Formation de l’esprit critique et société de consommation» par Stéphanie Déziel

Dans le cadre de notre dossier « Consulter un philosophe », la publication d’un extrait du mémoire de maîtrise « Formation de l’esprit critique et société de consommation » de Stéphanie Déziel s’impose en raison de sa pertinence. Ce mémoire nous aide à comprendre l’importance de l’esprit critique appliqué à la société de consommation dans laquelle évoluent, non seule les jeunes, mais l’ensemble de la population.

Article # 51 – « En fait, c’est dans son incertitude même que réside largement la valeur de la philosophie. » Bertrand Russell

Je reproduis ci-dessous une citation bien connue sur le web au sujet de « la valeur de la philosophie » tirée du livre « Problèmes de philosophie » signé par Bertrand Russell en 1912. Mathématicien, logicien, philosophe, épistémologue, homme politique et moraliste britannique, Bertrand Russell soutient que la valeur de la philosophie réside dans son incertitude. À la suite de cette citation, vous trouverez le texte de Caroline Vincent, professeur de philosophie et auteure du site web « Apprendre la philosophie » et celui de Gabriel Gay-Para tiré se son site web ggpphilo. Des informations tirées de l’Encyclopédie Wikipédia au sujet de Bertrand Russell et du livre « Problèmes de philosophie » et mon commentaire complètent cet article.

Article # 52 – Socrate et la formation de l’esprit critique par Stéphanie Déziel

Passez donc sans vous arrêter, amis, au milieu des Marchands de Sommeil; et, s’ils vous arrêtent, répondez-leur que vous ne cherchez ni un système ni un lit. Ne vous lassez pas d’examiner et de comprendre. (…) Lisez, écoutez, discutez, jugez; ne craignez pas d’ébranler des systèmes; marchez sur des ruines, restez enfants. (…) Socrate vous a paru un mauvais maître. Mais vous êtes revenus à lui; vous avez compris, en l’écoutant, que la pensée ne se mesure pas à l’aune, et que les conclusions ne sont pas l’important; restez éveillés, tel est le but. Les Marchands de Sommeil de ce temps-là tuèrent Socrate, mais Socrate n’est point mort; partout où des hommes libres discutent, Socrate vient s’asseoir, en souriant, le doigt sur la bouche. Socrate n’est point mort; Socrate n’est point vieux. (…) – Alain, (Emile Charrier), Vigiles de l’esprit.

Article # 53 – J’ai un problème avec la vérité

Tout au long de ma vie, j’ai vu la vérité malmenée, tassée d’un bord puis de l’autre, devenir une propriété personnelle (ma vérité — ta vérité — à chacun sa vérité), tantôt objet de monopôle, tantôt reconnue, tantôt niée et reniée… Ah ! La vérité. Quel chaos ! Je me demande depuis longtemps pourquoi la vérité, si elle existe, ne triomphe pas à tout coup, pourquoi elle ne s’impose à tous d’elle-même. Contestée de toutes parts, la vérité, si elle existe, n’a d’intérêt que pour l’opinion qu’on en a et les débats qui s’ensuivent. On va jusqu’à donner à la vérité une mauvaise réputation eu égard à son influence néfaste sur la société et les civilisations. Et que dire de toutes ces croyances qui se prennent pour la vérité ? Et c’est sans compter l’observation récente à l’effet que nous venons d’entrer dans une « ère de post-vérité ».

Article # 54 – Petit manuel philosophique à l’intention des grands émotifs, Iaria Gaspard, Presses Universitaires de France, 2022

J’accorde à ce livre trois étoiles sur cinq. Le titre « Petit manuel philosophique à l’intention des grands émotifs » a attiré mon attention. Et ce passage du texte en quatrième de couverture m’a séduit : «En proposant une voyage philosophique à travers l’histoire des émotions, Iaria Gaspari bouscule les préjugés sur notre vie émotionnelle et nous invite à ne plus percevoir nos d’états d’âme comme des contrainte ». J’ai décidé de commander et de lire ce livre. Les premières pages m’ont déçu. Et les suivantes aussi. Rendu à la moitié du livre, je me suis rendu à l’évidence qu’il s’agissait d’un témoignage de l’auteure, un témoignage très personnelle de ses propres difficultés avec ses émotions. Je ne m’y attendais pas, d’où ma déception. Je rien contre de tels témoignages personnels qu’ils mettent en cause la philosophie, la psychologie, la religion ou d’autres disciplines. Cependant, je préfère et de loin lorsque l’auteur demeure dans une position d’observateur alors que son analyse se veut la plus objective possible.

Article # 55 – Savoir, connaissance, opinion, croyance

Tout repose sur le Savoir. L’expérience personnelle et/ou professionnelle qu’on fait du Savoir, après en avoir pris conscience, se retrouve à la base des Connaissances que nous possédons. Les Opinions expriment des Jugements des connaissances et inspirent souvent les Croyances.

Article # 56 – Philosophie, science, savoir, connaissance

La philosophie, mère de toutes les sciences, recherche la sagesse et se définie comme l’Amour de la Sagesse. La sagesse peut être atteinte par la pensée critique et s’adopte comme Mode de vie. • La philosophie soutient la Science et contribue à la naissance et au développement de la méthode scientifique, notamment avec l’épistémologie.

Article # 57 – La philosophie encore et toujours prisonnière de son passé ?

La philothérapie, principale pratique de la philosophie de nos jours, met sans cesse de l’avant les philosophes de l’Antiquité et de l’époque Moderne. S’il faut reconnaître l’apport exceptionnel de ces philosophes, j’ai parfois l’impression que la philothérapie est prisonnière du passé de la philosophie, à l’instar de la philosophie elle-même.

Article # 58 – Le Québec, un désert philosophique

Au Québec, la seule province canadienne à majorité francophone, il n’y a pas de tradition philosophique populaire. La philosophie demeure dans sa tour universitaire. Très rares sont les interventions des philosophes québécois dans l’espace public, y compris dans les médias, contrairement, par exemple, à la France. Et plus rares encore sont les bouquins québécois de philosophie en tête des ventes chez nos libraires. Seuls des livres de philosophes étrangers connaissent un certain succès. Bref, l’espace public québécois n’offre pas une terre fertile à la Philosophie.

Article # 59 – La naissance du savoir – Dans la tête des grands scientifiques, Nicolas Martin, Éditions Les Arènes, 2023.

J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq parce qu’il me permet d’en apprendre beaucoup plus sur la pensée scientifique telle que pratiquée par de grands scientifiques. L’auteur, Nicolas Martin, propose une œuvre originale en adressant les mêmes questions, à quelques variantes près, à 17 grands scientifiques.

Article # 60 – Pourquoi est-il impossible d’atteindre l’équilibre entre développement personnel et développement spirituel ou philosophique ?

Cet article répond à ce commentaire lu sur LinkedIn : « L’équilibre entre développement personnel et développement spirituel ou philosophique est indispensable. » Il m’apparaît impossible de viser « L’équilibre entre développement personnel et développement spirituel ou philosophique » et de prétendre que cet équilibre entre les trois disciplines soit « indispensable ». D’une part, le développement personnel est devenu un véritable fourre-tout où l’ivraie et le bon grain se mélangent sans distinction, chacun avançant sa recette à l’aveugle.

Article # 61 – Le commerce extrême de la philosophie avec les « philopreneurs »

En ne s’unissant pas au sein d’une association nationale professionnelle fixant des normes et des standards à l’instar des philosophes consultants ou praticiens en d’autres pays, ceux de la France nous laissent croire qu’ils n’accordent pas à leur disciple tout l’intérêt supérieur qu’elle mérite. Si chacun des philosophes consultants ou praticiens français continuent de s’affairer chacun dans son coin, ils verront leur discipline vite récupérée à mauvais escient par les philopreneurs et la masse des coachs.

Article # 62 – Soigner par la philosophie, En marche – Journal de la Mutualité chrétienne (Belgique)

“ Après les succès d’Épicure 500 vous permettant de faire dix repas par jour sans ballonnements, après Spinoza 200 notre inhibiteur de culpabilité, les laboratoires Laron, vous proposent Philonium 3000 Flash, un médicament révolutionnaire capable d’agir sur n’importe quelle souffrance physique ou mentale?: une huile essentielle d’Heidegger pour une angoisse existentielle, une substance active de Kant pour une douleur morale…. Retrouvez sagesse et vitalité en un instant ”, s’amusaient les chroniqueurs radio de France Inter dans une parodie publicitaire diffusée à l’occasion d’une émission ayant pour thème?: la philosophie peut-elle soigner le corps ?

Article # 63 – Contre le développement personnel. Thierry Jobard, Éditions Rue de l’échiquier, 2021

J’attribue quatre étoiles sur cinq à ce livre. Les lecteurs assidus de mes articles connaissent fort bien ma position plus que défavorable face au développement personnel. À l’instar de Thiery Jobard, je suis contre le développement personnel. Je qualifie le développement personnel d’arnaque extrêmement dangereuse pour ses adeptes et notre société.

Article # 64 – Apocalypse cognitive – La face obscure de notre cerveau, Gérald Bronner, Presses Universitaires de France (PUF), 2021

Le philothérapeute (philosophe consultant ou philosophe praticien) a l’obligation de très connaître le contexte dans lequel évolue son client. Le développement de l’esprit critique de ce client passe inévitablement par une prise de conscience de sa cognition en vue de comprendre comment il connaît. Si, dès le départ, le client n’a pas conscience de son mode de pensées, il lui sera difficile de participer activement au dialogue avec son philothérapeute. L’objectif primaire du philosophe consultant demeure de déceler et de corriger les biais cognitifs de son client avant même d’abord une question philosophique. Bref, si la »machine à pensée » du client est corrompu par des «virus cognitifs », une «réinitialisation » s’impose en début de séance de consultation.

Article # 65 – Développement (im)personnel – Le succès d’une imposture, Julia de Funès, Éditions de l’observatoire/Humensis, 2019

Dans son livre « Développement (im) personnel, Julia de Funès, docteure en philosophie, soutient que le développement personnel offre la même recette à tous et qu’à ce titre il ne peut donc pas se qualifier sa démarche de « personnel ». Selon ma compréhension, le développement personnel devrait mettre de l’avant un développement personnalisé, c’est-à-dire adapté à chaque individu intéressé pour se targuer d’être personnel.

Article # 66 – Savoirs, opinions, croyances – Une réponse laïque et didactique aux contestations de la science en classe, Guillaume Lecointre, Édition Belin / Humensis, 2018

Mon intérêt pour la pensée scientifique remonte à plus de 25 ans. Alors âgé d’une quarantaine d’année, PDG d’une firme d’étude des motivations d’achat des consommateurs, je profite des enseignements et de l’étude du processus scientifique de différentes sources. Je me concentre vite sur l’épistémologie…

Article # 67 – À l’école du doute – Apprendre à penser juste en découvrant pourquoi l’on pense faux, Marc Romainville, Presses Universitaires de France / Humensis, 2023

Ce livre m’a déçu en raison de la faiblesse de sa structure indigne de son genre littéraire, l’essai. L’auteur offre aux lecteurs une foule d’information mais elle demeure difficile à suivre en l’absence de sous-titres appropriés et de numérotation utile pour le repérage des énumérations noyés dans un style plus littéraire qu’analytique.

Article # 68 – Ébauche d’un annuaire : philothérapeutes, philosophes consultants, philosophes praticiens

En l’absence d’une association d’accréditation des philothérapeutes, philosophes consultants ou praticiens en francophonie, il est difficile de les repérer. Il ne nous reste plus que de nombreuses recherches à effectuer sur le web pour dresser une liste, aussi préliminaire soit-elle. Les intervenants en philothérapie ne se présentent pas tous sous la même appellation : « philothérapeute », « philosophe consultant » ou « philosophe praticien » « conseiller philosophique » « philosophe en entreprise », « philosophe en management » et autres.

D’AUTRES ARTICLES SONT À VENIR

Article # 68 – Annuaire : philothérapeutes,  philosophes consultants, philosophes praticiens

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Observatoire francophone de la philothérapie

Document officiel annuel 2023

Annuaire de la philothérapie

Philothérapeutes • Philosophes consultants • Philosophes praticiens


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Image par Gordon Johnson de Pixabay

Annuaire de la philothérapie

Philothérapeutes • Philosophes consultants • Philosophes praticiens

NOTE

En l’absence d’une association d’accréditation des philothérapeutes, philosophes consultants ou praticiens en francophonie, il est difficile de les repérer. Il ne nous reste plus que de nombreuses recherches à effectuer sur le web pour dresser une liste, aussi préliminaire soit-elle.

Les intervenants en philothérapie ne se présentent pas tous sous la même appellation : « philothérapeute », « philosophe consultant » ou « philosophe praticien » « conseiller philosophique » « philosophe en entreprise », « philosophe en management » et autres.

Et c’est sans compter les intervenants qui se présentent comme des « coachs » versés dans le conseil philosophique.

Certains intervenants tiennent un discours qui relève davantage du développement personnel avec une approche entremêlant la psychologie et la philosophie.

Parmi les intervenants, il y a aussi ceux qui portent plusieurs chapeaux : philosophe, psychologue, psychanalyste, sophrologue… Il n’est aisé de s’y retrouver.

J’ai dénoncé l’absence d’une association d’accréditation en ces mots :

En ne s’unissant pas au sein d’une association nationale professionnelle fixant des normes et des standards à l’instar des philosophes consultants ou praticiens en d’autres pays, ceux de la France nous laissent croire qu’ils n’accordent pas à leur disciple tout l’intérêt supérieur qu’elle mérite. Si chacun des philosophes consultants ou praticiens français continuent de s’affairer chacun dans son coin, ils verront leur discipline vite récupérée à mauvais escient par les philopreneurs et la masse des coachs.

Source : Article # 61 – Le commerce extrême de la philosophie avec les « philopreneurs ».


Annuaire de la philothérapie

Philothérapeutes • Philosophes consultants • Philosophes praticiens

OBSERVATIONS

Alignées sur les standards de l’Observatoire francophone de la philothérapie

Au cours de l’année 2023, j’ai accordé mon attention à la présence et au positionnement des philothérapeutes (philosophes consultants et philosophes praticiens) sur le web.

NOTE Dans ces Observations, j’utilise uniquement l’appellation « Philosophe consultant » pour désigner à la fois ce dernier, le « philosophe praticien », le « philosophe en entreprise » et le « philosophe en management ».

Observation # 1 – Appellation professionnelle

L’appellation « Philothérapeute » a quasiment disparu au profit de « Philosophe consultant » et de « Philosophe praticien ». L’appellation des services rendus « Consultation philosophique » et « Formation à la consultation philosophique » demeure utilisée. On notera aussi une présence accrue de l’appellation « Philosophe en entreprise ».

Observation #1.1 L’absence d’une appellation unique complique passablement le repérage des services de consultations philosophique sur le web.

Observation # 2 – Accréditation professionnelle

Aucune de ces appellations ne profite d’une accréditation officielle reconnue par une quelconque autorité nationale (un ordre professionnel ou une association).

Observation # 2.1 En l’absence d’une autorité d’accréditation, les intervenants dans le domaine ne partagent pas un code de pratique et d’éthique commun.

Observation # 2.2 En l’absence d’une autorité d’accréditation, les éléments essentiels de la formation à la consultation philosophique ne peuvent pas être identifiés.

Observation # 3 – Crédibilité de la formation

La crédibilité des philosophes consultants repose sur une formation universitaire préalable en philosophie.

Observation # 3.1 L’absence de formation universitaire en philosophie est parfois compensée par une formation acquise auprès de philosophes consultants offrant le service.

Observation # 3.2 Certains philosophes consultants s’affichent sous l’appellation « autodidactes » ou « amateur de philosophie ».

Observation # 4 – Crédibilité par l’éducation populaire sur le web

Certains philosophes consultants, moins d’une douzaine, s’adonnent à l’éducation populaire en diffusant une information généreuse au sujet des bienfaits de leurs pratiques et de la philosophie comme mode de vie auprès des internautes en visite sur leurs propres sites web et sur les réseaux sociaux. Ces informations gratuites se transmettent par des conférences/ateliers en ligne, de lettres d’informations adressées par courriel aux abonnés, et d’articles publiés périodiquement. Ces informations permettent aux intéressés de s’informer adéquatement et d’accorder de la crédibilité aux philosophes consultants de leur choix.

Observation # 5 –  Crédibilité par la présence maximale sur le web

Un philosophe consultant jouit des retombées d’une présence maximale sur le site en possédant et en alimentant son propre site web et en étant présent sur un ou plusieurs réseaux sociaux.

Observation # 5.1 L’absence de site web et une présence uniquement sur les réseau sociaux mine passablement la crédibilité du philosophe consultant.

Observation # 6 – Crédibilité par coordonnées

L’absence de coordonnées sur le site web et/ou les réseaux sociaux, c’est-à-dire, du nom officiel de l’entreprise de consultation, de l’adresse civique et du numéro de téléphone sape sérieusement la crédibilité de la démarche commerciale du philosophe consultant.

Observation # 6.1 La présence sur les réseaux sociaux sans coordonnées de contact, limitant ainsi l’intéressé à des commentaires des « posts » (messages) discrédite le philosophe consultant.

Observation # 6.2 Sur le réseau social LinkedIn, certains philosophes consultants adhérent au classement par niveau alors que certains niveaux ne permettent par aux intéressés d’entrer en contact avec eux à moins d’être sous le même niveau.

Observation # 7 – Crédibilité par spécialisation(s)

La crédibilité de première du philosophe consultant se rattache à sa spécialisation dans les consultations philosophiques pour les personnes et/ou les entreprises. Or, on observe chez certains philosophes consultants l’affichage de plusieurs autres spécialisations (hypnose, réflexologie chinoise et ostéopathique, relaxation par le yoga et la méditation, techniques de respiration…) en plus de celle en consultation philosophique. Cette approche décrédibilise la spécialisation en consultation philosophique parce qu’elle retrouve sur une liste de services non-apparentés à la formation de philosophe.

Observation # 8 – Le coaching… philosophique

Plusieurs coachs de vie personnelle et/ou professionnelle exploitent allègrement des références à la philosophie pour se crédibiliser. Ces références se limitent souvent à des citations de philosophes reconnues sans aucune contextualisation.

Observation # 10 – Le développement personnel… philosophique

Certains philosophes consultants lorgnent vers le développement personnel dans leurs stratégies commerciales de positionnement marketing et décrédibilisent ainsi leur spécialisation en consultation philosophique.

Observation # 11 – Conséquences de l’abandon de l’appellation « Philothérapie »

Des années après l’abandon des appellations « Philothérapie » et « Philothérapeute » à l’époque du lancement de la consultation philosophique privée ou en entreprise et dans le cadre actuel de la récupération de la philosophie par le secteur du développement personnel, le philosophe consultant a perdu la protection originale du nom de sa pratique. L’usage des appellations « Philothérapie » et « Philothérapeute » impliquait une formation reconnue en philosophie et en thérapie de l’esprit. Ne pouvait donc pas relever de la « philothérapie » n’importe lequel sujet et objectifs, et du « Philothérapeute » qui le voulait. Les mots appellations « Philothérapie » et « Philothérapeute » protégeait le philosophe consultant d’un amalgame avec la psychologie et du rayonnement de cette dernière sur sa nouvelle profession, tout en le distinguant nettement du développement personnel. Ce n’est plus le cas.

CONCLUSION

Dans ce brouhaha sur le web et en l’absence d’une autorité d’accréditation des philosophes consultants, l’Observatoire francophone de la philothérapie a pris la décision de lancer un projet d’Annuaire de la philothérapie (voir les pages suivantes).

Le but est de regrouper dans une liste avec les coordonnées requises les philosophes consultants présents sur le web. Il ne s’agit pas de se substituer à une potentiel émergence d’une autorité d’accréditation professionnelle.


[1] Au cours de l’année 2023, l’« Observatoire québécois de la philothérapie » a changé de nom pour « Observatoire francophone de la philothérapie ».


Observatoire francophone de la philothérapie

https://philotherapie.ca/   info@philotherapie.ca

Une initiative de Serge-André Guay, auteur, conférencier et bibliographe

31, rue St-Joseph, Lévis, Québec, Canada. G6V1A8 Tél.: 581-988-7146

Mise à jour le 15 décembre 2023

Annuaire de la philothérapie

Philothérapeutes • Philosophes consultants • Philosophes praticiens

L’Observatoire francophone de la philothérapie présente un annuaire des philothérapeutes, philosophes consultants ou philosophes praticiens présents sur le web.

Si vous n’êtes pas listés dans cet annuaire prière de communiquer par courriel

(info@philotherapie.ca).

INTERVENANTS EN PHILOTHÉRAPIE

Reconnus pour leurs expertises dont témoignent leur présence sur le web pour se faire connaître, présenter la discipline et informer généreusement et gratuitement leurs internautes.

Jérôme Lecoq Philosophe Praticien
122 avenue Marceau, 93130 Noisy-le-Sec, FranceCourriel : jlecoq@dialogon.frSkype : jerome.lecoq

https://www.linkedin.com/in/jeromelecoq/

https://www.dialogon.fr/

Nathanaël Masselot – Philothérapeute
Thérapie Lille – Thérapie Lyon – Thérapie Toulouse – Thérapie Nice – Thérapie Nantes – Thérapie Montpellier Thérapie Marseille – Thérapie Bordeaux – Thérapie Strasbourg – Thérapie ParisTéléphone et SMS : +33 664 662531Courriel : philotherapeute@gmail.com

https://www.linkedin.com/in/nathana%C3%ABl-masselot/

https://www.philotherapeute.fr/

Eugénie Vegleris Consultante philosophe
1 rue l’Abbé de l’Epée, F.75005 PARISTéléphone : +33 (0)6 87 11 91 03https://www.linkedin.com/in/eugenievegleris/

https://www.eugenie-vegleris.com/

Laurence Bouchet  Philosophe praticienne
Besançon et périphérieTéléphone : 06 10 44 78 59Courriel : laurencelevant@wanadoo.fr

https://www.linkedin.com/in/laurence-bouchet-21b54a5a/

http://surlefil.over-blog.net/

https://www.laurencebouchet-pratiquephilosophique.com/

Patrick Sorrel Praticien et formateur en philothérapie
Siège social : 150 Galerie de l’Arlequin, 38100 GrenobleCourriel : pat_sorrel@yahoo.frTéléphone : 06 10 99 89 34

Centre Arc-en-ciel, 7 place Gustave Rivet, 38000 GRENOBLE

https://www.linkedin.com/in/patrick-sorrel-b10719202/

https://www.patricksorrel.com/

https://www.facebook.com/filOterrehappy

Nina Bonnefoy  Conseillère chez Les Philosophines
Tél. : +33 624381260. Prise de contact par WhatsApp pour l’international.

France (tout court) travaille à l’internationale et à distance (car nombreux déplacements) peux aussi recevoir ou se déplacer.

Courriel : lesphilosophines@gmail.com

https://www.linkedin.com/in/nina-bonnefoy-77b676144/

https://ethiquecontemporaine.org/

Simon Delannoy
Lille et périphérieCourriel : simon@simondelannoy.comhttps://simondelannoy.podia.com/

https://www.linkedin.com/in/simon-delannoy/

https://www.youtube.com/c/SimonDelannoy

https://f865-simon.systeme.io/lettredelavoie

Christopher Laquieze
Bordeaux, Nouvelle-Aquitaine, FranceCourriel : elcuarto1313@gmail.comhttps://www.linkedin.com/in/christopher-laquieze-4954b7255/

https://linktr.ee/chrislaquieze

https://formations.leveilspirituel.fr/page-de-vente-banquet-promo1683556137416

https://smartlink.ausha.co/lespritlibre

Éric Delassus
46 rue du 22e RMVE 80890 Condé-Folie, France.Téléphone : 0648759584 (Mobile)Courriel : eric.delassus@orange.fr

http://cogitations.free.fr/

https://www.linkedin.com/in/%C3%A9ric-delassus-a7b33532/

https://philia562877567.wordpress.com/

Oscar Brenifier
Paris et périphérieCourriel : oscarbrenifier@yahoo.frhttps://www.linkedin.com/in/oscarbrenifier/

http://www.pratiques-philosophiques.fr/fr/

https://www.facebook.com/profile.php?id=100062912337313

Anna Gichkina
185 rue Florival 68530 BuhlTéléphone : 06 68 85 57 46Courriel : a.gichkina@dialogue-socratique.fr

https://www.linkedin.com/in/anna-gichkina-577b81136/

https://www.dialogue-socratique.fr/

Tristan Bitsch
Association Maison de la philosophie pratique1 rue des Tuiliers, 69003 Lyon, FRANCETéléphone : +33 (0)6 19 28 98 01

Courriel : tristan.bitsch@lilo.org

https://www.linkedin.com/in/tristan-bitsch-89996654/

https://www.maison-philopratique.org/

Anne-Adeline Fourtet
Maïeuthika69 rue de la Croix-Rousse, 01240 Marlieux-ChâtillonCourriel : anne-adeline.fourtet@maieuthika.fr

Téléphone : 06 74 48 79 62

linkedin.com/in/anne-adeline-fourtet-536727185

http://www.maieuthika.com/

Marie Léger
Philosophietherapie – Philosophie Thérapiehttps://www.tiktok.com/@philosophietherapie?lang=frhttps://www.linkedin.com/in/marie-l%C3%A9ger-2b0270204/

Autres intervenants en philothérapie

Laurence Vanin
Label-Idées (association)http://www.laurencevanin.fr/
Nelly Margotton
PHEDON, 10 quai Kléber – 67000 StrasbourgTéléphone : 0660141891 (Mobile)Courriel : nelly.margotton@hotmail.fr

https://www.linkedin.com/in/nelly-margotton-8a166827/

https://www.phedon-consult.com/

Pierre d’Elbée
Iphae Conseil66 rue Condorcet 75009 ParisTéléphone : +33 6 13 02 85 22

https://www.linkedin.com/in/pierredelbee/

https://www.iphae.fr/consultants/

https://twitter.com/pierredelbee?lang=fr

Tomasso W. Bertolotti
monPHILOSOPHE18, rue de l’Abbé Grégoire, Issy-Les-Moulineaux, France.Téléphone : +33 (0) 46 45 93 58

Courriel : hello@monphilosophe.com

http://monphilosophe.com/fr/

https://universitiamo.eu/app/uploads/2017/10/CV-Bertolotti.pdf

Marie Robert
Téléphone : 0611215011 (Mobile)Courriel : philosophyissexyzoom@gmail.comhttps://www.linkedin.com/in/marie-robert-84005a33/

https://www.philosophyissexy.fr/

https://www.instagram.com/philosophyissexy/?hl=fr

Tristan Bitsch
Association Maison de la philosophie pratique, 1 rue des Tuiliers, 69003 Lyon, FRANCETéléphone : +33 (0)6 19 28 98 01Courriel : tristan.bitsch@lilo.org

Courriel : tristan.bitsch@noeticbees.com

https://www.linkedin.com/in/tristan-bitsch-89996654/

https://www.maison-philopratique.org/

Sophie Geoffrion
BORDEAUX16 rue Blanc Dutrouilh, 33000 Bordeaux CentrePARIS

11 rue Saint-Louis en L’ILE, 75004 Paris

Téléphone : 06 89 61 43 60

Courriel : sophiegeoffrion@hotmail.com

https://www.linkedin.com/in/sophie-geoffrion-a364a56a/

http://sophiegeoffrion.com/

Audrey Gers
Art et Philosophie en Pratique27 Rue des Maréchaux 17400 Saint-Jean-d’Angély, FranceCourriel : moc.liamg@euqitarpneihposolihpal

https://www.linkedin.com/in/audreygers/

https://art-et-philo-en-pratique.com/

Alicia Polzella Gauduel
AGO PHILOParis et périphérieTéléphone : 06 13 53 48 48

Courriel : agophilomail@gmail.com

Courriel : alicia@agophilo.fr

https://www.linkedin.com/in/alicia-polzella-gauduel-ab400415b/

http://www.agophilo.fr/

Etienne Hacken
Bruxelles, Région de Bruxelles-Capitale, BelgiqueCourriel : cabinetphilosophique@gmail.comhttps://www.linkedin.com/in/etienne-hacken-1751911b9/

https://cabinetphilosophique-etiennehacken.be/


Caroline Anthérieu-Yagbasan
PhilafilAix-en-Provence, Provence-Alpes-Côte d’Azur, France13790, Peynier – France

https://www.linkedin.com/in/caroline-anth%C3%A9rieu-yagbasan-9885541b1/

https://www.philafil.fr/

Célia Ouf
Chevreuse, Île-de-France, Francehttps://www.linkedin.com/in/c%C3%A9lia-ouf-b20060295/https://www.instagram.com/chemin.philo/
Nicolas Bouteloup
Paris, Île-de-France, FranceZone d’intervention : France, Suisse RomandeCourriel : nicolas.bouteloup@gmail.com

https://www.linkedin.com/in/nicolas-bouteloup/

https://nicolasbouteloup.com/


Lucille Garric
Tous philosophes – La pratique philosophique tout terrainCrest, Auvergne-Rhône-Alpes, Francehttps://www.linkedin.com/in/lucillegarric/

https://tousphilosophes.com/

Guillaume Rosquin
Koru Conseil – Espace de penséeMâcon, Bourgogne-Franche-Comté, FranceCourriel : guillaume.rosquin@free.fr

https://www.linkedin.com/in/guillaumerosquin/

https://www.koru-conseil.fr/

Guillaume Déléan
Consulting Socratique73610 Attignat-Oncin, France (métropolitaine)Attignat, Auvergne-Rhône-Alpes, France

8 rue Belfort 69004 Lyon

Téléphone : (33)614283788

Téléphone : 06.14.28.37.88 (Mobile)

Courriel : gdelean@consulting-socratique.com

https://www.linkedin.com/in/guillaumedelean/

https://consulting-socratique.com/

Baptiste CANAZZI
NOETIC BEESLyon, Auvergne-Rhône-Alpes, FranceTéléphone : 0681966455 (Mobile)

153 Boulevard de la Croix-Rousse – 69004 LYON

Courriel : baptiste.canazzi@noeticbees.com

https://www.linkedin.com/in/baptistecanazzi/

https://calendly.com/baptiste-canazzi/rdv-30min?month=2023-12

https://www.noeticbees.com/

Valérie Dufayet
Atelier Phil’Osons – Marseille Capitale de la MerConférences Réveil – Mediaschool Marseille – Lycée ProvenceTéléphone : 0669352153

Courriel : atelierphilosons@gmail.com

https://www.linkedin.com/in/val%C3%A9rie-dufayet-79a855a7/

http://www.atelierphilosons.com/


Bruno GOMEZ
Cabinet de Réflexion ORATORI – Bruno GOMEZ154 AVENUE DU 7ème RÉGIMENT DE TIRAILLEURS ALGÉRIENS, 13190 ALLAUCHTéléphone : 06-47-54-68-67

Courriel : cabinetdereflexion@orange.fr

https://www.linkedin.com/in/bruno-gomez-3a36b4233/

https://www.oratori-philo.fr/

Anna Gichkina
Cabinet du Dialogue Socratique – Philothérapie pour une réflexion structurée185 rue Florival 68530 Buhl (Grand Est, France)Téléphone : 06 68 85 57 46

Courriel : a.gichkina@dialogue-socratique.fr

https://www.linkedin.com/in/anna-gichkina-577b81136/

https://www.dialogue-socratique.fr/

Georges Colleuil
École internationale du Référentiel – Le Référentiel de Naissance ®Courriel : georgescolleuilperso@gmail.comCourriel : gkommdiffusion@gmail.com

Courriel : ecole.reform@gmail.com

Téléphone : +33 (0)612 518 731

Courriel : ecole.reform@gmail.com

http://www.ateliers-etc.fr/atelier_philotherapie.html

https://www.georgescolleuil.com/

Ciprian-Florin Stancu
Consultations à Paris, L’Isle-Adam ou SkypeTéléphone : 06-5139-5252https://philosophe-praticien.fr/
Chiari Nicolas
NîmesTour de Polygone, 5ème étage, boîte 29, 265 av des États du Languedoc, 34000 Montpellierhttps://www.resalib.fr/praticien/64176-chiari-nicolas-philotherapeute-nimes
Oriana Brücker
1204 Genève, SuisseTéléphone : +41 78 7646463Courriel : contact@philosophie-pratique.ch

https://www.linkedin.com/in/oriana-bruecker/

https://www.philosophie-pratique.ch/

Robert Alexander
Bruxelles et périphérieCourriel : robert@docteuralexander.comTéléphone : 0032 (0) 475 89 97 02

http://docteuralexander.com/

Bruno Magret et Raphaël Sérail
http://brunomagret.viabloga.com/
Raphaël Sérail
Les ateliers d’éveil philosophiqueTéléphone : 06 78 65 29 62Courriel : philo.serrail@gmail.com

https://www.atelierphiloraphaelserrail.com/

Jean Mathy
Levallois-Perret, Hauts-de-Seine, Île-de-FranceCourriel : jean.mathy@perce-neige.orghttps://www.linkedin.com/in/jeanmathyprofile/

https://www.perce-neige.org/

Jérôme Meyniel
L’Œil de Socrate, cabinet d’études et de conseil en philosophieNous sommes basés en Bretagne, et nous intervenons sur tout le territoire national,
mais également dans les pays francophones, notamment en Suisse, à Monaco et en Belgique.
Téléphone : 06 86 54 31 57

Courriel : contact@loeildesocrate.com

Courriel : jerome.meyniel@gmail.com

https://www.linkedin.com/in/j%C3%A9r%C3%B4me-meyniel-bret35000/

https://www.loeildesocrate.com/

Francis COUSIN
Cabinet de Philo-analyse Francis Cousin2 bis, rue Pétel, 75015 PARISCourriel : f.cousin@philo-analyse.com

https://philo-analyse.com/index.htm

Isabelle Millon
Directrice chez Institut de Pratiques PhilosophiquesParis et périphérieTéléphone : 0603463390 (Mobile)

Courriel : isabellemillon2013@gmail.com

https://isabellemillon-pratique-philosophique.com/

https://www.linkedin.com/in/isabelle-millon-67394534/

Xavier Leleu
méta ? | proGranville, FranceTéléphone : 02 33 90 26 70

Courriel : contact@meta-phi.org

https://meta-phi.org/

Oriana Brücker
1204 GenèveTéléphone : +41 78 7646463Courriel : contact@philosophie-pratique.ch

https://www.linkedin.com/in/oriana-bruecker/

https://www.philosophie-pratique.ch/

Laura Lange
Lyon, Auvergne-Rhône-Alpes, FranceCourriel : contact@lauralange.frhttps://www.linkedin.com/in/laura-lange-35821248/

https://www.lauralange.fr/

Philippe Guitton
EDITIONS ANCRAGES2 BD ANDRE AUNE, 13006 MARSEILLE 6Philosophe praticien

https://www.linkedin.com/in/philippe-guitton-12964069/

https://ancrages-edition.com/auteur/philippe-guitton/

https://www.pappers.fr/entreprise/ancrages-490768207

Jean-Yves Dubé
Québec, Québec, Canadahttps://www.linkedin.com/in/jean-yves-dub%C3%A9-2aa90957/https://jeanyvesdube.com/

Courriel : jeanyvesdube.consultantenphilo@gmail.com

Téléphone: 418 660-7282

José Alvarez
Consultant en Philosophie et en question d’Éthique pour l’entreprise et l’éducationSubjectivité à l’époque contemporaine – La Philo dans le monde contemporainhttps://ethikos.hypotheses.org/

Courriel : philoethique67@gmail.com

https://www.linkedin.com/in/jos%C3%A9-alvarez-807b9624b/

Anna Touati
ATELIERS DE PHILOSOPHIERomainville, Île-de-France, FranceCourriel : Anna.touati@outlook.fr

Téléphone : +33 6 50 53 59 84

https://www.linkedin.com/in/anna-touati-04b827210/

https://www.ateliers-philosophie.com/?fbclid=IwAR1SyuVtlV376CzIhf35YTy2WijrWOE7L6nQgXrV4Mw_SEc2XbucRe1tH38

INTERVENANTS – AUCUN SITE WEB TROUVÉ

François Cailliau / Matthieu-François CAILLIAU
Quimper, Bretagne, FranceCourriel : cailliau@protonmail.chhttps://www.linkedin.com/in/fran%C3%A7ois-cailliau-770500a0/
José Alvarez
Strasbourg, Grand Est, FranceCourriel : philoethique67@gmail.comhttps://www.linkedin.com/in/jos%C3%A9-alvarez-807b9624b/
Lara Pierquin-Rifflet
Région de Bruxelles-CapitalePhilosophe praticienne – Doctorante en philosophie de l’éducationCourriel : lara@rifflet.be

Nantes Université

https://www.univ-nantes.fr/lara-pierquin-rifflet

https://www.linkedin.com/in/lara-pierquin-rifflet-94695157/


Brigitte Aiache
Brigitte (Cabinet En Sens?) AiacheTéléphone : 0676469148 (Mobile)6 rue de Remusat Paris 75016

Courriel : aiache.brigitte@gmail.com

https://www.linkedin.com/in/brigitte-aiache-a8472696/

Le Temps de la Philosophie
Transmettre la philosophie au quotidien, à tou.te.s, avec pédagogie et passion!Avignon / Paris , FRhttps://www.linkedin.com/company/le-temps-de-la-philosophie/about/

https://letempsdelaphilosophie.com/

Christophe Baudet
https://www.linkedin.com/in/christophe-baudet-4b84104a/https://www.lepoint.fr/societe/quand-la-philo-soigne-11-09-2018-2250217_23.php#11AUCUN SITE WEB TROUVÉ
Anne Pineau-Valencienne, nom d’usage O’Byrne
https://www.linkedin.com/in/anne-pineau-valencienne-nom-d-usage-o-byrne-a2b431283/AUNCUN SITE WEB TROUVÉ
Michael Cote
https://www.linkedin.com/in/michael-cote-15306aa8/AUCUN SITE WEB TROUVÉ
Santiago Gregorio Caballero
https://www.linkedin.com/in/santiago-gregorio-caballero-55abb56a/AUCUN SITE WEB TROUVÉ

ASSOCIATIONS

Art et Philosophie en Pratique
https://www.linkedin.com/company/artphiloprat/https://art-et-philo-en-pratique.com/https://artphiloprat.start.page/
Thaé. Agence de philosophie
10 rue du Jourdain, 75020 Paris, Francehttps://www.linkedin.com/company/tha%C3%A9/https://thae.fr/
Les petites Lumières – ATELIERS de PHILOSOPHIE pour ENFANTS
16 RUE BERANGER 75003 PARISCourriel : contact@ateliersdephilosophiepourenfants.comCourriel : chiara.pastorini.lacroix@gmail.com

Téléphone : 0033 (0)6 03 50 36 27

https://www.ateliersdephilosophiepourenfants.com/

Philoland (Sophie Geoffrion)
BORDEAUX : 16 rue Blanc Dutrouilh, 33000 Bordeaux CentrePARIS : 11 rue Saint-Louis en L’ILE, 75004 ParisTéléphone : 06 89 61 43 60

Courriel : sophiegeoffrion@hotmail.com

https://www.linkedin.com/in/sophie-geoffrion-a364a56a/

https://www.sophiegeoffrion.com/philoland-la-philosophie-appliquee.html

Faire Philo
Association rassemblant les professionnels de la philosophie pratique18 rue professeur Joseph Nicolas, Bâtiment B13, 69008 Lyon.Courriel : contact@fairephilo.com

https://fairephilo.com/

Nicolas BouteloupConférencier, animateur d’ateliers, enseignant (université, organisation privée, public adulte), accompagnement individuel ou collectif.Courriel : nicolas.bouteloup@gmail.com

https://www.linkedin.com/in/nicolas-bouteloup/

Stéphane ClouxAteliers philosophiques pour enfants, adolescents, familles, adultes, et personnes âgées.https://www.linkedin.com/in/st%C3%A9phane-cloux-4b250061/
Elsa MassahCourriel : elsa.massah@gmail.comhttps://www.linkedin.com/in/elsa-massah-1bb65a34/
Julia Oroscohttps://www.linkedin.com/in/julia-orosco-96b904172/

SERVICES OFFERTS AUX STRUCTURES ET AUX GROUPES UNIQUEMENT

Myriam Mekouar
https://www.linkedin.com/in/myriam-mekouar-928a86198/https://www.asso-lecume.fr/

PHILOSOPHIE PRATIQUE ET AUTRES SERVICES

Cécile Balligand
Philosophie, hypnose et thérapies brèvesConsultations individuelles et conférences à Bruxelles et à ArlonRégion de Bruxelles-Capitale, Belgique

Téléphone : 0497/401889 (Mobile)

Courriel : cecileballigand@yahoo.fr

https://www.linkedin.com/in/cecileballigand/

https://www.philotherapie.be/

Marie Hourdin
https://www.linkedin.com/in/mariehourdin-echoducorps/https://www.echoducorps.fr/pratique-philosophique/
Chromatika
https://www.chromatika.org/spip/
Emilie Devismes
https://www.linkedin.com/in/emiliedevismes/https://www.espacesyrinx.fr/prestations/philotherapie/
Philippe Hoebeke
https://philhotherapie.com/
Jeferson philothérapeute
https://jeferson-consultant.business.site/
Thierry Aymès
http://thierryaymes.blogg.org/PHILOSONGhttps://www.philosong.fr/

PHILOSCÈNE

https://www.babdp.org/philoscene

Marie Hourdin
https://www.echoducorps.fr/pratique-philosophique/
David Tiquant
Ateliers philo pour enfants & Conférenceshttps://www.davidtiquant.fr/
Ciprian-Florin Stancu
https://philosophe-praticien.fr/
Ciprian Stancu
https://psychotherapie-philotherapie.com/parcours/ciprian
Pierre-Eric Sutter
Psychologue du travail depuis 1992, psychothérapeute et philosophe praticienhttps://psychotherapeute-pesutter.com/

MEDIAS

La Pause Philo
La Pause Philo est un média associatif qui explore la philosophie appliquée et la diversité des pratiques auxquelles elle donne naissance.http://lapausephilo.fr/
Diotime
Revue internationale de la didactique et des pratiques de la philosophiehttps://diotime.lafabriquephilosophique.be/
Entre-vues
https://www.entre-vues.net/ressources/les-nouvelles-pratiques-philosophiques/

RESSOURCES

LaboPhilo – Julien LAVENU – philosophie pour enfants
https://www.labophilo.fr/
Institut de Pratiques Philosophique
Livres numériques gratuitshttp://www.pratiques-philosophiques.fr/fr/livres/

FORMATION

Institut de Pratiques Philosophique
http://www.pratiques-philosophiques.fr/fr/
Cours de Philosophie – Nouvelle Acropole Belgique
https://cours-philosophie.be/programme/
WUACADEMIA et la Fondation World and Universal Academy
Philosophe et business coach ou coach en entreprisehttp://www.wuacademia.org/cours-philosophe-coach-en-entreprise-business-coach.html
FORMATION MANAGEMENT ET PHILOSOPHIE
Thibaud Brière
Téléphone : 06 85 29 52 71 (Professionnel)Courriel : thibaud.briere@philos.frhttps://www.linkedin.com/in/thibaud-bri%C3%A8re-3b520b55/

https://www.thibaud-briere.com/

Philosophie et management ASBL
Établir un pont entre philosophie et management – Services et conseils aux entreprisesAvenue Jan Olieslagers 26, bte 2Woluwé-Saint-Pierre 1150

Belgium

https://philoma.org/

https://www.linkedin.com/company/philoma-org/

Courriel : info@philoma.org

Laurence Devillairs
Conseil en affaires, Conseil en image de marque et Conseil en managementhttps://www.linkedin.com/in/laurence-devillairs-990578a9/
Axel Mannarino
MANNAAAdresse : 7 villa du bois joli 95230 SOISY SOUS MONTMORENCYTéléphone : 06.99.38.89.96

Courriel : axelmanna@hotmail.fr

Courriel : axel.mannarino@mannaa.consulting

https://www.linkedin.com/in/axel-mannarino/

https://mannaa.consulting/

Anne-Laure Thessard
Nice, Francehttps://annelaurethessard.com/Courriel : anlaure.thessard@gmail.com

https://www.linkedin.com/in/anne-laure-thessard-427434ba/

Dernière mise à jour : 15 décembre 2023

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info@philotherapie.ca


VOIR AUSSI

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Document officiel annuel 2022

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La philothérapie – Un état des lieux

par Serge-André Guay, Observatoire québécois de la philothérapie

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Liste des rapports de lecture et autres articles

Article # 1 : Introduction

Témoignage de ma recherche personnelle au sujet de la philothérapie (philosophie + thérapie) ou, si vous préférez, de la pratique de la philosophie en clinique. Il s’agit de consultation individuel ou de groupe offert par un philosophe praticien pour nous venir en aide. Elle se distingue de la « psychothérapie » (psychologie + thérapie) en ce qu’elle utilise des ressources et des procédés et poursuit de objectifs propres à la philosophie. On peut aussi parler de « philosophie appliquée ».

Article # 2 : Mise en garde contre le copinage entre la philosophie et la psychologie

La philothérapie gagne lentement mais sûrement en popularité grâce à des publications de plus en plus accessibles au grand public (voir l’Introduction de ce dossier).

L’un des titres tout en haut de la liste s’intitule « Platon, pas Prozac! » signé par Lou Marinoff paru en français en l’an 2000 aux Éditions Logiques. Ce livre m’a ouvert à la philothérapie.

L’auteur est professeur de philosophie au City College de New York, fondateur de l’Association américaine des praticiens de la philosophie (American Philosophical Practitioners Association) et auteurs de plusieurs livres.

Article # 3 : Philothérapie – Libérez-vous par la philosophie, Nathanaël Masselot, Les Éditions de l’Opportun

Présentation du livre Philothérapie – Libérez-vous par la philosophie suivie de mes commentaires de lecture.

Article # 4 : Sur le divan d’un philosophe – La consultation philosophie : une nouvelle démarche pour se connaître, changer de perspective, repenser sa vie. Jean-Eudes Arnoux, Éditions Favre

Présentation du livre Sur le divan d’un philosophe – La consultation philosophie : une nouvelle démarche pour se connaître, changer de perspective, repenser sa vie suivie de mes commentaires de lecture.

Article # 5 : Philosopher pour se retrouver – La pratique de la philo pour devenir libre et oser être vrai, Laurence Bouchet, Éditions Marabout

Cet article présente et relate ma lecture du livre « Philosopher pour se retrouver – La pratique de la philo pour devenir libre et oser être vrai », de Laurence Bouchet aux Éditions Marabout. Malheureusement ce livre n’est plus disponible à la vente tel que mentionné sur le site web de l’éditeur. Heureusement on peut encore le trouver et l’acheter dans différentes librairies en ligne.

Article # 6 : Une danse dangereuse avec le philothérapeute Patrick Sorrel

Cet article se penche sur l’offre du philothérapeute Patrick Sorrel.

Article # 7 : La consultation philosophique – L’art d’éclairer l’existence, Eugénie Vegleris

Le livre « La consultation philosophique – L’art d’éclairer l’existence » de Madame Eugénie Vegleris aux Éditions Eyrolles se classe en tête de ma liste des meilleurs essais que j’ai lu à ce jour au sujet de la « philothérapie ».

Article # 8 : Guérir la vie par la philosophie, Laurence Devillairs, Presses universitaires de France

À ce jour, tous les livres dont j’ai fait rapport de ma lecture dans ce dossier sont l’œuvre de philosophes consultants témoignant de leurs pratiques fondées sur le dialogue. Le livre « Guérir la vie par la philosophie » de Laurence Devillairs aux Presses universitaires de France (PUF) diffère des précédents parce que l’auteure offre à ses lecteurs une aide direct à la réflexion sur différents thèmes.

Article # 9 : Du bien-être au marché du malaise – La société du développement personnel – par Nicolas Marquis aux Presses universitaires de France

J’ai lu ce livre à reculons. J’ai appliqué les feins dès les premières pages. L’objectivité sociologique de l’auteur m’a déplu. Ce livre présente aux lecteurs des observations, que des observations. L’auteur n’en tire aucune conclusion.

Article # 10 : Happycratie : comment l’industrie du bonheur a pris le contrôle de nos vies, Eva Illouz et Edgar Cabanas, Premier Parallèle, 2018

J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq parce qu’il m’a révélé les coulisses de la quête du bonheur au cœur de notre société néo-libérale. Je savais que cette obsession du bonheur circulait au sein de la population, notamment par le biais des coach de vie et des agents de développement personnel, mais je n’aurais jamais imaginé qu’elle cachait une véritable industrie soutenue par une idéologie psychologisante. Jusque-là, je ne connaissais de cette industrie que le commerce des livres et la montée en puissance des coachs de vie dédiés à la recherche du bonheur.

Article # 11 : La consultation philosophique, Oscar Brenifier, Éditions Alcofribas, 2020

J’ai adoré ce livre. Il est dense, très dense. On ne peut pas le lire comme un roman. Me voici enfin devant un auteur qui dit tout, où, quand, comment il observe, comment il pense, comment il chemine, comment il voit, comment il entend, comment il anticipe, comment il tire ses conclusions… Bref, un auteur qui expose son propre système de pensée dans un essai plus que formateur pour le nôtre.

Article # 12 : Fin du chapitre : Oscar Brenifier, philosophe praticien

La lecture du livre «La consultation philosophique» signé par le philosophe praticien Oscar Brenifier (voir article #11 de notre dossier «Consulter un philosophe – Quand la philosophie nous aide») nous apprend qu’il adresse un document à ses clients potentiels. J’ai écrit à monsieur Brenifier pour lui demander s’il pouvait me faire parvenir ce document.

Article # 13 : La philo-thérapie, Éric Suárez, Éditions Eyrolles, 2007

Cet article présente et relate ma lecture du livre du «La philo-thérapie» de Éric Suárez, Docteur en philosophie de l’Université Laval (Québec), philosophe praticien (Lausanne), publié en 2007 aux Éditions Eyrolles. Ce livre traite de la consultation philosophique ou, si vous préférez, de la philo-thérapie, d’un point de vue pratique. En fait, il s’agit d’un guide pour le lecteur intéressé à acquérir sa propre approche du philosopher pour son bénéfice personnel. Éric Suárez rassemble dans son ouvrage vingt exemples de consultation philosophiques regroupés sous cinq grands thèmes : L’amour, L’image de soi, La famille, Le travail et le Deuil.

Article # 14 : Comment choisir son philosophe ? Guide de première urgence à l’usage des angoissés métaphysiques, Oreste Saint-Drôme avec le renfort de Frédéric Pagès, La Découverte, 2000

Ce livre se caractérise par l’humour de son auteur et se révèle ainsi très aisé à lire. D’ailleurs l’éditeur nous prédispose au caractère divertissant de ce livre en quatrième de couverture : «Étudier in extenso la pensée des grands théoriciens et en extraire un mode de réflexion agissant est une mission impossible pour l’honnête homme/femme. C’est pourquoi l’auteur de cet ouvrage aussi divertissant que sérieux propose des voies surprenantes au premier abord, mais qui se révèlent fort praticables à l’usage. L’une passe par la rencontre avec la vie et la personnalité du philosophe : la voie des affinités électives».

Article # 15 : La philosophie comme manière de vivre, Pierre Habot, Entretiens avec Jeanne Cartier et Arnold I Davidson, Le livre de poche – Biblio essais, Albin Michel, 2001

Référencé par un auteur à mon programme de lecture, le livre «La philosophie comme manière de vivre» m’a paru important à lire. Avec un titre aussi accrocheur, je me devais de pousser plus loin ma curiosité. Je ne connaissais pas l’auteur Pierre Hadot : «Pierre Hadot (né à Paris, le 21 février 1922, et mort à Orsay, le 24 avril 20101) est un philosophe, historien et philologue français, spécialiste de l’Antiquité, profond connaisseur de la période hellénistique et en particulier du néoplatonisme et de Plotin. Pierre Hadot est l’auteur d’une œuvre développée notamment autour de la notion d’exercice spirituel et de la philosophie comme manière de vivre.» (Source : Wikipédia)

Article # 16 : La philosophie, un art de vivre de vivre, Collectif sous la direction de Jean-François Buisson, Les Éditions Cabédita, 2021

Jeanne Hersch, éminente philosophe genevoise, constate une autre rupture encore, celle entre le langage et la réalité : « Par-delà l’expression verbale, il n’y a pas de réalité et, par conséquent, les problèmes ont cessé de se poser (…). Dans notre société occidentale, l’homme cultivé vit la plus grande partie de sa vie dans le langage. Le résultat est qu’il prend l’expression par le langage pour la vie même. » (L’étonnement philosophique, Jeanne Hersch, Éd. Gallimard.) / On comprend par là qu’aujourd’hui l’exercice du langage se suffit à lui-même et que, par conséquent, la philosophie se soit déconnectée des problèmes de la vie quotidienne.» Source : La philosophie, un art de vivre, Collectif sous la direction de Jean-François Buisson, Les Éditions Cabédita, 2021, Préface,  p. 9.

Article # 17 : Socrate à l’agora : que peut la parole philosophique ?, Collectif sous la direction de Mieke de Moor, Éditions Vrin, 2017

J’ai trouvé mon bonheur dès l’Avant-propos de ce livre : «Laura Candiotto, en insistant sur le rôle joué par les émotions dans le dialogue socratique ancien et sur l’horizon éthique de celui-ci, vise à justifier théoriquement un «dialogue socratique intégral», c’est-à-dire une pratique du dialogue socratique qui prend en compte des émotions pour la connaissance.» Enfin, ai-je pensé, il ne s’agit plus de réprimer les émotions au profit de la raison mais de les respecter dans la pratique du dialogue socratique. Wow ! Je suis réconforté à la suite de ma lecture et de mon expérience avec Oscar Brenifier dont j’ai témoigné dans les articles 11 et 12 de ce dossier.

Article # 18 : La philosophie, c’est la vie – Réponses aux grandes et aux petites questions de l’existence, Lou Marinoff, La table ronde, 2004

Lou Marinoff occupe le devant de la scène mondiale de la consultation philosophique depuis la parution de son livre PLATON, PAS PROJAC! en 1999 et devenu presque’intantément un succès de vente. Je l’ai lu dès sa publication avec beaucoup d’intérêt. Ce livre a marqué un tournant dans mon rapport à la philosophie. Aujourd’hui traduit en 27 langues, ce livre est devenu la bible du conseil philosophique partout sur la planète. Le livre dont nous parlons dans cet article, «  La philosophie, c’est la vie – Réponses aux grandes et aux petites questions de l’existence », est l’une des 13 traductions du titre original « The Big Questions – How Philosophy Can Change Your Life » paru en 2003.

Article # 19 : S’aider soi-même – Une psychothérapie par la raison, Lucien Auger, Les Éditions de l’Homme

J’ai acheté et lu « S’aider soi-même » de Lucien Auger parce qu’il fait appel à la raison : « Une psychothérapie par la raison ». Les lecteurs des articles de ce dossier savent que je priorise d’abord et avant tout la philothérapie en place et lieu de la psychothérapie. Mais cette affiliation à la raison dans un livre de psychothérapie m’a intrigué. D’emblée, je me suis dit que la psychologie tentait ici une récupération d’un sujet normalement associé à la philosophie. J’ai accepté le compromis sur la base du statut de l’auteur : « Philosophe, psychologue et professeur ». « Il est également titulaire de deux doctorats, l’un en philosophie et l’autre en psychologie » précise Wikipédia. Lucien Auger était un adepte de la psychothérapie émotivo-rationnelle créée par le Dr Albert Ellis, psychologue américain. Cette méthode trouve son origine chez les stoïciens dans l’antiquité.

Article # 20 (1/2) : Penser par soi-même – Initiation à la philosophie, Michel Tozzi, Chronique sociale

J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq et je peux même en rajouter une de plus, une sixième, pour souligner son importance et sa pertinence. Il faut le lire absolument ! Je le recommande à tous car il nous faut tous sortir de ce monde où l’opinion règne en roi et maître sur nos pensées.

Article # 20 (2/2) : Penser par soi-même – Initiation à la philosophie, Michel Tozzi, Chronique sociale

Dans la première partie de ce rapport de lecture du livre « Penser par soi-même – Initiation à la philosophie » de Michel Tozzi, je vous recommandais fortement la lecture de ce livre : « J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq et je peux même en rajouter une de plus, une sixième, pour souligner son importance et sa pertinence. Il faut le lire absolument ! Je le recommande à tous car il nous faut tous sortir de ce monde où l’opinion règne en roi et maître sur nos pensées.» Je suis dans l’obligation d’ajouter cette deuxième partie à mon rapport de lecture de ce livre en raison de ma relecture des chapitres 6 et suivants en raison de quelques affirmations de l’auteur en contradiction avec ma conception de la philosophie.

Article # 21 – Agir et penser comme Nietzsche, Nathanaël Masselot, Les Éditions de l’Opportun

J’accorde au livre Agir et penser comme Nietzsche de Nathanaël Masselot cinq étoiles sur cinq. Aussi facile à lire qu’à comprendre, ce livre offre aux lecteurs une excellente vulgarisation de la philosophie de Friedricha Wilhelm Nietzsche. On ne peut pas passer sous silence l’originalité et la créativité de l’auteur dans son invitation à parcourir son œuvre en traçant notre propre chemin suivant les thèmes qui nous interpellent.

Article # 22 – La faiblesse du vrai, Myriam Revault d’Allones, Seuil

Tout commence avec une entrevue de Myriam Revault d’Allonnes au sujet de son livre LA FAIBLESSE DU VRAI à l’antenne de la radio et Radio-Canada dans le cadre de l’émission Plus on de fous, plus on lit. Frappé par le titre du livre, j’oublierai le propos de l’auteur pour en faire la commande à mon libraire.

Article # 23 – Pour une philothérapie balisée

Le développement personnel fourmille de personnes de tout acabit qui se sont improvisées conseillers, coachs, thérapeutes, conférenciers, essayistes, formateurs… et auxquelles s’ajoutent des praticiens issus des fausses sciences, notamment, divinatoires et occultes, des médecines et des thérapies alternatives. Bref, le développement personnel attire toute sorte de monde tirant dans toutes les directions.

Article # 24 – Comment nous pensons, John Dewey, Les empêcheurs de penser en rond / Seuil

Je n’aime pas cette traduction française du livre How we think de John Dewey. « Traduit de l’anglais (États-Unis) par Ovide Decroly », Comment nous pensons parait aux Éditions Les empêcheurs de penser en rond / Seuil en 2004. – Le principal point d’appui de mon aversion pour traduction française repose sur le fait que le mot anglais « belief » est traduit par « opinion », une faute majeure impardonnable dans un livre de philosophie, et ce, dès les premiers paragraphes du premier chapitre « Qu’entend-on par penser ? »

Article # 25 – Une philothérapie libre axée sur nos besoins et nos croyances avec Patrick Sorrel

Hier j’ai assisté la conférence Devenir philothérapeute : une conférence de Patrick Sorrel. J’ai beaucoup aimé le conférencier et ses propos. J’ai déjà critiqué l’offre de ce philothérapeute. À la suite de conférence d’hier, j’ai changé d’idée puisque je comprends la référence de Patrick Sorrel au «système de croyance». Il affirme que le «système de croyance» est une autre expression pour le «système de penser». Ce faisant, toute pensée est aussi une croyance.

Article # 26 – Une pratique philosophique sans cœur

J’éprouve un malaise face à la pratique philosophique ayant pour objectif de faire prendre conscience aux gens de leur ignorance, soit le but poursuivi par Socrate. Conduire un dialogue avec une personne avec l’intention inavouée de lui faire prendre conscience qu’elle est ignorante des choses de la vie et de sa vie repose sur un présupposé (Ce qui est supposé et non exposé dans un énoncé, Le Robert), celui à l’effet que la personne ne sait rien sur le sens des choses avant même de dialoguer avec elle. On peut aussi parler d’un préjugé philosophique.

Article # 27 – Êtes-vous prisonnier de vos opinions ?

Si votre opinion est faite et que vous n’êtes pas capable d’en déroger, vous êtes prisonnier de votre opinion. Si votre opinion est faite et que vous êtes ouvert à son évolution ou prêt à l’abandonner pour une autre, vous êtes prisonnier de l’opinion. Si votre opinion compte davantage en valeur et en vérité que les faits, vous êtes prisonnier de vos opinions. Si votre opinion est la seule manière d’exprimer vos connaissances, vous êtes prisonnier de vos opinions. Si vous pensez que l’opinion est le seul résultat de votre faculté de penser, vous êtes prisonnier de vos opinions. Si vous prenez vos opinion pour vraies, vous êtes prisonnier de vos opinions.

Article # 28 – La pratique philosophique – Une méthode contemporaine pour mettre la sagesse au service de votre bien-être, Jérôme Lecoq, Eyrolles, 2014

J’ai mis beaucoup de temps à me décider à lire « La pratique philosophique » de Jérôme Lecoq. L’auteur est un émule d’Oscar Brenifier, un autre praticien philosophe. J’ai vécu l’enfer lors de mes consultations philosophiques avec Oscar Brenifier. Ainsi toute association de près ou de loin avec Oscar Brenifier m’incite à la plus grande des prudences. Jérôme Lecoq souligne l’apport d’Oscar Brenifier dans les Remerciements en première page de son livre « La pratique philosophique ».

Article # 29 – Je sais parce que je connais

Quelle est la différence entre « savoir » et « connaissance » ? J’exprime cette différence dans l’expression « Je sais parce que je connais ». Ainsi, le savoir est fruit de la connaissance. Voici quatre explications en réponse à la question « Quelle est la différence entre savoir et connaissance ? ».

Article # 30 – Les styles interpersonnels selon Larry Wilson

J’ai décidé de publier les informations au sujet des styles interpersonnels selon Larry Wilson parce que je me soucie beaucoup de l’approche de la personne en consultation philosophique. Il m’apparaît important de déterminer, dès le début de la séance de philothérapie, le style interpersonnel de la personne. Il s’agit de respecter la personnalité de la personne plutôt que de la réprimer comme le font les praticiens socratiques dogmatiques. J’ai expérimenté la mise en œuvre de ces styles inter-personnels avec succès.

Article # 31 – La confiance en soi – Une philosophie, Charles Pépin, Allary Éditions, 2018

Le livre « La confiance en soi – Une philosophie » de Charles Pépin se lit avec une grande aisance. Le sujet, habituellement dévolue à la psychologie, nous propose une philosophie de la confiance. Sous entendu, la philosophie peut s’appliquer à tous les sujets concernant notre bien-être avec sa propre perspective.

Article # 32 – Les émotions en philothérapie

J’ai vécu une sévère répression de mes émotions lors deux consultations philosophiques personnelles animées par un philosophe praticien dogmatique de la méthode inventée par Socrate. J’ai témoigné de cette expérience dans deux de mes articles précédents dans ce dossier.

Article # 33 – Chanson « Le voyage » par Raôul Duguay, poète, chanteur, philosophe, peintre… bref, omnicréateur québécois

Vouloir savoir être au pouvoir de soi est l’ultime avoir / Le voyage / Il n’y a de repos que pour celui qui cherche / Il n’y a de repos que pour celui qui trouve / Tout est toujours à recommencer

Article # 34 – « Ah ! Là je comprends » ou quand la pensée se fait révélation

Que se passe-t-il dans notre système de pensée lorsque nous nous exclamons « Ah ! Là je comprends » ? Soit nous avons eu une pensée qui vient finalement nous permettre de comprendre quelque chose. Soit une personne vient de nous expliquer quelque chose d’une façon telle que nous la comprenons enfin. Dans le deux cas, il s’agit d’une révélation à la suite d’une explication.

Article # 35 – La lumière entre par les failles

Âgé de 15 ans, je réservais mes dimanches soirs à mes devoirs scolaires. Puis j’écoutais l’émission Par quatre chemins animée par Jacques Languirand diffusée à l’antenne de la radio de Radio-Canada de 20h00 à 22h00. L’un de ces dimanches, j’ai entendu monsieur Languirand dire à son micro : « La lumière entre par les failles».

Article # 36 – Les biais cognitifs et la philothérapie

Le succès d’une consultation philosophique (philothérapie) repose en partie sur la prise en compte des biais cognitifs, même si ces derniers relèvent avant tout de la psychologie (thérapie cognitive). Une application dogmatique du dialogue socratique passe outre les biais cognitifs, ce qui augmente les risques d’échec.

Article # 37 – L’impossible pleine conscience

Depuis mon adolescence, il y a plus de 50 ans, je pense qu’il est impossible à l’Homme d’avoir une conscience pleine et entière de soi et du monde parce qu’il ne la supporterait pas et mourrait sur le champ. Avoir une pleine conscience de tout ce qui se passe sur Terre et dans tout l’Univers conduirait à une surchauffe mortelle de notre corps. Il en va de même avec une pleine conscience de soi et de son corps.

Article # 38 – Verbalisation à outrance : «Je ne suis pas la poubelle de tes pensées instantanées.»

Le Dr Jean-Christophe Seznec, psychiatre français, a été interrogé par la journaliste Pascale Senk du quotidien Le Figaro au sujet de son livre Savoir se taire, savoir parler, coécrit avec Laurent Carouana et paru en 2017. Le titre de l’article a retenu mon attention : Psychologie: «il faut sortir de l’hystérie de la parole».

Article # 39 – Comment dialoguer de manière constructive ? par Julien Lecomte, Philosophie, médias et société

Reproduction de l’article « Comment dialoguer de manière constructive ? », un texte de Julien Lecomte publié sur son site web PHILOSOPHIE, MÉDIAS ET SOCIÉTÉ. https://www.philomedia.be/. Echanger sur des sujets de fond est une de mes passions. Cela fait plusieurs années que je m’interroge sur les moyens de faire progresser la connaissance, d’apprendre de nouvelles choses. Dans cet article, je reviens sur le cheminement qui m’anime depuis tout ce temps, pour ensuite donner des pistes sur les manières de le mettre en pratique concrètement.

Article # 40 – Le récit d’initiation en spirale

Dans le récit initiatique, il s’agit de partir du point A pour aller au point B afin que le lecteur ou l’auditeur chemine dans sa pensée vers une révélation permettant une meilleure compréhension de lui-même et/ou du monde. La référence à la spirale indique une progression dans le récit où l’on revient sur le même sujet en l’élargissant de plus en plus de façon à guider la pensée vers une nouvelle prise de conscience. Souvent, l’auteur commence son récit en abordant un sujet d’intérêt personnel (point A) pour évoluer vers son vis-à-vis universel (point B). L’auteur peut aussi se référer à un personnage dont il fait évoluer la pensée.

Article # 41 – La philothérapie – Un état des lieux par Serge-André Guay, Observatoire québécois de la philothérapie

Cet article présente un état des lieux de la philothérapie (consultation philosophique) en Europe et en Amérique du Nord. Après un bref historique, l’auteur se penche sur les pratiques et les débats en cours. Il analyse les différentes publications, conférences et offres de services des philosophes consultants.

Article # 42 – L’erreur de Descartes, Antonio Damasio, Odile Jacob, 1995

J’ai découvert le livre « L’erreur de Descartes » du neuropsychologue Antonio R. Damasio à la lecture d’un autre livre : L’intelligence émotionnelle de Daniel Goleman. L’édition originale de ce livre est parue en 1995 en anglais et j’ai lu la traduction française à l’été 1998 parue un an auparavant chez Robert Laffont. Diplômé de l’université Harvard et docteur en psychologie clinique et développement personnel, puis journaliste au New York Times, où il suit particulièrement les sciences du comportement, Daniel Goleman nous informe dans son livre « L’intelligence émotionnel » au sujet de la découverte spectaculaire pour ne pas dire révolutionnaire de Antonio R. Damasio à l’effet que la raison a toujours besoin d’un coup des émotions pour prendre des décisions. Jusque-là, il était coutume de soutenir que les émotions perturbaient la raison, d’où l’idée de les contrôler.

Article # 43 – Éloge de la pratique philosophique, Sophie Geoffrion, Éditions Uppr, 2018

Ma lecture du livre ÉLOGE DE LA PRATIQUE PHILOSOPHIQUE de la philosophe praticienne SOPHIE GEOFFRION fut agréable et fort utile. Enfin, un ouvrage court ou concis (le texte occupe 65 des 96 pages du livre), très bien écrit, qui va droit au but. La clarté des explications nous implique dans la compréhension de la pratique philosophique. Bref, voilà un éloge bien réussi. Merci madame Geoffrion de me l’avoir fait parvenir.

Article # 44 – Consultation philosophique : s’attarder à l’opinion ou au système de pensée ?

Dans cet article, je m’interroge à savoir la consultation philosophique doit s’attarder à l’opinion ou au système pensée du client. OPINION – Le philosophe praticien cible l’opinion de son client en vue de démontrer l’ignorance sur laquelle elle repose et, par conséquent, l’absence de valeur de vérité qu’elle recèle. Cette pratique repose sur le « questionnement philosophique ».

Article # 45 – Sentir et savoir – Une nouvelle théorie de la conscience, Antonio Damasio, Éditions Odile Jacob

Dans son livre « Sentir et savoir », Antonio Damasio propose « Une nouvelle théorie de la conscience ». Il démontre que la conscience ne peut pas exister sans le corps. Il identifie dans le corps la capacité de sentir comme préalable à la conscience.

Article # 46 – Dépression et philosophie : Du mal du siècle au mal de ce siècle, Robert Redeker, Editions Pleins Feux, 2007

Un si petit livre, seulement 46 pages et en format réduit, mais tellement informatif. Une preuve de plus qu’il ne faut se fier aux apparences. Un livre signé ROBERT REDEKER, agrégé de philosophie originaire de la France, connaît fort bien le sujet en titre de son œuvre : DÉPRESSION ET PHILOSOPHIE.

Article # 47 – Savoir se taire, savoir parler, Dr Jean-Christophe Seznec et Laurent Carouana, InterÉditions, 2017

La plupart des intervenants en psychologie affirment des choses. Ils soutiennent «C’est comme ceci» ou «Vous êtes comme cela». Le lecteur a le choix de croire ou de ne pas croire ce que disent et écrivent les psychologues et psychiatres. Nous ne sommes pas invités à réfléchir, à remettre en cause les propos des professionnels de la psychologie, pour bâtir notre propre psychologie. Le lecteur peut se reconnaître ou pas dans ces affirmations, souvent catégoriques. Enfin, ces affirmations s’apparentent à des jugements. Le livre Savoir se taire, savoir dire de Jean-Christophe Seznec et Laurent Carouana ne fait pas exception.

Article # 48 – Penser sa vie – Une introduction à la philosophie, Fernando Savater, Éditions du Seuil, 2000

Chapitre 1 – La mort pour commencer – Contrairement au philosophe Fernando Savater dans PENSER SA VIE – UNE INTRODUCTION À LA PHILOSOPHIE, je ne définie pas la vie en relation avec la mort, avec son contraire. Je réfléchie et je parle souvent de la mort car il s’agit de l’un de mes sujets préféré depuis mon adolescence. Certaines personnes de mon entourage pensent et affirment que si je parle aussi souvent de la mort, c’est parce que j’ai peur de mourir. Or, je n’ai aucune peur de la mort, de ma mort, de celles de mes proches. Je m’inquiète plutôt des conséquences de la mort sur ceux et celles qui restent, y compris sur moi-même.

Article # 49 – Pourquoi avons-nous des couleurs de peau et des physiques si différents ?

À la lumière du documentaire LE SOLEIL ET DES HOMMES, notamment l’extrait vidéo ci-dessus, je ne crois plus au concept de race. Les différences physiques entre les hommes découlent de l’évolution naturelle et conséquente de nos lointains ancêtres sous l’influence du soleil et de la nature terrestre, et non pas du désir du soleil et de la nature de créer des races. On sait déjà que les races et le concept même de race furent inventés par l’homme en se basant sur nos différences physiques. J’abandonne donc la définition de « race » selon des critères morphologiques…

Article # 50 – Extrait du mémoire de maîtrise «Formation de l’esprit critique et société de consommation» par Stéphanie Déziel

Dans le cadre de notre dossier « Consulter un philosophe », la publication d’un extrait du mémoire de maîtrise « Formation de l’esprit critique et société de consommation » de Stéphanie Déziel s’impose en raison de sa pertinence. Ce mémoire nous aide à comprendre l’importance de l’esprit critique appliqué à la société de consommation dans laquelle évoluent, non seule les jeunes, mais l’ensemble de la population.

Article # 51 – « En fait, c’est dans son incertitude même que réside largement la valeur de la philosophie. » Bertrand Russell

Je reproduis ci-dessous une citation bien connue sur le web au sujet de « la valeur de la philosophie » tirée du livre « Problèmes de philosophie » signé par Bertrand Russell en 1912. Mathématicien, logicien, philosophe, épistémologue, homme politique et moraliste britannique, Bertrand Russell soutient que la valeur de la philosophie réside dans son incertitude. À la suite de cette citation, vous trouverez le texte de Caroline Vincent, professeur de philosophie et auteure du site web « Apprendre la philosophie » et celui de Gabriel Gay-Para tiré se son site web ggpphilo. Des informations tirées de l’Encyclopédie Wikipédia au sujet de Bertrand Russell et du livre « Problèmes de philosophie » et mon commentaire complètent cet article.

Article # 52 – Socrate et la formation de l’esprit critique par Stéphanie Déziel

Passez donc sans vous arrêter, amis, au milieu des Marchands de Sommeil; et, s’ils vous arrêtent, répondez-leur que vous ne cherchez ni un système ni un lit. Ne vous lassez pas d’examiner et de comprendre. (…) Lisez, écoutez, discutez, jugez; ne craignez pas d’ébranler des systèmes; marchez sur des ruines, restez enfants. (…) Socrate vous a paru un mauvais maître. Mais vous êtes revenus à lui; vous avez compris, en l’écoutant, que la pensée ne se mesure pas à l’aune, et que les conclusions ne sont pas l’important; restez éveillés, tel est le but. Les Marchands de Sommeil de ce temps-là tuèrent Socrate, mais Socrate n’est point mort; partout où des hommes libres discutent, Socrate vient s’asseoir, en souriant, le doigt sur la bouche. Socrate n’est point mort; Socrate n’est point vieux. (…) – Alain, (Emile Charrier), Vigiles de l’esprit.

Article # 53 – J’ai un problème avec la vérité

Tout au long de ma vie, j’ai vu la vérité malmenée, tassée d’un bord puis de l’autre, devenir une propriété personnelle (ma vérité — ta vérité — à chacun sa vérité), tantôt objet de monopôle, tantôt reconnue, tantôt niée et reniée… Ah ! La vérité. Quel chaos ! Je me demande depuis longtemps pourquoi la vérité, si elle existe, ne triomphe pas à tout coup, pourquoi elle ne s’impose à tous d’elle-même. Contestée de toutes parts, la vérité, si elle existe, n’a d’intérêt que pour l’opinion qu’on en a et les débats qui s’ensuivent. On va jusqu’à donner à la vérité une mauvaise réputation eu égard à son influence néfaste sur la société et les civilisations. Et que dire de toutes ces croyances qui se prennent pour la vérité ? Et c’est sans compter l’observation récente à l’effet que nous venons d’entrer dans une « ère de post-vérité ».

Article # 54 – Petit manuel philosophique à l’intention des grands émotifs, Iaria Gaspard, Presses Universitaires de France, 2022

J’accorde à ce livre trois étoiles sur cinq. Le titre « Petit manuel philosophique à l’intention des grands émotifs » a attiré mon attention. Et ce passage du texte en quatrième de couverture m’a séduit : «En proposant une voyage philosophique à travers l’histoire des émotions, Iaria Gaspari bouscule les préjugés sur notre vie émotionnelle et nous invite à ne plus percevoir nos d’états d’âme comme des contrainte ». J’ai décidé de commander et de lire ce livre. Les premières pages m’ont déçu. Et les suivantes aussi. Rendu à la moitié du livre, je me suis rendu à l’évidence qu’il s’agissait d’un témoignage de l’auteure, un témoignage très personnelle de ses propres difficultés avec ses émotions. Je ne m’y attendais pas, d’où ma déception. Je rien contre de tels témoignages personnels qu’ils mettent en cause la philosophie, la psychologie, la religion ou d’autres disciplines. Cependant, je préfère et de loin lorsque l’auteur demeure dans une position d’observateur alors que son analyse se veut la plus objective possible.

Article # 55 – Savoir, connaissance, opinion, croyance

Tout repose sur le Savoir. L’expérience personnelle et/ou professionnelle qu’on fait du Savoir, après en avoir pris conscience, se retrouve à la base des Connaissances que nous possédons. Les Opinions expriment des Jugements des connaissances et inspirent souvent les Croyances.

Article # 56 – Philosophie, science, savoir, connaissance

La philosophie, mère de toutes les sciences, recherche la sagesse et se définie comme l’Amour de la Sagesse. La sagesse peut être atteinte par la pensée critique et s’adopte comme Mode de vie. • La philosophie soutient la Science et contribue à la naissance et au développement de la méthode scientifique, notamment avec l’épistémologie.

Article # 57 – La philosophie encore et toujours prisonnière de son passé ?

La philothérapie, principale pratique de la philosophie de nos jours, met sans cesse de l’avant les philosophes de l’Antiquité et de l’époque Moderne. S’il faut reconnaître l’apport exceptionnel de ces philosophes, j’ai parfois l’impression que la philothérapie est prisonnière du passé de la philosophie, à l’instar de la philosophie elle-même.

Article # 58 – Le Québec, un désert philosophique

Au Québec, la seule province canadienne à majorité francophone, il n’y a pas de tradition philosophique populaire. La philosophie demeure dans sa tour universitaire. Très rares sont les interventions des philosophes québécois dans l’espace public, y compris dans les médias, contrairement, par exemple, à la France. Et plus rares encore sont les bouquins québécois de philosophie en tête des ventes chez nos libraires. Seuls des livres de philosophes étrangers connaissent un certain succès. Bref, l’espace public québécois n’offre pas une terre fertile à la Philosophie.

Article # 59 – La naissance du savoir – Dans la tête des grands scientifiques, Nicolas Martin, Éditions Les Arènes, 2023.

J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq parce qu’il me permet d’en apprendre beaucoup plus sur la pensée scientifique telle que pratiquée par de grands scientifiques. L’auteur, Nicolas Martin, propose une œuvre originale en adressant les mêmes questions, à quelques variantes près, à 17 grands scientifiques.

Article # 60 – Pourquoi est-il impossible d’atteindre l’équilibre entre développement personnel et développement spirituel ou philosophique ?

Cet article répond à ce commentaire lu sur LinkedIn : « L’équilibre entre développement personnel et développement spirituel ou philosophique est indispensable. » Il m’apparaît impossible de viser « L’équilibre entre développement personnel et développement spirituel ou philosophique » et de prétendre que cet équilibre entre les trois disciplines soit « indispensable ». D’une part, le développement personnel est devenu un véritable fourre-tout où l’ivraie et le bon grain se mélangent sans distinction, chacun avançant sa recette à l’aveugle.

Article # 61 – Le commerce extrême de la philosophie avec les « philopreneurs »

En ne s’unissant pas au sein d’une association nationale professionnelle fixant des normes et des standards à l’instar des philosophes consultants ou praticiens en d’autres pays, ceux de la France nous laissent croire qu’ils n’accordent pas à leur disciple tout l’intérêt supérieur qu’elle mérite. Si chacun des philosophes consultants ou praticiens français continuent de s’affairer chacun dans son coin, ils verront leur discipline vite récupérée à mauvais escient par les philopreneurs et la masse des coachs.

Article # 62 – Soigner par la philosophie, En marche – Journal de la Mutualité chrétienne (Belgique)

“ Après les succès d’Épicure 500 vous permettant de faire dix repas par jour sans ballonnements, après Spinoza 200 notre inhibiteur de culpabilité, les laboratoires Laron, vous proposent Philonium 3000 Flash, un médicament révolutionnaire capable d’agir sur n’importe quelle souffrance physique ou mentale?: une huile essentielle d’Heidegger pour une angoisse existentielle, une substance active de Kant pour une douleur morale…. Retrouvez sagesse et vitalité en un instant ”, s’amusaient les chroniqueurs radio de France Inter dans une parodie publicitaire diffusée à l’occasion d’une émission ayant pour thème?: la philosophie peut-elle soigner le corps ?

Article # 63 – Contre le développement personnel. Thiery Jobard, Éditions Rue de l’échiquier, 2021

J’attribue quatre étoiles sur cinq à ce livre. Les lecteurs assidus de mes articles connaissent fort bien ma position plus que défavorable face au développement personnel. À l’instar de Thiery Jobard, je suis contre le développement personnel. Je qualifie le développement personnel d’arnaque extrêmement dangereuse pour ses adeptes et notre société.

Article # 64 – Apocalypse cognitive – La face obscure de notre cerveau, Gérald Bronner, Presses Universitaires de France (PUF), 2021

Le philothérapeute (philosophe consultant ou philosophe praticien) a l’obligation de très connaître le contexte dans lequel évolue son client. Le développement de l’esprit critique de ce client passe inévitablement par une prise de conscience de sa cognition en vue de comprendre comment il connaît. Si, dès le départ, le client n’a pas conscience de son mode de pensées, il lui sera difficile de participer activement au dialogue avec son philothérapeute. L’objectif primaire du philosophe consultant demeure de déceler et de corriger les biais cognitifs de son client avant même d’abord une question philosophique. Bref, si la »machine à pensée » du client est corrompu par des «virus cognitifs », une «réinitialisation » s’impose en début de séance de consultation.

Article # 65 – Développement (im)personnel – Le succès d’une imposture, Julia de Funès, Éditions de l’observatoire/Humensis, 2019

Dans son livre « Développement (im) personnel, Julia de Funès, docteure en philosophie, soutient que le développement personnel offre la même recette à tous et qu’à ce titre il ne peut donc pas se qualifier sa démarche de « personnel ». Selon ma compréhension, le développement personnel devrait mettre de l’avant un développement personnalisé, c’est-à-dire adapté à chaque individu intéressé pour se targuer d’être personnel.

Article # 66 – Savoirs, opinions, croyances – Une réponse laïque et didactique aux contestations de la science en classe, Guillaume Lecointre, Édition Belin / Humensis, 2018

Mon intérêt pour la pensée scientifique remonte à plus de 25 ans. Alors âgé d’une quarantaine d’année, PDG d’une firme d’étude des motivations d’achat des consommateurs, je profite des enseignements et de l’étude du processus scientifique de différentes sources. Je me concentre vite sur l’épistémologie…

Article # 67 – À l’école du doute – Apprendre à penser juste en découvrant pourquoi l’on pense faux, Marc Romainville, Presses Universitaires de France / Humensis, 2023

Ce livre m’a déçu en raison de la faiblesse de sa structure indigne de son genre littéraire, l’essai. L’auteur offre aux lecteurs une foule d’information mais elle demeure difficile à suivre en l’absence de sous-titres appropriés et de numérotation utile pour le repérage des énumérations noyés dans un style plus littéraire qu’analytique.

Article # 68 – Ébauche d’un annuaire : philothérapeutes, philosophes consultants, philosophes praticiens

En l’absence d’une association d’accréditation des philothérapeutes, philosophes consultants ou praticiens en francophonie, il est difficile de les repérer. Il ne nous reste plus que de nombreuses recherches à effectuer sur le web pour dresser une liste, aussi préliminaire soit-elle. Les intervenants en philothérapie ne se présentent pas tous sous la même appellation : « philothérapeute », « philosophe consultant » ou « philosophe praticien » « conseiller philosophique » « philosophe en entreprise », « philosophe en management » et autres.

Article # 69 – Guérir l’impossible – Une philosophie pour transformer nos souffrances en forces, Christopher Laquieze, Guy Trédaniel Éditeur, 2023

J’ai lu le livre GUÉRIR L’IMPOSSIBLE en me rappelant à chaque page que son auteur, Christopher Laquieze, est à la fois philosophe et thérapeute spécialisé en analyse comportementale. Pourquoi ? Parce que ce livre nous offre à la fois un voyage psychologique et philosophique, ce à quoi je ne m’attendais pas au départ. Ce livre se présente comme « Une philosophie pour transformer nous souffrances en forces ». Or, cette philosophie se base davantage sur la psychologie que la philosophie. Bref, c’est le « thérapeute spécialisé en analyse comportementale » qui prend le dessus sur le « philosophe ».

Article # 70 – Agir et penser comme Platon – Sage, penseur, philosophe, juste, courageux …, Nathanaël Masselot, Les Éditions de l’Opportun

Nathaniel Masselot maîtrise fort bien son écriture visiblement axée sur son accessibilité et sa compréhension par tous. Loin de la vulgarisation simpliste, l’auteur nous parle comme nous parlons. Loin de l’écriture hermétique, l’auteur n’a pas la tête dans les nuages et isolé dans une tour surplombant la société; il marche auprès de nous. Avec ses références à l’actualité, il campe son lecteur dans la réalité quotidienne où il évolue.

Article # 71 – 7 règles pour une vie (presque) sans problème, Simon Delannoy, 2022

Ma lecture de ce livre m’a procuré beaucoup de plaisir et de bonheur. Je recherche dans mes lectures les auteurs et les œuvres permettant aux lecteurs d’évoluer de prise de conscience en prise de conscience de la première à la dernière page, de ne plus être le même à la fin de la lecture. Et c’est ce que les lecteurs vivront à la lecture de ce livre.

Article # 72 – Les philo-cognitifs – Ils n’aiment que penser et penser autrement…, Fanny Nusbaum, Olivier Revol, Dominic Sappey-Marinier, Odile Jacob, Paris, 2019

Je n’ai pas aimé ce livre parce que son titre, LES PHILO-COGNITIFS, se réfère à la philosophie sans pour autant faire un traitement philosophique de son sujet. Mon achat reposait entièrement sur le titre de ce livre et je m’attendais à un livre de philosophie. Mais il s’agit d’un livre de psychologie. Mon achat fut intuitif. J’avais pleinement confiance dans l’usage du mot « PHILO » en titre d’un ouvrage pour que ce dernier ne puisse traiter d’un autre sujet que philosophique. Mais ce n’est pas le cas.

Article # 73 – Qu’est-ce que la philosophie ? Michel Meyer, Le livre de poche, Librairie générale française, Paris, 1997

J’aime beaucoup les livres d’introduction et de présentation de la philosophie parce qu’ils ramènent toujours les lecteurs à l’essentiel, aux bases de la discipline. À la question « Qu’est-ce que la philosophie ? », Michel Meyer répond : « La philosophie est depuis toujours questionnement radical. C’est pourquoi il importe aujourd’hui de questionner le questionnement, même si on ne l’a jamais fait auparavant. » MEYER, Michel, Qu’est-ce que la philosophie ? – Les questions ultime de la pensée, Le livre de poche © Librairie Générale Française, Paris, 1997. p. 18.

Article # 74 – Présentations de la philosophie, André Comte-Sponville, Éditions Albin Michel, Le livre de poche, 2000

À l’instar de ma lecture précédente (Qu’est-ce que la philosophie ? de Michel Meyer), le livre PRÉSENTATIONS DE LA PHILOSOPHIE du philosophe ANDRÉ COMTE-SPONVILLE m’a plu parce qu’il met en avant les bases mêmes de la philosophie et, dans ce cas précis, appliquées à une douzaine de sujets…

D’AUTRES ARTICLES SONT À VENIR


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Observatoire francophone de la philothérapie

https://philotherapie.ca/   info@philotherapie.ca

Une initiative de Serge-André Guay, auteur, conférencier et bibliographe

31, rue St-Joseph, Lévis, Québec, Canada. G6V1A8 Tél.: 581-988-7146


Article # 67 – À l’école du doute – Apprendre à penser juste en découvrant pourquoi l’on pense faux, Marc Romainville, Presses Universitaires de France / Humensis, 2023

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Article # 67

J’AI LU POUR VOUS

À l’école du doute

Apprendre à penser juste en découvrant pourquoi l’on pense faux

Marc Romainville

Presses Universitaires de France / Humensis

2023

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À l’école du doute

Apprendre à penser juste en découvrant pourquoi l’on pense faux

Marc Romainville

Essai

Presses Universitaires de France / Humensis

Collection: Hors collection – Série société

Discipline: Société

Catégorie: Livre

Date de parution: 17/05/2023

Nombre de pages: 216

Code ISBN: 978-2-13-084929-2

Numéro d’édition: 1

Format : 12.5 x 19 cm


Table des matières

Introduction

Chapitre 1. Internet, incubateur d’une pensée flasque

  • Une vaste caisse de résonance déformante
  • Un terreau fertile
  • Les poisons de la post-vérité

Chapitre 2. Pourquoi l’on pense faux

  • Les failles de la pensée intuitive
  • Prendre ses désirs pour des réalités
  • Croire en ce que l’on a intérêt à croire
  • Une rhétorique abracadabrantesque

Chapitre 3. Pour une pédagogie de la métacognition

  • Les garde-fous de l’éducation au doute
  • Prendre conscience de son système 1
  • Développer son système 3 de vigilance
  • Enrichir et entraîner son système 2

Conclusion

Bibliographie


Lire un extrait de ce livre

Lire un extrait en ligne


Texte à l’endos du livre

Internet est un incubateur idéal de la pensée approximative. Il profite habilement de certaines de nos prédispositions cognitives pour capter notre attention et nous attirer dans les filets des fake news et des théories complotistes ou « alternatives ». Nous finissons par ne plus savoir où est la vérité. L’école a donc, plus que jamais, la mission cruciale de développer l’esprit critique des jeunes, pour qu’ils se construisent des idées justes et nuancées du monde qui les entoure. Se trouve proposée ici une méthode innovante de développement de l’esprit critique pour l’ère numérique. Le principe en est simple : la domination de sa pensée exige de comprendre les mécanismes de traitement de l’information numérique qui expliquent notre crédulité à son égard. Enseigner aux jeunes à penser juste, à partir d’une meilleure connaissance du pourquoi ils pensent souvent faux sur Internet, fera d’eux des citoyens digitaux prudents, nuancés et critiques, condition essentielle au bon fonctionnement de nos démocraties.

Source : Presses Universitaires de France.


Au sujet de l’auteur

Marc Romainville est professeur à l’université de Namur. Spécialiste de la métacognition, il montre, dans cet ouvrage, comment la prise de conscience de ses manières de penser constitue une voie prometteuse de la formation à l’esprit critique dans un monde numérique. Source : Presses Universitaires de France.

Page dédiée à Marc Romainville sur le site web de l’Université de Namur

https://directory.unamur.be/staff/mromainv

Page de Marc Romainville sur le site web LinkedIn

https://www.linkedin.com/in/marc-romainville-52038739/


Revue de presse

« A L’école du doute » de Marc Romainville : comment armer la jeunesse face à la désinformation, RTBF

Post de l’auteur sur LinkedIn

« La Post-vérité », de Claudine Tiercelin, et « A l’école du doute », de Marc Romainville : la chronique « essai » de Roger-Pol Droit, Le monde

Marc Romainville: « A l’heure où tout va très vite, l’école doit apprendre aux élèves à douter », Le Soir

Post de Gérald Bronner sur LinkedIn

Eduquer au doute raisonnable : une des missions centrales de l’école


Du même auteur

RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES

https://www.idref.fr/030222990

ResearchGate

TEXTES CHOISIS

Les croyances des étudiants sur la nature de leur intelligence : un facteur de participation dans des dispositifs d’aide à la réussite ?

Note de synthèse: Les pratiques d’étude, entre socialisation et cognition

Vivre des émotions en situation d’étude, tenter de les réguler et s’en croire capable : exploration de la régulation émotionnelle des étudiant·e·s universitaires primo-arrivant·e·s en situation de préparation d’examens


Mon rapport de lecture du livre

À l’école du doute

Apprendre à penser juste en découvrant pourquoi l’on pense faux

Marc Romainville

Presses Universitaires de France / Humensis, 2023

Ce livre m’a déçu en raison de la faiblesse de sa structure indigne de son genre littéraire, l’essai. L’auteur offre aux lecteurs une foule d’information mais elle demeure difficile à suivre en l’absence de sous-titres appropriés et de numérotation utile pour le repérage des énumérations noyés dans un style plus littéraire qu’analytique.

De plus, l’auteur nous renvoie trop souvent à un chapitre à venir ou à un chapitre passé, ce qui m’agace sérieusement parce que ces références à un propos déjà tenu complique la mémoire de la lecture et, dans le cas de références à un propos tenu plus loin, l’annonce a tendance à soustraire l’attention du lecteur au propos qu’il lit (on verra cela plus loin). Ces avances-reculs dans un tel essai n’augure rien de bon pour la pensée organisée et critique.

J’ai souvent observé une vie personnelle déphasée de la vie professionnelle : un ingénieur n’est pas nécessairement ingénieux dans sa vie personnelle. Il en va de même de philosophes dont les modes de vie personnelles ne correspondent en rien à leurs textes. Même des scientifiques perdent leur esprit critique en dehors du contexte de leur travail.


À LIRE DANS CE DOSSIER

Article # 14 : Comment choisir son philosophe ? Guide de première urgence à l’usage des angoissés métaphysiques, Oreste Saint-Drôme avec le renfort de Frédéric Pagès, La Découverte, 2000

Ce livre se caractérise par l’humour de son auteur et se révèle ainsi très aisé à lire. D’ailleurs l’éditeur nous prédispose au caractère divertissant de ce livre en quatrième de couverture : «Étudier in extenso la pensée des grands théoriciens et en extraire un mode de réflexion agissant est une mission impossible pour l’honnête homme/femme. C’est pourquoi l’auteur de cet ouvrage aussi divertissant que sérieux propose des voies surprenantes au premier abord, mais qui se révèlent fort praticables à l’usage. L’une passe par la rencontre avec la vie et la personnalité du philosophe : la voie des affinités électives».


Je garde l’impression heureuse que l’auteur du livre  À L’ÉCOLE DU DOUTE est un analytique, c’est-à-dire qu’il s’oblige à bien documenter ses écrits et ses dires. Malheureusement, son style littéraire n’offre pas les repères nécessaires pouvant témoigner de l’organisation analytique de ses propres pensées. C’est bien connu, si l’analytique a besoin de beaucoup d’information pour se faire idée, il lui arrive aussi souvent d’être perdu ou même paralysé par sa propre analyse. Je n’irai pas jusque-là avec Marc Romainville pour ne pas le confronter mais…

À L’ÉCOLE DU DOUTE se fonde principalement sur une proposition de Daniel Kahneman, Prix Nobel d’économie en 2002 :

Il a proposé de distinguer deux systèmes de pensée. Le premier, le « système 1 », est composé d’heuristiques simples, rapides, aisément disponible en mémoire et donc facilement activable. Le second, le « système 2 », est beaucoup plus analytique; il est plus lent, requiert davantage d’efforts et de systématisme et repose sur des procédures apprises et conscientes.[2]

______

[2] Même si le recouvrement est loin d’être parfait, les philosophes des Lumières distinguaient déjà deux modes d’appréhension du réel : « On peut diviser toutes nos connaissances en directes et en réfléchies. Les directes sont celles que nous recevons immédiatement sans aucune opération de notre volonté; qui trouvant ouvertes, si on peut parler ainsi, toutes les portes de notre âme, y entrent sans résistance et sans effort. Les connaissances réfléchies sont celles que l’esprit acquiert en opérant sur les directes, en les unissant et en les combinant. » (D’Alembert, Discours préliminaire à l’Encyclopédie, 1751).

ROMAINVILLE, Marc, À l’école du doute – Apprendre à penser juste en découvrant pourquoi l’on pense faux, Chapitre 2 – Pourquoi l’on pense faux, Presses Universitaires de France (PUF) / Humensis, Paris, 2023, p. 44.

Qu’est ce que « heuristique » signifie dans ce cas :

(…) la pensée heuristique : celle-ci repose sur des croyances, des habitudes, opinions, stéréotypes, des idées reçues depuis tout petit. Comme vous vous en doutez, elle est nettement plus opérationnelle et confortable dans de nombreuses situations !

CHOUDÉ, Olivier, professeur de psychologie, Université Sorbonne-Paris-Cité, Dossier – Les neurones de la pensée libre, Cerveau & Psycho – n°72 novembre – décembre 2015, p. 50.


Je préfère et de loin les propos du professeur et sociologue des sciences Olivier Clain :

« Il y a trois moments dans toute connaissance du monde :

1. Moment dans lequel je fais l’expérience de l’objet avec ses qualités propres et ses déterminations empiriques.

2. Moment de la construction des concepts, des catégories que j’utilise pour décrire les qualités de l’objet.

3. Moment, en constante relation avec les deux autres et qui sert de médiation dans le rapport entre les deux autres, et qui est le moment de la formulation des énoncés à caractère théorique. »

Source : CLAIN, Olivier, vidéos du cours «Science, éthique et société», Canal U.


Cette histoire de « système 1 », « système, 2 » et même de « système 3 », ce dernier étant ajouté par Olivier Houdé, me laisse un peu perplexe.

Le scepticisme se loge dans le système 2 et une éducation au doute suppose donc de sensibiliser les élèves à la nécessité de mettre en branle ce second système de pensée, s’il en est besoin. Selon Olivier Houdé — qui a complété la théorie de Kahneman à des fins éducatives — l’activation du système 2 est elle-même le fait d’un troisième système, d’ordre métacognitif. Ce « système 3 » doit pressentir que quelque chose cloche, qu’il a peut-être un vice de raisonnement et qu’il serait alors plus sage de calmer le « cheval fougueux » du système 1 et de faire appel au très sage et rationnel système 2. (…)

ROMAINVILLE, Marc, À l’école du doute – Apprendre à penser juste en découvrant pourquoi l’on pense faux, Chapitre 2 – Pourquoi l’on pense faux, Presses Universitaires de France (PUF) / Humensis, Paris, 2023, p. 45.

Cette approche permissive de la psychologie permet à l’un et à l’autre d’ajouter, dans ce cas, un système à deux autres. Science inexacte ou science molle, si la psychologie demeure une science en soi, elle se donne souvent des marges de manœuvre mettant en cause sa scientificité.

La métacognition, qui est d’abord à comprendre dans le champ de la psychologie d’où elle est issue et qui l’a définie et expérimentée comme un processus cognitif en jeu dans la résolution de problèmes favorisant à la fois les apprentissages, le transfert et la motivation, peut être comprise aussi et plus philosophiquement, du côté de la distanciation et de la conscience de soi c’est-à-dire d’une pensée qui peut fonctionner de façon critique et réflexive : c’est dans cette double acception qu’apparaît son intérêt pédagogique en particulier, pour les élèves en difficulté scolaire puisqu’elle favorise à la fois la réussite aux
apprentissages et la motivation.

Anne-Marie Doly. La métacognition : de sa définition par la psychologie à sa mise en œuvre à l’école. G Toupiol. Apprendre et Comprendre. Place et rôle de la métacognition dans l’aide spécialisée., Retz, pp.84-124, 2006. hal-00835076.

À l’instar de tous les concepts en psychologie, celui de la « métacognition » demeure à discuter.

La métacognition : un concept discuté

Une approche compréhensive pour une proposition de délimitation du champ conceptuel

Claude-Alexandre Magot

1. Introduction

La pluralité des définitions de la philosophie semble s’ordonner autour d’un foyer de sens : la philosophie est un travail critique de la pensée sur elle-même associé à un effort pour rendre intelligible les grands questionnements de notre existence. De sorte, nous pourrions la considérer comme l’acte d’une pensée s’exerçant à sa propre liberté et s’affrontant à la question du sens, sans autres instruments que ceux offerts par la raison, l’expérience et l’étendue du domaine de la connaissance humaine.

Il semble que ce soit cet attribut de la philosophie qui fonde la justification de son enseignement dans les instructions officielles des programmes français de la discipline au lycée :

L’enseignement de la philosophie en classe de terminale a pour objectif de favoriser l’accès de chaque élève à l’exercice réfléchi du jugement, et de lui offrir une culture philosophique initiale. […] cet enseignement vise dans l’ensemble de ses démarches à développer chez les élèves l’aptitude à l’analyse, le goût des notions exactes et le sens de la responsabilité intellectuelle. Il contribue ainsi à former des esprits autonomes, averti de la complexité du réel, et capable de mettre en œuvre une conscience critique du monde contemporain. (de Gaudemar, 2003).

Au tournant des années 70 Lipman, professeur de philosophie, avança la thèse selon laquelle ce serait à l’école primaire et secondaire de prendre en charge l’apprentissage de la pensée autonome et critique (Daniel,1997). Ainsi, l’essence de l’intelligence selon lui ne se trouverait pas dans la faculté d’emmagasiner des informations mais dans la capacité à percevoir l’essentiel et agir efficacement sur les choses, c’est-à-dire : doter l’individu de la capacité de créer des liens entre différentes observations et entre actions et conséquences. Cette idée fit son chemin vers le monde francophone pour trouver un écho dans les travaux de Tozzi sur la didactique de la philosophie (Tozzi & Perrin-Naffakh, 2002). De cette façon, depuis un peu plus de vingt ans maintenant de nombreux enseignants du primaire et du secondaire ont abordé des pratiques à visée philosophique au sein de leurs classes. Cet article propose un retour sur l’une de ces expériences en posant la question sous l’angle d’un concept souvent questionné et faisant débat dans la communauté scientifique : la métacognition. En effet il nous semble, comme nous l’avons écrit en introduisant notre propos, que la philosophie a pour l’un de ces angles particulièrement prégnant dans l’approche de Lipman, une démarche que nous qualifierons de méta-

Claude-Alexandre Magot. La métacognition : un concept discuté Une approche compréhensive pour une proposition de délimitation du champ conceptuel. Education & Formation, 2016. hal-03218171

Personnellement, j’attribue l’enseignement du doute à la philosophie et plus spécifiquement à l’épistémologie. Certes, il faut reconnaître le besoin de psychologie dans la pratique de tout enseignement, mais le doute, pour s’inscrire dans le « mode de vie », est l’affaire de la philosophie. Car il est bel et bien question d’intégrer le doute au « mode de vie » de tout un chacun, y compris des élèves, des étudiants, des collégiens et des universitaires.

Marc Romainville aborde aussi la question de l’ère de post-vérité dans son livre À L’ÉCOLE DU DOUTE :

(…) La post-vérité est protéiforme ; elle englobe plusieurs poisons interdépendants, parfaitement à l’aise dans les eaux troubles d’Internet : le bullshit, la désinformation, le complotisme et les théories alternatives.

ROMAINVILLE, Marc, À l’école du doute – Apprendre à penser juste en découvrant pourquoi l’on pense faux, Chapitre 1 – Internet, incubateur d’une pensée flasque, Presses Universitaires de France (PUF) / Humensis, Paris, 2023, p. 33.

(Il suffisait à l’auteur d’ajouter dans son texte descriptif de ces poisons « 1 », « 2 », « 3 » et « 4 » pour que nous les retrouvions aisément. Mais ce n’est pas le cas.)

Les diverses composantes de la post-vérité ont un impact délétère et inquiétant sur le fonctionnement de nos sociétés dès lors qu’elles contribuent à ce que les internautes perdent progressivement le contact avec la vérité. Elles agissent comme de « lents corrupteurs épistémiques » (Dieguez, 2018, p. 309) : (…)

ROMAINVILLE, Marc, À l’école du doute – Apprendre à penser juste en découvrant pourquoi l’on pense faux, Chapitre 1 – Internet, incubateur d’une pensée flasque, Presses Universitaires de France (PUF) / Humensis, Paris, 2023, p. 37.

Il va de soi que le sujet des biais cognitifs soit abordé par Marc Romainville dans son livre À L’ÉCOLE DU DOUTE :

On parle de biais cognitifs pour désigner des façons de penser irrationnelles, c’est entre autres parce que ces manières de penser tiennent compte, à tort, de facteurs non pertinents et qu’elles délaissent ce qu’il conviendrait de faire entrer dans l’équation du raisonnement pour le rendre robuste. Schématiquement, un biais cognitif répond à quelques caractéristiques de base (Van Loon, 2018).

ROMAINVILLE, Marc, À l’école du doute – Apprendre à penser juste en découvrant pourquoi l’on pense faux, Chapitre 1 – Internet, incubateur d’une pensée flasque, Presses Universitaires de France (PUF) / Humensis, Paris, 2023, p. 47.

(Il suffisait à l’auteur de mentionner que ces caractéristiques sont au nombre de 4 et de les numéroter (1, 2, 3, 4…) ces caractéristiques dans son texte descriptif pour que nous les retrouvions aisément. Mais ce n’est pas le cas.)

Premièrement, un biais cognitif est involontaire et peu conscient. (…)

Deuxièmement, on ne parle de biais que si la pensée se fourvoie et débouche sur une conclusion incomplète, illogique, inadaptée, voire carrément erronée. (…)

Troisièmement, on ne crie pas au biais pour la moindre erreur ponctuelle et occasionnelle de pensée. (…)

Enfin, quatrièmement, il ne suffit pas que la conclusion d’un raisonnement ne nous plaise pas pour qu l’on puisse dénoncer l’existence d’un biais qui y aurait conduit. (…)

ROMAINVILLE, Marc, À l’école du doute – Apprendre à penser juste en découvrant pourquoi l’on pense faux, Chapitre 1 – Internet, incubateur d’une pensée flasque, Presses Universitaires de France (PUF) / Humensis, Paris, 2023, pp. 47-49.

Marc Romainville nous prévient :  « Le présent ouvrage n’est pas un manuel de psychologie cognitive ; on s’en tiendra donc à une description succincte des neuf principaux biais cognitifs (…) »

(Il suffisait à l’auteur de les numéroter (1, 2, 3, 4…) dans son texte descriptif pour que nous les retrouvions aisément. Mais ce n’est pas le cas.)

En l’absence d’une numérotation avec des nombres et de nomination claire, voici la liste des neuf biais cognitifs selon ma compréhension de À L’ÉCOLE DU DOUTE :

  1. Biais de confirmation
  2. Biais de confusion entre corrélation et causalité
  3. Biais de conjonction / Biais de refus du hasard
  4. Biais d’ancrage
  5. Biais d’inférence
  6. Biais d’intentionnalité
  7. Biais d’ignorance
  8. Biais d’effet Dunning-Kruger / Biais d’incompétence
  9. Biais de charité interprétative

Personne ne s’entend au sujet des biais cognitifs. On les trouve sous différents noms, différentes définitions et différents nombres. Le magazine en ligne PSYCHOMÉDIAS liste « 30 biais cognitifs qui nuisent à la pensée rationnelle ». L’encyclopédie virtuelle bilingue baptisée RACCOURCIS et mis en ligne sur le site web de Université du Québec à Montréal (UQAM) on en compte 44. Le coach Paul Devaux dénombre 20 redoutables biais cognitifs. Amadium soutient compter « 195 biais cognitifs à connaître pour influencer sans être manipulé ». C’est typique de la psychologie. On ne peut pas être certains de quoique ce soit. On adhère ou on n’adhère pas selon ce qui nous convient ou non, rarement sous des critères scientifiques.

Les biais cognitifs peuvent être organisés en quatre catégories : les biais qui découlent de trop d'informations, pas assez de sens, la nécessité d'agir rapidement et les limites de la mémoire. Modèle Algorithmique: John Manoogian III (jm3) Modèle Organisationnel: Buster Benson. Source : https://www.penser-critique.be/wp-content/uploads/2018/02/codex-biais-cognitifs.pdf
Les biais cognitifs peuvent être organisés en quatre catégories : les biais qui découlent de trop d’informations, pas assez de sens, la nécessité d’agir rapidement et les limites de la mémoire. Modèle Algorithmique: John Manoogian III (jm3). Modèle Organisationnel: Buster Benson. Source (PDF à télécharger – Cliquez) : Penser critique.

Une autre des conclusion majeure des recherches en éducation de ces dernières décennies est qu’il est vain d’ignorer le passé cognitif des élèves. Chaque jeune se présente à nous avec un solide déjà-là mental. Il ne nous a attendu ni pour apprendre, ni pour penser. Lui intimer l’ordre de ranger au placard toutes ses vieilleries cognitives et de passer à autre chose de plus sérieux est sans lendemain. Il restera très probablement accroché à ses anciennes façons de voir le monde ; tout au plus, fera-t-il semblant de penser comme on lui demande de penser, dans l’enceinte de l’école du moins. C’est pour cette raison qu’à la suite Bachelard, on estime que l’école a moins à installer ex nihilo une pensée scientifique qu’à modifier la pensée spontanée que l’élève a progressivement acquise dès son plus jeune âge, sur la base de ses expériences personnelles. Développer une pensée rigoureuse et fondée sur les sciences revient donc, selon les belles formule de Bachelard, à dépasser les « obstacles épistémologique » mis sur la route par la pensée naturelle et à « renverser les obstacles déjà amoncelés par la vie quotidienne » (Bachelard, 1938, p. 18).

ROMAINVILLE, Marc, À l’école du doute – Apprendre à penser juste en découvrant pourquoi l’on pense faux, Chapitre 3 – Pour une pédagogie de la métacognition, Presses Universitaires de France (PUF) / Humensis, Paris, 2023, pp. 109-110.

Marc Romainville accorde une attention toute spéciale à l’élève et les situations particulières dans lesquelles il peut se retrouver. Son livre À L’ÉCOLE DU DOUTE témoigne d’une grande empathie envers les élèves et je ne peux que m’en réjouir.

Cependant, je ne crois pas opportun de parler des élèves comme ayant des « anciennes façons de voir le monde » et de « toutes ses vieilleries cognitives ». La jeunesse de l’élève (adolescent) nous permet d’affirmer que ses façons de voir le monde et ses pensées demeurent en élaboration et encore flexible.

Je crois que la certitude affichée par l’élève est d’abord et avant tout liée à sa confiance en lui plutôt qu’à ses façons de votre le monde. À l’adolescence, j’étais fâché de constater que le monde n’était pas comme on me l’avait annoncé dans mon enfance. Le monde était beaucoup plus cruel et complexe que je m’y attendais compte tenu de mes observations enfantines. La façon de pensée des adolescents est sous influence des adultes qu’il fréquente, notamment ses parents et ses enseignants.

Aujourd’hui âgé de plus de 65 ans, j’ai découvert tout au long de ma vie des connaissances que m’auraient été profitables dès mon adolescence mais on ne me les avaient pas enseignées. Voilà pourquoi j’ai écrit et publié en 2022 un essai destiné aux adolescents.


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Pour les jeunes qui ne passeront pas leur vie à lire

Tout ce que vous n’apprendrez pas au secondaire et au collégial

Le dernier livre – Pour les jeunes qui ne passeront pas leur vie à lire. Cliquez ici pour télécharger gratuitement ce livre (PDF) ou cliquez ici pour le lire en ligne sur ce site web.
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Même si le terme peut paraître ésotérique, la métacognition désigne simplement la capacité d’un élève à prendre du recul par rapport à sa vie mentale et à se regarder apprendre et penser. Il s’agit donc d’une opération cognitive de second ordre, de pensée sur la pensée. Dans cette forme particulière de cognition, une opération mentale d’un élève s’exerce sur une autre opération mentale du même élève. Par exemple, un élève se montre métacognitif lorsqu’il analyse — opération mentale méta — la manière dont il mémorise — opération mentale de premier ordre — ou lorsqu’il interroge de manière critique ses stratégies de rétention ou de raisonnement.

ROMAINVILLE, Marc, À l’école du doute – Apprendre à penser juste en découvrant pourquoi l’on pense faux, Chapitre 3 – Pour une pédagogie de la métacognition, Presses Universitaires de France (PUF) / Humensis, Paris, 2023, p. 111.

L’élève doit vivre une révélation par cette prise de conscience du « pourquoi » et du « comment » il pense. Cette révélation implique un moindre effort pour changer le pivot de sa confiance en lui-même et l’adoption d’une nouvelle attitude. La confiance en soi reposera sur sa faculté de penser et non plus sur ses pensées.

La contre-offensive envisagé dans le présent ouvrage (…) suggère une voie complémentaire d’éducation à la pensée juste, plus réflexive puisqu’elle implique un regard distancié des élèves porté sur leurs propres mécanismes de pensée. Une des difficulté des pistes reposant sur l’instruction et sur l’éducation aux médias et à l’information réside dans leur conception, par essence, déficitaire de l’origine du problème. Selon la première, les élèves sont crédules du fait même de leur ignorance et de leurs lacunes de connaissance. La seconde piste incrimine leur manière inadéquate de consulter et de diffuser de l’information via des médias numériques. Dans les deux cas, un doigt accusateur désigne les élèves comme les premiers responsable de leur pensée flasque. Or, surtout si les croyances à interroger sont profondément ancrée dans leur cerveau, les élèves pourraient être tentés de rejeter ces accusations, en les considérant comme des remises en cause de leur personne, voire de leur origine et de leur culture, lorsque ces croyances comportent des dimensions identitaires et religieuses.

De nombreux enseignants l’observent au quotidien : la stratégie qui consiste à affirmer aux élèves qu’ils se trompent par ignorance ou parce qu’il ne savent pas s’y prendre pour trouver la vérité, se heurte à une volonté de leur part de ne pas accepter ces accusation dépréciatives, pour de bonnes — par exemple, dans un souci de préservation de leur estime de soi — ou parfois de moins bonnes raisons — par exemple, par allégeance à une autorité.

ROMAINVILLE, Marc, À l’école du doute – Apprendre à penser juste en découvrant pourquoi l’on pense faux, Introduction, Presses Universitaires de France (PUF) / Humensis, Paris, 2023, pp. 14-15.

La prudence dont fait preuve Marc Romainville dans ouvrage À L’ÉCOLE DU DOUTE face à l’approche des élèves est tout à son honneur.

À mon humble avis, une approche visant à foncer dans le tas et à violer l’esprit des élèves sera contre productive. Il revient donc aussi aux enseignants de prendre du recul, cette fois, face aux élèves pour saisir leurs situations suivant leurs expériences et leurs âge.

* * *

Je vous recommande la lecture du livre À L’ÉCOLE DU DOUTE de Marc Romainville chez les Presses Universitaires de France / Humensis, paru en 2023. J’accorde à ce livre trois étoiles sur cinq.


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Articles du dossier

Article # 1 : Introduction

Témoignage de ma recherche personnelle au sujet de la philothérapie (philosophie + thérapie) ou, si vous préférez, de la pratique de la philosophie en clinique. Il s’agit de consultation individuel ou de groupe offert par un philosophe praticien pour nous venir en aide. Elle se distingue de la « psychothérapie » (psychologie + thérapie) en ce qu’elle utilise des ressources et des procédés et poursuit de objectifs propres à la philosophie. On peut aussi parler de « philosophie appliquée ».

Article # 2 : Mise en garde contre le copinage entre la philosophie et la psychologie

La philothérapie gagne lentement mais sûrement en popularité grâce à des publications de plus en plus accessibles au grand public (voir l’Introduction de ce dossier).

L’un des titres tout en haut de la liste s’intitule « Platon, pas Prozac! » signé par Lou Marinoff paru en français en l’an 2000 aux Éditions Logiques. Ce livre m’a ouvert à la philothérapie.

L’auteur est professeur de philosophie au City College de New York, fondateur de l’Association américaine des praticiens de la philosophie (American Philosophical Practitioners Association) et auteurs de plusieurs livres.

Article # 3 : Philothérapie – Libérez-vous par la philosophie, Nathanaël Masselot, Les Éditions de l’Opportun

Présentation du livre Philothérapie – Libérez-vous par la philosophie suivie de mes commentaires de lecture.

Article # 4 : Sur le divan d’un philosophe – La consultation philosophie : une nouvelle démarche pour se connaître, changer de perspective, repenser sa vie. Jean-Eudes Arnoux, Éditions Favre

Présentation du livre Sur le divan d’un philosophe – La consultation philosophie : une nouvelle démarche pour se connaître, changer de perspective, repenser sa vie suivie de mes commentaires de lecture.

Article # 5 : Philosopher pour se retrouver – La pratique de la philo pour devenir libre et oser être vrai, Laurence Bouchet, Éditions Marabout

Cet article présente et relate ma lecture du livre « Philosopher pour se retrouver – La pratique de la philo pour devenir libre et oser être vrai », de Laurence Bouchet aux Éditions Marabout. Malheureusement ce livre n’est plus disponible à la vente tel que mentionné sur le site web de l’éditeur. Heureusement on peut encore le trouver et l’acheter dans différentes librairies en ligne.

Article # 6 : Une danse dangereuse avec le philothérapeute Patrick Sorrel

Cet article se penche sur l’offre du philothérapeute Patrick Sorrel.

Article # 7 : La consultation philosophique – L’art d’éclairer l’existence, Eugénie Vegleris

Le livre « La consultation philosophique – L’art d’éclairer l’existence » de Madame Eugénie Vegleris aux Éditions Eyrolles se classe en tête de ma liste des meilleurs essais que j’ai lu à ce jour au sujet de la « philothérapie ».

Article # 8 : Guérir la vie par la philosophie, Laurence Devillairs, Presses universitaires de France

À ce jour, tous les livres dont j’ai fait rapport de ma lecture dans ce dossier sont l’œuvre de philosophes consultants témoignant de leurs pratiques fondées sur le dialogue. Le livre « Guérir la vie par la philosophie » de Laurence Devillairs aux Presses universitaires de France (PUF) diffère des précédents parce que l’auteure offre à ses lecteurs une aide direct à la réflexion sur différents thèmes.

Article # 9 : Du bien-être au marché du malaise – La société du développement personnel – par Nicolas Marquis aux Presses universitaires de France

J’ai lu ce livre à reculons. J’ai appliqué les feins dès les premières pages. L’objectivité sociologique de l’auteur m’a déplu. Ce livre présente aux lecteurs des observations, que des observations. L’auteur n’en tire aucune conclusion.

Article # 10 : Happycratie : comment l’industrie du bonheur a pris le contrôle de nos vies, Eva Illouz et Edgar Cabanas, Premier Parallèle, 2018

J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq parce qu’il m’a révélé les coulisses de la quête du bonheur au cœur de notre société néo-libérale. Je savais que cette obsession du bonheur circulait au sein de la population, notamment par le biais des coach de vie et des agents de développement personnel, mais je n’aurais jamais imaginé qu’elle cachait une véritable industrie soutenue par une idéologie psychologisante. Jusque-là, je ne connaissais de cette industrie que le commerce des livres et la montée en puissance des coachs de vie dédiés à la recherche du bonheur.

Article # 11 : La consultation philosophique, Oscar Brenifier, Éditions Alcofribas, 2020

J’ai adoré ce livre. Il est dense, très dense. On ne peut pas le lire comme un roman. Me voici enfin devant un auteur qui dit tout, où, quand, comment il observe, comment il pense, comment il chemine, comment il voit, comment il entend, comment il anticipe, comment il tire ses conclusions… Bref, un auteur qui expose son propre système de pensée dans un essai plus que formateur pour le nôtre.

Article # 12 : Fin du chapitre : Oscar Brenifier, philosophe praticien

La lecture du livre «La consultation philosophique» signé par le philosophe praticien Oscar Brenifier (voir article #11 de notre dossier «Consulter un philosophe – Quand la philosophie nous aide») nous apprend qu’il adresse un document à ses clients potentiels. J’ai écrit à monsieur Brenifier pour lui demander s’il pouvait me faire parvenir ce document.

Article # 13 : La philo-thérapie, Éric Suárez, Éditions Eyrolles, 2007

Cet article présente et relate ma lecture du livre du «La philo-thérapie» de Éric Suárez, Docteur en philosophie de l’Université Laval (Québec), philosophe praticien (Lausanne), publié en 2007 aux Éditions Eyrolles. Ce livre traite de la consultation philosophique ou, si vous préférez, de la philo-thérapie, d’un point de vue pratique. En fait, il s’agit d’un guide pour le lecteur intéressé à acquérir sa propre approche du philosopher pour son bénéfice personnel. Éric Suárez rassemble dans son ouvrage vingt exemples de consultation philosophiques regroupés sous cinq grands thèmes : L’amour, L’image de soi, La famille, Le travail et le Deuil.

Article # 14 : Comment choisir son philosophe ? Guide de première urgence à l’usage des angoissés métaphysiques, Oreste Saint-Drôme avec le renfort de Frédéric Pagès, La Découverte, 2000

Ce livre se caractérise par l’humour de son auteur et se révèle ainsi très aisé à lire. D’ailleurs l’éditeur nous prédispose au caractère divertissant de ce livre en quatrième de couverture : «Étudier in extenso la pensée des grands théoriciens et en extraire un mode de réflexion agissant est une mission impossible pour l’honnête homme/femme. C’est pourquoi l’auteur de cet ouvrage aussi divertissant que sérieux propose des voies surprenantes au premier abord, mais qui se révèlent fort praticables à l’usage. L’une passe par la rencontre avec la vie et la personnalité du philosophe : la voie des affinités électives».

Article # 15 : La philosophie comme manière de vivre, Pierre Habot, Entretiens avec Jeanne Cartier et Arnold I Davidson, Le livre de poche – Biblio essais, Albin Michel, 2001

Référencé par un auteur à mon programme de lecture, le livre «La philosophie comme manière de vivre» m’a paru important à lire. Avec un titre aussi accrocheur, je me devais de pousser plus loin ma curiosité. Je ne connaissais pas l’auteur Pierre Hadot : «Pierre Hadot (né à Paris, le 21 février 1922, et mort à Orsay, le 24 avril 20101) est un philosophe, historien et philologue français, spécialiste de l’Antiquité, profond connaisseur de la période hellénistique et en particulier du néoplatonisme et de Plotin. Pierre Hadot est l’auteur d’une œuvre développée notamment autour de la notion d’exercice spirituel et de la philosophie comme manière de vivre.» (Source : Wikipédia)

Article # 16 : La philosophie, un art de vivre de vivre, Collectif sous la direction de Jean-François Buisson, Les Éditions Cabédita, 2021

Jeanne Hersch, éminente philosophe genevoise, constate une autre rupture encore, celle entre le langage et la réalité : « Par-delà l’expression verbale, il n’y a pas de réalité et, par conséquent, les problèmes ont cessé de se poser (…). Dans notre société occidentale, l’homme cultivé vit la plus grande partie de sa vie dans le langage. Le résultat est qu’il prend l’expression par le langage pour la vie même. » (L’étonnement philosophique, Jeanne Hersch, Éd. Gallimard.) / On comprend par là qu’aujourd’hui l’exercice du langage se suffit à lui-même et que, par conséquent, la philosophie se soit déconnectée des problèmes de la vie quotidienne.» Source : La philosophie, un art de vivre, Collectif sous la direction de Jean-François Buisson, Les Éditions Cabédita, 2021, Préface,  p. 9.

Article # 17 : Socrate à l’agora : que peut la parole philosophique ?, Collectif sous la direction de Mieke de Moor, Éditions Vrin, 2017

J’ai trouvé mon bonheur dès l’Avant-propos de ce livre : «Laura Candiotto, en insistant sur le rôle joué par les émotions dans le dialogue socratique ancien et sur l’horizon éthique de celui-ci, vise à justifier théoriquement un «dialogue socratique intégral», c’est-à-dire une pratique du dialogue socratique qui prend en compte des émotions pour la connaissance.» Enfin, ai-je pensé, il ne s’agit plus de réprimer les émotions au profit de la raison mais de les respecter dans la pratique du dialogue socratique. Wow ! Je suis réconforté à la suite de ma lecture et de mon expérience avec Oscar Brenifier dont j’ai témoigné dans les articles 11 et 12 de ce dossier.

Article # 18 : La philosophie, c’est la vie – Réponses aux grandes et aux petites questions de l’existence, Lou Marinoff, La table ronde, 2004

Lou Marinoff occupe le devant de la scène mondiale de la consultation philosophique depuis la parution de son livre PLATON, PAS PROJAC! en 1999 et devenu presque’intantément un succès de vente. Je l’ai lu dès sa publication avec beaucoup d’intérêt. Ce livre a marqué un tournant dans mon rapport à la philosophie. Aujourd’hui traduit en 27 langues, ce livre est devenu la bible du conseil philosophique partout sur la planète. Le livre dont nous parlons dans cet article, «  La philosophie, c’est la vie – Réponses aux grandes et aux petites questions de l’existence », est l’une des 13 traductions du titre original « The Big Questions – How Philosophy Can Change Your Life » paru en 2003.

Article # 19 : S’aider soi-même – Une psychothérapie par la raison, Lucien Auger, Les Éditions de l’Homme

J’ai acheté et lu « S’aider soi-même » de Lucien Auger parce qu’il fait appel à la raison : « Une psychothérapie par la raison ». Les lecteurs des articles de ce dossier savent que je priorise d’abord et avant tout la philothérapie en place et lieu de la psychothérapie. Mais cette affiliation à la raison dans un livre de psychothérapie m’a intrigué. D’emblée, je me suis dit que la psychologie tentait ici une récupération d’un sujet normalement associé à la philosophie. J’ai accepté le compromis sur la base du statut de l’auteur : « Philosophe, psychologue et professeur ». « Il est également titulaire de deux doctorats, l’un en philosophie et l’autre en psychologie » précise Wikipédia. Lucien Auger était un adepte de la psychothérapie émotivo-rationnelle créée par le Dr Albert Ellis, psychologue américain. Cette méthode trouve son origine chez les stoïciens dans l’antiquité.

Article # 20 (1/2) : Penser par soi-même – Initiation à la philosophie, Michel Tozzi, Chronique sociale

J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq et je peux même en rajouter une de plus, une sixième, pour souligner son importance et sa pertinence. Il faut le lire absolument ! Je le recommande à tous car il nous faut tous sortir de ce monde où l’opinion règne en roi et maître sur nos pensées.

Article # 20 (2/2) : Penser par soi-même – Initiation à la philosophie, Michel Tozzi, Chronique sociale

Dans la première partie de ce rapport de lecture du livre « Penser par soi-même – Initiation à la philosophie » de Michel Tozzi, je vous recommandais fortement la lecture de ce livre : « J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq et je peux même en rajouter une de plus, une sixième, pour souligner son importance et sa pertinence. Il faut le lire absolument ! Je le recommande à tous car il nous faut tous sortir de ce monde où l’opinion règne en roi et maître sur nos pensées.» Je suis dans l’obligation d’ajouter cette deuxième partie à mon rapport de lecture de ce livre en raison de ma relecture des chapitres 6 et suivants en raison de quelques affirmations de l’auteur en contradiction avec ma conception de la philosophie.

Article # 21 – Agir et penser comme Nietzsche, Nathanaël Masselot, Les Éditions de l’Opportun

J’accorde au livre Agir et penser comme Nietzsche de Nathanaël Masselot cinq étoiles sur cinq. Aussi facile à lire qu’à comprendre, ce livre offre aux lecteurs une excellente vulgarisation de la philosophie de Friedricha Wilhelm Nietzsche. On ne peut pas passer sous silence l’originalité et la créativité de l’auteur dans son invitation à parcourir son œuvre en traçant notre propre chemin suivant les thèmes qui nous interpellent.

Article # 22 – La faiblesse du vrai, Myriam Revault d’Allones, Seuil

Tout commence avec une entrevue de Myriam Revault d’Allonnes au sujet de son livre LA FAIBLESSE DU VRAI à l’antenne de la radio et Radio-Canada dans le cadre de l’émission Plus on de fous, plus on lit. Frappé par le titre du livre, j’oublierai le propos de l’auteur pour en faire la commande à mon libraire.

Article # 23 – Pour une philothérapie balisée

Le développement personnel fourmille de personnes de tout acabit qui se sont improvisées conseillers, coachs, thérapeutes, conférenciers, essayistes, formateurs… et auxquelles s’ajoutent des praticiens issus des fausses sciences, notamment, divinatoires et occultes, des médecines et des thérapies alternatives. Bref, le développement personnel attire toute sorte de monde tirant dans toutes les directions.

Article # 24 – Comment nous pensons, John Dewey, Les empêcheurs de penser en rond / Seuil

Je n’aime pas cette traduction française du livre How we think de John Dewey. « Traduit de l’anglais (États-Unis) par Ovide Decroly », Comment nous pensons parait aux Éditions Les empêcheurs de penser en rond / Seuil en 2004. – Le principal point d’appui de mon aversion pour traduction française repose sur le fait que le mot anglais « belief » est traduit par « opinion », une faute majeure impardonnable dans un livre de philosophie, et ce, dès les premiers paragraphes du premier chapitre « Qu’entend-on par penser ? »

Article # 25 – Une philothérapie libre axée sur nos besoins et nos croyances avec Patrick Sorrel

Hier j’ai assisté la conférence Devenir philothérapeute : une conférence de Patrick Sorrel. J’ai beaucoup aimé le conférencier et ses propos. J’ai déjà critiqué l’offre de ce philothérapeute. À la suite de conférence d’hier, j’ai changé d’idée puisque je comprends la référence de Patrick Sorrel au «système de croyance». Il affirme que le «système de croyance» est une autre expression pour le «système de penser». Ce faisant, toute pensée est aussi une croyance.

Article # 26 – Une pratique philosophique sans cœur

J’éprouve un malaise face à la pratique philosophique ayant pour objectif de faire prendre conscience aux gens de leur ignorance, soit le but poursuivi par Socrate. Conduire un dialogue avec une personne avec l’intention inavouée de lui faire prendre conscience qu’elle est ignorante des choses de la vie et de sa vie repose sur un présupposé (Ce qui est supposé et non exposé dans un énoncé, Le Robert), celui à l’effet que la personne ne sait rien sur le sens des choses avant même de dialoguer avec elle. On peut aussi parler d’un préjugé philosophique.

Article # 27 – Êtes-vous prisonnier de vos opinions ?

Si votre opinion est faite et que vous n’êtes pas capable d’en déroger, vous êtes prisonnier de votre opinion. Si votre opinion est faite et que vous êtes ouvert à son évolution ou prêt à l’abandonner pour une autre, vous êtes prisonnier de l’opinion. Si votre opinion compte davantage en valeur et en vérité que les faits, vous êtes prisonnier de vos opinions. Si votre opinion est la seule manière d’exprimer vos connaissances, vous êtes prisonnier de vos opinions. Si vous pensez que l’opinion est le seul résultat de votre faculté de penser, vous êtes prisonnier de vos opinions. Si vous prenez vos opinion pour vraies, vous êtes prisonnier de vos opinions.

Article # 28 – La pratique philosophique – Une méthode contemporaine pour mettre la sagesse au service de votre bien-être, Jérôme Lecoq, Eyrolles, 2014

J’ai mis beaucoup de temps à me décider à lire « La pratique philosophique » de Jérôme Lecoq. L’auteur est un émule d’Oscar Brenifier, un autre praticien philosophe. J’ai vécu l’enfer lors de mes consultations philosophiques avec Oscar Brenifier. Ainsi toute association de près ou de loin avec Oscar Brenifier m’incite à la plus grande des prudences. Jérôme Lecoq souligne l’apport d’Oscar Brenifier dans les Remerciements en première page de son livre « La pratique philosophique ».

Article # 29 – Je sais parce que je connais

Quelle est la différence entre « savoir » et « connaissance » ? J’exprime cette différence dans l’expression « Je sais parce que je connais ». Ainsi, le savoir est fruit de la connaissance. Voici quatre explications en réponse à la question « Quelle est la différence entre savoir et connaissance ? ».

Article # 30 – Les styles interpersonnels selon Larry Wilson

J’ai décidé de publier les informations au sujet des styles interpersonnels selon Larry Wilson parce que je me soucie beaucoup de l’approche de la personne en consultation philosophique. Il m’apparaît important de déterminer, dès le début de la séance de philothérapie, le style interpersonnel de la personne. Il s’agit de respecter la personnalité de la personne plutôt que de la réprimer comme le font les praticiens socratiques dogmatiques. J’ai expérimenté la mise en œuvre de ces styles inter-personnels avec succès.

Article # 31 – La confiance en soi – Une philosophie, Charles Pépin, Allary Éditions, 2018

Le livre « La confiance en soi – Une philosophie » de Charles Pépin se lit avec une grande aisance. Le sujet, habituellement dévolue à la psychologie, nous propose une philosophie de la confiance. Sous entendu, la philosophie peut s’appliquer à tous les sujets concernant notre bien-être avec sa propre perspective.

Article # 32 – Les émotions en philothérapie

J’ai vécu une sévère répression de mes émotions lors deux consultations philosophiques personnelles animées par un philosophe praticien dogmatique de la méthode inventée par Socrate. J’ai témoigné de cette expérience dans deux de mes articles précédents dans ce dossier.

Article # 33 – Chanson « Le voyage » par Raôul Duguay, poète, chanteur, philosophe, peintre… bref, omnicréateur québécois

Vouloir savoir être au pouvoir de soi est l’ultime avoir / Le voyage / Il n’y a de repos que pour celui qui cherche / Il n’y a de repos que pour celui qui trouve / Tout est toujours à recommencer

Article # 34 – « Ah ! Là je comprends » ou quand la pensée se fait révélation

Que se passe-t-il dans notre système de pensée lorsque nous nous exclamons « Ah ! Là je comprends » ? Soit nous avons eu une pensée qui vient finalement nous permettre de comprendre quelque chose. Soit une personne vient de nous expliquer quelque chose d’une façon telle que nous la comprenons enfin. Dans le deux cas, il s’agit d’une révélation à la suite d’une explication.

Article # 35 – La lumière entre par les failles

Âgé de 15 ans, je réservais mes dimanches soirs à mes devoirs scolaires. Puis j’écoutais l’émission Par quatre chemins animée par Jacques Languirand diffusée à l’antenne de la radio de Radio-Canada de 20h00 à 22h00. L’un de ces dimanches, j’ai entendu monsieur Languirand dire à son micro : « La lumière entre par les failles».

Article # 36 – Les biais cognitifs et la philothérapie

Le succès d’une consultation philosophique (philothérapie) repose en partie sur la prise en compte des biais cognitifs, même si ces derniers relèvent avant tout de la psychologie (thérapie cognitive). Une application dogmatique du dialogue socratique passe outre les biais cognitifs, ce qui augmente les risques d’échec.

Article # 37 – L’impossible pleine conscience

Depuis mon adolescence, il y a plus de 50 ans, je pense qu’il est impossible à l’Homme d’avoir une conscience pleine et entière de soi et du monde parce qu’il ne la supporterait pas et mourrait sur le champ. Avoir une pleine conscience de tout ce qui se passe sur Terre et dans tout l’Univers conduirait à une surchauffe mortelle de notre corps. Il en va de même avec une pleine conscience de soi et de son corps.

Article # 38 – Verbalisation à outrance : «Je ne suis pas la poubelle de tes pensées instantanées.»

Le Dr Jean-Christophe Seznec, psychiatre français, a été interrogé par la journaliste Pascale Senk du quotidien Le Figaro au sujet de son livre Savoir se taire, savoir parler, coécrit avec Laurent Carouana et paru en 2017. Le titre de l’article a retenu mon attention : Psychologie: «il faut sortir de l’hystérie de la parole».

Article # 39 – Comment dialoguer de manière constructive ? par Julien Lecomte, Philosophie, médias et société

Reproduction de l’article « Comment dialoguer de manière constructive ? », un texte de Julien Lecomte publié sur son site web PHILOSOPHIE, MÉDIAS ET SOCIÉTÉ. https://www.philomedia.be/. Echanger sur des sujets de fond est une de mes passions. Cela fait plusieurs années que je m’interroge sur les moyens de faire progresser la connaissance, d’apprendre de nouvelles choses. Dans cet article, je reviens sur le cheminement qui m’anime depuis tout ce temps, pour ensuite donner des pistes sur les manières de le mettre en pratique concrètement.

Article # 40 – Le récit d’initiation en spirale

Dans le récit initiatique, il s’agit de partir du point A pour aller au point B afin que le lecteur ou l’auditeur chemine dans sa pensée vers une révélation permettant une meilleure compréhension de lui-même et/ou du monde. La référence à la spirale indique une progression dans le récit où l’on revient sur le même sujet en l’élargissant de plus en plus de façon à guider la pensée vers une nouvelle prise de conscience. Souvent, l’auteur commence son récit en abordant un sujet d’intérêt personnel (point A) pour évoluer vers son vis-à-vis universel (point B). L’auteur peut aussi se référer à un personnage dont il fait évoluer la pensée.

Article # 41 – La philothérapie – Un état des lieux par Serge-André Guay, Observatoire québécois de la philothérapie

Cet article présente un état des lieux de la philothérapie (consultation philosophique) en Europe et en Amérique du Nord. Après un bref historique, l’auteur se penche sur les pratiques et les débats en cours. Il analyse les différentes publications, conférences et offres de services des philosophes consultants.

Article # 42 – L’erreur de Descartes, Antonio Damasio, Odile Jacob, 1995

J’ai découvert le livre « L’erreur de Descartes » du neuropsychologue Antonio R. Damasio à la lecture d’un autre livre : L’intelligence émotionnelle de Daniel Goleman. L’édition originale de ce livre est parue en 1995 en anglais et j’ai lu la traduction française à l’été 1998 parue un an auparavant chez Robert Laffont. Diplômé de l’université Harvard et docteur en psychologie clinique et développement personnel, puis journaliste au New York Times, où il suit particulièrement les sciences du comportement, Daniel Goleman nous informe dans son livre « L’intelligence émotionnel » au sujet de la découverte spectaculaire pour ne pas dire révolutionnaire de Antonio R. Damasio à l’effet que la raison a toujours besoin d’un coup des émotions pour prendre des décisions. Jusque-là, il était coutume de soutenir que les émotions perturbaient la raison, d’où l’idée de les contrôler.

Article # 43 – Éloge de la pratique philosophique, Sophie Geoffrion, Éditions Uppr, 2018

Ma lecture du livre ÉLOGE DE LA PRATIQUE PHILOSOPHIQUE de la philosophe praticienne SOPHIE GEOFFRION fut agréable et fort utile. Enfin, un ouvrage court ou concis (le texte occupe 65 des 96 pages du livre), très bien écrit, qui va droit au but. La clarté des explications nous implique dans la compréhension de la pratique philosophique. Bref, voilà un éloge bien réussi. Merci madame Geoffrion de me l’avoir fait parvenir.

Article # 44 – Consultation philosophique : s’attarder à l’opinion ou au système de pensée ?

Dans cet article, je m’interroge à savoir la consultation philosophique doit s’attarder à l’opinion ou au système pensée du client. OPINION – Le philosophe praticien cible l’opinion de son client en vue de démontrer l’ignorance sur laquelle elle repose et, par conséquent, l’absence de valeur de vérité qu’elle recèle. Cette pratique repose sur le « questionnement philosophique ».

Article # 45 – Sentir et savoir – Une nouvelle théorie de la conscience, Antonio Damasio, Éditions Odile Jacob

Dans son livre « Sentir et savoir », Antonio Damasio propose « Une nouvelle théorie de la conscience ». Il démontre que la conscience ne peut pas exister sans le corps. Il identifie dans le corps la capacité de sentir comme préalable à la conscience.

Article # 46 – Dépression et philosophie : Du mal du siècle au mal de ce siècle, Robert Redeker, Editions Pleins Feux, 2007

Un si petit livre, seulement 46 pages et en format réduit, mais tellement informatif. Une preuve de plus qu’il ne faut se fier aux apparences. Un livre signé ROBERT REDEKER, agrégé de philosophie originaire de la France, connaît fort bien le sujet en titre de son œuvre : DÉPRESSION ET PHILOSOPHIE.

Article # 47 – Savoir se taire, savoir parler, Dr Jean-Christophe Seznec et Laurent Carouana, InterÉditions, 2017

La plupart des intervenants en psychologie affirment des choses. Ils soutiennent «C’est comme ceci» ou «Vous êtes comme cela». Le lecteur a le choix de croire ou de ne pas croire ce que disent et écrivent les psychologues et psychiatres. Nous ne sommes pas invités à réfléchir, à remettre en cause les propos des professionnels de la psychologie, pour bâtir notre propre psychologie. Le lecteur peut se reconnaître ou pas dans ces affirmations, souvent catégoriques. Enfin, ces affirmations s’apparentent à des jugements. Le livre Savoir se taire, savoir dire de Jean-Christophe Seznec et Laurent Carouana ne fait pas exception.

Article # 48 – Penser sa vie – Une introduction à la philosophie, Fernando Savater, Éditions du Seuil, 2000

Chapitre 1 – La mort pour commencer – Contrairement au philosophe Fernando Savater dans PENSER SA VIE – UNE INTRODUCTION À LA PHILOSOPHIE, je ne définie pas la vie en relation avec la mort, avec son contraire. Je réfléchie et je parle souvent de la mort car il s’agit de l’un de mes sujets préféré depuis mon adolescence. Certaines personnes de mon entourage pensent et affirment que si je parle aussi souvent de la mort, c’est parce que j’ai peur de mourir. Or, je n’ai aucune peur de la mort, de ma mort, de celles de mes proches. Je m’inquiète plutôt des conséquences de la mort sur ceux et celles qui restent, y compris sur moi-même.

Article # 49 – Pourquoi avons-nous des couleurs de peau et des physiques si différents ?

À la lumière du documentaire LE SOLEIL ET DES HOMMES, notamment l’extrait vidéo ci-dessus, je ne crois plus au concept de race. Les différences physiques entre les hommes découlent de l’évolution naturelle et conséquente de nos lointains ancêtres sous l’influence du soleil et de la nature terrestre, et non pas du désir du soleil et de la nature de créer des races. On sait déjà que les races et le concept même de race furent inventés par l’homme en se basant sur nos différences physiques. J’abandonne donc la définition de « race » selon des critères morphologiques…

Article # 50 – Extrait du mémoire de maîtrise «Formation de l’esprit critique et société de consommation» par Stéphanie Déziel

Dans le cadre de notre dossier « Consulter un philosophe », la publication d’un extrait du mémoire de maîtrise « Formation de l’esprit critique et société de consommation » de Stéphanie Déziel s’impose en raison de sa pertinence. Ce mémoire nous aide à comprendre l’importance de l’esprit critique appliqué à la société de consommation dans laquelle évoluent, non seule les jeunes, mais l’ensemble de la population.

Article # 51 – « En fait, c’est dans son incertitude même que réside largement la valeur de la philosophie. » Bertrand Russell

Je reproduis ci-dessous une citation bien connue sur le web au sujet de « la valeur de la philosophie » tirée du livre « Problèmes de philosophie » signé par Bertrand Russell en 1912. Mathématicien, logicien, philosophe, épistémologue, homme politique et moraliste britannique, Bertrand Russell soutient que la valeur de la philosophie réside dans son incertitude. À la suite de cette citation, vous trouverez le texte de Caroline Vincent, professeur de philosophie et auteure du site web « Apprendre la philosophie » et celui de Gabriel Gay-Para tiré se son site web ggpphilo. Des informations tirées de l’Encyclopédie Wikipédia au sujet de Bertrand Russell et du livre « Problèmes de philosophie » et mon commentaire complètent cet article.

Article # 52 – Socrate et la formation de l’esprit critique par Stéphanie Déziel

Passez donc sans vous arrêter, amis, au milieu des Marchands de Sommeil; et, s’ils vous arrêtent, répondez-leur que vous ne cherchez ni un système ni un lit. Ne vous lassez pas d’examiner et de comprendre. (…) Lisez, écoutez, discutez, jugez; ne craignez pas d’ébranler des systèmes; marchez sur des ruines, restez enfants. (…) Socrate vous a paru un mauvais maître. Mais vous êtes revenus à lui; vous avez compris, en l’écoutant, que la pensée ne se mesure pas à l’aune, et que les conclusions ne sont pas l’important; restez éveillés, tel est le but. Les Marchands de Sommeil de ce temps-là tuèrent Socrate, mais Socrate n’est point mort; partout où des hommes libres discutent, Socrate vient s’asseoir, en souriant, le doigt sur la bouche. Socrate n’est point mort; Socrate n’est point vieux. (…) – Alain, (Emile Charrier), Vigiles de l’esprit.

Article # 53 – J’ai un problème avec la vérité

Tout au long de ma vie, j’ai vu la vérité malmenée, tassée d’un bord puis de l’autre, devenir une propriété personnelle (ma vérité — ta vérité — à chacun sa vérité), tantôt objet de monopôle, tantôt reconnue, tantôt niée et reniée… Ah ! La vérité. Quel chaos ! Je me demande depuis longtemps pourquoi la vérité, si elle existe, ne triomphe pas à tout coup, pourquoi elle ne s’impose à tous d’elle-même. Contestée de toutes parts, la vérité, si elle existe, n’a d’intérêt que pour l’opinion qu’on en a et les débats qui s’ensuivent. On va jusqu’à donner à la vérité une mauvaise réputation eu égard à son influence néfaste sur la société et les civilisations. Et que dire de toutes ces croyances qui se prennent pour la vérité ? Et c’est sans compter l’observation récente à l’effet que nous venons d’entrer dans une « ère de post-vérité ».

Article # 54 – Petit manuel philosophique à l’intention des grands émotifs, Iaria Gaspard, Presses Universitaires de France, 2022

J’accorde à ce livre trois étoiles sur cinq. Le titre « Petit manuel philosophique à l’intention des grands émotifs » a attiré mon attention. Et ce passage du texte en quatrième de couverture m’a séduit : «En proposant une voyage philosophique à travers l’histoire des émotions, Iaria Gaspari bouscule les préjugés sur notre vie émotionnelle et nous invite à ne plus percevoir nos d’états d’âme comme des contrainte ». J’ai décidé de commander et de lire ce livre. Les premières pages m’ont déçu. Et les suivantes aussi. Rendu à la moitié du livre, je me suis rendu à l’évidence qu’il s’agissait d’un témoignage de l’auteure, un témoignage très personnelle de ses propres difficultés avec ses émotions. Je ne m’y attendais pas, d’où ma déception. Je rien contre de tels témoignages personnels qu’ils mettent en cause la philosophie, la psychologie, la religion ou d’autres disciplines. Cependant, je préfère et de loin lorsque l’auteur demeure dans une position d’observateur alors que son analyse se veut la plus objective possible.

Article # 55 – Savoir, connaissance, opinion, croyance

Tout repose sur le Savoir. L’expérience personnelle et/ou professionnelle qu’on fait du Savoir, après en avoir pris conscience, se retrouve à la base des Connaissances que nous possédons. Les Opinions expriment des Jugements des connaissances et inspirent souvent les Croyances.

Article # 56 – Philosophie, science, savoir, connaissance

La philosophie, mère de toutes les sciences, recherche la sagesse et se définie comme l’Amour de la Sagesse. La sagesse peut être atteinte par la pensée critique et s’adopte comme Mode de vie. • La philosophie soutient la Science et contribue à la naissance et au développement de la méthode scientifique, notamment avec l’épistémologie.

Article # 57 – La philosophie encore et toujours prisonnière de son passé ?

La philothérapie, principale pratique de la philosophie de nos jours, met sans cesse de l’avant les philosophes de l’Antiquité et de l’époque Moderne. S’il faut reconnaître l’apport exceptionnel de ces philosophes, j’ai parfois l’impression que la philothérapie est prisonnière du passé de la philosophie, à l’instar de la philosophie elle-même.

Article # 58 – Le Québec, un désert philosophique

Au Québec, la seule province canadienne à majorité francophone, il n’y a pas de tradition philosophique populaire. La philosophie demeure dans sa tour universitaire. Très rares sont les interventions des philosophes québécois dans l’espace public, y compris dans les médias, contrairement, par exemple, à la France. Et plus rares encore sont les bouquins québécois de philosophie en tête des ventes chez nos libraires. Seuls des livres de philosophes étrangers connaissent un certain succès. Bref, l’espace public québécois n’offre pas une terre fertile à la Philosophie.

Article # 59 – La naissance du savoir – Dans la tête des grands scientifiques, Nicolas Martin, Éditions Les Arènes, 2023.

J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq parce qu’il me permet d’en apprendre beaucoup plus sur la pensée scientifique telle que pratiquée par de grands scientifiques. L’auteur, Nicolas Martin, propose une œuvre originale en adressant les mêmes questions, à quelques variantes près, à 17 grands scientifiques.

Article # 60 – Pourquoi est-il impossible d’atteindre l’équilibre entre développement personnel et développement spirituel ou philosophique ?

Cet article répond à ce commentaire lu sur LinkedIn : « L’équilibre entre développement personnel et développement spirituel ou philosophique est indispensable. » Il m’apparaît impossible de viser « L’équilibre entre développement personnel et développement spirituel ou philosophique » et de prétendre que cet équilibre entre les trois disciplines soit « indispensable ». D’une part, le développement personnel est devenu un véritable fourre-tout où l’ivraie et le bon grain se mélangent sans distinction, chacun avançant sa recette à l’aveugle.

Article # 61 – Le commerce extrême de la philosophie avec les « philopreneurs »

En ne s’unissant pas au sein d’une association nationale professionnelle fixant des normes et des standards à l’instar des philosophes consultants ou praticiens en d’autres pays, ceux de la France nous laissent croire qu’ils n’accordent pas à leur disciple tout l’intérêt supérieur qu’elle mérite. Si chacun des philosophes consultants ou praticiens français continuent de s’affairer chacun dans son coin, ils verront leur discipline vite récupérée à mauvais escient par les philopreneurs et la masse des coachs.

Article # 62 – Soigner par la philosophie, En marche – Journal de la Mutualité chrétienne (Belgique)

“ Après les succès d’Épicure 500 vous permettant de faire dix repas par jour sans ballonnements, après Spinoza 200 notre inhibiteur de culpabilité, les laboratoires Laron, vous proposent Philonium 3000 Flash, un médicament révolutionnaire capable d’agir sur n’importe quelle souffrance physique ou mentale?: une huile essentielle d’Heidegger pour une angoisse existentielle, une substance active de Kant pour une douleur morale…. Retrouvez sagesse et vitalité en un instant ”, s’amusaient les chroniqueurs radio de France Inter dans une parodie publicitaire diffusée à l’occasion d’une émission ayant pour thème?: la philosophie peut-elle soigner le corps ?

Article # 63 – Contre le développement personnel. Thierry Jobard, Éditions Rue de l’échiquier, 2021

J’attribue quatre étoiles sur cinq à ce livre. Les lecteurs assidus de mes articles connaissent fort bien ma position plus que défavorable face au développement personnel. À l’instar de Thiery Jobard, je suis contre le développement personnel. Je qualifie le développement personnel d’arnaque extrêmement dangereuse pour ses adeptes et notre société.

Article # 64 – Apocalypse cognitive – La face obscure de notre cerveau, Gérald Bronner, Presses Universitaires de France (PUF), 2021

Le philothérapeute (philosophe consultant ou philosophe praticien) a l’obligation de très connaître le contexte dans lequel évolue son client. Le développement de l’esprit critique de ce client passe inévitablement par une prise de conscience de sa cognition en vue de comprendre comment il connaît. Si, dès le départ, le client n’a pas conscience de son mode de pensées, il lui sera difficile de participer activement au dialogue avec son philothérapeute. L’objectif primaire du philosophe consultant demeure de déceler et de corriger les biais cognitifs de son client avant même d’abord une question philosophique. Bref, si la »machine à pensée » du client est corrompu par des «virus cognitifs », une «réinitialisation » s’impose en début de séance de consultation.

Article # 65 – Développement (im)personnel – Le succès d’une imposture, Julia de Funès, Éditions de l’observatoire/Humensis, 2019

Dans son livre « Développement (im) personnel, Julia de Funès, docteure en philosophie, soutient que le développement personnel offre la même recette à tous et qu’à ce titre il ne peut donc pas se qualifier sa démarche de « personnel ». Selon ma compréhension, le développement personnel devrait mettre de l’avant un développement personnalisé, c’est-à-dire adapté à chaque individu intéressé pour se targuer d’être personnel.

Article # 66 – Savoirs, opinions, croyances – Une réponse laïque et didactique aux contestations de la science en classe, Guillaume Lecointre, Édition Belin / Humensis, 2018

Mon intérêt pour la pensée scientifique remonte à plus de 25 ans. Alors âgé d’une quarantaine d’année, PDG d’une firme d’étude des motivations d’achat des consommateurs, je profite des enseignements et de l’étude du processus scientifique de différentes sources. Je me concentre vite sur l’épistémologie…

Article # 67 – À l’école du doute – Apprendre à penser juste en découvrant pourquoi l’on pense faux, Marc Romainville, Presses Universitaires de France / Humensis, 2023

Ce livre m’a déçu en raison de la faiblesse de sa structure indigne de son genre littéraire, l’essai. L’auteur offre aux lecteurs une foule d’information mais elle demeure difficile à suivre en l’absence de sous-titres appropriés et de numérotation utile pour le repérage des énumérations noyés dans un style plus littéraire qu’analytique.

D’AUTRES ARTICLES SONT À VENIR

Article # 66 – Savoirs, opinions, croyances – Une réponse laïque et didactique aux contestations de la science en classe, Guillaume Lecointre, Édition Belin / Humensis, 2018

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Article # 67

J’AI LU POUR VOUS

Savoirs, opinions, croyances

Une réponse laïque et didactique aux contestations de la science en classe

Guillaume Lecointre

Édition Belin / Humensis

2018

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Savoirs, opinions, croyances

Une réponse laïque et didactique aux contestations de la science en classe

Guillaume Lecointre

Guide de l’enseignant

Édition Belin / Humensis

2018

Éditeur ? : ? Belin Education (30 janvier 2019)

Langue ? : ? Français

Livre broché ? : ? 125 pages

ISBN-10 ? : ? 2701197708

ISBN-13 ? : ? 978-2701197708

Poids de l’article ? : ? 120 g

Dimensions ? : ? 15 x 0.8 x 21.4 cm


Table des matières

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Texte à l’endos du livre

Savoirs, opinions, croyances . Aujourd’hui, en classe de SVT, de science physique ou même d’histoire, les enseignants peuvent se trouver confrontés à une contestation du savoir scientifique. L’objet de ce livre est de leur donner les moyens d’y répondre clairement, sans polémique, et de manière laïque.

Pour cela, il détaille les différences entre savoirs, opinions, et croyances (religieuses ou non). Il explique comment la science produit des connaissances. Il rappelle que le cours de sciences est un espace collectif dédié au savoir, sans que cela soit incompatible avec la liberté individuelle de croire ou la liberté d’opinion. Il détaille l’articulation de ces notions dans notre démocratie républicaine.

Cet ouvrage facile et rapide à lire sera utile aux professeurs de sciences au collège et au lycée, aux professeurs des écoles, et à tout public intéressé par la question des rapports savoirs/religion.

Guillaume Lecointre est l’auteur de plusieurs livres à succès aux éditions Belin, notamment la Classification phylogénétique du vivant et le Guide critique de l’évolution. Il intervient fréquemment dans les écoles, collèges et lycées.


Fiche de lecture

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Événement

Dans plusieurs pays anglo-saxons, le créationnisme politiquement organisé tente de faire passer une croyance religieuse pour un savoir scientifique afin de la faire entrer dans les écoles publiques. En France, le spiritualisme organisé tente d’accréditer un continuum entre savoir et croyance religieuse, et affirme même que le premier soutient la seconde, à grands renforts de publicité. En parallèle, nos enseignants font face à des contestations des savoirs scientifiques dans l’espace de la classe au motif qu’ils ne sont pas compatibles avec certaines croyances religieuses ou avec l’opinion d’un seul. Pour outiller notre réflexion, nous examinerons ensemble les différences fondamentales entre savoirs, croyances, croyances religieuses, opinions et idéologies. De ce discernement dépend l’effectivité de notre citoyenneté.

Guillaume Lecointre est professeur du Muséum National d’Histoire Naturelle où il occupe les fonctions de conseiller scientifique du président du Muséum. Zoologiste, systématicien, ses recherches portent sur la phylogénie et la systématique des poissons téléostéens, tant à partir de données moléculaires qu’anatomiques. Ses activités relatives à l’amélioration de l’enseignement des sciences et de diffusion des connaissances sont très significatives : la rubrique scientifique de Charlie Hebdo pendant dix ans est un exemple. Double Lauréat de la Société Zoologique de France (1996, 2006), Prix national 2009 du Comité

Laïcité République, Prix 2012 de l’Union Rationaliste, il a été fait chevalier de la légion d’honneur en 2016.

Mardi 23 janvier 2024 – Savoirs, croyances, croyances religieuses, opinions | Guillaume Lecointre


Conférence

Résumé conférence « Sciences et jugement critique », Guillaume Lecointre (professeur au Muséum National d’Histoire Naturelle), Le 8 novembre 2017 à l’Ecole Nationale des ponts et Chaussées – Champs sur Marne

Screenshot 2023-11-24 at 12-07-19 Guillaume Lecointre

Screenshot 2023-11-24 at 12-12-35 ESPE savoirs croyances opinions l'approche didactique et laïque


Documents

Face aux créationnismes, comment apprendre aux élèves à distinguer croyances, savoirs et opinions ?

Sciences, croyances, et le contour des sciences

Guillaume LECOINTRE – LES SCIENCES FACE AUX CREATIONNISMES – RE-EXPLICITER LE CONTRAT METHODOLOGIQUE DES CHERCHEURS – Edition QUAE, Versailles, 2018


Au sujet de l’auteur

Guillaume_Lecointre_-_Utopiales_2015_-_E96A0664
Photographie prise durant l’édition 2015 des Utopiales de Nantes par Yves Tennevin (Wikipédia).

Site web officiel de Guillaume Lecointre

Page de Guillaume Lecointre sur Wikipédia

Page web de Guillaume Lecointre sur Benaki Museum

Page web des textes et actualités au sujet de Gullaume Lecrointre sur le site du Muséum National d’Histoire Naturelle


Revue de presse

Savoir, croyance, opinion et idéologie : comment les distinguer ? Daily Science


VIDÉO

Opinions et connaissances – Episode 2 (Fondation La main à la pâte)

Notre second intervenant est Guillaume Lecointre. Guillaume est directeur du département “Systématique et évolution” du Muséum National d’Histoire Naturelle. Il s’implique beaucoup dans la réflexion sur l’enseignement des sciences et sur les caractéristiques de la démarche scientifique.

Dans cette vidéo, Guillaume aborde différentes idées. Il rappelle les caractéristiques du savoir scientifique et notamment sa dimension collective. Il nous aide à penser la distinction entre savoir, croyance, croyance religieuse et opinion à l’aide de critères simples. Il évoque avec nous la place du doute et de la confiance dans la pensée critique. Tout ce discours s’accompagne d’une réflexion sur les conséquences éducatives de ces concepts.


Croire ou savoir : pour une épistémologie exigeante en classe

« À l’école, il n’est pas légitime de contester les savoirs au motif qu’ils s’opposent à la religion », Charlie Hebdo

« je ne crois pas à la science » …que faire en classe !? Une formation avec Lecointre


PRIX ET SOCIETES SCIENTIFIQUES

  • 2016 : Chevalier de la Légion d’Honneur
  • 2012 Lauréat de l’Union Rationaliste (Prix 2012)
  • 2009 Lauréat du Comité Laïcité-République (Prix National 2009)
  • 2006 Lauréat de la Société Zoologique de France (Prix Charles Bocquet)
  • 2002-2012 Membre du bureau du CNFRA (comité national français pour la recherche antarctique)
  • 1998-2012 Membre de la commission nationale « Sciences » de la Libre Pensée
  • 1996 Lauréat de la Société Zoologique de France (Prix Gadeau de Kerville)
  • 1996 Membre de la Société Zoologique de France
  • 1995 Membre de la Willi Hennig Society
  • 1989 Membre de la Société française de Systématique (trésorier entre 1999 et 2004)
  • 1988 Membre de la Société française d’Ichtyologie

Du même auteur

LIVRES

LECOINTRE G. et LE GUYADER G. Classification Phylogénétique du Vivant. 544 p., BELIN, 2001. Traduction italienne parue (ZANICHELLI, 2003), traduction allemande parue (SRINGER VERLAG, 2005), traduction américaine parue (BELKNAP HARVARD UNIVERSITY PRESS, 2006). Troisième édition française : 2006.

DUBESSY J. et LECOINTRE G. (Dir.). Intrusions spiritualistes et impostures intellectuelles en sciences. 400 p., SYLLEPSE, 2001. Seconde édition : 2003.

LECOINTRE, G. (Dir.). Comprendre et enseigner la classification du Vivant. 312 p., Guides pédagogiques BELIN, 2004. Seconde édition 351p., 2008.

DUBESSY J., LECOINTRE G. et SILBERSTEIN, M. (Dir.). Les matérialismes et leurs détracteurs. 792 p., SYLLEPSE, 2004.

FISCHETTI A. et LECOINTRE, G. Charlie ramène sa science. 350 p., Vuibert-Charlie Hebdo, 2005. Seconde édition : 2006.

Les créationnismes philosophiques, coordonné par G. LECOINTRE, L’idée Libre, Décembre 2007.

Modèles, simulations, systèmes, coordonné par KUPIEC J.J., LECOINTRE, G., SILBERSTEIN M., VARENNE F. Matière Première n°3, 336 p., SYLLEPSE, 2008.

HEAMS, T., HUNEMAN, P., LECOINTRE, G. & SILBERSTEIN, M. (Dir). Les Mondes Darwiniens. 1103 p. Syllepse. 2009. Seconde édition, 2011, 1576 pages, à : www.materiologiques.com/Les-mondes-darwiniens-L-evolution

LECOINTRE, G. (Dir). Guide critique de l’évolution. 573 p. Belin, 2009 (Co-auteurs : Corinne FORTIN, Gérard GUILLOT et Marie-Laure LE LOUARN-BONNET).

LECOINTRE, G. Les sciences face aux créationnismes. Réexpliciter le contrat méthodologique des chercheurs. Coll. Sciences en questions. Quae, 2012.

LECOINTRE, G. et LE GUYADER, H. Classification phylogénétique du Vivant. Tome II. (angiospermes, cnidaires, hexapodes, squamates, oiseaux, téléostéens). Belin, 2013.

LECOINTRE, G. 2014. L’évolution : question d’actualité ? Quae-MNHN, 105 pp.

CHARBONNAT P., BEN HAMED M. et G. LECOINTRE. 2014. Apparenter la pensée ? Vers une phylogénie des concepts savants. Editions Matériologiques. 274 pp.

TRADUCTIONS

La Sistematica della Vita, Zanichelli. 2003.

Biosystematik. Springer Verlag. 2005.

The tree of Life. Belknap Harvard University Press. 2006.

Handbook of Evolutionary Thinking in the Sciences. Springer. 2014.

CONTRIBUTION A DES LIVRES

Pour Darwin, sous la direction de Partrick Tort, Presses universitaires de France (1997). Evolution et molécules : Denton en crise. pp. 693-729.

Rapport sur les sciences et les techniques de l’Académie des Sciences n°11 sur l’état de la Systématique en France, sous la direction de Simon Tillier, éditions Tech & Doc, (2000). G. Lecointre et A. Adoutte : Diversification et classification du vivant : nouvelle vision et bouleversement des connaissances. pp. 62-72.

L’Encyclopédie des Arts et des Sciences. Musée d’Art et d’Histoire de Langres (2001). L’évolution et la systématique., pp. 195-203.

Graines de sciences 4, Sous la direction de Pierre Léna, Jean-Marie Bouchard et David Wilgenbus , Le Pommier, (2002). La classification du vivant. pp. 173-218.

Encyclopédie Clartés. La classification du vivant. (2006).

Histoire des philosophies matérialistes, de Pascal Charbonnat, Syllepse (2007), pp. 13-33.

Dessine-moi un scientifique, sous la direction de Marie-Odile Lafosse-Marin et Michel Lagues, Belin, (2007).

Les dix ans du Pommier, Le Pommier (2009). La règle du jeu, p. 165.

Sciences et science fiction. La Martinière-Universcience éditions (2010). Y a-t-il des extraterrestres dans mon assiette ? pp. 130-133.

L’évolution en marche. Doc-Sciences n°12, septembre 2010. CRDP de l’académie de Versailles-MNHN. La classification du monde vivant. pp. 22-29.

Les histoires naturelles de Charles Darwin, de PiTer et Michnik. Le stylobulle (2010). Postface, p. 95.

Les cahiers du musée des Confluences. Volume 7 : Innovation. Revue thématique Sciences et Sociétés du Musée des Confluences, Lyon (2011). L’innovation dans l’évolution, pp. 87-94.

Adaptation and Evolution in Marine Environments, vol. 1. The impacts of Global Change on Biodiversity, Guido di Prisco and Cinzia Verde (Eds). From Pole to Pole Series, Springer (2011). Phylogeny and Systematics of Antarctic Teleosts: Methodological and Evolutionary Issues, pp. 97-117.

Encyclopedia of Astrobiology, M. Gargaud (Ed.). Springer Reference (2011). Tome I. 1863 pp. S. Tillier and G. Lecointre, Biodiversity, pp. 160-165.

Encyclopedia of Astrobiology, M. Gargaud (Ed.). Springer Reference (2011). Tome I. 1863 pp. G. Lecointre and P.H. Gouyon, Evolution (Biological), pp. 516-524.

Les Poissons d’eau douce de France, Philippe Keith, Henri Persat, Eric Feunteun et Jean Allardi (eds.). Biotope Editions-Publications scientifiques du Muséum national d’Histoire naturelle (2011). Mais où sont passés les poissons ? pp. 20-33.

A propos de la science : science et société, Nabil El-Haggar et Rudolf Bkouche (Eds.), éditions de l’Université de Lille I – L’Harmattan (2011). Le créationnisme et le contour des sciences, pp. 161-173.

Sciences et Croyances : quelle place pour la démarche scientifique en Europe ? Michel Vanden Abeele (éd.), éditions du centre d’action laïque, Bruxelles (2011). Enseigner le périmètre des sciences : un enjeu laïque et démocratique, pp. 87-106.

Le guide pratique de la laïcité : une clarification par le concret. Sous la direction de Jean Glavany. Editions de la Fondation Jean Jaurès (2011). Azouvi, Alain, Bouzar Dounia, Geoffroy Jean, Georges Guy, Glavany Jean, Lecointre Guillaume, Loisy Jean-François.

Dossier « Systématique : réorganiser le vivant ». Biofutur n° 328, Janvier 2012, pp. 25-53.

Mondes polaires, Mireille Raccurt et Robert Chernokian, CNRS-Cherche Midi (2012).

Laïcité : les deux points sur le i. Sous la direction de Jean Glavany. Editions de la Fondation Jean Jaurès (2012). Azouvi, Alain, Bouzar Dounia, Geoffroy Jean, Georges Guy, Glavany Jean, Lecointre Guillaume, Loisy Jean-François.

Anatomie et Biologie des Rhinogrades, de Harald Stümpke, Dunod, (Réédition 2012). Les Rhinogrades aujourd’hui, pp. 113-134.

Singeries, de Denis Petit et Humphrey Vidal, Casterman-MNHN (2012). Préface.

Systematics, Biology, and Distribution of the Species of the Oceanic Oarfish Genus Regalecus, Tyson Roberts, Publications scientifiques du Muséum national d’Histoire naturelle (2012). Préface, pp. 13-16.

L’Homme peut-il s’adapter à lui-même ? Jean- François Toussaint, Bernard Swynghedaw et Gilles Bœuf (Coord.), Quae (2012). L’adaptation et ses alternatives. pp. 60-65.

Prospective « Recherches Polaires », Mireille Raccurt et Robert Chernokian, Les cahiers Prospectives, CNRS Editions (2012).

L’empire des sciences… naturelles, Francis Gires (Dir.), Aseiste (2013). La classification en sciences naturelles et ses bouleversements, pp. 45-54.

Antarctique, une explosion de vie. Editions du Muséum d’histoire naturelle du Havre (2013).

Prospective « Mer », Bruno David et Marc Trousselier, Les cahiers Prospectives n°4, CNRS Editions (2013).

Enquête sur les créationnismes. Réseaux, stratégies et objectifs politiques, Cyrille Baudouin et Olivier Brosseau, Belin (2013). Préface, pp. 13-18.

La Vie, et alors ? Jean-Jacques Kupiec (Dir.), Belin (2013). Classer les espèces : une question cruciale de la Biologie, pp. 283-317.

Mécanhumanimal, Enki Bilal, Casterman (2013), pp. 64-65.

La Biodiversité ? Comprendre vite et mieux. Lise Barnéoud, Belin (2013). Crise de la biodiversité ou crise de responsabilité ? p. 41.

Carnet de curiosités d’un géologue (et autres brèves de laboratoire), Patrick De Wever, Ellipses (2013). Préface, pp. 7-8.

De l’histoire naturelle aux sciences de la vie et de la terre, Claudine Meunier, Jeanne-Marie Raynaud & François Meunier, Adapt-SNES (2014). Préface, pp. 5-9.

L’écologie kidnappée, Georges Guille-Escuret, Presses Universitaires de France (2014). Préface, pp. 1-12.

Les enjeux de la laïcité (sous la direction de Jacques Cortès), Gerflint (2014). Le Ru, V. et Lecointre, G. La laïcité dans les sciences : que peuvent faire les scientifiques face aux créationnismes ? pp. 181-213.

La laïcité, c’est par où ? Charlie Hebdo Hors-Série n°11, septembre 2013.

Mondes marins, voyage insolite au coeur des océans. Sous la direction de Bruno David, Catherine Ozouf-Costaz et Marc Trousselier. Cherche-midi-CNRS (2013).

Le quotidien du chercheur, une chasse aux fantômes ? Cédric Gaucherel, Quae (2013). Préface,  pp. 5-8.

Les voies de l’émergence, Chomin Cunchillos, Belin (2014). Postface pp. 295-300.

Voir aussi sur le site web officiel de Guillaume Lecointre

PUBLICATIONS PROFESSIONNELLES


Mon rapport de lecture du livre

Savoirs, opinions, croyances

Une réponse laïque et didactique aux contestations de la science en classe

Guillaume Lecointre

Mon intérêt pour la pensée scientifique remonte à plus de 25 ans. Alors âgé d’une quarantaine d’année, PDG d’une firme d’étude des motivations d’achat des consommateurs, je profite des enseignements et de l’étude du processus scientifique de différentes sources. Je me concentre vite sur l’épistémologie :


le-robert-dico-en-ligne-001

Définition de épistémologie ???- nom féminin

didactique

  1. Étude critique des sciences, destinée à déterminer leur origine logique, leur valeur et leur portée (théorie de la connaissance).
  2. Théorie de la connaissance ; « étude de la constitution des connaissances valables » (Piaget). Épistémologie génétique.

Le cours Science, éthique et société d’Olivier Clain, Professeur de sociologie à l’Université de Laval, Québec, m’introduit à l’histoire de la pensée scientifique. Puis, je creuse le sujet avec :

  • MEYNARD, L. La connaissance, Librairie Classique Eugène Belin, Paris, 1963.
  • hUISMAN, Denis et VERGEZ, André, Court traité de la connaissance, Classes terminales A-B, Édition Fernard Nathan, 1969.
  • BACHELARD, Gaston, La formation de l’esprit scientifique, Librairie Philosophique J. Vrin, Paris, 1938, Seizième édition, 1999.
  • NPCOLLE, Jean-Marie, Histoire des méthodes scientifiques – Du théorème de Thalès à la fécondation in vitro, Bréal, 1994.
  • MATALON, Benjamin, La construction de la science – De l’épistémologie à la sociologie de la connaissance scientifique, Delachaux et Niestlé S.A., Lausane (Switzerland) – Paris, 1996.

Ces auteurs et ces oeuvres s’inscriront dans le chapitre LA PENSÉE PROFONDE de mon essai J’AIME PENSER  ou « Comment prendre plaisir à penser dans un monde où tout un chacun se donne raison » (2003).

Depuis, je convaincu de l’importance de l’intégration de l’esprit scientifique au sein même de la vie de tous les jours afin de « penser juste » pour dépasser le stade de l’opinion qui, selon moi, règne déjà en roi et maître au sein de la société. Si notre faculté de pensée se soumettait, ne serait-ce que partiellement, à l’esprit scientifique, nous gagnerions en capacité d’acquérir des connaissances et de les mettres en pratique dans nos vie personnelle et professionnelle, et ce, sans interférence des nos jugements.

Tout cela pour vous dire que j’ai sauté à pieds joints sur le livre SAVOIRS, OPINIONS CROYANCES – UNE RÉPONSE LAÏQUE ET DIDACTIQUE AUX CONSTESTATIONS DE LA SCIENCE EN CLASSE (Guide de l’enseignement) par Guillaume Lecointre chez l’éditeur Berlin Éducation paru en 2018.

Je savais déjà que la science et plus spécifiquement la théorie de l’évolution fait débat dans les programme d’enseignement aux États-Unis d’Amérique mais j’igorais que les élèves contestaient de plus en plus ouvertement les enseignements des connaissances scientifiques par les professeurs dans les écoles. Dans mon jeune temps, les professeurs faisaient figure d’autorité en la matière, en toutes les matières, et il ne nous serait pas venu à l’idée de contester ses connaissances.

Aujourd’hui, nous apprend Guillaume Lecointre, des élèves affirment « Chacun croit en ce qu’il veut… on est en démocratie » pour éviter voire refuser l’évolution biologique parce qu’elle contredit leurs croyances religieuses. Que cette attitude soit rendue en classe me dépasse.

(…) Le refus, explicite ou non, s’accompagne fréquemment d’une confusion assez répandue entre croire et savoir. Plus précisément entre croyance, croyance religieuse, savoir et opinion. (…)

LECOINTRE, Guillaume, Savoirs, opinions, croyances – Introduction, Berlin Éducation, Paris, 2018, p. 5.


Même si notre démocratie garantit la liberté d’opinion et de conscience, cette même démocratie, parce que républicaine, ne peut tenir que si chacun ne croit pas m’importe quoi (Bronner, 2013). La liberté de conscience ne peut être bénéfique au projet collectif de démocratie républicaine que si l’on dispose d’un socle minimal de connaissances partagées. Après tout, rien de nouveau sous le soleil : toute liberté ne s’éprouve que dans un systéeme de contraintes.

LECOINTRE, Guillaume, Savoirs, opinions, croyances – Introduction, Berlin Éducation, Paris, 2018, p. 9.

À mon humble avis, ce socle minimal de connaissance doit s’appliquer à toutes les démocraties pour ne pas dire à toutes les sociétés. Après tout, la connaissance dont nous parlons est universelle. La Terre est ronde, c’est un fait scientifiquement démontré. Il est vrai que nous entendons tout de même dire que la Terre est plate. Pour soutenur un terre plate, il faut se former au métier d’astronaute, se payer une fusée et toute l’équipe utile au décollage, et aller vérifier par soi-même. Vient toujours un temps où il nous faut admettre les preuves scientifiques présentées pour justifier une connaissance… scientifique.

Sans la confiance, nous ne pourrions pas vivre en société. Si je n’ai confiance en rien, même pas dans les services publics, alors je ne mets pas ma lettre à la poste et je porte mon courrier moi-même (Bronner, 2013), je fais l’école à mes enfants et je les opère mois-même de l’appendicite. La confiance fonde la vie sociale. Celle-ci implique de croire en ce que nous disent les adultes qui s’occupent de nous éduquer et de nous instruire (nos parents, nos professeurs), parce qu’on ne peut pas passer son temps à tout vérifier.

LECOINTRE, Guillaume, Savoirs, opinions, croyances – Chapitre 1 – Distinguer, savoirs, croyances, opinions, Berlin Éducation, Paris, 2018, p. 11.

Guillaume Lecointre insiste dans son livre sur la réfutablité de la connaissance scientifique. Cette dernière ne tient pas du dogme, comme c’est le cas dans les religions et les idéologies. « La connaissance scientifique se bâtit sur la destruction du déjà-su » ai-je souvent insisté dans mes précédents Rapports de lecture. Une connaissance scientifique n’est vrai que le temps qu’un doute viennent la remettre en question. Or, doute et croyance ne font pas bon ménage.

D’autres part, les savoirs sont des productions collectives. S’agissant des savoirs scientifiques, aucun résultat n’acquiert le statut de savoir s’il n’est pas corroboré par des équipes indépendantes, à plus ou moins long terme. Un résultat publié une seule fois sera oublié. Les scientifiques ne sont jamais seules ou sels : ils montent sur les épaules de leurs prédécesseurs, travaillent souvent en équipe et, surtout, on besoin de leur communauté professionnelle afin de tester et valider (ou réfuter) ce qu’ils disent. Ce n’est que s’il y a corroboration entre équipes indépendantes qu’un résultat finit par faire partie des connaissances consolidées et finalement enseignables.

LECOINTRE, Guillaume, Savoirs, opinions, croyances – Chapitre 1 – Distinguer, savoirs, croyances, opinions, Berlin Éducation, Paris, 2018, pp. 14-15.

Croire seul dans son coin ne peut pas rivaliser avec la corrobation d’une équipe de scientifiques. Croire est d’abord et avant tout une affaire personnelle, un question de consentement personnel, de confiance personnel. Aucune justification rationnelle (scientifique) n’est exigée pour croire. On peut croire que l’on croit par soi-même mais nous sommes alors inconscients des influences indues de notre famille, de notre cercle d’ami(e)s, de notre religion, des fausses nouvelles…On croit involontairement.

L’avantage indéniable des savoirs scientifiques, c’est qu’ils « sont des productions collectives » écrit Guillaume Lecointre. Ils sont vérifiables et, de ce fait, transparents. La mise à l’épreuve des savoirs implique que tous les secrets sur la théorie, l’expérimentaion et les résultats soient disponibles à des équipes de scientifiques indépendants qui vérifieront si, en suivant la même expérimentation avec le même objet réalisée dans les mêmes conditions, donnera les mêmes résultats. J’ai souvent écrit, qu’en science, un seul homme peut changer le monde mais c’était en oubliant tout le travail des équipes indépendantes impliquer dans la corrobation du nouveau savoir proposé. Les Prix Nobel sont attribué à des individus mais en fait ils concerne toute la communauté des chercheurs de la discipline.

(…) En somme, si la légitimité du savoir réside dans son ouverture à la réfutation, si la légitimité de la croyance est indifférente à sa potentielle réfutation, la légitimité des croyances religieuses réside dans sa fermeture à la réfutation.

LECOINTRE, Guillaume, Savoirs, opinions, croyances – Chapitre 1 – Distinguer, savoirs, croyances, opinions, Berlin Éducation, Paris, 2018, p. 19.

La réfutation dont nous entretient Guillaume Lecointre implique l’admission systématique du doute dans la reconnaissance du savoir. Un savoir scientifique dont on ne peut douter perd son statut scientifique.

Guillaume Lecointre consacre un chapitre de son ouvrage aux « Six attendus cognitifs du savoir scientifique » dont voici la liste :

  1. Le septicisme initial;
  2. Le réalisme;
  3. La rationalité;
  4. Le matérialisme méthodologique;
  5. La tranparence des procédures;
  6. La prise en compte de toutes les données disponibles pertinentes au regard de la question posée.

Nous l’avons dit, les six attendus cognitifs présentés ci-dessus conditionnent la reproductibilité des expériences, caractérisent les sciences expériementales et, en même temps, définissent la science par ses méthodes. (…)

LECOINTRE, Guillaume, Savoirs, opinions, croyances – Chapitre 2 – Les six attendus cognitifs du savoir scientifique, Berlin Éducation, Paris, 2018, p. 19.

Guillaume Lecointre souligne la « regrettable division entre  »sciences dures » et  »sciences molles » » et revient sur le sujet tout londg de son livre.


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Quelle est l’origine des termes « sciences dures » et « sciences molles » pour distinguer les sciences exactes des sciences humaines ?

Interroge a répondu à la question « Quelle est l’origine des termes « sciences dures » et « sciences molles » pour distinguer les sciences exactes des sciences humaines ? »
La réponse a été mise à jour le 6 mars 2023

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Existe-t-il une distinction entre sciences dures et sciences molles ?

Thomas Allard – 29 septembre 2023

Les sciences humaines et sociales sont parfois qualifiées de « sciences molles » et opposées aux mathématiques, à la physique et à la biologie, qui formeraient un cercle restreint de sciences « naturelles » ou « dures ». Mais cette distinction est-elle réellement fondée ? On fait le point avec Philippe Huneman, philosophe des sciences à l’Institut d’histoire et de philosophie des sciences et des techniques.

Screenshot 2023-12-01 at 14-49-08 DURCIR LES « SCIENCES MOLLES » MOLLIR LES « SCIENCES DURES ».(Thierry Rogel)

DURCIR LES « SCIENCES MOLLES », MOLLIR LES « SCIENCES DURES ».(Thierry Rogel)

18 novembre 2007 (Thierry Rogel – Professeur de sciences économiques et sociales au lycée Descartes de Tours)

– Régulièrement, les Sciences Humaines et Sociales voient leur légitimité scientifique remise en cause. En général, c’est au nom de « canons » de la science qu’atteindraient les « sciences dures » mais qui seraient inaccessibles aux « sciences molles ». – Le débat sur l’unicité de la science ou sur la querelle des deux sciences a été inlassablement repris depuis un siècle dans le cadre de discussions épistémologiques. Nous chercherons ici à nous situer dans un champ quelque peu différent qui est à la jonction entre le discours savant et le discours de « sens commun ». (…)


(…) Aucun sociologue, historien ou psychologue n’a besoin de postuler que des entités immatérielles sont à l’oeuvre dans le monde qu’ils décrivent. Sociologues, historiens et psychologue souscrivent donc aux critères du matérialisme méthodologique.

LECOINTRE, Guillaume, Savoirs, opinions, croyances – Chapitre 3 – La science ou les sciences, Berlin Éducation, Paris, 2018, p. 46.

Guillaume Lecointre va plus loin en consacrant le quatrième chapitre de son ouvrage titré « La preuve historique vaut tout autant que la preuve expérimentale ».

Personnellement, si toute science se conforme aux six attendus cognitifs du savoir scientifique, la « division entre  »sciences dures » et  »sciences molles » » ne m’apparaît pas « regrettable », bien au contraire. Dans cette distinction, il n’est pas question de questionner le statut scientifique à savoir laquelle est ou non une science. Le statut de « science » est accordé à chacune des deux familles. Guillaume Lecointre nous rappelle cependant le débat à savoir si l’histoire est une science.

(…) Aujourd’hui encore, les collègues chercheurs, nos programmes scolaires et nos décideurs ont parfois du mal à admettre l’idée que l’histoire est une science. Une science qui mobilise des raisonnements et des types de preuves spécifiques.

LECOINTRE, Guillaume, Savoirs, opinions, croyances – Chapitre 4 – La preuve historique vaut autant que la preuve expérimentale, Berlin Éducation, Paris, 2018, p. 51.

Que l’histoire se conforme aux « six attendus cognitifs du savoir scientifique » ne me pose pas de problème.  Que « des raisonnements et des types de preuves spécifiques » lui soient reconnus et que cela n’affecte en aucun cas sa scientificité ne me pose pas de problème.

Mais les objets à l’étude dans chacune des deux familles de sciences diffèrent et influencent le type de résultats. Je préfère parler des « sciences exactes » et des « sciences inexactes » en raison des objets à l’étude et des types de résultats.


Permettez-moi de vous situer par rapport au classement scientifique du marketing. Pour les uns ou la très grande majorité des chercheurs, l’objet d’étude est le consommateur, ce qui implique d’emblée un classement parmi les sciences humaines, dites sciences inexactes parce que c’est l’Homme comportant à la fois des caractéristiques physiques et métaphysiques. Le comportement du consommateur demeure imprévisible. Pour les autres, l’objet de la recherche en marketing est le produit et elle rejoint ainsi la famille des sciences exactes. L’objet est physique et n’a pas de composantes métaphysiques et se classe parmi les sciences exactes. Dans ce cas, le consommateur n’est plus que le révélateur du potentiel des caractéristiques et du pouvoir du produit sur le consommateur, à savoir son pouvoir de motivation ou non à l’achat. Rares, très rares, sont les chercheurs en marketing qui reconnaissent le produit comme objet de leur science. Le marketing ayant pour objet d’étude le consommateur prédomine depuis les années 1930 jusqu’à nos jours.


(…) C’est à partir du processus collectif de validation des savoirs par les observateur indépendants que ceux-ci deviennent des biens publics, et des connaissances objectives. (…)

LECOINTRE, Guillaume, Savoirs, opinions, croyances – Chapitre 5 – La science garantit les connaissances et met les savoirs à disposition, Berlin Éducation, Paris, 2018, p. 51.

Guillaume Lecointre affirme que l’objectivité est « une qualité collectivement acquise ». Et s’il admet que certaines étapes entre inspiration, exploration, imagination et investigation « peuvent souffrir un certain degré de subjectivité, c’est l’étape centrale (l’épreuve collective – la validation ou la réfutation collective) qui, à partir de multiples subjectivités d’observateurs indépendants confrontés, produiront une qualité collectivement acquise qu’on appelle l’objectivité ». (Se référant à un tableau, Guillaume Lecointre parle de « l’étape centrale (en gris) ». Je donne le nom de l’étape et non la couleur pour permettre la compréhension de mes lecteurs en l’absence d’une reproduction du tableau dans mon texte.)

(…) L’espace des sciences, à l’échelle internationale, est un espace laïque. (…)

(…) L’espace des sciences n’est pas une négation ni des religions ni de l’idée de Dieu, mais un espace neutre, indifférent et autonome. (…)

LECOINTRE, Guillaume, Savoirs, opinions, croyances – Chapitre 6 – Parce qu’il est collectif, l’espace des sciences est tacitement laïque, Berlin Éducation, Paris, 2018, p. 86.

La science, pour être science, doit être collective et ainsi se développer dans un espace laïque.

(…) Un enseignement laïque des sciences prépare la laïcité professionnelle des futurs scientifiques et donc leur indépendance quant à ce qu’il y a à dire de rationnel sur le monde réel. (…)

LECOINTRE Guillaume, « La laïcité des sciences et de l’école face aux créationnismes », Cités, 2012/4 (n° 52), p. 69-84. DOI : 10.3917/cite.052.0069. URL : https://www.cairn.info/revue-cites-2012-4-page-69.htm.

Notez bien que l’enseignement doit lui-même être laïque.

« Plus généralement, qu’il s’agisse de raisonnements plausibles dans la forme mais inexacts, de raisonnements bloqués par un manque avéré de connaissances, ou de raisonnements noyés au contraire par la pléthore, nous sommes le plus souvent réduits à conduire une bonne part de notre vie sur des impressions, des intuitions, des sentiments, ou sur des arguments mal assurés, que nous utilisons, faute de mieux, pour tenter d’approcher la vérité. (…)

LECOINTRE, Guillaume, Savoirs, opinions, croyances – Chapitre 7 – Les raisons que nous avons de croire, Berlin Éducation, Paris, 2018, pp. 93-94.

Je distingue nettement l’idée « d’approcher la vérité », qui me cause problème, d’avec l’idée « de se donner raison ». Il ne me vient pas à l’esprit de penser que la connaissance est vraie, qu’il s’agit de la vérité. Le qualificatif « vraie » me semble un jugement inutile. Le concept de vérité, quoique très bien définit dans les dictionnaires mais il demeure tellement galvaudé que j’hésite à l’utiliser.

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Définition de vérité ???- nom féminin

  1. Ce à quoi l’esprit peut et doit donner son assentiment (par suite d’un rapport de conformité avec l’objet de pensée, d’une cohérence interne de la pensée) [opposé à erreur, illusion].
  2. Connaissance conforme au réel ; son expression (opposé à erreur, ignorance ou à mensonge). Le Robert – Dico en ligne)

Voir l’article # 53 de ce dossier – J’ai un problème avec la vérité


Toute vérité me semble utilisée pour se donner raison. Or, avoir ou non raison n’apporte rien à l’esprit critique. Comme je le dis souvent : « Le but dans la vie n’est pas d’avoir raison ». On ne développe pas son esprit critique pour se donner ou avoir raison.

Je préfère et de loin pour tenter d’approcher la vérité sagesse. Les savoirs et les connaissances n’ont d’utilité à mes yeux que dans la quête de la sagesse, d’une vie sage.

Screenshot 2023-12-01 at 19-41-39 Qu’est-ce que la Sagesse – La-Philosophie.com Cours Résumés & Citations de Philosophie

Définitions de Philosophes sur la sagesse :

– Descartes :

« Par la sagesse, on n’entend pas seulement la prudence dans les affaires, mais une parfaite connaissance de toutes les choses que l’homme peut savoir, tant par la conduite de sa vie que par la conservation de sa santé et l’invention de tous les arts.»

– Aristote :

« Le sage possède la connaissance de toutes les choses, dans la mesure où cela est possible »

Source : Qu’est-ce que la Sagesse ? La-Philo, – La-Philosophie.com.

Admettre les savoirs et les connaissances scientifiques est une chose, les utiliser pour se donner raison en est une autre.

Pour être sage, il ne faut pas faire des savoirs et des connaissances scientifiques un objet de débat de la vérité pour savoir qui a raison ou tort.

Adolescent, je croyais qu’être adulte, c’était acquérir le pouvoir de se donner raison. Adulte, j’ai compris qu’il ne me servait à rien de me donner raison. Évidemment, si on dit que la raison est « La faculté qui permet à l’être humain de connaître, juger et agir conformément à des principes (compréhension, entendement, esprit, intelligence), et spécialement de bien juger et d’appliquer ce jugement à l’action (discernement, jugement, bon sens) » (Le Robert – Dico en ligne), je veux bien que la raison soit active en mon esprit. Mais je ne la tromperai pas en me donnant moi-même raison. Enfin, le sentiment d’avoir raison ne me donne pas confiance en moi-même. J’accorde directement ma confiance aux savoirs et aux connaissances scientifiques avec le doute qui s’impose.

* * * *

Je vous recommande la lecture du livre SAVOIRS, OPINIONS, CROYANCES de GUILLAUNE LECOINTRE chez Belin Éditeur / Humensis paru en 2018. J’accorde à ce livre quatre étoiles sur cinq.


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Articles du dossier

Article # 1 : Introduction

Témoignage de ma recherche personnelle au sujet de la philothérapie (philosophie + thérapie) ou, si vous préférez, de la pratique de la philosophie en clinique. Il s’agit de consultation individuel ou de groupe offert par un philosophe praticien pour nous venir en aide. Elle se distingue de la « psychothérapie » (psychologie + thérapie) en ce qu’elle utilise des ressources et des procédés et poursuit de objectifs propres à la philosophie. On peut aussi parler de « philosophie appliquée ».

Article # 2 : Mise en garde contre le copinage entre la philosophie et la psychologie

La philothérapie gagne lentement mais sûrement en popularité grâce à des publications de plus en plus accessibles au grand public (voir l’Introduction de ce dossier).

L’un des titres tout en haut de la liste s’intitule « Platon, pas Prozac! » signé par Lou Marinoff paru en français en l’an 2000 aux Éditions Logiques. Ce livre m’a ouvert à la philothérapie.

L’auteur est professeur de philosophie au City College de New York, fondateur de l’Association américaine des praticiens de la philosophie (American Philosophical Practitioners Association) et auteurs de plusieurs livres.

Article # 3 : Philothérapie – Libérez-vous par la philosophie, Nathanaël Masselot, Les Éditions de l’Opportun

Présentation du livre Philothérapie – Libérez-vous par la philosophie suivie de mes commentaires de lecture.

Article # 4 : Sur le divan d’un philosophe – La consultation philosophie : une nouvelle démarche pour se connaître, changer de perspective, repenser sa vie. Jean-Eudes Arnoux, Éditions Favre

Présentation du livre Sur le divan d’un philosophe – La consultation philosophie : une nouvelle démarche pour se connaître, changer de perspective, repenser sa vie suivie de mes commentaires de lecture.

Article # 5 : Philosopher pour se retrouver – La pratique de la philo pour devenir libre et oser être vrai, Laurence Bouchet, Éditions Marabout

Cet article présente et relate ma lecture du livre « Philosopher pour se retrouver – La pratique de la philo pour devenir libre et oser être vrai », de Laurence Bouchet aux Éditions Marabout. Malheureusement ce livre n’est plus disponible à la vente tel que mentionné sur le site web de l’éditeur. Heureusement on peut encore le trouver et l’acheter dans différentes librairies en ligne.

Article # 6 : Une danse dangereuse avec le philothérapeute Patrick Sorrel

Cet article se penche sur l’offre du philothérapeute Patrick Sorrel.

Article # 7 : La consultation philosophique – L’art d’éclairer l’existence, Eugénie Vegleris

Le livre « La consultation philosophique – L’art d’éclairer l’existence » de Madame Eugénie Vegleris aux Éditions Eyrolles se classe en tête de ma liste des meilleurs essais que j’ai lu à ce jour au sujet de la « philothérapie ».

Article # 8 : Guérir la vie par la philosophie, Laurence Devillairs, Presses universitaires de France

À ce jour, tous les livres dont j’ai fait rapport de ma lecture dans ce dossier sont l’œuvre de philosophes consultants témoignant de leurs pratiques fondées sur le dialogue. Le livre « Guérir la vie par la philosophie » de Laurence Devillairs aux Presses universitaires de France (PUF) diffère des précédents parce que l’auteure offre à ses lecteurs une aide direct à la réflexion sur différents thèmes.

Article # 9 : Du bien-être au marché du malaise – La société du développement personnel – par Nicolas Marquis aux Presses universitaires de France

J’ai lu ce livre à reculons. J’ai appliqué les feins dès les premières pages. L’objectivité sociologique de l’auteur m’a déplu. Ce livre présente aux lecteurs des observations, que des observations. L’auteur n’en tire aucune conclusion.

Article # 10 : Happycratie : comment l’industrie du bonheur a pris le contrôle de nos vies, Eva Illouz et Edgar Cabanas, Premier Parallèle, 2018

J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq parce qu’il m’a révélé les coulisses de la quête du bonheur au cœur de notre société néo-libérale. Je savais que cette obsession du bonheur circulait au sein de la population, notamment par le biais des coach de vie et des agents de développement personnel, mais je n’aurais jamais imaginé qu’elle cachait une véritable industrie soutenue par une idéologie psychologisante. Jusque-là, je ne connaissais de cette industrie que le commerce des livres et la montée en puissance des coachs de vie dédiés à la recherche du bonheur.

Article # 11 : La consultation philosophique, Oscar Brenifier, Éditions Alcofribas, 2020

J’ai adoré ce livre. Il est dense, très dense. On ne peut pas le lire comme un roman. Me voici enfin devant un auteur qui dit tout, où, quand, comment il observe, comment il pense, comment il chemine, comment il voit, comment il entend, comment il anticipe, comment il tire ses conclusions… Bref, un auteur qui expose son propre système de pensée dans un essai plus que formateur pour le nôtre.

Article # 12 : Fin du chapitre : Oscar Brenifier, philosophe praticien

La lecture du livre «La consultation philosophique» signé par le philosophe praticien Oscar Brenifier (voir article #11 de notre dossier «Consulter un philosophe – Quand la philosophie nous aide») nous apprend qu’il adresse un document à ses clients potentiels. J’ai écrit à monsieur Brenifier pour lui demander s’il pouvait me faire parvenir ce document.

Article # 13 : La philo-thérapie, Éric Suárez, Éditions Eyrolles, 2007

Cet article présente et relate ma lecture du livre du «La philo-thérapie» de Éric Suárez, Docteur en philosophie de l’Université Laval (Québec), philosophe praticien (Lausanne), publié en 2007 aux Éditions Eyrolles. Ce livre traite de la consultation philosophique ou, si vous préférez, de la philo-thérapie, d’un point de vue pratique. En fait, il s’agit d’un guide pour le lecteur intéressé à acquérir sa propre approche du philosopher pour son bénéfice personnel. Éric Suárez rassemble dans son ouvrage vingt exemples de consultation philosophiques regroupés sous cinq grands thèmes : L’amour, L’image de soi, La famille, Le travail et le Deuil.

Article # 14 : Comment choisir son philosophe ? Guide de première urgence à l’usage des angoissés métaphysiques, Oreste Saint-Drôme avec le renfort de Frédéric Pagès, La Découverte, 2000

Ce livre se caractérise par l’humour de son auteur et se révèle ainsi très aisé à lire. D’ailleurs l’éditeur nous prédispose au caractère divertissant de ce livre en quatrième de couverture : «Étudier in extenso la pensée des grands théoriciens et en extraire un mode de réflexion agissant est une mission impossible pour l’honnête homme/femme. C’est pourquoi l’auteur de cet ouvrage aussi divertissant que sérieux propose des voies surprenantes au premier abord, mais qui se révèlent fort praticables à l’usage. L’une passe par la rencontre avec la vie et la personnalité du philosophe : la voie des affinités électives».

Article # 15 : La philosophie comme manière de vivre, Pierre Habot, Entretiens avec Jeanne Cartier et Arnold I Davidson, Le livre de poche – Biblio essais, Albin Michel, 2001

Référencé par un auteur à mon programme de lecture, le livre «La philosophie comme manière de vivre» m’a paru important à lire. Avec un titre aussi accrocheur, je me devais de pousser plus loin ma curiosité. Je ne connaissais pas l’auteur Pierre Hadot : «Pierre Hadot (né à Paris, le 21 février 1922, et mort à Orsay, le 24 avril 20101) est un philosophe, historien et philologue français, spécialiste de l’Antiquité, profond connaisseur de la période hellénistique et en particulier du néoplatonisme et de Plotin. Pierre Hadot est l’auteur d’une œuvre développée notamment autour de la notion d’exercice spirituel et de la philosophie comme manière de vivre.» (Source : Wikipédia)

Article # 16 : La philosophie, un art de vivre de vivre, Collectif sous la direction de Jean-François Buisson, Les Éditions Cabédita, 2021

Jeanne Hersch, éminente philosophe genevoise, constate une autre rupture encore, celle entre le langage et la réalité : « Par-delà l’expression verbale, il n’y a pas de réalité et, par conséquent, les problèmes ont cessé de se poser (…). Dans notre société occidentale, l’homme cultivé vit la plus grande partie de sa vie dans le langage. Le résultat est qu’il prend l’expression par le langage pour la vie même. » (L’étonnement philosophique, Jeanne Hersch, Éd. Gallimard.) / On comprend par là qu’aujourd’hui l’exercice du langage se suffit à lui-même et que, par conséquent, la philosophie se soit déconnectée des problèmes de la vie quotidienne.» Source : La philosophie, un art de vivre, Collectif sous la direction de Jean-François Buisson, Les Éditions Cabédita, 2021, Préface,  p. 9.

Article # 17 : Socrate à l’agora : que peut la parole philosophique ?, Collectif sous la direction de Mieke de Moor, Éditions Vrin, 2017

J’ai trouvé mon bonheur dès l’Avant-propos de ce livre : «Laura Candiotto, en insistant sur le rôle joué par les émotions dans le dialogue socratique ancien et sur l’horizon éthique de celui-ci, vise à justifier théoriquement un «dialogue socratique intégral», c’est-à-dire une pratique du dialogue socratique qui prend en compte des émotions pour la connaissance.» Enfin, ai-je pensé, il ne s’agit plus de réprimer les émotions au profit de la raison mais de les respecter dans la pratique du dialogue socratique. Wow ! Je suis réconforté à la suite de ma lecture et de mon expérience avec Oscar Brenifier dont j’ai témoigné dans les articles 11 et 12 de ce dossier.

Article # 18 : La philosophie, c’est la vie – Réponses aux grandes et aux petites questions de l’existence, Lou Marinoff, La table ronde, 2004

Lou Marinoff occupe le devant de la scène mondiale de la consultation philosophique depuis la parution de son livre PLATON, PAS PROJAC! en 1999 et devenu presque’intantément un succès de vente. Je l’ai lu dès sa publication avec beaucoup d’intérêt. Ce livre a marqué un tournant dans mon rapport à la philosophie. Aujourd’hui traduit en 27 langues, ce livre est devenu la bible du conseil philosophique partout sur la planète. Le livre dont nous parlons dans cet article, «  La philosophie, c’est la vie – Réponses aux grandes et aux petites questions de l’existence », est l’une des 13 traductions du titre original « The Big Questions – How Philosophy Can Change Your Life » paru en 2003.

Article # 19 : S’aider soi-même – Une psychothérapie par la raison, Lucien Auger, Les Éditions de l’Homme

J’ai acheté et lu « S’aider soi-même » de Lucien Auger parce qu’il fait appel à la raison : « Une psychothérapie par la raison ». Les lecteurs des articles de ce dossier savent que je priorise d’abord et avant tout la philothérapie en place et lieu de la psychothérapie. Mais cette affiliation à la raison dans un livre de psychothérapie m’a intrigué. D’emblée, je me suis dit que la psychologie tentait ici une récupération d’un sujet normalement associé à la philosophie. J’ai accepté le compromis sur la base du statut de l’auteur : « Philosophe, psychologue et professeur ». « Il est également titulaire de deux doctorats, l’un en philosophie et l’autre en psychologie » précise Wikipédia. Lucien Auger était un adepte de la psychothérapie émotivo-rationnelle créée par le Dr Albert Ellis, psychologue américain. Cette méthode trouve son origine chez les stoïciens dans l’antiquité.

Article # 20 (1/2) : Penser par soi-même – Initiation à la philosophie, Michel Tozzi, Chronique sociale

J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq et je peux même en rajouter une de plus, une sixième, pour souligner son importance et sa pertinence. Il faut le lire absolument ! Je le recommande à tous car il nous faut tous sortir de ce monde où l’opinion règne en roi et maître sur nos pensées.

Article # 20 (2/2) : Penser par soi-même – Initiation à la philosophie, Michel Tozzi, Chronique sociale

Dans la première partie de ce rapport de lecture du livre « Penser par soi-même – Initiation à la philosophie » de Michel Tozzi, je vous recommandais fortement la lecture de ce livre : « J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq et je peux même en rajouter une de plus, une sixième, pour souligner son importance et sa pertinence. Il faut le lire absolument ! Je le recommande à tous car il nous faut tous sortir de ce monde où l’opinion règne en roi et maître sur nos pensées.» Je suis dans l’obligation d’ajouter cette deuxième partie à mon rapport de lecture de ce livre en raison de ma relecture des chapitres 6 et suivants en raison de quelques affirmations de l’auteur en contradiction avec ma conception de la philosophie.

Article # 21 – Agir et penser comme Nietzsche, Nathanaël Masselot, Les Éditions de l’Opportun

J’accorde au livre Agir et penser comme Nietzsche de Nathanaël Masselot cinq étoiles sur cinq. Aussi facile à lire qu’à comprendre, ce livre offre aux lecteurs une excellente vulgarisation de la philosophie de Friedricha Wilhelm Nietzsche. On ne peut pas passer sous silence l’originalité et la créativité de l’auteur dans son invitation à parcourir son œuvre en traçant notre propre chemin suivant les thèmes qui nous interpellent.

Article # 22 – La faiblesse du vrai, Myriam Revault d’Allones, Seuil

Tout commence avec une entrevue de Myriam Revault d’Allonnes au sujet de son livre LA FAIBLESSE DU VRAI à l’antenne de la radio et Radio-Canada dans le cadre de l’émission Plus on de fous, plus on lit. Frappé par le titre du livre, j’oublierai le propos de l’auteur pour en faire la commande à mon libraire.

Article # 23 – Pour une philothérapie balisée

Le développement personnel fourmille de personnes de tout acabit qui se sont improvisées conseillers, coachs, thérapeutes, conférenciers, essayistes, formateurs… et auxquelles s’ajoutent des praticiens issus des fausses sciences, notamment, divinatoires et occultes, des médecines et des thérapies alternatives. Bref, le développement personnel attire toute sorte de monde tirant dans toutes les directions.

Article # 24 – Comment nous pensons, John Dewey, Les empêcheurs de penser en rond / Seuil

Je n’aime pas cette traduction française du livre How we think de John Dewey. « Traduit de l’anglais (États-Unis) par Ovide Decroly », Comment nous pensons parait aux Éditions Les empêcheurs de penser en rond / Seuil en 2004. – Le principal point d’appui de mon aversion pour traduction française repose sur le fait que le mot anglais « belief » est traduit par « opinion », une faute majeure impardonnable dans un livre de philosophie, et ce, dès les premiers paragraphes du premier chapitre « Qu’entend-on par penser ? »

Article # 25 – Une philothérapie libre axée sur nos besoins et nos croyances avec Patrick Sorrel

Hier j’ai assisté la conférence Devenir philothérapeute : une conférence de Patrick Sorrel. J’ai beaucoup aimé le conférencier et ses propos. J’ai déjà critiqué l’offre de ce philothérapeute. À la suite de conférence d’hier, j’ai changé d’idée puisque je comprends la référence de Patrick Sorrel au «système de croyance». Il affirme que le «système de croyance» est une autre expression pour le «système de penser». Ce faisant, toute pensée est aussi une croyance.

Article # 26 – Une pratique philosophique sans cœur

J’éprouve un malaise face à la pratique philosophique ayant pour objectif de faire prendre conscience aux gens de leur ignorance, soit le but poursuivi par Socrate. Conduire un dialogue avec une personne avec l’intention inavouée de lui faire prendre conscience qu’elle est ignorante des choses de la vie et de sa vie repose sur un présupposé (Ce qui est supposé et non exposé dans un énoncé, Le Robert), celui à l’effet que la personne ne sait rien sur le sens des choses avant même de dialoguer avec elle. On peut aussi parler d’un préjugé philosophique.

Article # 27 – Êtes-vous prisonnier de vos opinions ?

Si votre opinion est faite et que vous n’êtes pas capable d’en déroger, vous êtes prisonnier de votre opinion. Si votre opinion est faite et que vous êtes ouvert à son évolution ou prêt à l’abandonner pour une autre, vous êtes prisonnier de l’opinion. Si votre opinion compte davantage en valeur et en vérité que les faits, vous êtes prisonnier de vos opinions. Si votre opinion est la seule manière d’exprimer vos connaissances, vous êtes prisonnier de vos opinions. Si vous pensez que l’opinion est le seul résultat de votre faculté de penser, vous êtes prisonnier de vos opinions. Si vous prenez vos opinion pour vraies, vous êtes prisonnier de vos opinions.

Article # 28 – La pratique philosophique – Une méthode contemporaine pour mettre la sagesse au service de votre bien-être, Jérôme Lecoq, Eyrolles, 2014

J’ai mis beaucoup de temps à me décider à lire « La pratique philosophique » de Jérôme Lecoq. L’auteur est un émule d’Oscar Brenifier, un autre praticien philosophe. J’ai vécu l’enfer lors de mes consultations philosophiques avec Oscar Brenifier. Ainsi toute association de près ou de loin avec Oscar Brenifier m’incite à la plus grande des prudences. Jérôme Lecoq souligne l’apport d’Oscar Brenifier dans les Remerciements en première page de son livre « La pratique philosophique ».

Article # 29 – Je sais parce que je connais

Quelle est la différence entre « savoir » et « connaissance » ? J’exprime cette différence dans l’expression « Je sais parce que je connais ». Ainsi, le savoir est fruit de la connaissance. Voici quatre explications en réponse à la question « Quelle est la différence entre savoir et connaissance ? ».

Article # 30 – Les styles interpersonnels selon Larry Wilson

J’ai décidé de publier les informations au sujet des styles interpersonnels selon Larry Wilson parce que je me soucie beaucoup de l’approche de la personne en consultation philosophique. Il m’apparaît important de déterminer, dès le début de la séance de philothérapie, le style interpersonnel de la personne. Il s’agit de respecter la personnalité de la personne plutôt que de la réprimer comme le font les praticiens socratiques dogmatiques. J’ai expérimenté la mise en œuvre de ces styles inter-personnels avec succès.

Article # 31 – La confiance en soi – Une philosophie, Charles Pépin, Allary Éditions, 2018

Le livre « La confiance en soi – Une philosophie » de Charles Pépin se lit avec une grande aisance. Le sujet, habituellement dévolue à la psychologie, nous propose une philosophie de la confiance. Sous entendu, la philosophie peut s’appliquer à tous les sujets concernant notre bien-être avec sa propre perspective.

Article # 32 – Les émotions en philothérapie

J’ai vécu une sévère répression de mes émotions lors deux consultations philosophiques personnelles animées par un philosophe praticien dogmatique de la méthode inventée par Socrate. J’ai témoigné de cette expérience dans deux de mes articles précédents dans ce dossier.

Article # 33 – Chanson « Le voyage » par Raôul Duguay, poète, chanteur, philosophe, peintre… bref, omnicréateur québécois

Vouloir savoir être au pouvoir de soi est l’ultime avoir / Le voyage / Il n’y a de repos que pour celui qui cherche / Il n’y a de repos que pour celui qui trouve / Tout est toujours à recommencer

Article # 34 – « Ah ! Là je comprends » ou quand la pensée se fait révélation

Que se passe-t-il dans notre système de pensée lorsque nous nous exclamons « Ah ! Là je comprends » ? Soit nous avons eu une pensée qui vient finalement nous permettre de comprendre quelque chose. Soit une personne vient de nous expliquer quelque chose d’une façon telle que nous la comprenons enfin. Dans le deux cas, il s’agit d’une révélation à la suite d’une explication.

Article # 35 – La lumière entre par les failles

Âgé de 15 ans, je réservais mes dimanches soirs à mes devoirs scolaires. Puis j’écoutais l’émission Par quatre chemins animée par Jacques Languirand diffusée à l’antenne de la radio de Radio-Canada de 20h00 à 22h00. L’un de ces dimanches, j’ai entendu monsieur Languirand dire à son micro : « La lumière entre par les failles».

Article # 36 – Les biais cognitifs et la philothérapie

Le succès d’une consultation philosophique (philothérapie) repose en partie sur la prise en compte des biais cognitifs, même si ces derniers relèvent avant tout de la psychologie (thérapie cognitive). Une application dogmatique du dialogue socratique passe outre les biais cognitifs, ce qui augmente les risques d’échec.

Article # 37 – L’impossible pleine conscience

Depuis mon adolescence, il y a plus de 50 ans, je pense qu’il est impossible à l’Homme d’avoir une conscience pleine et entière de soi et du monde parce qu’il ne la supporterait pas et mourrait sur le champ. Avoir une pleine conscience de tout ce qui se passe sur Terre et dans tout l’Univers conduirait à une surchauffe mortelle de notre corps. Il en va de même avec une pleine conscience de soi et de son corps.

Article # 38 – Verbalisation à outrance : «Je ne suis pas la poubelle de tes pensées instantanées.»

Le Dr Jean-Christophe Seznec, psychiatre français, a été interrogé par la journaliste Pascale Senk du quotidien Le Figaro au sujet de son livre Savoir se taire, savoir parler, coécrit avec Laurent Carouana et paru en 2017. Le titre de l’article a retenu mon attention : Psychologie: «il faut sortir de l’hystérie de la parole».

Article # 39 – Comment dialoguer de manière constructive ? par Julien Lecomte, Philosophie, médias et société

Reproduction de l’article « Comment dialoguer de manière constructive ? », un texte de Julien Lecomte publié sur son site web PHILOSOPHIE, MÉDIAS ET SOCIÉTÉ. https://www.philomedia.be/. Echanger sur des sujets de fond est une de mes passions. Cela fait plusieurs années que je m’interroge sur les moyens de faire progresser la connaissance, d’apprendre de nouvelles choses. Dans cet article, je reviens sur le cheminement qui m’anime depuis tout ce temps, pour ensuite donner des pistes sur les manières de le mettre en pratique concrètement.

Article # 40 – Le récit d’initiation en spirale

Dans le récit initiatique, il s’agit de partir du point A pour aller au point B afin que le lecteur ou l’auditeur chemine dans sa pensée vers une révélation permettant une meilleure compréhension de lui-même et/ou du monde. La référence à la spirale indique une progression dans le récit où l’on revient sur le même sujet en l’élargissant de plus en plus de façon à guider la pensée vers une nouvelle prise de conscience. Souvent, l’auteur commence son récit en abordant un sujet d’intérêt personnel (point A) pour évoluer vers son vis-à-vis universel (point B). L’auteur peut aussi se référer à un personnage dont il fait évoluer la pensée.

Article # 41 – La philothérapie – Un état des lieux par Serge-André Guay, Observatoire québécois de la philothérapie

Cet article présente un état des lieux de la philothérapie (consultation philosophique) en Europe et en Amérique du Nord. Après un bref historique, l’auteur se penche sur les pratiques et les débats en cours. Il analyse les différentes publications, conférences et offres de services des philosophes consultants.

Article # 42 – L’erreur de Descartes, Antonio Damasio, Odile Jacob, 1995

J’ai découvert le livre « L’erreur de Descartes » du neuropsychologue Antonio R. Damasio à la lecture d’un autre livre : L’intelligence émotionnelle de Daniel Goleman. L’édition originale de ce livre est parue en 1995 en anglais et j’ai lu la traduction française à l’été 1998 parue un an auparavant chez Robert Laffont. Diplômé de l’université Harvard et docteur en psychologie clinique et développement personnel, puis journaliste au New York Times, où il suit particulièrement les sciences du comportement, Daniel Goleman nous informe dans son livre « L’intelligence émotionnel » au sujet de la découverte spectaculaire pour ne pas dire révolutionnaire de Antonio R. Damasio à l’effet que la raison a toujours besoin d’un coup des émotions pour prendre des décisions. Jusque-là, il était coutume de soutenir que les émotions perturbaient la raison, d’où l’idée de les contrôler.

Article # 43 – Éloge de la pratique philosophique, Sophie Geoffrion, Éditions Uppr, 2018

Ma lecture du livre ÉLOGE DE LA PRATIQUE PHILOSOPHIQUE de la philosophe praticienne SOPHIE GEOFFRION fut agréable et fort utile. Enfin, un ouvrage court ou concis (le texte occupe 65 des 96 pages du livre), très bien écrit, qui va droit au but. La clarté des explications nous implique dans la compréhension de la pratique philosophique. Bref, voilà un éloge bien réussi. Merci madame Geoffrion de me l’avoir fait parvenir.

Article # 44 – Consultation philosophique : s’attarder à l’opinion ou au système de pensée ?

Dans cet article, je m’interroge à savoir la consultation philosophique doit s’attarder à l’opinion ou au système pensée du client. OPINION – Le philosophe praticien cible l’opinion de son client en vue de démontrer l’ignorance sur laquelle elle repose et, par conséquent, l’absence de valeur de vérité qu’elle recèle. Cette pratique repose sur le « questionnement philosophique ».

Article # 45 – Sentir et savoir – Une nouvelle théorie de la conscience, Antonio Damasio, Éditions Odile Jacob

Dans son livre « Sentir et savoir », Antonio Damasio propose « Une nouvelle théorie de la conscience ». Il démontre que la conscience ne peut pas exister sans le corps. Il identifie dans le corps la capacité de sentir comme préalable à la conscience.

Article # 46 – Dépression et philosophie : Du mal du siècle au mal de ce siècle, Robert Redeker, Editions Pleins Feux, 2007

Un si petit livre, seulement 46 pages et en format réduit, mais tellement informatif. Une preuve de plus qu’il ne faut se fier aux apparences. Un livre signé ROBERT REDEKER, agrégé de philosophie originaire de la France, connaît fort bien le sujet en titre de son œuvre : DÉPRESSION ET PHILOSOPHIE.

Article # 47 – Savoir se taire, savoir parler, Dr Jean-Christophe Seznec et Laurent Carouana, InterÉditions, 2017

La plupart des intervenants en psychologie affirment des choses. Ils soutiennent «C’est comme ceci» ou «Vous êtes comme cela». Le lecteur a le choix de croire ou de ne pas croire ce que disent et écrivent les psychologues et psychiatres. Nous ne sommes pas invités à réfléchir, à remettre en cause les propos des professionnels de la psychologie, pour bâtir notre propre psychologie. Le lecteur peut se reconnaître ou pas dans ces affirmations, souvent catégoriques. Enfin, ces affirmations s’apparentent à des jugements. Le livre Savoir se taire, savoir dire de Jean-Christophe Seznec et Laurent Carouana ne fait pas exception.

Article # 48 – Penser sa vie – Une introduction à la philosophie, Fernando Savater, Éditions du Seuil, 2000

Chapitre 1 – La mort pour commencer – Contrairement au philosophe Fernando Savater dans PENSER SA VIE – UNE INTRODUCTION À LA PHILOSOPHIE, je ne définie pas la vie en relation avec la mort, avec son contraire. Je réfléchie et je parle souvent de la mort car il s’agit de l’un de mes sujets préféré depuis mon adolescence. Certaines personnes de mon entourage pensent et affirment que si je parle aussi souvent de la mort, c’est parce que j’ai peur de mourir. Or, je n’ai aucune peur de la mort, de ma mort, de celles de mes proches. Je m’inquiète plutôt des conséquences de la mort sur ceux et celles qui restent, y compris sur moi-même.

Article # 49 – Pourquoi avons-nous des couleurs de peau et des physiques si différents ?

À la lumière du documentaire LE SOLEIL ET DES HOMMES, notamment l’extrait vidéo ci-dessus, je ne crois plus au concept de race. Les différences physiques entre les hommes découlent de l’évolution naturelle et conséquente de nos lointains ancêtres sous l’influence du soleil et de la nature terrestre, et non pas du désir du soleil et de la nature de créer des races. On sait déjà que les races et le concept même de race furent inventés par l’homme en se basant sur nos différences physiques. J’abandonne donc la définition de « race » selon des critères morphologiques…

Article # 50 – Extrait du mémoire de maîtrise «Formation de l’esprit critique et société de consommation» par Stéphanie Déziel

Dans le cadre de notre dossier « Consulter un philosophe », la publication d’un extrait du mémoire de maîtrise « Formation de l’esprit critique et société de consommation » de Stéphanie Déziel s’impose en raison de sa pertinence. Ce mémoire nous aide à comprendre l’importance de l’esprit critique appliqué à la société de consommation dans laquelle évoluent, non seule les jeunes, mais l’ensemble de la population.

Article # 51 – « En fait, c’est dans son incertitude même que réside largement la valeur de la philosophie. » Bertrand Russell

Je reproduis ci-dessous une citation bien connue sur le web au sujet de « la valeur de la philosophie » tirée du livre « Problèmes de philosophie » signé par Bertrand Russell en 1912. Mathématicien, logicien, philosophe, épistémologue, homme politique et moraliste britannique, Bertrand Russell soutient que la valeur de la philosophie réside dans son incertitude. À la suite de cette citation, vous trouverez le texte de Caroline Vincent, professeur de philosophie et auteure du site web « Apprendre la philosophie » et celui de Gabriel Gay-Para tiré se son site web ggpphilo. Des informations tirées de l’Encyclopédie Wikipédia au sujet de Bertrand Russell et du livre « Problèmes de philosophie » et mon commentaire complètent cet article.

Article # 52 – Socrate et la formation de l’esprit critique par Stéphanie Déziel

Passez donc sans vous arrêter, amis, au milieu des Marchands de Sommeil; et, s’ils vous arrêtent, répondez-leur que vous ne cherchez ni un système ni un lit. Ne vous lassez pas d’examiner et de comprendre. (…) Lisez, écoutez, discutez, jugez; ne craignez pas d’ébranler des systèmes; marchez sur des ruines, restez enfants. (…) Socrate vous a paru un mauvais maître. Mais vous êtes revenus à lui; vous avez compris, en l’écoutant, que la pensée ne se mesure pas à l’aune, et que les conclusions ne sont pas l’important; restez éveillés, tel est le but. Les Marchands de Sommeil de ce temps-là tuèrent Socrate, mais Socrate n’est point mort; partout où des hommes libres discutent, Socrate vient s’asseoir, en souriant, le doigt sur la bouche. Socrate n’est point mort; Socrate n’est point vieux. (…) – Alain, (Emile Charrier), Vigiles de l’esprit.

Article # 53 – J’ai un problème avec la vérité

Tout au long de ma vie, j’ai vu la vérité malmenée, tassée d’un bord puis de l’autre, devenir une propriété personnelle (ma vérité — ta vérité — à chacun sa vérité), tantôt objet de monopôle, tantôt reconnue, tantôt niée et reniée… Ah ! La vérité. Quel chaos ! Je me demande depuis longtemps pourquoi la vérité, si elle existe, ne triomphe pas à tout coup, pourquoi elle ne s’impose à tous d’elle-même. Contestée de toutes parts, la vérité, si elle existe, n’a d’intérêt que pour l’opinion qu’on en a et les débats qui s’ensuivent. On va jusqu’à donner à la vérité une mauvaise réputation eu égard à son influence néfaste sur la société et les civilisations. Et que dire de toutes ces croyances qui se prennent pour la vérité ? Et c’est sans compter l’observation récente à l’effet que nous venons d’entrer dans une « ère de post-vérité ».

Article # 54 – Petit manuel philosophique à l’intention des grands émotifs, Iaria Gaspard, Presses Universitaires de France, 2022

J’accorde à ce livre trois étoiles sur cinq. Le titre « Petit manuel philosophique à l’intention des grands émotifs » a attiré mon attention. Et ce passage du texte en quatrième de couverture m’a séduit : «En proposant une voyage philosophique à travers l’histoire des émotions, Iaria Gaspari bouscule les préjugés sur notre vie émotionnelle et nous invite à ne plus percevoir nos d’états d’âme comme des contrainte ». J’ai décidé de commander et de lire ce livre. Les premières pages m’ont déçu. Et les suivantes aussi. Rendu à la moitié du livre, je me suis rendu à l’évidence qu’il s’agissait d’un témoignage de l’auteure, un témoignage très personnelle de ses propres difficultés avec ses émotions. Je ne m’y attendais pas, d’où ma déception. Je rien contre de tels témoignages personnels qu’ils mettent en cause la philosophie, la psychologie, la religion ou d’autres disciplines. Cependant, je préfère et de loin lorsque l’auteur demeure dans une position d’observateur alors que son analyse se veut la plus objective possible.

Article # 55 – Savoir, connaissance, opinion, croyance

Tout repose sur le Savoir. L’expérience personnelle et/ou professionnelle qu’on fait du Savoir, après en avoir pris conscience, se retrouve à la base des Connaissances que nous possédons. Les Opinions expriment des Jugements des connaissances et inspirent souvent les Croyances.

Article # 56 – Philosophie, science, savoir, connaissance

La philosophie, mère de toutes les sciences, recherche la sagesse et se définie comme l’Amour de la Sagesse. La sagesse peut être atteinte par la pensée critique et s’adopte comme Mode de vie. • La philosophie soutient la Science et contribue à la naissance et au développement de la méthode scientifique, notamment avec l’épistémologie.

Article # 57 – La philosophie encore et toujours prisonnière de son passé ?

La philothérapie, principale pratique de la philosophie de nos jours, met sans cesse de l’avant les philosophes de l’Antiquité et de l’époque Moderne. S’il faut reconnaître l’apport exceptionnel de ces philosophes, j’ai parfois l’impression que la philothérapie est prisonnière du passé de la philosophie, à l’instar de la philosophie elle-même.

Article # 58 – Le Québec, un désert philosophique

Au Québec, la seule province canadienne à majorité francophone, il n’y a pas de tradition philosophique populaire. La philosophie demeure dans sa tour universitaire. Très rares sont les interventions des philosophes québécois dans l’espace public, y compris dans les médias, contrairement, par exemple, à la France. Et plus rares encore sont les bouquins québécois de philosophie en tête des ventes chez nos libraires. Seuls des livres de philosophes étrangers connaissent un certain succès. Bref, l’espace public québécois n’offre pas une terre fertile à la Philosophie.

Article # 59 – La naissance du savoir – Dans la tête des grands scientifiques, Nicolas Martin, Éditions Les Arènes, 2023.

J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq parce qu’il me permet d’en apprendre beaucoup plus sur la pensée scientifique telle que pratiquée par de grands scientifiques. L’auteur, Nicolas Martin, propose une œuvre originale en adressant les mêmes questions, à quelques variantes près, à 17 grands scientifiques.

Article # 60 – Pourquoi est-il impossible d’atteindre l’équilibre entre développement personnel et développement spirituel ou philosophique ?

Cet article répond à ce commentaire lu sur LinkedIn : « L’équilibre entre développement personnel et développement spirituel ou philosophique est indispensable. » Il m’apparaît impossible de viser « L’équilibre entre développement personnel et développement spirituel ou philosophique » et de prétendre que cet équilibre entre les trois disciplines soit « indispensable ». D’une part, le développement personnel est devenu un véritable fourre-tout où l’ivraie et le bon grain se mélangent sans distinction, chacun avançant sa recette à l’aveugle.

Article # 61 – Le commerce extrême de la philosophie avec les « philopreneurs »

En ne s’unissant pas au sein d’une association nationale professionnelle fixant des normes et des standards à l’instar des philosophes consultants ou praticiens en d’autres pays, ceux de la France nous laissent croire qu’ils n’accordent pas à leur disciple tout l’intérêt supérieur qu’elle mérite. Si chacun des philosophes consultants ou praticiens français continuent de s’affairer chacun dans son coin, ils verront leur discipline vite récupérée à mauvais escient par les philopreneurs et la masse des coachs.

Article # 62 – Soigner par la philosophie, En marche – Journal de la Mutualité chrétienne (Belgique)

“ Après les succès d’Épicure 500 vous permettant de faire dix repas par jour sans ballonnements, après Spinoza 200 notre inhibiteur de culpabilité, les laboratoires Laron, vous proposent Philonium 3000 Flash, un médicament révolutionnaire capable d’agir sur n’importe quelle souffrance physique ou mentale?: une huile essentielle d’Heidegger pour une angoisse existentielle, une substance active de Kant pour une douleur morale…. Retrouvez sagesse et vitalité en un instant ”, s’amusaient les chroniqueurs radio de France Inter dans une parodie publicitaire diffusée à l’occasion d’une émission ayant pour thème?: la philosophie peut-elle soigner le corps ?

Article # 63 – Contre le développement personnel. Thierry Jobard, Éditions Rue de l’échiquier, 2021

J’attribue quatre étoiles sur cinq à ce livre. Les lecteurs assidus de mes articles connaissent fort bien ma position plus que défavorable face au développement personnel. À l’instar de Thiery Jobard, je suis contre le développement personnel. Je qualifie le développement personnel d’arnaque extrêmement dangereuse pour ses adeptes et notre société.

D’AUTRES ARTICLES SONT À VENIR

Article # 65 – Développement (im)personnel – Le succès d’une imposture, Julia de Funès, Éditions de l’observatoire/Humensis, 2019

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Article # 65

J’AI LU POUR VOUS

Développement (im)personnel

Le succès d’une imposture

Julia de Funès

Éditions de l’observatoire/Humensis

2019

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Développement (im)personnel

Le succès d’une imposture

Julia de Funès

Éditions de l’observatoire/Humensis

Date de parution : 18/09/2019
Collection : Hors collection
Nombre de pages : 160
ISBN : 979?10?329?0610?1

Présentation

Comment se «?développer?» quand on est sans cesse «?enveloppé?» par des coachs?? Comment le développement serait-il «?personnel?» quand guides et manuels s’adressent à chacun comme à tout autre?? La philosophe Julia de Funès fustige avec délectation les impostures d’une certaine psychologie positive.

«?L’authenticité en 5 leçons?», «?La confiance en soi?: mode d’emploi?», «?Les 10 recettes du bonheur?»… Les librairies sont envahies d’ouvrages qui n’en finissent pas d’exalter l’empire de l’épanouissement personnel. Les coachs, nouveaux vigiles du bien-être, promettent eux aussi sérénité, réussite et joie. À les écouter, il n’y aurait plus de «?malaise dans la civilisation?», mais une osmose radieuse. Nous voici propulsés dans la «?pensée positive?» qui positive plus qu’elle ne pense?! C’est le non-esprit du temps.

Pourquoi le développement personnel, nouvel opium du peuple, rencontre-t-il un tel engouement?? Sur quels ressorts psychologiques et philosophiques prend-il appui?? L’accomplissement de soi ne serait-il pas à rechercher ailleurs que dans ces (im)postures intellectuelles et comportementales??

Pour lutter contre la niaiserie facile et démagogique des charlatans du «?moi?», Julia de Funès propose quelques pépites de grands penseurs. Si la philosophie, âgée de 3?000 ans, est toujours là, c’est qu’en cultivant le point d’interrogation, elle développe l’intelligence de l’homme, fait voler en éclats les clichés et les lourdeurs du balisé, et permet à chacun de mieux affirmer sa pensée et vivre sa liberté. L’esprit n’est jamais mort, la réflexion ne rend pas les armes, une libération est toujours possible?!

Source : Éditions de l’observatoire/Humensis.


Quatrième de couverture

Développement (im)personnel

« L’authenticité en 5 leçons », « La confiance en soi : mode d’emploi », « Les 10 recettes du bonheur »… Les librairies sont envahies d’ouvrages qui n’en finissent pas d’exalter l’empire de l’épanouissement personnel. Nous voici propulsés dans la « pensée positive » qui positive plus qu’elle ne pense ! Comment le développement serait-il « personnel » quand guides et manuels s’adressent à chacun comme à tout autre ?

Pourquoi le développement personnel rencontre-t-il un tel engouement ? Sur quels ressorts psychologiques et philosophiques prend-il appui ? L’accomplissement de soi ne serait-il pas à rechercher ailleurs que dans ces (im)postures intellectuelles et comportementales ?

Pour lutter contre les charlatans du « moi », Julia de Funès les oppose aux grands philosophes qui permettent à chacun de mieux affirmer sa pensée et vivre sa liberté.


Extrait

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Table des matières


Extrait

Introduction

Du déodorant dont la publicité garantit une fraîcheur sans nuage à l’ambiance familiale et champêtre d’une lessive, en passant par la voiture véhiculant une osmose sans cri ni vomi, les écrans affichent un bonheur perpétuel, une euphorie conformiste. Les psychologies positives n’en finissent pas de vanter avec une sympathie solaire, mêlée d’une sottise satis? faite, l’empire de la sérénité, noyant tous les poissons de la négativité et des passions tristes. Les réseaux sociaux débitent des packs de niaiseries confucéennes en série, dans une phraséologie infantile truffée de cli? chés démagogiques. Les entreprises se lancent dans des marathonades de bien?être, plus stéréotypées les unes que les autres. Il n’y a plus de « malaise dans la civilisation », l’épanouissement personnel est devenu le nouvel « opium du peuple ». L’homme n’est plus « un loup pour l’homme », mais un chaton. Le développe? ment personnel et sa horde de desservants épanouis ont évincé Hegel et Freud. Nous devons nager dans une harmonie radieuse. La béatitude est sur pilotage automatique. Nous voilà propulsés dans la « pensée positive », qui positive plus qu’elle ne pense. C’est le non?esprit du temps.

Cette positivité de comptoir édulcore les difficultés et la réalité à l’aide de mots doux et de Soupline langagière. Le réel n’est plus qu’une fonction support. Il faut museler les réalités mauvaises : tristesse, chagrin, angoisse, désespoir, solitude, pleurs, échec, incompétence, différence sont des termes proscrits du langage courant, car ils noircissent la réalité, que la « positive attitude » préfère rose bonbon. Un président français (ironique jusqu’à s’appeler du nom d’un autre pays) souhaitait supprimer du dictionnaire le mot « race », comme si ce mot une fois gommé allait faire disparaître le racisme. Le mot « chien » ne mord pas…, le mot « meurtre » ne tue pas ! Mais la moindre négativité est à bannir. À une négation, on répondra désormais par un horripilant « pas de soucis » pour atténuer le « non », immédiatement perçu comme un refus tranchant dans notre harmonie si duveteuse ; aux personnes « handicapées » nous préférons des « situations de handicap » ; les aveugles deviennent les « non?voyants » ; les petits, des « verticalement contrariés » ; les non? Blancs, des « personnes issues de la diversité » ; les vilains cancres, de géniaux « hyperactifs précoces » et pour tout type de conflits nous avons désormais à notre disposition des « médiateurs », censés atténuer les moindres animosités. En philosophie, cette tendance à privilégier la réalité des mots sur la réalité des choses s’appelle le nomina? lisme. En langage courant, c’est ce que l’on nomme les bons sentiments, comme si positiver les mots allait positiver les choses. À l’opposé du nominalisme et des bons sentiments, nous avons la pensée philosophique réaliste, acte – courageux – de voir et dire le réel en face, de préférer « un réel douloureux à une illusion réconfortante », comme le dit souvent Michel Onfray. La philosophie ne fait l’économie d’aucun péril, en se confrontant à tout ce que la vie peut avoir d’atroce ou de tragique. Elle ne pense pas que le négatif n’existe pas, ou moins que ça, mais que c’est au contraire en nommant les choses qu’on n’ajoute pas au malheur du monde [1]. Or toute négativité doit impérativement se liquéfier dans une société emplie de moralisation béate. Pour les malheureux, les tristes et les désespérés, inutile de râler, de pleurer, de s’effondrer, de vociférer, de critiquer, de se désolidariser de la masse heureuse, mieux vaut?il se faire… suivre (trop inquiétant et psychiatrique), aider (trop faible et inégalitaire), ou accompagner (plus positif et égalitariste, c’est donc ce mot qu’il conviendra d’adopter aujourd’hui en France).

Deux types d’« accompagnement » sont actuellement en vente sur le marché. Les ouvrages de développe? ment personnel, dans lesquels il nous est conseillé de positiver, de gagner en estime de soi et de copiner avec le dalaï?lama : « La Recette du bonheur », « Les Clés de de l’épanouissement », « L’Authenticité : mode d’emploi », « Les 5 blessures qui empêchent de vivre », « Ranger sa maison pour mieux se trouver », « Ne pas contrarier son intestin pour vivre équilibré », « Méditer pour s’apaiser », etc. L’abondance de ces produits ne garantit toutefois pas une grande diversité d’idées, car ces manuels utilisent systématiquement les mêmes rouages rhétoriques. Une fois décelés, il est aisé de comprendre en quoi ces bibles d’épanouissement sont de véritables leurres intellectuels.

Quant au second type d’accompagnateurs, les coachs, ces nouveaux prêtres, à suivre leurs conseils nous gagnerions en « joie », en « paix », en « assurance », en « sérénité », tout comme les candidats essuyant une défaite aux élections s’annoncent toujours « sereins », bien que manifestement furibards.

Si ces artifices et artificiers rencontrent un tel engoue? ment, c’est davantage par l’attrait de leurs promesses et les attentes de personnes assoiffées, que par la rigueur de leur contenu et des aides proposées.

Pourquoi tant d’attentes ? Sur quels ressorts psycho? logiques et philosophiques prennent?ils appui ? Que nous font croire, espérer, convoiter ces modes comportementales et langagières ? Nous tracerons la généalogie du besoin d’épanouissement personnel.

Quelles techniques le développement personnel met?il régulièrement en œuvre ? Nous proposerons une déconstruction philosophique de ces dernières pour ne jamais plus se laisser envoûter par les simulacres d’épanouissement que le développement personnel arbore.

Enfin, quelles idéologies véhicule?t?il insidieusement, et comment s’en libérer ? L’« épanouissement » ne serait?il pas à rechercher ailleurs que dans ces (im)pos? tures intellectuelles et comportementales ? Les grands penseurs nous permettront d’élargir les points de vue, de déverrouiller les grilles de lecture, de déjouer les farces et attrapes, pour oser la difficile liberté d’être soi?même.

Précisons que l’enjeu de ce livre n’est pas d’attaquer les coachs ou tel ou tel auteur de développement personnel cité en particulier, mais de révéler les méthodes rhétoriques utilisées derrière l’efficacité promise, ainsi que les opinions véhiculées sous la pseudo?sagesse affichée. Une vision de l’individu illusoire et culpabilisante en découle, qui loin de libérer les êtres les asservit. Comment libérer l’individu de toutes ces balises comportementales ? Tel est l’enjeu de ce livre.

Le ton parfois effronté de cet ouvrage sera considéré par les ayatollahs de ces pratiques ou charlatans du « moi » comme du mauvais esprit, de l’amalgame facile, du sabotage malveillant ou de la caricature. Reproches classiques lorsqu’on se trouve en mal d’arguments. Rien de tout cela dans ces pages volontairement fidèles aux textes et aux pratiques exercées, condition nécessaire d’un travail critique au sens philosophique du terme. Vous l’aurez compris, il ne s’agit pas de critiquer pour provoquer, mais de déconstruire pour libérer. Aucune libération n’est possible sans questionner les normes de la bien?pensance. C’est au nom de la liberté de l’es? prit qu’un examen philosophique de cet esprit sectaire s’impose…

Source : FUNÈS (de), Julia, Développement (im)personnel – Le succès d’une imposture, Éditions de l’observatoire/Humensis, pp. 7-12 (Format de poche J’AI LU).


Au sujet de Julia de Funès

Julia de Funès, Philosophe, essayiste et conférencière. Source : LinkedIn
Julia de Funès, Docteur en philosophie, essayiste et conférencière. Source : LinkedIn.

Qui est Julia de Funès ?

Julia de Funès est une philosophe et consultante française, petite-fille de l’acteur Louis de Funès et de Jeanne Barthélémy, elle a grandi dans une famille de pilotes de ligne.

Après avoir travaillé dix ans dans les ressources humaines, Julia de Funès a fondé en 2010 Prophil Conseil, un cabinet de conseil en philosophie qui accompagne les entreprises dans leurs réflexions sur les enjeux éthiques et de sens. Elle est également connue pour ses interventions médiatiques, notamment dans l’émission Club Media RH sur BFM Business, ainsi que pour son podcast Atelier Philo.

Julia de Funès est également une auteure prolifique. Elle a écrit plusieurs ouvrages qui ont connu un grand succès, portant sur des sujets variés tels que la philosophie, la gestion des ressources humaines ou encore le développement personnel. Elle a notamment émis des réserves sur cette dernière pratique, considérant que la recherche du bonheur individuel ne devrait pas se faire au détriment de l’intérêt collectif.

Grâce à son expertise et son parcours atypique, Julia de Funès est aujourd’hui reconnue comme une référence dans son domaine. Sa pensée stimulante et sa vision humaniste lui ont valu de nombreuses sollicitations pour des conférences et interventions auprès de grandes entreprises.

Source : OMNES Education.


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Autres livres de Julia de Funès

9791032914557

Le Siècle des égarés, Julia de Funès

9791032903964

La comédie (in)humaine , Nicolas Bouzou et Julia de Funès

9782080253668

Socrate au pays des process

9791022405003_large

Coup de philo…sur les idées réçues, Nadège Duruflé, Julia Funès

9782290168493_large

La vie de bureau ou Comment je suis tombée en Absurdie


Thèse

De l’identité personnelle à l’authenticité : entre représentation et mimétisme
From personal identity to authenticity : between representation and mimetism
par Julia de FUNÈS sous la direction de Maria Michela MARZANO

Thèse de doctorat en Philosophi.

ED 180 Sciences Humaines et Sociales : Cultures, Individus, Sociétés.

Soutenue le lundi 13 novembre 2017 à Sorbonne Paris Cité.

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Revue de presse & Vidéo

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Le développement (im)personnel de Julia de Funès, récension rédigée par Catherine Piraud-Rouet, Journaliste et auteure spécialisée en puériculture et éducation.

« Développement (im)personnel » : stop à la « positivité de comptoir » – L’enjeu de l’ouvrage de la philosophe Julia de Funès n’est pas d’attaquer les coachs ou les auteurs de développement personnel, mais de révéler une vision de l’individu illusoire et culpabilisante, et qui, loin de libérer, asservit. Par Margherita Nasi. Publié le 26 février 2020. Le Monde.

Julia de Funès : ce qui changerait tout sans rien changer


Mon rapport de lecture du livre

Développement (im)personnel

Le succès d’une imposture

Julia de Funès

Éditions de l’observatoire/Humensis, 2019

Dans son livre « Développement (im) personnel, Julia de Funès, docteure en philosophie, soutient que le développement personnel offre la même recette à tous et qu’à ce titre il ne peut donc pas se qualifier sa démarche de « personnel ». Selon ma compréhension, le développement personnel devrait mettre de l’avant un développement personnalisé, c’est-à-dire adapté à chaque individu intéressé pour se targuer d’être personnel.

(…) Peut-on parler de développement personnel ? Comme le développement personnel ne peut-il pas devenir impersonnel en s’adressant à chaque lecteur comme à tout autre ? C’est l’un des grands paradoxes de ce type d’ouvrages prétendant parler du « moi « le plus intime à des milliers de lecteurs !

Source : FUNÈS (de), Julia, Première partie – Le culte de l’épanouissement personnel, 2. Symptômes, Éditions de l’observatoire/Humensis, 2019 (J’ai lu), p. 26.

Je comprends aussi que le développement personnel fait de l’individu le seul et unique responsable de sa vie. Il concentre l’individu sur son Moi. Son anxiété, jusqu’alors sujette en partie du monde dans lequel il vit et en partie de l’autre, n’est plus que sa seule et unique responsabilité. Bref, le développement personnel coupe l’individu du monde et de l’autre.

Puisque le « moi » devient l’unique norme, l’individu devient l’unique responsable de son bonheur ou de son malheur. Aucune autorité autre que l’individu lui?même ne peut venir justifier l’échec ou la réussite de sa vie. Tout réside à l’intérieur même du sujet. C’est donc à l’individu seul d’endosser la responsabilité de son bonheur ou des conflits psychiques internes qui peuvent expliquer ses difficultés à vivre sa propre vie. Si le sujet devient l’unique responsable de sa vie, on comprend alors l’anxiété probable que ce dernier peut ressentir : il n’y a plus de repère transcendant et normatif qui puisse le légitimer ou le culpabiliser, il est seul face au vertige du « sois toi?même ». Il est alors aisé de comprendre le besoin – si actuel – de soutien personnel, d’aides à la performance individuelle et de recettes bonheuristes en tout genre.

Source : FUNÈS (de), Julia, Première partie – Le culte de l’épanouissement personnel, 1. Diagnostic, Éditions de l’observatoire/Humensis, 2019 (J’ai lu), p. 18.

La docteure en philosophie Julia de Funès parle alors de « Narcisse moderne » ou de Narcisse 2.0 »

(…) Aussi l’individu moderne est pensé comme un « Narcisse[1] » au sens où la sphère privée culmine dans tous les domaines de la vie sociale, et où les questions subjectives sont surinvesties par rapport aux enjeux supérieurs au « soi » :

Le narcissisme ne trouve son sens véritable qu’à une échelle historique ; pour l’essentiel il coïncide avec le processus tendanciel conduisant les individus à réduire la charge émotionnelle investie sur la place publique ou les sphères transcendantes et corrélativement à accroître les priorités de la sphère privée.[2]

[ 1 ] Gilles Lipovetsky, L’ère du vide, op. cit. p. 91 – 92 : « Le narcisse ne désigne pas seulement la passion de la connaissance de soi, mais aussi la passion de la révélation intime du moi. »

[ 2 ] Ibid., p. 20.

Source : FUNÈS (de), Julia, Première partie – Le culte de l’épanouissement personnel, 2. Symptômes – Triomphe de l’individu, Éditions de l’observatoire/Humensis, 2019 (J’ai lu), pp. 24-25.

Séduit par le reflet de son image dans l’eau, Narcisse s’y noie. Personnellement, j’utilise la question « Es-tu tombé en amour avec toi-même ? ». Parfois, je dois varier la question :  « Es-tu tombé en amour avec ton corps ? ». Je pose aussi la question « Es-tu tombé en toi-même (comme dans un trou sans fond) ? Toutes ces questions présupposent un moi devenu une cellule d’isolation d’une prison, une cellule de privation de l’autre et du monde. Concentrée sur lui-même et uniquement sur lui-même, un individu ne trouvera pas le bonheur car ce dernier n’est pas soi.

Pensez à une réunion d’ami(e)s autours d’une table jouant aux cartes, ils discutent de tout et de rien, ils rigolent, ils sont HEUREUX dans le don de soi à l’autre, concentrés ailleurs que sur eux-mêmes.

La docteure en philosophie Julia de Funès souligne un fait très important en abordant la question de l’héritage générationnel historique :

(…) Le culte du « moi » suppose en effet que le sens historique décline. Il n’y a plus de sacralisation du passé car l’individu moderne vit moins pour assurer la continuité d’avec ses ancêtres, que pour actualiser sa propre vie. Cela explique l’engouement actuel pour les citations, les proverbes et les ouvrages concernant les bienfaits du temps présent : « profite », « enjoy », entend-on régulièrement.

Source : FUNÈS (de), Julia, Première partie – Le culte de l’épanouissement personnel, 2. Symptômes – Expansion du domaine du « moi », Éditions de l’observatoire/Humensis, 2019 (J’ai lu), p. 29.

Poussé à l’extrême, cette idée implique que le monde est né avec moi. Avant moi, il n’y a rien d’intéressant puisque seul le présent compte. Ce lien de l’individu avec l’Histoire de l’Homme, si précieux dans la transmission de la Sagesse et du Savoir-Faire d’une civilisation à l’autre, d’une génération à l’autre, est brisé. L’individu jette alors de bébé avec l’eau du bain, comme c’est souvent le cas lors de révolution (Tranquille ou violente). J’observe un nombre élevé de jeunes journalistes incapables de remonter au vingtième siècle, au-delà de l’an 2000, dans le traitement de leurs sujets, comme si le monde était né avec eux. L’invitation à se concentrer sur soi et sur soi dans le présent et uniquement dans le présent dépasse largement les limites des discours du développement personnel mais on peut se demander s’ils n’en seraient pas la source d’origine. Un homme déconnecté de son passé, de son histoire, de l’histoire de sa société, de sa civilisation… peinera toujours à être lui-même et réfugiera en lui-même.

La disciple d’hier, censée remettre sur le « bon » chemin les individus, se voit remplacée par le développement des capacités de l’individu. Si tout est désormais du ressort du sujet, c’est à ses capacités qu’il s’en remettre. La question de l’individu souverain n’est plus seulement : « ai-je le droit de faire ceci ou cela ? », mais « suis-je capable de le faire ? » : « Si comme le pensait Freud, l’homme devient névrosé parce qu’il ne peut supporter le degré de renoncement exigé par la société[1] », il devient déprimé par qu’il doit supporter l’illusion que tout lui est possible.[2] » Cette illusion est celle que véhiculent bon nombre de coachs et d’ouvrages de développement personnel.

[ 1 ] Sigmund Freud, Malaise dans la civilisation, PUF, 1986, p. 44

[ 2 ] Alain Ehrenberg, La fatigue d’être soi, op. cit., p. 293.

Source : FUNÈS (de), Julia, Première partie – Le culte de l’épanouissement personnel, 3. Effets indésirables – Incapacité, Éditions de l’observatoire/Humensis, 2019 (J’ai lu), p. 37.

Les coachs on remplacé les prêtres jésuites et les directeurs de conscience jadis à l’œuvre dans la démarche de l’individu. Je me souviens le directeur de conscience qui me fut attribué lors des mes études au Collège de Lévis, une institution privée confessionnelle. Une fois par semaine, chaque étudiant devait rencontrer son directeur de conscience pour une période de 45 minutes. L’expérience me permettait de sortir du cadre familial habituel pour discuter des obstacles sur mon chemin, qu’ils soient spirituels, intellectuels ou sociaux. Dès lors, j’ai pris conscience de l’importance de la réflexion de l’autre dans ma construction, un autre que je préférais et préfère toujours plus âgé en raison de sa plus longue expérience de la vie, quoique des plus jeunes m’ont agréablement surpris tout au long de ma vie.

Mon médecin de famille diagnostiqua un jour un besoin de verbalisation et me référa à une jeune travailleuse sociale. Je lui ai confié que j’avais l’impression de soudainement tombé dans un trou et que cela se produisait depuis toujours. « Tous va bien puis soudain je tombe dans un trou devant moi. Je lui précisa que la seule façon de m’en sortir était de me laisser tomber jusqu’à toucher le fond pour faire un saut avec mes jambes. Elle ma totalement pris par surprise en me demandant : « Pourquoi vous ne faites pas un plus grand pas pour éviter le trou ? ». Quelle bonne idée cette jeune dans la vingtaine venait de servir à un petit vieux dans la soixantaine. Aveuglé par une forte émotion, je tombais dans un trou que je pouvais mettre quelques jours pour toucher le fond. Mais, même aveugle, on peut toujours faire un plus grand pas.

Dans la deuxième partie de son ouvrage, Les réconforts imaginaires, au sous-titre « Un profil type », page 44, la docteure en philosophie Julia de Funès remarque que « Le coach est fort en anecdotes inlassablement rabâchées à grands renforts de bons mots. » N’est-ce ce que je viens de faire ci-dessus en racontant ma consultation avec une travailleuse sociale ? Je crois dans le bienfait de ce partage avec d’autres prime sur la simple anecdote.

Il n’en demeure pas moins que les coachs sont en perpétuel récit anecdotique de leur propre vie pour diriger leurs clients du haut de leur chaire à prêcher. Il n’y a rien que me fâche davantage qu’un coach qui met de l’avant les problèmes qu’il a surmontés (pour devenir coach) et qui ajoute « Suivez mon chemin et vous y arriverez ». Or, ne faut-il pas plutôt inviter l’individu à suivre l’adage « À CHACUN SON CHEMIN » selon sa propre vie et son propre vécu ? J’ai la nette impression que les coachs tentent de formater leurs clients en un modèle faussement à la fois individuel et universel.

L’illusion d’être « psy », sans effort, sans étude, sans concours, avec à la clé un salaire plus consistant que celui d’un jeune médecin ou psychanalyste, voilà ce que permet le coaching. À une réalité difficile et exigeante, beaucoup préfèrent la facilité d’une illusion. Le coaching est à la psychanalyse ce que l’homéopathie est à la médecine. S’il ne vient à personne de se faire opérer par un homéopathe, nombreux son ceux qui laissent pourtant leur esprit entre les mains de coachs peu qualifiés. Le corps aurait-il droit à plus d’égards que l’esprit ? Un esprit bancal serait-il moins regrettable qu’un corps boiteux ? Confions nos consciences fragilisées au « professionnels » de l’esprit humain et non aux amateurs ni aux imposteurs.

Source : FUNÈS (de), Julia, Deuxième partie – Les réconforts imaginaires, 1. Les coach, nouveaux tartuffes – Une frustration à l’origine d’une reconversion, Éditions de l’observatoire/Humensis, 2019 (J’ai lu), pp. 46-47.

L’amateur demeurent toujours en surface de l’océan, dans sa petite chaloupe, à la merci de la houle. Le professionnel dispose d’un sous-marin pour aller dans les profondeurs de l’océan, à la source même du problème.

Les coachs veulent reprogrammer votre cerveau. Un jour, en sortant de la librairie en même temps qu’un autre client, je me dirigeais vers le stationnement pour me rendre compte que nos véhicules étaient côte-à-côte. Dans mon automobile, prêt à partir, j’ai regardé l’autre client, aussi dans son automobile. Il regardait son livre avec un très large sourire, tout heureux de son achat. J’ai pu lire le titre son livre : « Reprogrammez votre cerveau ».


3 livres pour reprogrammer votre cerveau et réussir votre vie

Reprogrammez votre cerveau

Les affirmations positives : reprogrammer son cerveau pour atteindre le bonheur

Reprogrammer son Cerveau Grâce au Pouvoir de l’Écriture

Reprogrammez votre cerveau pour une vie meilleure – Une approche pour obtenir santé, amour, succès, abondance

Reprogrammez votre cerveau avec la PNL. Manuel de programmation neurolinguistique pour maîtriser son cerveau et se surpasser.

Reprogrammez votre cerveau pour le succès: Libérez votre super puissance cérébrale pour obtenir plus d’argent, de santé et d’amour


Les coachs veulent reprogrammer votre cerveau comme s’il s’agissait d’un ordinateur. Ils vous proposent un nouveau système d’exploitation et des logiciels nouveau genre. Ne laissez personne reprogrammer votre cerveau, vos pensées, votre réflexion, votre analyse, votre vie, vos passions, vos désirs, vos souhaits, vos attentes, votre horaire, votre agenda, vos buts, votre potentiel, votre âme, votre cœur et votre esprit, votre conscience, votre inconscient, votre subconscient, vos perceptions, votre schéma de référence, votre objectivité, votre subjectivité, votre « moi », votre personnalité, votre individualité, votre être, vos amours, votre travail, votre vie intime, familiale, sociale et même votre corps… Et cela, pas même si vous souffrez le martyr d’un mal-être dévastateur. Commencer plutôt par un bilan complet chez votre médecin puis dirigez-vous chez un consultant philosophe professionnel, celui ou celle qui dispose d’un sous-marin.

« L’expansion est inversement proportionnelle à la compréhension », disait Hegel à propos de l’universalité des concepts. Plus ils sont vastes, moins ils sont précis. Il en est de même des coachs, qui conseillent sur tout, quelle que soit la nullité du conseiller en matière… Aussi trouverons-nous des coachs diététiciens de 130 kilos, des coachs ayant quitté l’entreprise mais conseillant toutefois ceux qui y son encore, des divorcés conseillers conjugaux, des impuissants sexologues, des pseudo-psy n’ayant jamais fait de psychanalyse eux-mêmes, des coachs de dirigeants n’ayant jamais dirigé, des Super Nanny n’ayant jamais eu d’enfants, des célibataires conseillers matrimoniaux… Les principe de la réflexivité et de non-contradiction (pourtant élémentaire) ne sont visiblement pas enseigné dans la formation (pourtant rudimentaire) au coaching.

Source : FUNÈS (de), Julia, Deuxième partie – Les réconforts imaginaires, 1. Les coach, nouveaux tartuffes – Expansion inversement proportionnelle à la compréhension, Éditions de l’observatoire/Humensis, 2019 (J’ai lu), pp. 53-54.

Certains coachs poussent le bouchon encore plus loin en se référant aux neurosciences.

Les coachs sont fiers de suivre quelques modules de neurosciences pour le gage scientifique qu’ils font mine d’apporter à leur formation légère, sauf que la recherche scientifique se définit non pas la certitude, mais par sa falsifiabilité, sa réfutabilité permanente, selon Karl Popper. Vouloir donner du crédit à un propos ne passe donc pas par l’argument de la certitude scientifique. Si c’est scientifique, ce n’est justement pas certain !

Source : FUNÈS (de), Julia, Troisième partie partie – Comment se libérer des idéologies du développement personnel ?, 6. Idéologie de l’approche analytiques, Éditions de l’observatoire/Humensis, 2019 (J’ai lu), p. 152.

Posez la question « Quel est bénéfice du doute ? » pour évaluer un coach. Et il n’y a qu’une seule réponse possible. Et n’oubliez pas que la connaissance scientifique se bâtit sur la destruction du déjà-su. Grattez ici avec votre souris pour voir la réponse :

Le bénéfice du doute, c’est la
certitude jusqu’à ce qu’un nouveau doute la remette en question.

Le doute, c’est bien ce dont redoute le plus souvent les coachs. Ils ne veulent pas que vous doutiez, que vous ayez des doutes. Ils prêchent la certitude. Il vous faut être absolument certains de vous (et de lui) pour que ça marche.


À ma lecture des dernières pages du livre, j’ai laissé en marge quelques « Non » en guise de désapprobation de ma part.

La docteure en philosophie Julia de Funès écrit, en se référent à Henri Bergson (La Pensée et le Mouvant, Flammarion, 2014) :

Le « moi » profond, notre personnalité la plus intime, est « la mélodie ininterrompue de notre vie intérieure.

Source : FUNÈS (de), Julia, Troisième partie partie – Comment se libérer des idéologies du développement personnel ?, 6. Idéologie de l’approche analytiques – Déconstruction : le réductionnisme des outils analytiques, Éditions de l’observatoire/Humensis, 2019 (J’ai lu), p. 154.

Je saurais pas associer le « moi » à la « personnalité » même dite « la plus intime ». La personnalité, tout au long de ma vie, me fut présentée uniquement comme une enveloppe. J’ai épousé cette idée puisque les tests dits de personnalité ne font en rien état du « moi », de l’intérieur de « moi ».

La différence d’une personne à l’autre tient de la personnalité perçue par l’autre. Or, la vie intérieure ne saurait être sujet de perception par l’autre. Je perçois la personne dans sa personnalité, dans sa différence d’avec toutes les autres personnes.

À ma compréhension, le « moi » est davantage un lieu intérieur, un lieu de vie intérieure, imperceptible, pas plus que la conscience ne l’est.


* * * * *

Je vous recommande grandement la lecture du livre DEVELOPPEMENT (IM)PERSONNEL – LE SUCCÈS D’UNE IMPOSTURE de la docteure en philosophie JULIA DE FUNÈS paru chez Éditions de l’observatoire/Humensis en 2019 (J’ai lu). J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq.


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Articles du dossier

Article # 1 : Introduction

Témoignage de ma recherche personnelle au sujet de la philothérapie (philosophie + thérapie) ou, si vous préférez, de la pratique de la philosophie en clinique. Il s’agit de consultation individuel ou de groupe offert par un philosophe praticien pour nous venir en aide. Elle se distingue de la « psychothérapie » (psychologie + thérapie) en ce qu’elle utilise des ressources et des procédés et poursuit de objectifs propres à la philosophie. On peut aussi parler de « philosophie appliquée ».

Article # 2 : Mise en garde contre le copinage entre la philosophie et la psychologie

La philothérapie gagne lentement mais sûrement en popularité grâce à des publications de plus en plus accessibles au grand public (voir l’Introduction de ce dossier).

L’un des titres tout en haut de la liste s’intitule « Platon, pas Prozac! » signé par Lou Marinoff paru en français en l’an 2000 aux Éditions Logiques. Ce livre m’a ouvert à la philothérapie.

L’auteur est professeur de philosophie au City College de New York, fondateur de l’Association américaine des praticiens de la philosophie (American Philosophical Practitioners Association) et auteurs de plusieurs livres.

Article # 3 : Philothérapie – Libérez-vous par la philosophie, Nathanaël Masselot, Les Éditions de l’Opportun

Présentation du livre Philothérapie – Libérez-vous par la philosophie suivie de mes commentaires de lecture.

Article # 4 : Sur le divan d’un philosophe – La consultation philosophie : une nouvelle démarche pour se connaître, changer de perspective, repenser sa vie. Jean-Eudes Arnoux, Éditions Favre

Présentation du livre Sur le divan d’un philosophe – La consultation philosophie : une nouvelle démarche pour se connaître, changer de perspective, repenser sa vie suivie de mes commentaires de lecture.

Article # 5 : Philosopher pour se retrouver – La pratique de la philo pour devenir libre et oser être vrai, Laurence Bouchet, Éditions Marabout

Cet article présente et relate ma lecture du livre « Philosopher pour se retrouver – La pratique de la philo pour devenir libre et oser être vrai », de Laurence Bouchet aux Éditions Marabout. Malheureusement ce livre n’est plus disponible à la vente tel que mentionné sur le site web de l’éditeur. Heureusement on peut encore le trouver et l’acheter dans différentes librairies en ligne.

Article # 6 : Une danse dangereuse avec le philothérapeute Patrick Sorrel

Cet article se penche sur l’offre du philothérapeute Patrick Sorrel.

Article # 7 : La consultation philosophique – L’art d’éclairer l’existence, Eugénie Vegleris

Le livre « La consultation philosophique – L’art d’éclairer l’existence » de Madame Eugénie Vegleris aux Éditions Eyrolles se classe en tête de ma liste des meilleurs essais que j’ai lu à ce jour au sujet de la « philothérapie ».

Article # 8 : Guérir la vie par la philosophie, Laurence Devillairs, Presses universitaires de France

À ce jour, tous les livres dont j’ai fait rapport de ma lecture dans ce dossier sont l’œuvre de philosophes consultants témoignant de leurs pratiques fondées sur le dialogue. Le livre « Guérir la vie par la philosophie » de Laurence Devillairs aux Presses universitaires de France (PUF) diffère des précédents parce que l’auteure offre à ses lecteurs une aide direct à la réflexion sur différents thèmes.

Article # 9 : Du bien-être au marché du malaise – La société du développement personnel – par Nicolas Marquis aux Presses universitaires de France

J’ai lu ce livre à reculons. J’ai appliqué les feins dès les premières pages. L’objectivité sociologique de l’auteur m’a déplu. Ce livre présente aux lecteurs des observations, que des observations. L’auteur n’en tire aucune conclusion.

Article # 10 : Happycratie : comment l’industrie du bonheur a pris le contrôle de nos vies, Eva Illouz et Edgar Cabanas, Premier Parallèle, 2018

J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq parce qu’il m’a révélé les coulisses de la quête du bonheur au cœur de notre société néo-libérale. Je savais que cette obsession du bonheur circulait au sein de la population, notamment par le biais des coach de vie et des agents de développement personnel, mais je n’aurais jamais imaginé qu’elle cachait une véritable industrie soutenue par une idéologie psychologisante. Jusque-là, je ne connaissais de cette industrie que le commerce des livres et la montée en puissance des coachs de vie dédiés à la recherche du bonheur.

Article # 11 : La consultation philosophique, Oscar Brenifier, Éditions Alcofribas, 2020

J’ai adoré ce livre. Il est dense, très dense. On ne peut pas le lire comme un roman. Me voici enfin devant un auteur qui dit tout, où, quand, comment il observe, comment il pense, comment il chemine, comment il voit, comment il entend, comment il anticipe, comment il tire ses conclusions… Bref, un auteur qui expose son propre système de pensée dans un essai plus que formateur pour le nôtre.

Article # 12 : Fin du chapitre : Oscar Brenifier, philosophe praticien

La lecture du livre «La consultation philosophique» signé par le philosophe praticien Oscar Brenifier (voir article #11 de notre dossier «Consulter un philosophe – Quand la philosophie nous aide») nous apprend qu’il adresse un document à ses clients potentiels. J’ai écrit à monsieur Brenifier pour lui demander s’il pouvait me faire parvenir ce document.

Article # 13 : La philo-thérapie, Éric Suárez, Éditions Eyrolles, 2007

Cet article présente et relate ma lecture du livre du «La philo-thérapie» de Éric Suárez, Docteur en philosophie de l’Université Laval (Québec), philosophe praticien (Lausanne), publié en 2007 aux Éditions Eyrolles. Ce livre traite de la consultation philosophique ou, si vous préférez, de la philo-thérapie, d’un point de vue pratique. En fait, il s’agit d’un guide pour le lecteur intéressé à acquérir sa propre approche du philosopher pour son bénéfice personnel. Éric Suárez rassemble dans son ouvrage vingt exemples de consultation philosophiques regroupés sous cinq grands thèmes : L’amour, L’image de soi, La famille, Le travail et le Deuil.

Article # 14 : Comment choisir son philosophe ? Guide de première urgence à l’usage des angoissés métaphysiques, Oreste Saint-Drôme avec le renfort de Frédéric Pagès, La Découverte, 2000

Ce livre se caractérise par l’humour de son auteur et se révèle ainsi très aisé à lire. D’ailleurs l’éditeur nous prédispose au caractère divertissant de ce livre en quatrième de couverture : «Étudier in extenso la pensée des grands théoriciens et en extraire un mode de réflexion agissant est une mission impossible pour l’honnête homme/femme. C’est pourquoi l’auteur de cet ouvrage aussi divertissant que sérieux propose des voies surprenantes au premier abord, mais qui se révèlent fort praticables à l’usage. L’une passe par la rencontre avec la vie et la personnalité du philosophe : la voie des affinités électives».

Article # 15 : La philosophie comme manière de vivre, Pierre Habot, Entretiens avec Jeanne Cartier et Arnold I Davidson, Le livre de poche – Biblio essais, Albin Michel, 2001

Référencé par un auteur à mon programme de lecture, le livre «La philosophie comme manière de vivre» m’a paru important à lire. Avec un titre aussi accrocheur, je me devais de pousser plus loin ma curiosité. Je ne connaissais pas l’auteur Pierre Hadot : «Pierre Hadot (né à Paris, le 21 février 1922, et mort à Orsay, le 24 avril 20101) est un philosophe, historien et philologue français, spécialiste de l’Antiquité, profond connaisseur de la période hellénistique et en particulier du néoplatonisme et de Plotin. Pierre Hadot est l’auteur d’une œuvre développée notamment autour de la notion d’exercice spirituel et de la philosophie comme manière de vivre.» (Source : Wikipédia)

Article # 16 : La philosophie, un art de vivre de vivre, Collectif sous la direction de Jean-François Buisson, Les Éditions Cabédita, 2021

Jeanne Hersch, éminente philosophe genevoise, constate une autre rupture encore, celle entre le langage et la réalité : « Par-delà l’expression verbale, il n’y a pas de réalité et, par conséquent, les problèmes ont cessé de se poser (…). Dans notre société occidentale, l’homme cultivé vit la plus grande partie de sa vie dans le langage. Le résultat est qu’il prend l’expression par le langage pour la vie même. » (L’étonnement philosophique, Jeanne Hersch, Éd. Gallimard.) / On comprend par là qu’aujourd’hui l’exercice du langage se suffit à lui-même et que, par conséquent, la philosophie se soit déconnectée des problèmes de la vie quotidienne.» Source : La philosophie, un art de vivre, Collectif sous la direction de Jean-François Buisson, Les Éditions Cabédita, 2021, Préface,  p. 9.

Article # 17 : Socrate à l’agora : que peut la parole philosophique ?, Collectif sous la direction de Mieke de Moor, Éditions Vrin, 2017

J’ai trouvé mon bonheur dès l’Avant-propos de ce livre : «Laura Candiotto, en insistant sur le rôle joué par les émotions dans le dialogue socratique ancien et sur l’horizon éthique de celui-ci, vise à justifier théoriquement un «dialogue socratique intégral», c’est-à-dire une pratique du dialogue socratique qui prend en compte des émotions pour la connaissance.» Enfin, ai-je pensé, il ne s’agit plus de réprimer les émotions au profit de la raison mais de les respecter dans la pratique du dialogue socratique. Wow ! Je suis réconforté à la suite de ma lecture et de mon expérience avec Oscar Brenifier dont j’ai témoigné dans les articles 11 et 12 de ce dossier.

Article # 18 : La philosophie, c’est la vie – Réponses aux grandes et aux petites questions de l’existence, Lou Marinoff, La table ronde, 2004

Lou Marinoff occupe le devant de la scène mondiale de la consultation philosophique depuis la parution de son livre PLATON, PAS PROJAC! en 1999 et devenu presque’intantément un succès de vente. Je l’ai lu dès sa publication avec beaucoup d’intérêt. Ce livre a marqué un tournant dans mon rapport à la philosophie. Aujourd’hui traduit en 27 langues, ce livre est devenu la bible du conseil philosophique partout sur la planète. Le livre dont nous parlons dans cet article, «  La philosophie, c’est la vie – Réponses aux grandes et aux petites questions de l’existence », est l’une des 13 traductions du titre original « The Big Questions – How Philosophy Can Change Your Life » paru en 2003.

Article # 19 : S’aider soi-même – Une psychothérapie par la raison, Lucien Auger, Les Éditions de l’Homme

J’ai acheté et lu « S’aider soi-même » de Lucien Auger parce qu’il fait appel à la raison : « Une psychothérapie par la raison ». Les lecteurs des articles de ce dossier savent que je priorise d’abord et avant tout la philothérapie en place et lieu de la psychothérapie. Mais cette affiliation à la raison dans un livre de psychothérapie m’a intrigué. D’emblée, je me suis dit que la psychologie tentait ici une récupération d’un sujet normalement associé à la philosophie. J’ai accepté le compromis sur la base du statut de l’auteur : « Philosophe, psychologue et professeur ». « Il est également titulaire de deux doctorats, l’un en philosophie et l’autre en psychologie » précise Wikipédia. Lucien Auger était un adepte de la psychothérapie émotivo-rationnelle créée par le Dr Albert Ellis, psychologue américain. Cette méthode trouve son origine chez les stoïciens dans l’antiquité.

Article # 20 (1/2) : Penser par soi-même – Initiation à la philosophie, Michel Tozzi, Chronique sociale

J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq et je peux même en rajouter une de plus, une sixième, pour souligner son importance et sa pertinence. Il faut le lire absolument ! Je le recommande à tous car il nous faut tous sortir de ce monde où l’opinion règne en roi et maître sur nos pensées.

Article # 20 (2/2) : Penser par soi-même – Initiation à la philosophie, Michel Tozzi, Chronique sociale

Dans la première partie de ce rapport de lecture du livre « Penser par soi-même – Initiation à la philosophie » de Michel Tozzi, je vous recommandais fortement la lecture de ce livre : « J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq et je peux même en rajouter une de plus, une sixième, pour souligner son importance et sa pertinence. Il faut le lire absolument ! Je le recommande à tous car il nous faut tous sortir de ce monde où l’opinion règne en roi et maître sur nos pensées.» Je suis dans l’obligation d’ajouter cette deuxième partie à mon rapport de lecture de ce livre en raison de ma relecture des chapitres 6 et suivants en raison de quelques affirmations de l’auteur en contradiction avec ma conception de la philosophie.

Article # 21 – Agir et penser comme Nietzsche, Nathanaël Masselot, Les Éditions de l’Opportun

J’accorde au livre Agir et penser comme Nietzsche de Nathanaël Masselot cinq étoiles sur cinq. Aussi facile à lire qu’à comprendre, ce livre offre aux lecteurs une excellente vulgarisation de la philosophie de Friedricha Wilhelm Nietzsche. On ne peut pas passer sous silence l’originalité et la créativité de l’auteur dans son invitation à parcourir son œuvre en traçant notre propre chemin suivant les thèmes qui nous interpellent.

Article # 22 – La faiblesse du vrai, Myriam Revault d’Allones, Seuil

Tout commence avec une entrevue de Myriam Revault d’Allonnes au sujet de son livre LA FAIBLESSE DU VRAI à l’antenne de la radio et Radio-Canada dans le cadre de l’émission Plus on de fous, plus on lit. Frappé par le titre du livre, j’oublierai le propos de l’auteur pour en faire la commande à mon libraire.

Article # 23 – Pour une philothérapie balisée

Le développement personnel fourmille de personnes de tout acabit qui se sont improvisées conseillers, coachs, thérapeutes, conférenciers, essayistes, formateurs… et auxquelles s’ajoutent des praticiens issus des fausses sciences, notamment, divinatoires et occultes, des médecines et des thérapies alternatives. Bref, le développement personnel attire toute sorte de monde tirant dans toutes les directions.

Article # 24 – Comment nous pensons, John Dewey, Les empêcheurs de penser en rond / Seuil

Je n’aime pas cette traduction française du livre How we think de John Dewey. « Traduit de l’anglais (États-Unis) par Ovide Decroly », Comment nous pensons parait aux Éditions Les empêcheurs de penser en rond / Seuil en 2004. – Le principal point d’appui de mon aversion pour traduction française repose sur le fait que le mot anglais « belief » est traduit par « opinion », une faute majeure impardonnable dans un livre de philosophie, et ce, dès les premiers paragraphes du premier chapitre « Qu’entend-on par penser ? »

Article # 25 – Une philothérapie libre axée sur nos besoins et nos croyances avec Patrick Sorrel

Hier j’ai assisté la conférence Devenir philothérapeute : une conférence de Patrick Sorrel. J’ai beaucoup aimé le conférencier et ses propos. J’ai déjà critiqué l’offre de ce philothérapeute. À la suite de conférence d’hier, j’ai changé d’idée puisque je comprends la référence de Patrick Sorrel au «système de croyance». Il affirme que le «système de croyance» est une autre expression pour le «système de penser». Ce faisant, toute pensée est aussi une croyance.

Article # 26 – Une pratique philosophique sans cœur

J’éprouve un malaise face à la pratique philosophique ayant pour objectif de faire prendre conscience aux gens de leur ignorance, soit le but poursuivi par Socrate. Conduire un dialogue avec une personne avec l’intention inavouée de lui faire prendre conscience qu’elle est ignorante des choses de la vie et de sa vie repose sur un présupposé (Ce qui est supposé et non exposé dans un énoncé, Le Robert), celui à l’effet que la personne ne sait rien sur le sens des choses avant même de dialoguer avec elle. On peut aussi parler d’un préjugé philosophique.

Article # 27 – Êtes-vous prisonnier de vos opinions ?

Si votre opinion est faite et que vous n’êtes pas capable d’en déroger, vous êtes prisonnier de votre opinion. Si votre opinion est faite et que vous êtes ouvert à son évolution ou prêt à l’abandonner pour une autre, vous êtes prisonnier de l’opinion. Si votre opinion compte davantage en valeur et en vérité que les faits, vous êtes prisonnier de vos opinions. Si votre opinion est la seule manière d’exprimer vos connaissances, vous êtes prisonnier de vos opinions. Si vous pensez que l’opinion est le seul résultat de votre faculté de penser, vous êtes prisonnier de vos opinions. Si vous prenez vos opinion pour vraies, vous êtes prisonnier de vos opinions.

Article # 28 – La pratique philosophique – Une méthode contemporaine pour mettre la sagesse au service de votre bien-être, Jérôme Lecoq, Eyrolles, 2014

J’ai mis beaucoup de temps à me décider à lire « La pratique philosophique » de Jérôme Lecoq. L’auteur est un émule d’Oscar Brenifier, un autre praticien philosophe. J’ai vécu l’enfer lors de mes consultations philosophiques avec Oscar Brenifier. Ainsi toute association de près ou de loin avec Oscar Brenifier m’incite à la plus grande des prudences. Jérôme Lecoq souligne l’apport d’Oscar Brenifier dans les Remerciements en première page de son livre « La pratique philosophique ».

Article # 29 – Je sais parce que je connais

Quelle est la différence entre « savoir » et « connaissance » ? J’exprime cette différence dans l’expression « Je sais parce que je connais ». Ainsi, le savoir est fruit de la connaissance. Voici quatre explications en réponse à la question « Quelle est la différence entre savoir et connaissance ? ».

Article # 30 – Les styles interpersonnels selon Larry Wilson

J’ai décidé de publier les informations au sujet des styles interpersonnels selon Larry Wilson parce que je me soucie beaucoup de l’approche de la personne en consultation philosophique. Il m’apparaît important de déterminer, dès le début de la séance de philothérapie, le style interpersonnel de la personne. Il s’agit de respecter la personnalité de la personne plutôt que de la réprimer comme le font les praticiens socratiques dogmatiques. J’ai expérimenté la mise en œuvre de ces styles inter-personnels avec succès.

Article # 31 – La confiance en soi – Une philosophie, Charles Pépin, Allary Éditions, 2018

Le livre « La confiance en soi – Une philosophie » de Charles Pépin se lit avec une grande aisance. Le sujet, habituellement dévolue à la psychologie, nous propose une philosophie de la confiance. Sous entendu, la philosophie peut s’appliquer à tous les sujets concernant notre bien-être avec sa propre perspective.

Article # 32 – Les émotions en philothérapie

J’ai vécu une sévère répression de mes émotions lors deux consultations philosophiques personnelles animées par un philosophe praticien dogmatique de la méthode inventée par Socrate. J’ai témoigné de cette expérience dans deux de mes articles précédents dans ce dossier.

Article # 33 – Chanson « Le voyage » par Raôul Duguay, poète, chanteur, philosophe, peintre… bref, omnicréateur québécois

Vouloir savoir être au pouvoir de soi est l’ultime avoir / Le voyage / Il n’y a de repos que pour celui qui cherche / Il n’y a de repos que pour celui qui trouve / Tout est toujours à recommencer

Article # 34 – « Ah ! Là je comprends » ou quand la pensée se fait révélation

Que se passe-t-il dans notre système de pensée lorsque nous nous exclamons « Ah ! Là je comprends » ? Soit nous avons eu une pensée qui vient finalement nous permettre de comprendre quelque chose. Soit une personne vient de nous expliquer quelque chose d’une façon telle que nous la comprenons enfin. Dans le deux cas, il s’agit d’une révélation à la suite d’une explication.

Article # 35 – La lumière entre par les failles

Âgé de 15 ans, je réservais mes dimanches soirs à mes devoirs scolaires. Puis j’écoutais l’émission Par quatre chemins animée par Jacques Languirand diffusée à l’antenne de la radio de Radio-Canada de 20h00 à 22h00. L’un de ces dimanches, j’ai entendu monsieur Languirand dire à son micro : « La lumière entre par les failles».

Article # 36 – Les biais cognitifs et la philothérapie

Le succès d’une consultation philosophique (philothérapie) repose en partie sur la prise en compte des biais cognitifs, même si ces derniers relèvent avant tout de la psychologie (thérapie cognitive). Une application dogmatique du dialogue socratique passe outre les biais cognitifs, ce qui augmente les risques d’échec.

Article # 37 – L’impossible pleine conscience

Depuis mon adolescence, il y a plus de 50 ans, je pense qu’il est impossible à l’Homme d’avoir une conscience pleine et entière de soi et du monde parce qu’il ne la supporterait pas et mourrait sur le champ. Avoir une pleine conscience de tout ce qui se passe sur Terre et dans tout l’Univers conduirait à une surchauffe mortelle de notre corps. Il en va de même avec une pleine conscience de soi et de son corps.

Article # 38 – Verbalisation à outrance : «Je ne suis pas la poubelle de tes pensées instantanées.»

Le Dr Jean-Christophe Seznec, psychiatre français, a été interrogé par la journaliste Pascale Senk du quotidien Le Figaro au sujet de son livre Savoir se taire, savoir parler, coécrit avec Laurent Carouana et paru en 2017. Le titre de l’article a retenu mon attention : Psychologie: «il faut sortir de l’hystérie de la parole».

Article # 39 – Comment dialoguer de manière constructive ? par Julien Lecomte, Philosophie, médias et société

Reproduction de l’article « Comment dialoguer de manière constructive ? », un texte de Julien Lecomte publié sur son site web PHILOSOPHIE, MÉDIAS ET SOCIÉTÉ. https://www.philomedia.be/. Echanger sur des sujets de fond est une de mes passions. Cela fait plusieurs années que je m’interroge sur les moyens de faire progresser la connaissance, d’apprendre de nouvelles choses. Dans cet article, je reviens sur le cheminement qui m’anime depuis tout ce temps, pour ensuite donner des pistes sur les manières de le mettre en pratique concrètement.

Article # 40 – Le récit d’initiation en spirale

Dans le récit initiatique, il s’agit de partir du point A pour aller au point B afin que le lecteur ou l’auditeur chemine dans sa pensée vers une révélation permettant une meilleure compréhension de lui-même et/ou du monde. La référence à la spirale indique une progression dans le récit où l’on revient sur le même sujet en l’élargissant de plus en plus de façon à guider la pensée vers une nouvelle prise de conscience. Souvent, l’auteur commence son récit en abordant un sujet d’intérêt personnel (point A) pour évoluer vers son vis-à-vis universel (point B). L’auteur peut aussi se référer à un personnage dont il fait évoluer la pensée.

Article # 41 – La philothérapie – Un état des lieux par Serge-André Guay, Observatoire québécois de la philothérapie

Cet article présente un état des lieux de la philothérapie (consultation philosophique) en Europe et en Amérique du Nord. Après un bref historique, l’auteur se penche sur les pratiques et les débats en cours. Il analyse les différentes publications, conférences et offres de services des philosophes consultants.

Article # 42 – L’erreur de Descartes, Antonio Damasio, Odile Jacob, 1995

J’ai découvert le livre « L’erreur de Descartes » du neuropsychologue Antonio R. Damasio à la lecture d’un autre livre : L’intelligence émotionnelle de Daniel Goleman. L’édition originale de ce livre est parue en 1995 en anglais et j’ai lu la traduction française à l’été 1998 parue un an auparavant chez Robert Laffont. Diplômé de l’université Harvard et docteur en psychologie clinique et développement personnel, puis journaliste au New York Times, où il suit particulièrement les sciences du comportement, Daniel Goleman nous informe dans son livre « L’intelligence émotionnel » au sujet de la découverte spectaculaire pour ne pas dire révolutionnaire de Antonio R. Damasio à l’effet que la raison a toujours besoin d’un coup des émotions pour prendre des décisions. Jusque-là, il était coutume de soutenir que les émotions perturbaient la raison, d’où l’idée de les contrôler.

Article # 43 – Éloge de la pratique philosophique, Sophie Geoffrion, Éditions Uppr, 2018

Ma lecture du livre ÉLOGE DE LA PRATIQUE PHILOSOPHIQUE de la philosophe praticienne SOPHIE GEOFFRION fut agréable et fort utile. Enfin, un ouvrage court ou concis (le texte occupe 65 des 96 pages du livre), très bien écrit, qui va droit au but. La clarté des explications nous implique dans la compréhension de la pratique philosophique. Bref, voilà un éloge bien réussi. Merci madame Geoffrion de me l’avoir fait parvenir.

Article # 44 – Consultation philosophique : s’attarder à l’opinion ou au système de pensée ?

Dans cet article, je m’interroge à savoir la consultation philosophique doit s’attarder à l’opinion ou au système pensée du client. OPINION – Le philosophe praticien cible l’opinion de son client en vue de démontrer l’ignorance sur laquelle elle repose et, par conséquent, l’absence de valeur de vérité qu’elle recèle. Cette pratique repose sur le « questionnement philosophique ».

Article # 45 – Sentir et savoir – Une nouvelle théorie de la conscience, Antonio Damasio, Éditions Odile Jacob

Dans son livre « Sentir et savoir », Antonio Damasio propose « Une nouvelle théorie de la conscience ». Il démontre que la conscience ne peut pas exister sans le corps. Il identifie dans le corps la capacité de sentir comme préalable à la conscience.

Article # 46 – Dépression et philosophie : Du mal du siècle au mal de ce siècle, Robert Redeker, Editions Pleins Feux, 2007

Un si petit livre, seulement 46 pages et en format réduit, mais tellement informatif. Une preuve de plus qu’il ne faut se fier aux apparences. Un livre signé ROBERT REDEKER, agrégé de philosophie originaire de la France, connaît fort bien le sujet en titre de son œuvre : DÉPRESSION ET PHILOSOPHIE.

Article # 47 – Savoir se taire, savoir parler, Dr Jean-Christophe Seznec et Laurent Carouana, InterÉditions, 2017

La plupart des intervenants en psychologie affirment des choses. Ils soutiennent «C’est comme ceci» ou «Vous êtes comme cela». Le lecteur a le choix de croire ou de ne pas croire ce que disent et écrivent les psychologues et psychiatres. Nous ne sommes pas invités à réfléchir, à remettre en cause les propos des professionnels de la psychologie, pour bâtir notre propre psychologie. Le lecteur peut se reconnaître ou pas dans ces affirmations, souvent catégoriques. Enfin, ces affirmations s’apparentent à des jugements. Le livre Savoir se taire, savoir dire de Jean-Christophe Seznec et Laurent Carouana ne fait pas exception.

Article # 48 – Penser sa vie – Une introduction à la philosophie, Fernando Savater, Éditions du Seuil, 2000

Chapitre 1 – La mort pour commencer – Contrairement au philosophe Fernando Savater dans PENSER SA VIE – UNE INTRODUCTION À LA PHILOSOPHIE, je ne définie pas la vie en relation avec la mort, avec son contraire. Je réfléchie et je parle souvent de la mort car il s’agit de l’un de mes sujets préféré depuis mon adolescence. Certaines personnes de mon entourage pensent et affirment que si je parle aussi souvent de la mort, c’est parce que j’ai peur de mourir. Or, je n’ai aucune peur de la mort, de ma mort, de celles de mes proches. Je m’inquiète plutôt des conséquences de la mort sur ceux et celles qui restent, y compris sur moi-même.

Article # 49 – Pourquoi avons-nous des couleurs de peau et des physiques si différents ?

À la lumière du documentaire LE SOLEIL ET DES HOMMES, notamment l’extrait vidéo ci-dessus, je ne crois plus au concept de race. Les différences physiques entre les hommes découlent de l’évolution naturelle et conséquente de nos lointains ancêtres sous l’influence du soleil et de la nature terrestre, et non pas du désir du soleil et de la nature de créer des races. On sait déjà que les races et le concept même de race furent inventés par l’homme en se basant sur nos différences physiques. J’abandonne donc la définition de « race » selon des critères morphologiques…

Article # 50 – Extrait du mémoire de maîtrise «Formation de l’esprit critique et société de consommation» par Stéphanie Déziel

Dans le cadre de notre dossier « Consulter un philosophe », la publication d’un extrait du mémoire de maîtrise « Formation de l’esprit critique et société de consommation » de Stéphanie Déziel s’impose en raison de sa pertinence. Ce mémoire nous aide à comprendre l’importance de l’esprit critique appliqué à la société de consommation dans laquelle évoluent, non seule les jeunes, mais l’ensemble de la population.

Article # 51 – « En fait, c’est dans son incertitude même que réside largement la valeur de la philosophie. » Bertrand Russell

Je reproduis ci-dessous une citation bien connue sur le web au sujet de « la valeur de la philosophie » tirée du livre « Problèmes de philosophie » signé par Bertrand Russell en 1912. Mathématicien, logicien, philosophe, épistémologue, homme politique et moraliste britannique, Bertrand Russell soutient que la valeur de la philosophie réside dans son incertitude. À la suite de cette citation, vous trouverez le texte de Caroline Vincent, professeur de philosophie et auteure du site web « Apprendre la philosophie » et celui de Gabriel Gay-Para tiré se son site web ggpphilo. Des informations tirées de l’Encyclopédie Wikipédia au sujet de Bertrand Russell et du livre « Problèmes de philosophie » et mon commentaire complètent cet article.

Article # 52 – Socrate et la formation de l’esprit critique par Stéphanie Déziel

Passez donc sans vous arrêter, amis, au milieu des Marchands de Sommeil; et, s’ils vous arrêtent, répondez-leur que vous ne cherchez ni un système ni un lit. Ne vous lassez pas d’examiner et de comprendre. (…) Lisez, écoutez, discutez, jugez; ne craignez pas d’ébranler des systèmes; marchez sur des ruines, restez enfants. (…) Socrate vous a paru un mauvais maître. Mais vous êtes revenus à lui; vous avez compris, en l’écoutant, que la pensée ne se mesure pas à l’aune, et que les conclusions ne sont pas l’important; restez éveillés, tel est le but. Les Marchands de Sommeil de ce temps-là tuèrent Socrate, mais Socrate n’est point mort; partout où des hommes libres discutent, Socrate vient s’asseoir, en souriant, le doigt sur la bouche. Socrate n’est point mort; Socrate n’est point vieux. (…) – Alain, (Emile Charrier), Vigiles de l’esprit.

Article # 53 – J’ai un problème avec la vérité

Tout au long de ma vie, j’ai vu la vérité malmenée, tassée d’un bord puis de l’autre, devenir une propriété personnelle (ma vérité — ta vérité — à chacun sa vérité), tantôt objet de monopôle, tantôt reconnue, tantôt niée et reniée… Ah ! La vérité. Quel chaos ! Je me demande depuis longtemps pourquoi la vérité, si elle existe, ne triomphe pas à tout coup, pourquoi elle ne s’impose à tous d’elle-même. Contestée de toutes parts, la vérité, si elle existe, n’a d’intérêt que pour l’opinion qu’on en a et les débats qui s’ensuivent. On va jusqu’à donner à la vérité une mauvaise réputation eu égard à son influence néfaste sur la société et les civilisations. Et que dire de toutes ces croyances qui se prennent pour la vérité ? Et c’est sans compter l’observation récente à l’effet que nous venons d’entrer dans une « ère de post-vérité ».

Article # 54 – Petit manuel philosophique à l’intention des grands émotifs, Iaria Gaspard, Presses Universitaires de France, 2022

J’accorde à ce livre trois étoiles sur cinq. Le titre « Petit manuel philosophique à l’intention des grands émotifs » a attiré mon attention. Et ce passage du texte en quatrième de couverture m’a séduit : «En proposant une voyage philosophique à travers l’histoire des émotions, Iaria Gaspari bouscule les préjugés sur notre vie émotionnelle et nous invite à ne plus percevoir nos d’états d’âme comme des contrainte ». J’ai décidé de commander et de lire ce livre. Les premières pages m’ont déçu. Et les suivantes aussi. Rendu à la moitié du livre, je me suis rendu à l’évidence qu’il s’agissait d’un témoignage de l’auteure, un témoignage très personnelle de ses propres difficultés avec ses émotions. Je ne m’y attendais pas, d’où ma déception. Je rien contre de tels témoignages personnels qu’ils mettent en cause la philosophie, la psychologie, la religion ou d’autres disciplines. Cependant, je préfère et de loin lorsque l’auteur demeure dans une position d’observateur alors que son analyse se veut la plus objective possible.

Article # 55 – Savoir, connaissance, opinion, croyance

Tout repose sur le Savoir. L’expérience personnelle et/ou professionnelle qu’on fait du Savoir, après en avoir pris conscience, se retrouve à la base des Connaissances que nous possédons. Les Opinions expriment des Jugements des connaissances et inspirent souvent les Croyances.

Article # 56 – Philosophie, science, savoir, connaissance

La philosophie, mère de toutes les sciences, recherche la sagesse et se définie comme l’Amour de la Sagesse. La sagesse peut être atteinte par la pensée critique et s’adopte comme Mode de vie. • La philosophie soutient la Science et contribue à la naissance et au développement de la méthode scientifique, notamment avec l’épistémologie.

Article # 57 – La philosophie encore et toujours prisonnière de son passé ?

La philothérapie, principale pratique de la philosophie de nos jours, met sans cesse de l’avant les philosophes de l’Antiquité et de l’époque Moderne. S’il faut reconnaître l’apport exceptionnel de ces philosophes, j’ai parfois l’impression que la philothérapie est prisonnière du passé de la philosophie, à l’instar de la philosophie elle-même.

Article # 58 – Le Québec, un désert philosophique

Au Québec, la seule province canadienne à majorité francophone, il n’y a pas de tradition philosophique populaire. La philosophie demeure dans sa tour universitaire. Très rares sont les interventions des philosophes québécois dans l’espace public, y compris dans les médias, contrairement, par exemple, à la France. Et plus rares encore sont les bouquins québécois de philosophie en tête des ventes chez nos libraires. Seuls des livres de philosophes étrangers connaissent un certain succès. Bref, l’espace public québécois n’offre pas une terre fertile à la Philosophie.

Article # 59 – La naissance du savoir – Dans la tête des grands scientifiques, Nicolas Martin, Éditions Les Arènes, 2023.

J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq parce qu’il me permet d’en apprendre beaucoup plus sur la pensée scientifique telle que pratiquée par de grands scientifiques. L’auteur, Nicolas Martin, propose une œuvre originale en adressant les mêmes questions, à quelques variantes près, à 17 grands scientifiques.

Article # 60 – Pourquoi est-il impossible d’atteindre l’équilibre entre développement personnel et développement spirituel ou philosophique ?

Cet article répond à ce commentaire lu sur LinkedIn : « L’équilibre entre développement personnel et développement spirituel ou philosophique est indispensable. » Il m’apparaît impossible de viser « L’équilibre entre développement personnel et développement spirituel ou philosophique » et de prétendre que cet équilibre entre les trois disciplines soit « indispensable ». D’une part, le développement personnel est devenu un véritable fourre-tout où l’ivraie et le bon grain se mélangent sans distinction, chacun avançant sa recette à l’aveugle.

Article # 61 – Le commerce extrême de la philosophie avec les « philopreneurs »

En ne s’unissant pas au sein d’une association nationale professionnelle fixant des normes et des standards à l’instar des philosophes consultants ou praticiens en d’autres pays, ceux de la France nous laissent croire qu’ils n’accordent pas à leur disciple tout l’intérêt supérieur qu’elle mérite. Si chacun des philosophes consultants ou praticiens français continuent de s’affairer chacun dans son coin, ils verront leur discipline vite récupérée à mauvais escient par les philopreneurs et la masse des coachs.

Article # 62 – Soigner par la philosophie, En marche – Journal de la Mutualité chrétienne (Belgique)

“ Après les succès d’Épicure 500 vous permettant de faire dix repas par jour sans ballonnements, après Spinoza 200 notre inhibiteur de culpabilité, les laboratoires Laron, vous proposent Philonium 3000 Flash, un médicament révolutionnaire capable d’agir sur n’importe quelle souffrance physique ou mentale?: une huile essentielle d’Heidegger pour une angoisse existentielle, une substance active de Kant pour une douleur morale…. Retrouvez sagesse et vitalité en un instant ”, s’amusaient les chroniqueurs radio de France Inter dans une parodie publicitaire diffusée à l’occasion d’une émission ayant pour thème?: la philosophie peut-elle soigner le corps ?

Article # 63 – Contre le développement personnel. Thierry Jobard, Éditions Rue de l’échiquier, 2021

J’attribue quatre étoiles sur cinq à ce livre. Les lecteurs assidus de mes articles connaissent fort bien ma position plus que défavorable face au développement personnel. À l’instar de Thiery Jobard, je suis contre le développement personnel. Je qualifie le développement personnel d’arnaque extrêmement dangereuse pour ses adeptes et notre société.

Article # 64 – Apocalypse cognitive – La face obscure de notre cerveau, Gérald Bronner, Presses Universitaires de France (PUF), 2021

Le philothérapeute (philosophe consultant ou philosophe praticien) a l’obligation de très connaître le contexte dans lequel évolue son client. Le développement de l’esprit critique de ce client passe inévitablement par une prise de conscience de sa cognition en vue de comprendre comment il connaît. Si, dès le départ, le client n’a pas conscience de son mode de pensées, il lui sera difficile de participer activement au dialogue avec son philothérapeute. L’objectif primaire du philosophe consultant demeure de déceler et de corriger les biais cognitifs de son client avant même d’abord une question philosophique. Bref, si la »machine à pensée » du client est corrompu par des »virus cognitifs », une »réinitialisation » s’impose en début de séance de consultation.

D’AUTRES ARTICLES SONT À VENIR

Article # 64 – Apocalypse cognitive – La face obscure de notre cerveau, Gérald Bronner, Presses Universitaires de France (PUF), 2021

dossier-consulter-un-philosophe.01

Article # 64

J’AI LU POUR VOUS

Apocalypse cognitive

La face obscure de notre cerveau

Gérald Bronner

Prix Aujourd’hui

Prix étudiant du Livre Politique – LCP

Grand prix BFM Business du livre éco

Presses Universitaires de France (PUF)

2021

Apocalypse cognitive , BRONNER, GÉRALD © PRESSES UNIVERSITAIRES FRANCE 2021
Apocalypse cognitive , BRONNER, GÉRALD © PRESSES UNIVERSITAIRES FRANCE 2021

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Apocalypse cognitive

La face obscure de notre cerveau

Gérald Bronner

Essai

Presses Universitaires de France (PUF)

Collection: Hors collection
Discipline: Sociologie et Sciences de l’éducation
Catégorie: Livre
Date de parution: 06/01/2021
Nombre de pages: 396
Code ISBN: 978-2-13-073304-1
Numéro d’édition: 1
Format : 12.5 x 19 cm
Source : https://www.puf.com/content/Apocalypse_cognitive
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Table des matières

Avant-propos subjectif. Une époque formidable

Première partie : Le plus précieux de tous les trésors

  • Les êtres humains libérés
  • Une autre histoire de l’humanité
  • 11 mai 1997
  • La guerre éclair des ordinateurs
  • Externalisation
  • Un trésor inestimable
  • Jusqu’ici, tout va bien
  • À dormir debout
  • Lorsque tu regardes ton écran, ton écran te regard

Deuxième partie : Tant de cerveaux disponibles !

  • Un « effet cocktail » mondial
  • Cacher ce sein
  • La peur au ventre
  • La lutte des clashs
  • Vous ne devinerez jamais de quoi ce chapitre va vous parler
  • Self sévices
  • Révélation
  • Éditorialiser le monde
  • La vérité ne se défend pas toute seule

Troisième partie : L’avenir ne dure pas si longtemps

  • La tête effroyable
  • Le goût des nôtres
  • L’homme dénaturé
  • Le prix à payer
  • Mensonge privé, vérité publique
  • Les néo-populismes
  • La bataille des récits

Conclusion. La lutte finale

Bibliographie

Remerciements


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Texte à l’endos du livre

La situation est inédite. Jamais, dans l’histoire de l’humanité, nous n’avons disposé d’autant d’informations et jamais nous n’avons eu autant de temps libre pour y puiser loisir et connaissance du monde. Nos prédécesseurs en avaient rêvé : la science et la technologie libéreraient l’humanité. Mais ce rêve risque désormais de tourner au cauchemar. Le déferlement d’informations a entraîné une concurrence généralisée de toutes les idées, une dérégulation du « marché cognitif » qui a une fâcheuse conséquence : capter, souvent pour le pire, le précieux trésor de notre attention. Nos esprits subissent l’envoûtement des écrans et s’abandonnent aux mille visages de la déraison.

Victime d’un pillage en règle, notre esprit est au cœur d’un enjeu dont dépend notre avenir. Ce contexte inquiétant dévoile certaines des aspirations profondes de l’humanité. L’heure de la confrontation avec notre propre nature aurait-elle sonné ? De la façon dont nous réagirons dépendront les possibilités d’échapper à ce qu’il faut bien appeler une menace civilisationnelle.

C’est le récit de cet enjeu historique que propose le nouveau livre événement de Gérald Bronner.

Source : Presses Universtitaires de France (PUF).


Au sujet de l’auteur

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Gérald Bronner est professeur de sociologie à l’Université de Paris, membre de l’Académie des technologies et de l’Académie nationale de médecine. Il a publié plusieurs ouvrages couronnés par de nombreux prix. Son dernier ouvrage paru est Cabinet de curiosités sociales (collection « Quadrige », Puf, 2020). Source : Presses Universtitaires de France (PUF).


Page dédiée à Gérald Bronner sur Wikipédia

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Apocalypse cognitive
La face obscure de notre cerveau
Gérald Bronner
Essai
Presses Universitaires de France (PUF)

Groupe d’Etude des Méthodes de l’Analyse Sociologique de la Sorbonne

Association française pour l’information scientifique (Afis)

Gérald Bronner sur ResearchGate

Gérald Bronner sur radiofrance

Vidéo de présentation de Gérald Bronner, Président du Conseil Scientifique de la Fondation Descartes


Revue de presse

Gérald Bronner, le mousquetaire de la raison Les échos

Gérald Bronner : comment la surabondance d’informations vole notre temps de cerveau disponible. Radio Canada

Gérald Bronner: «Je redoute un affaissement civilisationnel», Le Temps

Gérald Bronner : « Les origines, ou le mystère de l’identité », atlantico

Bronner, G. (2021). Apocalypse cognitive. Presses universitaires de France

Analyse du livre « Apocalypse cognitive » de Gérald Bronner, TF1info

ENTRETIEN. « Le numérique trouble nos démocraties », Ouest France

Gérald Bronner : « Notre temps de cerveau disponible est un bien commun », archIMAG

L’impact des réseaux sociaux sur nos vies : une apocalypse cognitive, EXRFI Canal


Du même auteur

Déchéance de rationalité. Les tribulations d’un homme de progrès dans un monde devenu fou, Grasset, 2019

Cabinet de curiosités sociales, 2018, rééd. « Quadrige », 2020

Le Danger sociologique, avec Étienne Géhin, 2017

La Pensée extrême. Comment des hommes ordinaires deviennent des fanatiques, 1e éd. Denoël, 2009, European Amalfi Prize for Sociology and Social Sciences 2010, 2e éd. Puf, 2016

La Planète des hommes. Réenchanter le risque, 2014, accessit au prix Risques 2015

La Démocratie des crédules, 2013, prix Adrien-Duvand de l’Académie des Sciences morales et politiques, prix Procope des Lumières, prix Sophie-Barluet du Centre national du Livre, prix de l’Union rationaliste, prix de La Revue des deux mondes

The Future of Collective Beliefs, Oxford, Bardwell Press, 2011

L’Inquiétant Principe de précaution, avec Étienne Géhin, 2010, rééd. « Quadrige », 2014

L’Empire de l’erreur. Éléments de sociologie cognitive, 2007

L’Empire des croyances, 2003, prix Adrien Duvand, rééd. « Quadrige », 2018

L’Incertitude, « Que sais-je ? », 1997

Source : Presses Universtitaires de France (PUF).


Mon rapport de lecture du livre

Apocalypse cognitive

La face obscure de notre cerveau

Gérald Bronner

Essai

Presses Universitaires de France (PUF)

J’ai acheté le livre « Apocalypse cognitive » en raison de son titre. À mon humble avis, la philosophie doit s’intéresser à tout ce qui, de près ou de loin, concerne la cognition :


  1. Philosophie – Faculté, acte de connaître.
  2. Physiologie – Processus par lequel un organisme acquiert la conscience des évènements et objets de son environnement.

Source : Le Robert, Dico en ligne.


bien connaître le contexte dans lequel évolue son client. Le développement de l’esprit critique de ce client passe inévitablement par une prise de conscience de sa cognition en vue de comprendre comment il connaît. Si, dès le départ, le client n’a pas conscience de son mode de pensées, il lui sera difficile de participer activement au dialogue avec son philothérapeute. L’objectif primaire du philosophe consultant demeure de déceler et de corriger les biais cognitifs de son client avant même d’abord une question philosophique. Bref, si la  »machine à pensée » du client est corrompu par des  »virus cognitifs », une  »réinitialisation » s’impose en début de séance de consultation.

Voilà donc pourquoi le sociologue Gérald Bronner a attiré mon attention avec le titre de son essai « Apocalypse cognitive ». Notez qu’il s’agit bel et bien d’un livre de sociologie et non pas de philosophie. Inclure un livre d’une autre discipline que la philosophie à la liste de lecture de cet Observatoire francophone de la philosophie peut paraître incongru au premier abord. J’ai déjà plaidé pour une approche interdisciplinaire au sein des Nouvelles Pratiques Philosophie (NPP) [1] [2]. Le philosophe consultant consacre beaucoup de temps à la connaissance et l’analyse des philosophies et des philosophes. Mais il ne peut pas s’enfermer uniquement dans sa propre discipline car il importe de bien connaître le contexte, c’est-à-dire la société et la culture, bref la civilisation dans laquelle son client se trouve sous influence. La sociologie est toute désignée pour l’aide dans sa compréhension du monde de son client.

Et si une « Apocalypse cognitive » est en cours, tous les philosophes, y compris les consultants et les praticiens, doivent en être informés afin d’en tenir compte.


Apocalypse : fin du monde ou révélation ?

(XIIe siècle)[1] Du latin apocalypsis (« révélation »), lui-même emprunté au grec ancien ??????????, apokálupsis (« dévoilement, révélation »). Source : Wiktionnaire – Le dictionnaire libre.

[1] TLFi, Le Trésor de la langue française informatisé,

Le sociologue Gérald Bronner opte pour « révélation » par opposition à « catastrophe » ou « fin du monde ».  Parlant de la Bible chrétienne et plus spécifiquement du texte « Apocalypse », il écrit :

Il s’agit donc d’un récit de fin du monde. C’est pour cette raison sans doute que le terme « apocalypse » est devenu aujourd’hui synonyme de « catastrophe ». Pourtant, à l’origine, le terme vient du latin apocalypsis qui signifie « révélation ». Ce terme est lui-même originaire du grec ??????????, qui indique l’action de découvrir, c’est-à-dire de dévoiler une vérité auparavant cachée.

BRONNER, Gérald, Apocalypse cognitive, Chapitre 2 – Temps de cerveaux disponible !, Presses Universitaires du France (PUF), 2021, p. 190.

Cette précision faite, Gérald Bronner nous parle de la révélation qu’il a eue à l’examen de l’utilisation de notre temps de cerveau, de notre attention, notamment depuis l’arrivée de l’internet ayant engendrée une dérégulation du marché cognitif :

D’entre tous les faits qui caractérisent cette période passionnante et inquiétante, je retiens que les vingt premières années du XXe siècle on instauré  une dérégulation massive du marché cognitif que l’on peut également appeler le marché des idées. Celle-ci se laisse appréhender, d’une part, par la masse cyclopéenne et inédite dans l’histoire de l’humanité des informations disponibles et, d’autre part, par le fait que chacun peut verser sa représentation du monde dans cet océan. Cette situation a affaibli le rôle des gate keepers traditionnels (journalistes, experts académiques… toute personne considéré comme légitime socialement à participer au débat public) qui exerçaient une fonction de régulation sur ce marché. Ce fait sociologique majeur a toutes sortes de conséquences mais la plus évidente est que l’on assiste à une concurrence généralisée de tous les modèles intellectuels (des plus frustes au plus sophistiqués) qui prétendent décrire le monde. Aujourd’hui, quelqu’un qui détient un compte sur un réseau social peut directement apporter la contradiction, sur la question des vaccins par exemple, à un professeur de l’Académie nationale de médecine. Le premier peut même se targuer d’une audience plus nombreuse que le second.

BRONNER, Gérald, Apocalypse cognitive, Avant-propos subjectif, Presses Universitaires du France (PUF), 2021, pp. 12-13.

Gérald Bronner s’inquiète, à juste titre, de l’usage que nous faisons de notre temps de cerveau « dans cette lutte finale pour l’attention », notre attention, celle que l’on accorde ici et là sur internet, notamment aux réseaux sociaux.

(…) Il se trouve, et c’est là un autre aspect significatif de l’histoire en train de se faire, que ce temps de cerveau disponible n’a jamais été aussi important.

BRONNER, Gérald, Apocalypse cognitive, Avant-propos subjectif, Presses Universitaires du France (PUF), 2021, p. 21.

Nous savons tous, y compris les usagers eux-mêmes, que le temps accordé au téléphone cellulaire, à la tablette et à l’ordinateur dépasse largement tout ce que nous avons vue avec la presse écrite, la radio et la télévision. Des gens sont morts de cette addiction parce qu’ils ne regardaient pas où ils mettaient leurs pieds tout absorbés qu’ils étaient par leur téléphone cellulaire. Il en va de même quant à utilisation du téléphone cellulaire au volant.


REVUE DE PRESSE

Décès à Saint-Alexandre : le cellulaire parmi les causes

L’accident ayant causé le décès de Florilda Castonguay le 29 novembre à Saint-Alexandre-de-Kamouraska aurait été causé notamment par une distraction du conducteur par un téléphone cellulaire, a conclu la coroner Renée Roussel. Cette dernière recommande d’ailleurs une législation encore plus sévère pour venir à bout de ce fléau.

PAQUIN, Marc-Antoine, infodimanche.com, 27 juillet 2016

Accident mortel: «Lâche ton téléphone quand tu conduis»

Une distraction liée au cellulaire au volant a causé le décès d’un automobiliste sur le pont de l’Île-d’Orléans en 2019

Bien qu’aucune accusation ne sera portée contre le conducteur fautif, le coroner est formel: le décès d’un père de famille sur le pont de l’Île-d’Orléans, en janvier 2019, a été causé par une distraction liée au cellulaire au volant.

SAILLANT, Nicolas, Le Journal de Québec, 20 juillet 2020

Québec: au moins 17 décès reliés au cellulaire

Même si le téléphone cellulaire ne tue pas autant que l’alcool au volant ou la vitesse excessive, plusieurs décès survenus sur les routes du Québec ont été attribués à son utilisation par des automobilistes.

Justine Mercie, Le Droit, 28 mars 2008

Alerte aux «smombies», ces zombies du smartphone qui s’exposent à des accidents

Une étude que nous dévoilons alerte sur l’augmentation inquiétante du nombre de ces piétons trop captivés par leur smartphone et dont le manque d’attention est un facteur de risque d’accident.

RENOU, Aymeric, Le Parisien, 23 avril 2019

Regarder son smartphone en marchant est dangereux, il a fallu une étude pour le prouver

Des chercheurs de l’Université de Nouvelle-Galles du Sud ont découvert que les personnes qui lisent ou envoient des textes en marchant s’exposent à de plus gros risques pour leur santé que les piétons lambda.

NIRINA, Andry Nirina, Phonandroid.com, 9 août 2023


C’est à la foi fou et tragique cette captation addictive de notre temps de cerveau, plus spécifiquement, notre attention, par les téléphones cellulaires qui met notre vie en péril.

Le sociologue Gérald Bronner met en évidence ce que cette addiction révèle de nous-mêmes, une addiction rendu possible par la dérégulation du marché cognitifs. Plus abondantes que jamais par le passé, les eaux d’irrigation (informations, commentaires, opinions…) ne suivent plus les canaux creusés jadis (presse écrite, radio, télévision, livres); elle inondent tout le champs de plusieurs mètres de haut.

Cette dérégulation a pour conséquence de fluidifier sur bien des sujets la rencontre entre une offre et une demande, et ce, en particulier sur le marché cognitif. Cette coïncidence entre l’une et l’autre ne fait apparaître ni plus ni moins que les grands invariants de l’espèce. La révélation est donc celle de ce que j’appelle une anthropologie non naïve ou, si l’on veut, réaliste. Le fait que notre cerveau soit attentif à toute information égocentrée,, agonistique, liée à la sexualité ou à la peur, par exemple, dessine la silhouette d’un Homo sapiens bien réel. La dérégulation du marché cognitif fait aboutir en actes ce qui n’existait que sous le forme de potentialité. Sur le temps long de l’histoire, cette potentialité a été contrariée par toutes formes de régulation ou d’incommodités : censure, interdits religieux, obstacles géographiques, limites informationnelles, paternalisme plus ou moins bienveillant… Aujourd’hui, par l’entremise de la dérégulation du marché cognitif, l’offre et la demande s’entrelacent pour le meilleur et pour le pire, et nous contraignent à scruter une image réaliste de nous-mêmes.

BRONNER, Gérald, Apocalypse cognitive, Chapitre 2 – Temps de cerveaux disponible !, Presses Universitaires du France (PUF), 2021, pp. 191-192.


Tous ces dispositifs aboutissent à un progrès spectaculaire de notre disponibilité mentale au cours du temps. L’humanité s’est peut à peu affranchie de contraintes qui la rendait peu disponible à l’usage de certaines de ses fonctions cognitives supérieures. Cette histoire du temps de cerveau libéré est une autre façon de penser notre histoire commune. Nos prédécesseurs ont beaucoup rêvé de ce moment que nous sommes en train de vivre. Mais avaient-ils vu que ce rêve pourrait se transformer en cauchemar ?

BRONNER, Gérald, Apocalypse cognitive, Chapitre  1 – Le plus précieux de tous les trésors, Presses Universitaires du France (PUF), 2021, p. 33.

La lecture de « Apocalypse cognitive » de Gérald Bronner plaira beaucoup aux analytiques dont l’ampleur des besoins en informations détaillées se distinguent des autres. Le sociologue appuie toujours ses observations sur des références, dont plusieurs études tirées du domaine de la psychologie et des neurosciences. Au fil des pages, ont a l’impression de visionner un documentaire.

(…) À Tel Aviv, par exemple, certains carrefours sont équipés d’avertissement lumineux qui se situent au sol pour que les « smombies » puissent les apercevoir. On fait de même à Séoul mais en y ajoutant un capteur radar et une caméra thermique qui fait clignoter des feux sur la chaussée à l’approche d’un véhicule. Comble de l’interpénétration des mondes, une application pour smartphone offre également de vous avertir des risques qui peuvent survenir sur votre chemin lorsque vous parcourez la ville la tête inclinée vers le sol. (…)

BRONNER, Gérald, Apocalypse cognitive, Chapitre  1 – Le plus précieux de tous les trésors, Presses Universitaires du France (PUF), 2021, p. 84.

Et si nos téléphones cellulaires, nos tablettes et nos ordinateurs aspirent toutes nos ressources intellectuelles en s’accaparant de toute notre attention, le temps qu’ils nous reste pour réfléchir et créer librement diminuent énormément. Notre tolérance à l’ennui et au silence, indispensable à notre créativité, meurt peu à peu, sans tambour ni trompette. Or, comme nous le rappelle le sociologue Gérald Bronner :

Les risques qui pèsent sur notre vie commune sont patents : le dérèglement climatique, l’épuisement progressif de nos ressources, notre capacité à nous autodétruire par les armes, les symptômes les plus inquiétants de ce que j’ai appelé l’apocalypse cognitive et bien d’autres dangers que nous ne voyons pas encore. On peut donc imaginer qu’il existe un plafond civilisationnel mais rien ne ne nous contraint ;a croire qu’il est indépassable. Notre situation a quelque chose d’inédit.

Nous sommes, par exemple, la seule civilisation connue à avoir commencé cette exploration ou à s’être dotée d’institutions internationales pour gérer les conflits mondiaux ou encore les questions de santé. Nous avons donc une responsabilité particulière de ne pas nous effondrer. Or, quelle que soit la lecture que l’on peut avoir de la valeur de L dans l’équation de Drake, un consensus prend corps clairement :  le dépassement de ce plafond civilisationnel ne pourra venir que de nos ressources intellectuelles, c’est-à-dire de notre capacité à concevoir une ingénierie de l’intelligence collective qui nous permette de dépasser les limites de nos cerveaux individuels. Les institutions sociales nous en donnent de nombreux exemples. Par conséquent, la chose est loin d’être impossible mais, à mesure que la société se mondialise, elle nécessite des efforts de régulation surhumains, au sens propre. On peut faire le pari que cet obstacle peut être franchi, mais il est évident qu’il ne peut l’être qu’en puisant dans cette ressource inestimable de notre temps de cerveaux disponible. C’est pourquoi il est le plus précieux de tous les trésors.

BRONNER, Gérald, Apocalypse cognitive, Conclusion – La lutte finale, Presses Universitaires du France (PUF), 2021, pp. 335-336.

Nos outils numériques libèrent tout autant qu’ils accaparent le temps de cerveau et l’attention dont nous avons besoin pour assurer un avenir à l’Homme sur cette planète. Il ne s’agit pas de culpabiliser chaque individu de notre espèce face au futur partagé par l’ensemble de la collectivité. Cela ne servirait à rien.

En revanche, la philosophie – AMOUR DE LA SAGESSE – a tout le potentiel utile pour participer au développement non seulement d’une conscience personnelle mais aussi d’une conscience de l’appartenance à la collectivité des Hommes par l’universalité de cognition. Nos actes ont des conséquences sur nous et sur les autres dans une interactivité interpersonnelle à revigorer.

Le philosophe consultant ou praticien dépasse largement la réflexion et le conseil personnalisés en ce qu’il offre un mode de vie affranchi de nos servitudes et de nos addictions face à l’emprise numérique sur notre temps de cerveau et notre attention.

Note encore plus personnelles

Évidemment, il n’y a pas qu’une seule civilisation en action sur notre Terre malgré la mondialisation. Il me faut distinguer « mondialisation » et « universalisation ». Si les hommes de toutes la Terre peuvent se servir d’un marteau pour construire leurs habitations, ils n’évoluent pas tous dans la même civilisation. Ils ne partagent pas tous la même histoire et la même culture. Chaque langue fomente une manière de pensée unique, différentes des autres. Et il en va de même de la vision du monde, différente d’une société à l’autre.

Aussi, «internationale » ne signifie pas « universel ». On peut rêver d’une convergence urgente pour assurer le futur de l’homme sur la Terre, d’une mise en commun de tous les moyens au service d’un but commun supérieur, bref être optimiste. On peut affirmer haut et forts pour nous en convaincre que « Le numérique est un saut de civilisation qui imposera un partage coopératif de la connaissance » mais rien n’est moins certain. La disponibilité de la connaissance a certes jouée un rôle déterminant au fil de l’histoire de l’Homme mais est-ce que nous nous intéressons avec toute l’attention nécessaire pour en tirer profit et « sauver le monde » ? La réponse à cette question est un « NON » retentissant. Même gratuite, la connaissance cède le pas aux opinions (jugements) et aux croyances.

Si l’Homme est un animal social, c’est-à-dire qui se construit avec l’autre et non pas indépendamment de l’autre, ce qui permet à une civilisation de naître et de se développer, l’individualisme s’immisce dans la survie de soi devenue indépendance de l’autre. « Sauver sa peau » dit-on. Bien sûr, on questionnera : « À quoi sert de sauver ta peau sur tu te retrouves le seul homme survivant sur la Terre ? » La réponse ne vient pas aisément. Elle demande du temps de cerveau.

Le sociologue Gérald Bronner parle de la peur dans son livre « Apocalypse cognitive » comme l’un des facteurs du succès du populisme. Est-ce que cette peur nous mobilisera suffisamment lorsque les changements climatiques ne seront plus supportables et irréversibles ? La peur, soutient monsieur Bronner, donne lieu à une acceptation ou plutôt une demande d’autoritarisme semblable à celle promise par les politiciens populistes. Je résume : plus nous avons peur, plus nous sommes en faveur d’une autorité forte à qui on demande d’éliminer tout ce qui nous fait peur.

Jusqu’à quel point nous sommes prêts à payer le prix d’une plus grande autorité sur nous, nos institutions, notre économie… sur notre mode de vie pour « sauver le monde » ?

Dans ma jeunesse, on entendait parler d’un « gouvernement mondial » qui imposerait à tous une seule et unique vision de soi et du monde. L’Organisation des Nations-Unies (ONU) est né d’un désir de préserver la paix acquise à la fin de la deuxième Guerre mondiale. Faudra-t-il qu’une guerre mondiale face rage pour que la demande pour la paix se traduise par un gouvernement mondial ? Et est-ce qu’un tel gouvernement serait à la hauteur des aspirations de chacun des peuples de la Terre ? Je ne crois pas.

Je ne partage pas l’optimisme des uns et des autres face à la survie de l’Homme confronté à des changements climatiques devenus irréversibles.

Selon Darwin, seuls les plus forts survivent en s’adaptant. Pourquoi en serait-il autrement pour cet homme qui marche tête baissée vers le sol en regardant son téléphone cellulaire et diminué d’autant dans sa capacité d’adaptation pendant que le monde s’écroule autour de lui ?

Il nous faut lever la tête droit devant soi pour affronter un problème. Et pour y parvenir, il faut mobiliser tous geôliers de notre attention qui, dans leurs laboratoires, préparent l’avenir de l’humanité et des civilisations.

* * * *

Je vous recommande la lecture du livre CONTRE LE DÉVELOPPEMENT PERSONNEL de Thierry Jobard chez les Édition Rue de l’échiquier paru en 2021. J’accorde à ce livre quatre étoiles sur cinq.


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Articles du dossier

Article # 1 : Introduction

Témoignage de ma recherche personnelle au sujet de la philothérapie (philosophie + thérapie) ou, si vous préférez, de la pratique de la philosophie en clinique. Il s’agit de consultation individuel ou de groupe offert par un philosophe praticien pour nous venir en aide. Elle se distingue de la « psychothérapie » (psychologie + thérapie) en ce qu’elle utilise des ressources et des procédés et poursuit de objectifs propres à la philosophie. On peut aussi parler de « philosophie appliquée ».

Article # 2 : Mise en garde contre le copinage entre la philosophie et la psychologie

La philothérapie gagne lentement mais sûrement en popularité grâce à des publications de plus en plus accessibles au grand public (voir l’Introduction de ce dossier).

L’un des titres tout en haut de la liste s’intitule « Platon, pas Prozac! » signé par Lou Marinoff paru en français en l’an 2000 aux Éditions Logiques. Ce livre m’a ouvert à la philothérapie.

L’auteur est professeur de philosophie au City College de New York, fondateur de l’Association américaine des praticiens de la philosophie (American Philosophical Practitioners Association) et auteurs de plusieurs livres.

Article # 3 : Philothérapie – Libérez-vous par la philosophie, Nathanaël Masselot, Les Éditions de l’Opportun

Présentation du livre Philothérapie – Libérez-vous par la philosophie suivie de mes commentaires de lecture.

Article # 4 : Sur le divan d’un philosophe – La consultation philosophie : une nouvelle démarche pour se connaître, changer de perspective, repenser sa vie. Jean-Eudes Arnoux, Éditions Favre

Présentation du livre Sur le divan d’un philosophe – La consultation philosophie : une nouvelle démarche pour se connaître, changer de perspective, repenser sa vie suivie de mes commentaires de lecture.

Article # 5 : Philosopher pour se retrouver – La pratique de la philo pour devenir libre et oser être vrai, Laurence Bouchet, Éditions Marabout

Cet article présente et relate ma lecture du livre « Philosopher pour se retrouver – La pratique de la philo pour devenir libre et oser être vrai », de Laurence Bouchet aux Éditions Marabout. Malheureusement ce livre n’est plus disponible à la vente tel que mentionné sur le site web de l’éditeur. Heureusement on peut encore le trouver et l’acheter dans différentes librairies en ligne.

Article # 6 : Une danse dangereuse avec le philothérapeute Patrick Sorrel

Cet article se penche sur l’offre du philothérapeute Patrick Sorrel.

Article # 7 : La consultation philosophique – L’art d’éclairer l’existence, Eugénie Vegleris

Le livre « La consultation philosophique – L’art d’éclairer l’existence » de Madame Eugénie Vegleris aux Éditions Eyrolles se classe en tête de ma liste des meilleurs essais que j’ai lu à ce jour au sujet de la « philothérapie ».

Article # 8 : Guérir la vie par la philosophie, Laurence Devillairs, Presses universitaires de France

À ce jour, tous les livres dont j’ai fait rapport de ma lecture dans ce dossier sont l’œuvre de philosophes consultants témoignant de leurs pratiques fondées sur le dialogue. Le livre « Guérir la vie par la philosophie » de Laurence Devillairs aux Presses universitaires de France (PUF) diffère des précédents parce que l’auteure offre à ses lecteurs une aide direct à la réflexion sur différents thèmes.

Article # 9 : Du bien-être au marché du malaise – La société du développement personnel – par Nicolas Marquis aux Presses universitaires de France

J’ai lu ce livre à reculons. J’ai appliqué les feins dès les premières pages. L’objectivité sociologique de l’auteur m’a déplu. Ce livre présente aux lecteurs des observations, que des observations. L’auteur n’en tire aucune conclusion.

Article # 10 : Happycratie : comment l’industrie du bonheur a pris le contrôle de nos vies, Eva Illouz et Edgar Cabanas, Premier Parallèle, 2018

J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq parce qu’il m’a révélé les coulisses de la quête du bonheur au cœur de notre société néo-libérale. Je savais que cette obsession du bonheur circulait au sein de la population, notamment par le biais des coach de vie et des agents de développement personnel, mais je n’aurais jamais imaginé qu’elle cachait une véritable industrie soutenue par une idéologie psychologisante. Jusque-là, je ne connaissais de cette industrie que le commerce des livres et la montée en puissance des coachs de vie dédiés à la recherche du bonheur.

Article # 11 : La consultation philosophique, Oscar Brenifier, Éditions Alcofribas, 2020

J’ai adoré ce livre. Il est dense, très dense. On ne peut pas le lire comme un roman. Me voici enfin devant un auteur qui dit tout, où, quand, comment il observe, comment il pense, comment il chemine, comment il voit, comment il entend, comment il anticipe, comment il tire ses conclusions… Bref, un auteur qui expose son propre système de pensée dans un essai plus que formateur pour le nôtre.

Article # 12 : Fin du chapitre : Oscar Brenifier, philosophe praticien

La lecture du livre «La consultation philosophique» signé par le philosophe praticien Oscar Brenifier (voir article #11 de notre dossier «Consulter un philosophe – Quand la philosophie nous aide») nous apprend qu’il adresse un document à ses clients potentiels. J’ai écrit à monsieur Brenifier pour lui demander s’il pouvait me faire parvenir ce document.

Article # 13 : La philo-thérapie, Éric Suárez, Éditions Eyrolles, 2007

Cet article présente et relate ma lecture du livre du «La philo-thérapie» de Éric Suárez, Docteur en philosophie de l’Université Laval (Québec), philosophe praticien (Lausanne), publié en 2007 aux Éditions Eyrolles. Ce livre traite de la consultation philosophique ou, si vous préférez, de la philo-thérapie, d’un point de vue pratique. En fait, il s’agit d’un guide pour le lecteur intéressé à acquérir sa propre approche du philosopher pour son bénéfice personnel. Éric Suárez rassemble dans son ouvrage vingt exemples de consultation philosophiques regroupés sous cinq grands thèmes : L’amour, L’image de soi, La famille, Le travail et le Deuil.

Article # 14 : Comment choisir son philosophe ? Guide de première urgence à l’usage des angoissés métaphysiques, Oreste Saint-Drôme avec le renfort de Frédéric Pagès, La Découverte, 2000

Ce livre se caractérise par l’humour de son auteur et se révèle ainsi très aisé à lire. D’ailleurs l’éditeur nous prédispose au caractère divertissant de ce livre en quatrième de couverture : «Étudier in extenso la pensée des grands théoriciens et en extraire un mode de réflexion agissant est une mission impossible pour l’honnête homme/femme. C’est pourquoi l’auteur de cet ouvrage aussi divertissant que sérieux propose des voies surprenantes au premier abord, mais qui se révèlent fort praticables à l’usage. L’une passe par la rencontre avec la vie et la personnalité du philosophe : la voie des affinités électives».

Article # 15 : La philosophie comme manière de vivre, Pierre Habot, Entretiens avec Jeanne Cartier et Arnold I Davidson, Le livre de poche – Biblio essais, Albin Michel, 2001

Référencé par un auteur à mon programme de lecture, le livre «La philosophie comme manière de vivre» m’a paru important à lire. Avec un titre aussi accrocheur, je me devais de pousser plus loin ma curiosité. Je ne connaissais pas l’auteur Pierre Hadot : «Pierre Hadot (né à Paris, le 21 février 1922, et mort à Orsay, le 24 avril 20101) est un philosophe, historien et philologue français, spécialiste de l’Antiquité, profond connaisseur de la période hellénistique et en particulier du néoplatonisme et de Plotin. Pierre Hadot est l’auteur d’une œuvre développée notamment autour de la notion d’exercice spirituel et de la philosophie comme manière de vivre.» (Source : Wikipédia)

Article # 16 : La philosophie, un art de vivre de vivre, Collectif sous la direction de Jean-François Buisson, Les Éditions Cabédita, 2021

Jeanne Hersch, éminente philosophe genevoise, constate une autre rupture encore, celle entre le langage et la réalité : « Par-delà l’expression verbale, il n’y a pas de réalité et, par conséquent, les problèmes ont cessé de se poser (…). Dans notre société occidentale, l’homme cultivé vit la plus grande partie de sa vie dans le langage. Le résultat est qu’il prend l’expression par le langage pour la vie même. » (L’étonnement philosophique, Jeanne Hersch, Éd. Gallimard.) / On comprend par là qu’aujourd’hui l’exercice du langage se suffit à lui-même et que, par conséquent, la philosophie se soit déconnectée des problèmes de la vie quotidienne.» Source : La philosophie, un art de vivre, Collectif sous la direction de Jean-François Buisson, Les Éditions Cabédita, 2021, Préface,  p. 9.

Article # 17 : Socrate à l’agora : que peut la parole philosophique ?, Collectif sous la direction de Mieke de Moor, Éditions Vrin, 2017

J’ai trouvé mon bonheur dès l’Avant-propos de ce livre : «Laura Candiotto, en insistant sur le rôle joué par les émotions dans le dialogue socratique ancien et sur l’horizon éthique de celui-ci, vise à justifier théoriquement un «dialogue socratique intégral», c’est-à-dire une pratique du dialogue socratique qui prend en compte des émotions pour la connaissance.» Enfin, ai-je pensé, il ne s’agit plus de réprimer les émotions au profit de la raison mais de les respecter dans la pratique du dialogue socratique. Wow ! Je suis réconforté à la suite de ma lecture et de mon expérience avec Oscar Brenifier dont j’ai témoigné dans les articles 11 et 12 de ce dossier.

Article # 18 : La philosophie, c’est la vie – Réponses aux grandes et aux petites questions de l’existence, Lou Marinoff, La table ronde, 2004

Lou Marinoff occupe le devant de la scène mondiale de la consultation philosophique depuis la parution de son livre PLATON, PAS PROJAC! en 1999 et devenu presque’intantément un succès de vente. Je l’ai lu dès sa publication avec beaucoup d’intérêt. Ce livre a marqué un tournant dans mon rapport à la philosophie. Aujourd’hui traduit en 27 langues, ce livre est devenu la bible du conseil philosophique partout sur la planète. Le livre dont nous parlons dans cet article, «  La philosophie, c’est la vie – Réponses aux grandes et aux petites questions de l’existence », est l’une des 13 traductions du titre original « The Big Questions – How Philosophy Can Change Your Life » paru en 2003.

Article # 19 : S’aider soi-même – Une psychothérapie par la raison, Lucien Auger, Les Éditions de l’Homme

J’ai acheté et lu « S’aider soi-même » de Lucien Auger parce qu’il fait appel à la raison : « Une psychothérapie par la raison ». Les lecteurs des articles de ce dossier savent que je priorise d’abord et avant tout la philothérapie en place et lieu de la psychothérapie. Mais cette affiliation à la raison dans un livre de psychothérapie m’a intrigué. D’emblée, je me suis dit que la psychologie tentait ici une récupération d’un sujet normalement associé à la philosophie. J’ai accepté le compromis sur la base du statut de l’auteur : « Philosophe, psychologue et professeur ». « Il est également titulaire de deux doctorats, l’un en philosophie et l’autre en psychologie » précise Wikipédia. Lucien Auger était un adepte de la psychothérapie émotivo-rationnelle créée par le Dr Albert Ellis, psychologue américain. Cette méthode trouve son origine chez les stoïciens dans l’antiquité.

Article # 20 (1/2) : Penser par soi-même – Initiation à la philosophie, Michel Tozzi, Chronique sociale

J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq et je peux même en rajouter une de plus, une sixième, pour souligner son importance et sa pertinence. Il faut le lire absolument ! Je le recommande à tous car il nous faut tous sortir de ce monde où l’opinion règne en roi et maître sur nos pensées.

Article # 20 (2/2) : Penser par soi-même – Initiation à la philosophie, Michel Tozzi, Chronique sociale

Dans la première partie de ce rapport de lecture du livre « Penser par soi-même – Initiation à la philosophie » de Michel Tozzi, je vous recommandais fortement la lecture de ce livre : « J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq et je peux même en rajouter une de plus, une sixième, pour souligner son importance et sa pertinence. Il faut le lire absolument ! Je le recommande à tous car il nous faut tous sortir de ce monde où l’opinion règne en roi et maître sur nos pensées.» Je suis dans l’obligation d’ajouter cette deuxième partie à mon rapport de lecture de ce livre en raison de ma relecture des chapitres 6 et suivants en raison de quelques affirmations de l’auteur en contradiction avec ma conception de la philosophie.

Article # 21 – Agir et penser comme Nietzsche, Nathanaël Masselot, Les Éditions de l’Opportun

J’accorde au livre Agir et penser comme Nietzsche de Nathanaël Masselot cinq étoiles sur cinq. Aussi facile à lire qu’à comprendre, ce livre offre aux lecteurs une excellente vulgarisation de la philosophie de Friedricha Wilhelm Nietzsche. On ne peut pas passer sous silence l’originalité et la créativité de l’auteur dans son invitation à parcourir son œuvre en traçant notre propre chemin suivant les thèmes qui nous interpellent.

Article # 22 – La faiblesse du vrai, Myriam Revault d’Allones, Seuil

Tout commence avec une entrevue de Myriam Revault d’Allonnes au sujet de son livre LA FAIBLESSE DU VRAI à l’antenne de la radio et Radio-Canada dans le cadre de l’émission Plus on de fous, plus on lit. Frappé par le titre du livre, j’oublierai le propos de l’auteur pour en faire la commande à mon libraire.

Article # 23 – Pour une philothérapie balisée

Le développement personnel fourmille de personnes de tout acabit qui se sont improvisées conseillers, coachs, thérapeutes, conférenciers, essayistes, formateurs… et auxquelles s’ajoutent des praticiens issus des fausses sciences, notamment, divinatoires et occultes, des médecines et des thérapies alternatives. Bref, le développement personnel attire toute sorte de monde tirant dans toutes les directions.

Article # 24 – Comment nous pensons, John Dewey, Les empêcheurs de penser en rond / Seuil

Je n’aime pas cette traduction française du livre How we think de John Dewey. « Traduit de l’anglais (États-Unis) par Ovide Decroly », Comment nous pensons parait aux Éditions Les empêcheurs de penser en rond / Seuil en 2004. – Le principal point d’appui de mon aversion pour traduction française repose sur le fait que le mot anglais « belief » est traduit par « opinion », une faute majeure impardonnable dans un livre de philosophie, et ce, dès les premiers paragraphes du premier chapitre « Qu’entend-on par penser ? »

Article # 25 – Une philothérapie libre axée sur nos besoins et nos croyances avec Patrick Sorrel

Hier j’ai assisté la conférence Devenir philothérapeute : une conférence de Patrick Sorrel. J’ai beaucoup aimé le conférencier et ses propos. J’ai déjà critiqué l’offre de ce philothérapeute. À la suite de conférence d’hier, j’ai changé d’idée puisque je comprends la référence de Patrick Sorrel au «système de croyance». Il affirme que le «système de croyance» est une autre expression pour le «système de penser». Ce faisant, toute pensée est aussi une croyance.

Article # 26 – Une pratique philosophique sans cœur

J’éprouve un malaise face à la pratique philosophique ayant pour objectif de faire prendre conscience aux gens de leur ignorance, soit le but poursuivi par Socrate. Conduire un dialogue avec une personne avec l’intention inavouée de lui faire prendre conscience qu’elle est ignorante des choses de la vie et de sa vie repose sur un présupposé (Ce qui est supposé et non exposé dans un énoncé, Le Robert), celui à l’effet que la personne ne sait rien sur le sens des choses avant même de dialoguer avec elle. On peut aussi parler d’un préjugé philosophique.

Article # 27 – Êtes-vous prisonnier de vos opinions ?

Si votre opinion est faite et que vous n’êtes pas capable d’en déroger, vous êtes prisonnier de votre opinion. Si votre opinion est faite et que vous êtes ouvert à son évolution ou prêt à l’abandonner pour une autre, vous êtes prisonnier de l’opinion. Si votre opinion compte davantage en valeur et en vérité que les faits, vous êtes prisonnier de vos opinions. Si votre opinion est la seule manière d’exprimer vos connaissances, vous êtes prisonnier de vos opinions. Si vous pensez que l’opinion est le seul résultat de votre faculté de penser, vous êtes prisonnier de vos opinions. Si vous prenez vos opinion pour vraies, vous êtes prisonnier de vos opinions.

Article # 28 – La pratique philosophique – Une méthode contemporaine pour mettre la sagesse au service de votre bien-être, Jérôme Lecoq, Eyrolles, 2014

J’ai mis beaucoup de temps à me décider à lire « La pratique philosophique » de Jérôme Lecoq. L’auteur est un émule d’Oscar Brenifier, un autre praticien philosophe. J’ai vécu l’enfer lors de mes consultations philosophiques avec Oscar Brenifier. Ainsi toute association de près ou de loin avec Oscar Brenifier m’incite à la plus grande des prudences. Jérôme Lecoq souligne l’apport d’Oscar Brenifier dans les Remerciements en première page de son livre « La pratique philosophique ».

Article # 29 – Je sais parce que je connais

Quelle est la différence entre « savoir » et « connaissance » ? J’exprime cette différence dans l’expression « Je sais parce que je connais ». Ainsi, le savoir est fruit de la connaissance. Voici quatre explications en réponse à la question « Quelle est la différence entre savoir et connaissance ? ».

Article # 30 – Les styles interpersonnels selon Larry Wilson

J’ai décidé de publier les informations au sujet des styles interpersonnels selon Larry Wilson parce que je me soucie beaucoup de l’approche de la personne en consultation philosophique. Il m’apparaît important de déterminer, dès le début de la séance de philothérapie, le style interpersonnel de la personne. Il s’agit de respecter la personnalité de la personne plutôt que de la réprimer comme le font les praticiens socratiques dogmatiques. J’ai expérimenté la mise en œuvre de ces styles inter-personnels avec succès.

Article # 31 – La confiance en soi – Une philosophie, Charles Pépin, Allary Éditions, 2018

Le livre « La confiance en soi – Une philosophie » de Charles Pépin se lit avec une grande aisance. Le sujet, habituellement dévolue à la psychologie, nous propose une philosophie de la confiance. Sous entendu, la philosophie peut s’appliquer à tous les sujets concernant notre bien-être avec sa propre perspective.

Article # 32 – Les émotions en philothérapie

J’ai vécu une sévère répression de mes émotions lors deux consultations philosophiques personnelles animées par un philosophe praticien dogmatique de la méthode inventée par Socrate. J’ai témoigné de cette expérience dans deux de mes articles précédents dans ce dossier.

Article # 33 – Chanson « Le voyage » par Raôul Duguay, poète, chanteur, philosophe, peintre… bref, omnicréateur québécois

Vouloir savoir être au pouvoir de soi est l’ultime avoir / Le voyage / Il n’y a de repos que pour celui qui cherche / Il n’y a de repos que pour celui qui trouve / Tout est toujours à recommencer

Article # 34 – « Ah ! Là je comprends » ou quand la pensée se fait révélation

Que se passe-t-il dans notre système de pensée lorsque nous nous exclamons « Ah ! Là je comprends » ? Soit nous avons eu une pensée qui vient finalement nous permettre de comprendre quelque chose. Soit une personne vient de nous expliquer quelque chose d’une façon telle que nous la comprenons enfin. Dans le deux cas, il s’agit d’une révélation à la suite d’une explication.

Article # 35 – La lumière entre par les failles

Âgé de 15 ans, je réservais mes dimanches soirs à mes devoirs scolaires. Puis j’écoutais l’émission Par quatre chemins animée par Jacques Languirand diffusée à l’antenne de la radio de Radio-Canada de 20h00 à 22h00. L’un de ces dimanches, j’ai entendu monsieur Languirand dire à son micro : « La lumière entre par les failles».

Article # 36 – Les biais cognitifs et la philothérapie

Le succès d’une consultation philosophique (philothérapie) repose en partie sur la prise en compte des biais cognitifs, même si ces derniers relèvent avant tout de la psychologie (thérapie cognitive). Une application dogmatique du dialogue socratique passe outre les biais cognitifs, ce qui augmente les risques d’échec.

Article # 37 – L’impossible pleine conscience

Depuis mon adolescence, il y a plus de 50 ans, je pense qu’il est impossible à l’Homme d’avoir une conscience pleine et entière de soi et du monde parce qu’il ne la supporterait pas et mourrait sur le champ. Avoir une pleine conscience de tout ce qui se passe sur Terre et dans tout l’Univers conduirait à une surchauffe mortelle de notre corps. Il en va de même avec une pleine conscience de soi et de son corps.

Article # 38 – Verbalisation à outrance : «Je ne suis pas la poubelle de tes pensées instantanées.»

Le Dr Jean-Christophe Seznec, psychiatre français, a été interrogé par la journaliste Pascale Senk du quotidien Le Figaro au sujet de son livre Savoir se taire, savoir parler, coécrit avec Laurent Carouana et paru en 2017. Le titre de l’article a retenu mon attention : Psychologie: «il faut sortir de l’hystérie de la parole».

Article # 39 – Comment dialoguer de manière constructive ? par Julien Lecomte, Philosophie, médias et société

Reproduction de l’article « Comment dialoguer de manière constructive ? », un texte de Julien Lecomte publié sur son site web PHILOSOPHIE, MÉDIAS ET SOCIÉTÉ. https://www.philomedia.be/. Echanger sur des sujets de fond est une de mes passions. Cela fait plusieurs années que je m’interroge sur les moyens de faire progresser la connaissance, d’apprendre de nouvelles choses. Dans cet article, je reviens sur le cheminement qui m’anime depuis tout ce temps, pour ensuite donner des pistes sur les manières de le mettre en pratique concrètement.

Article # 40 – Le récit d’initiation en spirale

Dans le récit initiatique, il s’agit de partir du point A pour aller au point B afin que le lecteur ou l’auditeur chemine dans sa pensée vers une révélation permettant une meilleure compréhension de lui-même et/ou du monde. La référence à la spirale indique une progression dans le récit où l’on revient sur le même sujet en l’élargissant de plus en plus de façon à guider la pensée vers une nouvelle prise de conscience. Souvent, l’auteur commence son récit en abordant un sujet d’intérêt personnel (point A) pour évoluer vers son vis-à-vis universel (point B). L’auteur peut aussi se référer à un personnage dont il fait évoluer la pensée.

Article # 41 – La philothérapie – Un état des lieux par Serge-André Guay, Observatoire québécois de la philothérapie

Cet article présente un état des lieux de la philothérapie (consultation philosophique) en Europe et en Amérique du Nord. Après un bref historique, l’auteur se penche sur les pratiques et les débats en cours. Il analyse les différentes publications, conférences et offres de services des philosophes consultants.

Article # 42 – L’erreur de Descartes, Antonio Damasio, Odile Jacob, 1995

J’ai découvert le livre « L’erreur de Descartes » du neuropsychologue Antonio R. Damasio à la lecture d’un autre livre : L’intelligence émotionnelle de Daniel Goleman. L’édition originale de ce livre est parue en 1995 en anglais et j’ai lu la traduction française à l’été 1998 parue un an auparavant chez Robert Laffont. Diplômé de l’université Harvard et docteur en psychologie clinique et développement personnel, puis journaliste au New York Times, où il suit particulièrement les sciences du comportement, Daniel Goleman nous informe dans son livre « L’intelligence émotionnel » au sujet de la découverte spectaculaire pour ne pas dire révolutionnaire de Antonio R. Damasio à l’effet que la raison a toujours besoin d’un coup des émotions pour prendre des décisions. Jusque-là, il était coutume de soutenir que les émotions perturbaient la raison, d’où l’idée de les contrôler.

Article # 43 – Éloge de la pratique philosophique, Sophie Geoffrion, Éditions Uppr, 2018

Ma lecture du livre ÉLOGE DE LA PRATIQUE PHILOSOPHIQUE de la philosophe praticienne SOPHIE GEOFFRION fut agréable et fort utile. Enfin, un ouvrage court ou concis (le texte occupe 65 des 96 pages du livre), très bien écrit, qui va droit au but. La clarté des explications nous implique dans la compréhension de la pratique philosophique. Bref, voilà un éloge bien réussi. Merci madame Geoffrion de me l’avoir fait parvenir.

Article # 44 – Consultation philosophique : s’attarder à l’opinion ou au système de pensée ?

Dans cet article, je m’interroge à savoir la consultation philosophique doit s’attarder à l’opinion ou au système pensée du client. OPINION – Le philosophe praticien cible l’opinion de son client en vue de démontrer l’ignorance sur laquelle elle repose et, par conséquent, l’absence de valeur de vérité qu’elle recèle. Cette pratique repose sur le « questionnement philosophique ».

Article # 45 – Sentir et savoir – Une nouvelle théorie de la conscience, Antonio Damasio, Éditions Odile Jacob

Dans son livre « Sentir et savoir », Antonio Damasio propose « Une nouvelle théorie de la conscience ». Il démontre que la conscience ne peut pas exister sans le corps. Il identifie dans le corps la capacité de sentir comme préalable à la conscience.

Article # 46 – Dépression et philosophie : Du mal du siècle au mal de ce siècle, Robert Redeker, Editions Pleins Feux, 2007

Un si petit livre, seulement 46 pages et en format réduit, mais tellement informatif. Une preuve de plus qu’il ne faut se fier aux apparences. Un livre signé ROBERT REDEKER, agrégé de philosophie originaire de la France, connaît fort bien le sujet en titre de son œuvre : DÉPRESSION ET PHILOSOPHIE.

Article # 47 – Savoir se taire, savoir parler, Dr Jean-Christophe Seznec et Laurent Carouana, InterÉditions, 2017

La plupart des intervenants en psychologie affirment des choses. Ils soutiennent «C’est comme ceci» ou «Vous êtes comme cela». Le lecteur a le choix de croire ou de ne pas croire ce que disent et écrivent les psychologues et psychiatres. Nous ne sommes pas invités à réfléchir, à remettre en cause les propos des professionnels de la psychologie, pour bâtir notre propre psychologie. Le lecteur peut se reconnaître ou pas dans ces affirmations, souvent catégoriques. Enfin, ces affirmations s’apparentent à des jugements. Le livre Savoir se taire, savoir dire de Jean-Christophe Seznec et Laurent Carouana ne fait pas exception.

Article # 48 – Penser sa vie – Une introduction à la philosophie, Fernando Savater, Éditions du Seuil, 2000

Chapitre 1 – La mort pour commencer – Contrairement au philosophe Fernando Savater dans PENSER SA VIE – UNE INTRODUCTION À LA PHILOSOPHIE, je ne définie pas la vie en relation avec la mort, avec son contraire. Je réfléchie et je parle souvent de la mort car il s’agit de l’un de mes sujets préféré depuis mon adolescence. Certaines personnes de mon entourage pensent et affirment que si je parle aussi souvent de la mort, c’est parce que j’ai peur de mourir. Or, je n’ai aucune peur de la mort, de ma mort, de celles de mes proches. Je m’inquiète plutôt des conséquences de la mort sur ceux et celles qui restent, y compris sur moi-même.

Article # 49 – Pourquoi avons-nous des couleurs de peau et des physiques si différents ?

À la lumière du documentaire LE SOLEIL ET DES HOMMES, notamment l’extrait vidéo ci-dessus, je ne crois plus au concept de race. Les différences physiques entre les hommes découlent de l’évolution naturelle et conséquente de nos lointains ancêtres sous l’influence du soleil et de la nature terrestre, et non pas du désir du soleil et de la nature de créer des races. On sait déjà que les races et le concept même de race furent inventés par l’homme en se basant sur nos différences physiques. J’abandonne donc la définition de « race » selon des critères morphologiques…

Article # 50 – Extrait du mémoire de maîtrise «Formation de l’esprit critique et société de consommation» par Stéphanie Déziel

Dans le cadre de notre dossier « Consulter un philosophe », la publication d’un extrait du mémoire de maîtrise « Formation de l’esprit critique et société de consommation » de Stéphanie Déziel s’impose en raison de sa pertinence. Ce mémoire nous aide à comprendre l’importance de l’esprit critique appliqué à la société de consommation dans laquelle évoluent, non seule les jeunes, mais l’ensemble de la population.

Article # 51 – « En fait, c’est dans son incertitude même que réside largement la valeur de la philosophie. » Bertrand Russell

Je reproduis ci-dessous une citation bien connue sur le web au sujet de « la valeur de la philosophie » tirée du livre « Problèmes de philosophie » signé par Bertrand Russell en 1912. Mathématicien, logicien, philosophe, épistémologue, homme politique et moraliste britannique, Bertrand Russell soutient que la valeur de la philosophie réside dans son incertitude. À la suite de cette citation, vous trouverez le texte de Caroline Vincent, professeur de philosophie et auteure du site web « Apprendre la philosophie » et celui de Gabriel Gay-Para tiré se son site web ggpphilo. Des informations tirées de l’Encyclopédie Wikipédia au sujet de Bertrand Russell et du livre « Problèmes de philosophie » et mon commentaire complètent cet article.

Article # 52 – Socrate et la formation de l’esprit critique par Stéphanie Déziel

Passez donc sans vous arrêter, amis, au milieu des Marchands de Sommeil; et, s’ils vous arrêtent, répondez-leur que vous ne cherchez ni un système ni un lit. Ne vous lassez pas d’examiner et de comprendre. (…) Lisez, écoutez, discutez, jugez; ne craignez pas d’ébranler des systèmes; marchez sur des ruines, restez enfants. (…) Socrate vous a paru un mauvais maître. Mais vous êtes revenus à lui; vous avez compris, en l’écoutant, que la pensée ne se mesure pas à l’aune, et que les conclusions ne sont pas l’important; restez éveillés, tel est le but. Les Marchands de Sommeil de ce temps-là tuèrent Socrate, mais Socrate n’est point mort; partout où des hommes libres discutent, Socrate vient s’asseoir, en souriant, le doigt sur la bouche. Socrate n’est point mort; Socrate n’est point vieux. (…) – Alain, (Emile Charrier), Vigiles de l’esprit.

Article # 53 – J’ai un problème avec la vérité

Tout au long de ma vie, j’ai vu la vérité malmenée, tassée d’un bord puis de l’autre, devenir une propriété personnelle (ma vérité — ta vérité — à chacun sa vérité), tantôt objet de monopôle, tantôt reconnue, tantôt niée et reniée… Ah ! La vérité. Quel chaos ! Je me demande depuis longtemps pourquoi la vérité, si elle existe, ne triomphe pas à tout coup, pourquoi elle ne s’impose à tous d’elle-même. Contestée de toutes parts, la vérité, si elle existe, n’a d’intérêt que pour l’opinion qu’on en a et les débats qui s’ensuivent. On va jusqu’à donner à la vérité une mauvaise réputation eu égard à son influence néfaste sur la société et les civilisations. Et que dire de toutes ces croyances qui se prennent pour la vérité ? Et c’est sans compter l’observation récente à l’effet que nous venons d’entrer dans une « ère de post-vérité ».

Article # 54 – Petit manuel philosophique à l’intention des grands émotifs, Iaria Gaspard, Presses Universitaires de France, 2022

J’accorde à ce livre trois étoiles sur cinq. Le titre « Petit manuel philosophique à l’intention des grands émotifs » a attiré mon attention. Et ce passage du texte en quatrième de couverture m’a séduit : «En proposant une voyage philosophique à travers l’histoire des émotions, Iaria Gaspari bouscule les préjugés sur notre vie émotionnelle et nous invite à ne plus percevoir nos d’états d’âme comme des contrainte ». J’ai décidé de commander et de lire ce livre. Les premières pages m’ont déçu. Et les suivantes aussi. Rendu à la moitié du livre, je me suis rendu à l’évidence qu’il s’agissait d’un témoignage de l’auteure, un témoignage très personnelle de ses propres difficultés avec ses émotions. Je ne m’y attendais pas, d’où ma déception. Je rien contre de tels témoignages personnels qu’ils mettent en cause la philosophie, la psychologie, la religion ou d’autres disciplines. Cependant, je préfère et de loin lorsque l’auteur demeure dans une position d’observateur alors que son analyse se veut la plus objective possible.

Article # 55 – Savoir, connaissance, opinion, croyance

Tout repose sur le Savoir. L’expérience personnelle et/ou professionnelle qu’on fait du Savoir, après en avoir pris conscience, se retrouve à la base des Connaissances que nous possédons. Les Opinions expriment des Jugements des connaissances et inspirent souvent les Croyances.

Article # 56 – Philosophie, science, savoir, connaissance

La philosophie, mère de toutes les sciences, recherche la sagesse et se définie comme l’Amour de la Sagesse. La sagesse peut être atteinte par la pensée critique et s’adopte comme Mode de vie. • La philosophie soutient la Science et contribue à la naissance et au développement de la méthode scientifique, notamment avec l’épistémologie.

Article # 57 – La philosophie encore et toujours prisonnière de son passé ?

La philothérapie, principale pratique de la philosophie de nos jours, met sans cesse de l’avant les philosophes de l’Antiquité et de l’époque Moderne. S’il faut reconnaître l’apport exceptionnel de ces philosophes, j’ai parfois l’impression que la philothérapie est prisonnière du passé de la philosophie, à l’instar de la philosophie elle-même.

Article # 58 – Le Québec, un désert philosophique

Au Québec, la seule province canadienne à majorité francophone, il n’y a pas de tradition philosophique populaire. La philosophie demeure dans sa tour universitaire. Très rares sont les interventions des philosophes québécois dans l’espace public, y compris dans les médias, contrairement, par exemple, à la France. Et plus rares encore sont les bouquins québécois de philosophie en tête des ventes chez nos libraires. Seuls des livres de philosophes étrangers connaissent un certain succès. Bref, l’espace public québécois n’offre pas une terre fertile à la Philosophie.

Article # 59 – La naissance du savoir – Dans la tête des grands scientifiques, Nicolas Martin, Éditions Les Arènes, 2023.

J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq parce qu’il me permet d’en apprendre beaucoup plus sur la pensée scientifique telle que pratiquée par de grands scientifiques. L’auteur, Nicolas Martin, propose une œuvre originale en adressant les mêmes questions, à quelques variantes près, à 17 grands scientifiques.

Article # 60 – Pourquoi est-il impossible d’atteindre l’équilibre entre développement personnel et développement spirituel ou philosophique ?

Cet article répond à ce commentaire lu sur LinkedIn : « L’équilibre entre développement personnel et développement spirituel ou philosophique est indispensable. » Il m’apparaît impossible de viser « L’équilibre entre développement personnel et développement spirituel ou philosophique » et de prétendre que cet équilibre entre les trois disciplines soit « indispensable ». D’une part, le développement personnel est devenu un véritable fourre-tout où l’ivraie et le bon grain se mélangent sans distinction, chacun avançant sa recette à l’aveugle.

Article # 61 – Le commerce extrême de la philosophie avec les « philopreneurs »

En ne s’unissant pas au sein d’une association nationale professionnelle fixant des normes et des standards à l’instar des philosophes consultants ou praticiens en d’autres pays, ceux de la France nous laissent croire qu’ils n’accordent pas à leur disciple tout l’intérêt supérieur qu’elle mérite. Si chacun des philosophes consultants ou praticiens français continuent de s’affairer chacun dans son coin, ils verront leur discipline vite récupérée à mauvais escient par les philopreneurs et la masse des coachs.

Article # 62 – Soigner par la philosophie, En marche – Journal de la Mutualité chrétienne (Belgique)

“ Après les succès d’Épicure 500 vous permettant de faire dix repas par jour sans ballonnements, après Spinoza 200 notre inhibiteur de culpabilité, les laboratoires Laron, vous proposent Philonium 3000 Flash, un médicament révolutionnaire capable d’agir sur n’importe quelle souffrance physique ou mentale?: une huile essentielle d’Heidegger pour une angoisse existentielle, une substance active de Kant pour une douleur morale…. Retrouvez sagesse et vitalité en un instant ”, s’amusaient les chroniqueurs radio de France Inter dans une parodie publicitaire diffusée à l’occasion d’une émission ayant pour thème?: la philosophie peut-elle soigner le corps ?

Article # 63 – Contre le développement personnel. Thierry Jobard, Éditions Rue de l’échiquier, 2021

J’attribue quatre étoiles sur cinq à ce livre. Les lecteurs assidus de mes articles connaissent fort bien ma position plus que défavorable face au développement personnel. À l’instar de Thiery Jobard, je suis contre le développement personnel. Je qualifie le développement personnel d’arnaque extrêmement dangereuse pour ses adeptes et notre société.

Article # 64 – Apocalypse cognitive – La face obscure de notre cerveau, Gérald Bronner, Presses Universitaires de France (PUF), 2021

Le philothérapeute (philosophe consultant ou philosophe praticien) a l’obligation de très bien connaître le contexte dans lequel évolue son client. Le développement de l’esprit critique de ce client passe inévitablement par une prise de conscience de sa cognition en vue de comprendre comment il connaît. Si, dès le départ, le client n’a pas conscience de son mode de pensées, il lui sera difficile de participer activement au dialogue avec son philothérapeute. L’objectif primaire du philosophe consultant demeure de déceler et de corriger les biais cognitifs de son client avant même d’abord une question philosophique. Bref, si la »machine à pensée » du client est corrompu par des »virus cognitifs », une »réinitialisation » s’impose en début de séance de consultation.

D’AUTRES ARTICLES SONT À VENIR

Article # 63 – Contre le développement personnel, Thierry Jobard, Éditions Rue de l’échiquier, 2021

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Article # 63

J’AI LU POUR VOUS

Contre le développement personnel, Thierry Jobard, Éditions Rue de l’échiquier, 2021

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Comment la mode du développement personnel exacerbe l’individualisme et détourne de l’engagement collectif.

Contre le développement personnel :

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Thierry Jobard

Essais

Collection Les Incisives

ISBN : 978-2-37425-271-1
EAN : 9782374252711
Genre : Essai
Format : 110 x 190 mm
Nombre de pages : 96
Date de parution : 08/04/2021

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Éditions Rue de l’échiquier

PARIS

2021


Table des matières

Introduction, p. 7

Chapitre 1 – Les trois présupposés du développement personnel, p. 13

Chapitre 2 – Le management par le développement personnel, p. 39

Chapitre 3 – Perte du monde, perte de soi, p. 59

Conclusion, p. 81

Notes,p. 87


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Source : leslibraires.ca


Texte à l’endos du livre

La mode du « développement personnel » ne se dément pas. Sans cesse, nous subissons une injonction à nous libérer de nos croyances limitantes et à acquérir un « surplus d’être » pour devenir un meilleur individu. Bien sûr, on pourrait penser qu’il n’y a là que de bonnes intentions : qui refuserait une version améliorée de soi-même ? Mais derrière les discours sucrés et inoffensifs, c’est à la montée d’une idéologie politique que l’on assiste. Car la forme de bien-être promise par le développement personnel constitue trop souvent une exploitation de soi par soi… Dans ce monde merveilleux, tout tourne autour de cet axiome : quand on veut, on peut. Et si on ne peut pas, c’est qu’on ne veut pas assez. Le collectif disparaît de l’écran pour ne laisser que des individus responsables de tout à 100 % : de leur destin, de leur emploi, et même de leur santé ! C’est à cette vaste supercherie que s’en prend ici Thierry Jobard, preuves à l’appui…

Source : Rue de l’échiquier.


Au sujet de l’auteur

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Né en 1973, Thierry Jobard est responsable du rayon Sciences humaines d’une grande  librairie à Strasbourg, ce qui le met dans une position particulièrement privilégiée pour observer la croissance vertigineuse des livres consacrés au développement personnel.

Source : Rue de l’échiquier.

Page LinkedIn de l’auteur : https://www.linkedin.com/in/thierry-jobard-825716107/

Page X (Twitter) de l’auteur : https://twitter.com/jobardthiery


Revue de presse

Que peut-on vraiment attendre du développement personnel ? 31 août 202, France Inter

Contre le développement personnel. Authentique et toc, Le monde diplomatique, mars 2022.

Thierry Jobard?: « Le ‘développement personnel’ détricote le collectif », Propos recueillis par Violaine Des Courières, Publié le 13/06/202, Marianne

« Contre le développement personnel » : le coup de gueule d’un libraire strasbourgeois, par Fanny Soriano, POKAA, 8 Avr 2021

« Contre le Développement Personnel » de Thierry Jobard, 4 avril 2021, par Sébastien Bourdon, SounsMag’

Thierry Jobard et les vaines vertus des livres de développement personnel, Radio-Canada, 5 juillet 2021

Le Strasbourgeois Thierry Jobard prend la plume « Contre le développement personnel », Dostena LAVERGNE – 02 juin 2021, DNA – Dernières Nouvelles d’Alsace

Pour être une bonne personne, faut-il être la meilleure version de soi-même ?, LADEPECHE.fr

Source : Rue de l’échiquier.

Autres articles

« Le développement personnel masque les rapports de domination » Thierry Jobard, Élucid, 30/06/2022, Laurent Ottavi 

Participation à un débat sur Radio France

Que peut-on vraiment attendre du développement personne, Radio France, 23 août 2023

AUTRE VIDÉO

XERFICanal – STRATÉGIE & MANAGEMENT, La supercherie du « développement personnel » Publié le jeudi 6 mai 2021 . 4 min. 26


Du même auteur

Je crois donc je suis

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Le grand bazar des croyances contemporaines

ISBN : 978-2-37425-412-8
EAN : 9782374254128
Genre : Essai
Format : 110 x 190 mm
Nombre de pages : 96
Date de parution : 15/09/2023

Après le retentissant Contre le développement personnel, Thierry Jobard dénonce les tenants et faux-semblants de l’ésotérisme.

« Se moquer, juste ce qu’il faut, des profiteurs et des bonimenteurs, des fripons et des aigrefins, je ne saurais y manquer. Les faux-nez des tartuffes sont faits pour être arrachés. » 

Depuis une dizaine d’années, on constate un engouement massif pour l’ésotérisme. Dans un monde bouleversé, on trouverait des réponses et du sens à notre vie en décryptant les oracles et autres jeux de tarot ; on se reconnecterait au pouvoir de la nature en s’initiant à la sorcellerie et au chamanisme ; on pratiquerait ses propres « rituels » à l’aide de plantes, de pierres ou de cristaux pour agir sur les choses et les événements. Mais que se cache-t-il derrière ces nouvelles croyances ?

Thierry Jobard analyse ici le renouveau de l’ésotérisme. Au-delà de la dimension ludique invoquée par les professionnels du secteur, ne faut-il pas y croire un minimum pour adhérer à ses promesses ? Et que cela veut-il dire de notre rapport à la science, à la connaissance et à la vérité ? Est-ce que le grand bazar de ces croyances contemporaines ne représenterait pas un terrain fertile pour le complotisme, le sectarisme ou d’autres dérives?

Source : Rue de l’échiquier.

Publications de cet auteur diffusées sur Cairn.info : https://www.cairn.info/publications-de-Thierry-Jobard–44157.htm

Coachemar I Le parti-pris de Thierry Jobard, Or Norme | un regard on/off


Mon rapport de lecture du livre

Contre le développement personnel

Thierry Jobard

Éditions Rue de l’échiquier, 2021

Par

Serge-André Guay, auteur et président éditeur
Fondation littéraire Fleur de Lys

J’attribue quatre étoiles sur cinq à ce livre. Les lecteurs assidus de mes articles connaissent fort bien ma position plus que défavorable face au développement personnel. À l’instar de Thierry Jobard, je suis contre le développement personnel. Je qualifie le développement personnel d’arnaque extrêmement dangereuse pour ses adeptes et notre société.

Thierry Jobard nous introduit à son essai en ces mots :

Le développement personnel est probablement l’une des plus belles inventions de notre temps. Il serait injuste de ne pas reconnaître les bénéfices qu’il procure et de ne pas lui accorder l’attention qu’il mérite. C’est justement l’objet de cet ouvrage : prendre le développement personnel au sérieux.

Le signe le plus apparent de son succès est sans doute la place qu’il occupe désormais sur les tables des librairies, réduisant ainsi celle de la psychanalyse, pour ne citer qu’elle, à la portion congrue. La prolifération de nouvelles micromodes, de tendances, d’entichements tient du mouvement perpétuel : surtout ne jamais arrêter d’alimenter le marché. Psychologie positive, spiritualité New Age, PNL, analyse transactionnelle, méditation, hyggeikigaïho’oponopono, hypnose et autohypnose, ennéagramme, sylvothérapie, sans oublier le coloriage… Les pratiques foisonnent. Qu’un éditeur s’y attelle et tous les autres lui emboîtent le pas. Produisant un maelström de papier, envahissant et néfaste pour le dos des libraires. Au moins leurs fins de mois en sont-elles plus rondelettes. Il n’est pas jusqu’aux enfants qu’on cherche désormais à atteindre en leur proposant un « be yourself challenge » : « le programme pour te libérer et te réaliser1 ». Un beau projet en effet.

Il y a également les magazines dédiés, aux titres et couvertures si doucereusement évocateurs. Ces couleurs, ces sourires, ces teints frais et ces dossiers de fond : « Écouter son ressenti », « Vivre selon son cœur », « Comment cultiver de vrais liens » ou bien l’incontournable « Croire en soi ». C’est à se demander comment on faisait auparavant. Soyez rassurés, bonnes gens, désormais on s’occupe de vous.

Et l’on s’occupe de vous partout, donc également dans votre monde professionnel, où s’impose toujours davantage le modèle néolibéral. Le management constitue ainsi, avec le développement personnel, l’autre bras de l’étau enserrant les subjectivités. Ils avancent de concert sur la route de l’uniformisation gestionnaire.

JOBARD, Thierry, Introduction, Contre le développement personnel, Édition Rue de l’échiquier, 2021, Paris, p. 7.

 Lire l’extrait en ligne sur le site web de l’éditeur

Dès mon adolescence (années 1970-1980), j’ai refusé le développement personnel au tout premier contact. Ce fut avec le livre THE POWER OF POSITIVE THINKING (La puissance de la pensée positive) du pasteur Norman Vincent Peale. Je n’allais tout de même pas m’imposer de penser positivement alors que le monde s’écroulait devant moi à chaque jour dans les médias. Il n’était pas question que j’embellisse le monde dans toutes ses horreurs avec une pensée positive. Je n’étais pas un adolescent déprimé et voyant tout en noir. J’étais seulement et profondément déçu de découvrir un monde qui n’était pas celui tel qu’on me l’avait vanté dans mon enfance. Et je m’activais pour toutes causes pouvant rendre le monde meilleur, par nécessité, je participais à l’invention de nouvelles solutions… réelles, les deux pieds sur terre. Il ne fut jamais question de changer mon mode de pensée réactionnaire pour celui de la pensée positive aveugle.

The power of positive thinking, Norman Vincent Peale, Première édition en 1952. Sur l'image, l'édition de 1956.
The power of positive thinking, Norman Vincent Peale, Première édition en 1952. Sur l’image, l’édition de 1956.

Bref, il n’a jamais été question au cours de ma vie de TOUJOURS voir les choses du bon côté pour atténuer mon mal de vivre. Au cours de ma quarantaine, la philosophie, plus spécifiquement, l’épistémologie, m’a beaucoup aider à me stabiliser en toutes circonstances. Au diable les BOUILLONS DE POULET POUR L’ÂME, je rassasie plutôt mon esprit avec des repas complets.

C’est dans ce contexte que j’ai acheté et lut attentivement le livre CONTRE LE DÉVELOPPEMENT PERSONNEL de Thierry Jobard.

Dans son premier chapitre, il nous présente LES TROIS PRÉSUPPOSÉS DU DÉVELOPPEMENT PERSONNEL en trois sous-titres :

  1. Sois heureux et tais-toi ;
  2. Le Moi authentique et toc ;
  3. Moi + Moi n’égale pas nous.

L’auteur me rejoint au sujet de cette affaire impossible de « pleine conscience » :

Donner du sens à sa vie, voilà la grande affaire. Mais comment ? Procédons de façon scolaire. S’il faut donner du sens à quelque chose, c’est qu’il n’en possède pas par lui-même. Mais comment donner du sens, donc une direction et une cohérence, à l’existence si ce n’est en existant ? Des auteurs de DP bien inspirés vous répondront tout de go qu’exister ne suffit point, c’est de vivre qu’il s’agit. C’est-à-dire d’être au monde avec conscience et intensément. Soit. Chacune de nos activités peut alors se voir revivifiée par l’intensité avec laquelle nous nous y consacrons. D’où la floraison de livres nous expliquant comment nous concentrer de façon adéquate : manger en pleine conscience – afin d’être « attentifs à tout le travail et à toute l’énergie à l’origine de la nourriture qui est devant nous 15 » –, mais aussi marcher en pleine conscience, et s’asseoir en pleine conscience, et se détendre en pleine conscience. Tous « des petits guides inspirants et joliment illustrés pour apprendre à vivre pleinement chaque moment de notre existence et améliorer notre qualité d’être au quotidien 16 ». Nous attendons avec impatience que l’on veuille bien nous apprendre à déféquer en pleine conscience.

15 Thich Nhat Hanh, Manger en pleine conscience, Pocket, 2018.

16 Dans la série « Vivre en pleine conscience » chez Belfond, les titres de Thich Nhat Hanh, S’asseoir, 2016, Marcher, 2016, Manger, 2016, Se détendre, 2017.

JOBARD, Thierry, Chapitre 1 – Les trois présupposés du développement personnel, Contre le développement personnel, Édition Rue de l’échiquier, 2021, Paris, pp. 21-22.

La pleine conscience, quelle affaire ! S’il s’agit de vivre en pleine conscience, il n’est question que du moment présent et de vous-même. Or, cela est impossible car il serait insupportable à toute personne d’être conscient de tout ce qui se passe en son esprit ou son âme et en son corps à chaque instant. La conscience a ses limites et ce n’est donc pas pour rien que l’on parle des rôles multiple de l’inconscient, de ceux de la mémoire, et de ceux de nos réactions involontaires. S’il fallait que demain matin la conscience s’occupe de toute cela, nous serions au lit pour la journée en pleine conscience de tout ce qu’il faut penser, ordonner et faire pour nous asseoir et nous lever. Non, la pleine conscience est une illusion, un autre arnaque du développement personnel.

Et que dire de la pleine conscience si elle devait être universelle, si nous devenions conscient de chacun des hommes et des femmes qui composent  les milliards d’habitants sur la Terre. Pleinement conscient de tous les bonheur et de tous les malheurs et tous les hommes et femmes sur la Terre nous mourrions sur le champ.

Ce n’est pas par simple hasard ou défaillance que notre conscience laisse passer un nombre incroyable de choses (de données, comme le diraient certains); elle s’occupe du plus pressant et du plus pensant, lorsque l’esprit critique acquis joue son rôle.

Thierry Jobard se penche aussi sur le MOI du développement personnel :

Pour certains philosophes, à commencer par Vincent Descombes21, on est subrepticement passé d’un pronom personnel, le Je, à une substance, le Moi, d’une conscience de soi à une conscience du Soi en tant qu’entité propre. Avec d’autres, il dénonce ainsi l’illusion qu’entretient non seulement le sens commun, mais aussi la plupart des philosophes, d’un espace intérieur d’une nature spéciale et révoque le « mythe de l’intériorité ». Reproduisant le schéma d’un déjà connu – notre regard sur l’extérieur –, nous l’appliquons sur du moins connu – le regard sur soi-même –, comme si nous disposions d’une capacité de vision intérieure. Nous promènerions notre regard sur des objets internes, pensées, représentations et sentiments, comme nous le ferions avec un paysage. Les choses ne sont pas ainsi faites. Descombes écrit : « Puisque je ne peux pas rapporter à une expérience le moment où je pourrais coller le mot moi sur ce qui me serait donné dans cette expérience, je ne devrais pas employer les formes de la première personne. La première personne serait une convention linguistique, une fiction de langage. On laisserait les gens dire moi parce que c’est commode. Mais, en réalité, quelqu’un qui dit “moi” ne dit rien, puisqu’il ne nomme rien, que rien ne s’est présenté à lui comme son moi22. »

21 Voir Vincent Descombes, Les Embarras de l’identité, Gallimard, « Nrf essais », 2013 ; Le Parler de soi, Gallimard, « Folio », 2014.

22 Vincent Descombes, Exercices d’humanité. Dialogue avec Philippe
de Lara, Les Petits Platons, 2013.

JOBARD, Thierry, Chapitre 1 – Les trois supposés du développement personnel, Contre le développement personnel, Édition Rue de l’échiquier, 2021, Paris, pp. 27-28.

Il faut lire l’ouvrage magistral LES SOURCES DU MOI de CHARLES TAYLOR. pour saisir toute la complexité du MOI, un concept dont l’invention demeure récente.

Il est impossible de saisir toute la richesse et toute la complexité de l’identité moderne sans considérer comment notre conception du moi s’est développée à partir des images anciennes de l’identité humaine. Cet ouvrage tente donc de définir le moi contemporain en en décrivant la genèse. / Charles Taylor est un philosophe de réputation internationale. Ses écrits, traduits en vingt langues, portent sur un éventail de sujets dont l’intelligence artificielle, le langage, le comportement social, la moralité et le multiculturalisme./ Les Éditions du Boréal, 2003.
Il est impossible de saisir toute la richesse et toute la complexité de l’identité moderne sans considérer comment notre conception du moi s’est développée à partir des images anciennes de l’identité humaine. Cet ouvrage tente donc de définir le moi contemporain en en décrivant la genèse. / Charles Taylor est un philosophe de réputation internationale. Ses écrits, traduits en vingt langues, portent sur un éventail de sujets dont l’intelligence artificielle, le langage, le comportement social, la moralité et le multiculturalisme. / Les Éditions du Boréal, 2003 (150 pages). Éditions du Seuil, 1998 (720 pages).

Eh ! Oui, le MOI n’a pas toujours existé. Le concept ne fut pas formulé d’emblée. Il a une histoire à la fois moderne et post-moderne. Le MOI est une question d’intériorité et d’identité. Le développement personnel a cette fâcheuse habitude de faire du MOI une montagne à gravir, suivie d’une autre plus haute, suivie d’une autre encore plus autre et ainsi de suite sans fin. À force d’ascension, le MOI devient hors de portée car, en réalité, il se trouve au ras du sol.

Le développement personnel pouvant se retourner de bord et abandonné l’idée de la belle escalade de votre MOI, il soutiendra que le MOI est en SOI. Que votre vie intérieure demeure à explorer, étape par étape. Le développement personnel conçoit l’intériorité, votre MOI, comme des poupées russes s’emboitant l’une dans l’autre. Cette fois, vous retournez dans la grotte, la caverne de Platon, et vous n’êtes plus que l’ombre de vous-même.

Thierry Jobard met le doigt sur un point très intéressant au sujet du développement personnel (DP) : « Moi + Moi n’égale pas nous ».

Alors même que les ouvrages de DP ne cessent de proclamer la nécessité de s’ouvrir à l’autre, de l’écouter, d’être bienveillant, la démarche qu’il implique se fait sans l’autre. Aucune intersubjectivité n’est requise, elle viendra par surcroît, si tout va bien, après l’affirmation de Soi. Mais pas dans la construction de ce Soi-là. Autrui n’est ici qu’une figure vide, une abstraction, avec laquelle l’application de recettes tiendra lieu d’échanges.

Car le DP se veut autonome. Vis-à-vis de la tradition, des croyances, des dogmes comme des Églises. L’homme du DP, l’homme nouveau, se crée de lui-même et par lui-même. Il se jauge, il se juge, tant et si bien qu’à la fin il ne voit plus le monde qu’à travers sa propre personne. Le moment crucial est celui de la décision. Par un acte pur de « liberté », il pose la nécessité pour lui de changer, rompant ainsi avec l’ordre précédent des causes et des effets et en instituant un nouveau. Il ne se doit qu’à lui-même. Ceci relève de la pensée magique.

JOBARD, Thierry, Chapitre 1 – Les trois supposés du développement personnel, Contre le développement personnel, Édition Rue de l’échiquier, 2021, Paris, p. 33.

Je simplifie à l’extrême : le montée en flèche de l’individualisme sous couvert de liberté limite la contribution de l’autre dans nos vies. La liberté individuelle devient une prison avec l’autonomisation de l’individu.

Thierry Jobard nous dit que le NOUS n’est pas une addition de MOI + MOI. Une société n’est pas un amalgame d’individus. Le développement personnel avance que si de plus en plus d’individus deviennent meilleurs et libres, c’est toute la société qui en profitera. Être meilleur pour SOI ne rime pas obligatoirement avec être meilleur pour NOUS.

Le deuxième chapitre, « Le management par le développement personnel » fait état de la conquête du développement personnel dans les milieux économiques pour transformer les managers et les salariés en entreprise.

La sociologue Sophie Le Garrec utilise l’expression « singularisation standardisée51 » pour qualifier le modèle néomanagérial. Le DP entend s’adresser à tous, comme si son message était universel. Mais il s’agit d’un universel vide, de simple forme, et non d’un universel concret, proposant une expérience réelle. Une même standardisation, dont témoignent les chiffres de ventes des ouvrages de DP.

Le travail n’est plus dès lors une « activité », mais le lieu d’expression de soi, de réalisation de soi et de reconnaissance du salarié. La logique même du DP. Et tout le monde y trouve son compte puisque l’empowerment du salarié s’ajoute à celui de l’entreprise. Une relation gagnant-gagnant comme on les aime. Le salarié représente certes un capital humain pour l’entreprise. Mais plus simplement sa force de travail. Tout est capital désormais : on investit dans son logement (qui doit être valorisé puis revendu avec plus value), dans ses études, dans ses relations sociales et donc en soi-même en développant ses compétences et son employabilité. Le sujet néolibéral devient l’investisseur de son propre Moi. Comme le montre le philosophe Michel Feher, nous sommes devenus des « investis », c’est-à-dire « des projets qui tentent de se faire apprécier52 » des investisseurs, que ceux-ci soient des employeurs ou des prêteurs. Avec tous les risques que cette spéculation sur soi implique. Il faut se vendre, non pas au sens courant de l’expression, mais vendre son Moi, dans une démarche de marketing de soi-même. On peut parler de personal branding. Il convient donc de fabriquer un Moi, une identité qui conviendra aux investisseurs. Le DP est un auxiliaire objectif de cette démarche. Où est alors la vérité d’un individu ?

51 Sophie Le Garrec (dir.), Les Servitudes du bien-être au travail, Érès, 2021.

52 Michel Feher, Le Temps des investis, La Découverte, 2017.

JOBARD, Thierry, Chapitre 2 – Le management par le développement personnel, Contre le développement personnel, Édition Rue de l’échiquier, 2021, Paris, pp. 51-52.

Dans son troisième et dernier chapitre « Perte du monde, perte de Soi », Thierry Jobard a rappelé à ma mémoire le slogan majeur du mouvement New Age des années 1960 : « Se transformer soi-même pour transformer le monde ».

Le mouvement New Age, né en Californie dans l’ambiance de contre-culture des années 1960, a été un jalon déterminant de cette spiritualité. Son slogan majeur : « Se transformer soi-même pour transformer le monde. » Le DP s’inscrit clairement dans ce sillage, entre autres. Il a la même aptitude à agglomérer des contenus issus de différentes traditions, ou ce qu’il considère comme étant valable en elles : existence de vies antérieures, channeling, divination, Yi King, druidisme, chamanisme, etc. Bref, une conception holistique et bric-à-brac du sacré. Il s’agit moins de comprendre que d’adhérer, moins de savoir que d’aimer. La spiritualité du DP entend elle aussi ne garder que le « meilleur » des religions et des traditions et se débarrasser de leurs traits les plus contraignants. Elle les vide de toutes leurs spécificités culturelles, historiques et sociales pour en faire des produits aisément exportables, « laïcisés », neutralisés. Pour le dire d’un mot, c’est la religion de la mondialisation.

JOBARD, Thierry, Chapitre 3 – Perte du monde, perte de soi, Contre le développement personnel, Édition Rue de l’échiquier, 2021, Paris, pp. 61-62.

Vous direz que je vais chercher ça loin. Vous souvenez vous de la nouvelle L’HOMME QUI PLANAIT DES ARBRES de Jean Giono et mis en film d’animation par Frédéric Back et narré par Philippe Noiret ? Il y a dans cette œuvre une phrase très importante pour la compréhension du mot « société ». Un jeune homme ayant rejoint dans la forêt cet homme qui plantait des arbres passa la soirée avec lui. Peu de mots furent prononcés. Le jeune conclura ce moment en se disant à lui-même :

La société de cet homme donnait la paix.

Cette phrase a inspiré plusieurs interventions dans les milieux académiques où l’on demande encore aux étudiants de l’expliquer.

Je percois dans cette phrase un usage particulier du mot « société ». L’auteur pouvait se limiter à écrire « Le CONTACT de cet homme donnait la paix » mais il a préféré écrire « La société de cet homme donnait la paix ».

C’est en société avec l’autre, dans le moment partagé, que l’on trouvera, entre autre, la paix. Il faut bien souligner ici la sensibilité à l’autre de celui qui en arrive à la conclusion que « la société de cet homme donnait la paix ». Si la joie amène la joie, le bonheur amène le bonheur… C’est uniquement dans la société avec l’autre que la joie et le bonheur se propage.

Or, le développement personnel isole l’individu en lui-même, le coupe de l’autre, de l’apport de l’autre dans sa vie (si ce n’est que pour l’exploiter à son profit).

Le DP n’est que la face avenante et souriante d’un large mouvement d’autocontrôle et d’autoexploitation. La mondialisation laisse les individus désorientés. Tout change, tout doit changer, et ceux qui ne changent pas seront mis sur la touche. Or le changement ne se décrète pas. La simplification qu’impose le DP à la réalité psychique confine à l’infantilisation. Ne pas tenir compte de l’inconscient, exemple ô combien parlant, est d’une naïveté confondante.

Il en va de même pour le management qui opère selon le même mode de pensée magique. En croyant faire entrer le réel dans des tableaux Excel pour le contrôler, on s’expose à des démentis cinglants. Ces dénis de réalité, appuyés sur la bien-pensance pour le DP, sur la gestion pour le management, ne devraient susciter qu’un haussement d’épaules.

JOBARD, Thierry, Conclusion – Contre le développement personnel, Édition Rue de l’échiquier, 2021, Paris, p. 82.

L’auteur Thierry Jobard écrit aussi dans la Conclusion de son essai (les parenthèses sont de moi) :

(…) Celui-ci (développement personnel) utilise les expériences, les émotions et les désirs humains comme nouvelle matière première gratuite, portant l’exploitation à un degré inédit. (…)

JOBARD, Thierry, Conclusion – Contre le développement personnel, Édition Rue de l’échiquier, 2021, Paris, p. 84.

L’empire tentaculaire du développement personnel est donc fondé sur une nouvelle matière première que les adeptes offrent gratuitement et, sans doute, inconsciemment à leurs coachs et gourous. On ne trouvera aucune NOTE AU LECTEURS et aucun FORMULAIRE DE CONSENTEMENT adressés aux adeptes et demandant leur accord pour l’exploitation de leurs expériences personnelles, de leurs émotions et de leurs désirs humains.

 * * * *

Je vous recommande la lecture du livre CONTRE LE DÉVELOPPEMENT PERSONNEL de Thierry Jobard chez les Édition Rue de l’échiquier paru en 2021. J’accorde à ce livre quatre étoiles sur cinq.


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Articles du dossier

Article # 1 : Introduction

Témoignage de ma recherche personnelle au sujet de la philothérapie (philosophie + thérapie) ou, si vous préférez, de la pratique de la philosophie en clinique. Il s’agit de consultation individuel ou de groupe offert par un philosophe praticien pour nous venir en aide. Elle se distingue de la « psychothérapie » (psychologie + thérapie) en ce qu’elle utilise des ressources et des procédés et poursuit de objectifs propres à la philosophie. On peut aussi parler de « philosophie appliquée ».

Article # 2 : Mise en garde contre le copinage entre la philosophie et la psychologie

La philothérapie gagne lentement mais sûrement en popularité grâce à des publications de plus en plus accessibles au grand public (voir l’Introduction de ce dossier).

L’un des titres tout en haut de la liste s’intitule « Platon, pas Prozac! » signé par Lou Marinoff paru en français en l’an 2000 aux Éditions Logiques. Ce livre m’a ouvert à la philothérapie.

L’auteur est professeur de philosophie au City College de New York, fondateur de l’Association américaine des praticiens de la philosophie (American Philosophical Practitioners Association) et auteurs de plusieurs livres.

Article # 3 : Philothérapie – Libérez-vous par la philosophie, Nathanaël Masselot, Les Éditions de l’Opportun

Présentation du livre Philothérapie – Libérez-vous par la philosophie suivie de mes commentaires de lecture.

Article # 4 : Sur le divan d’un philosophe – La consultation philosophie : une nouvelle démarche pour se connaître, changer de perspective, repenser sa vie. Jean-Eudes Arnoux, Éditions Favre

Présentation du livre Sur le divan d’un philosophe – La consultation philosophie : une nouvelle démarche pour se connaître, changer de perspective, repenser sa vie suivie de mes commentaires de lecture.

Article # 5 : Philosopher pour se retrouver – La pratique de la philo pour devenir libre et oser être vrai, Laurence Bouchet, Éditions Marabout

Cet article présente et relate ma lecture du livre « Philosopher pour se retrouver – La pratique de la philo pour devenir libre et oser être vrai », de Laurence Bouchet aux Éditions Marabout. Malheureusement ce livre n’est plus disponible à la vente tel que mentionné sur le site web de l’éditeur. Heureusement on peut encore le trouver et l’acheter dans différentes librairies en ligne.

Article # 6 : Une danse dangereuse avec le philothérapeute Patrick Sorrel

Cet article se penche sur l’offre du philothérapeute Patrick Sorrel.

Article # 7 : La consultation philosophique – L’art d’éclairer l’existence, Eugénie Vegleris

Le livre « La consultation philosophique – L’art d’éclairer l’existence » de Madame Eugénie Vegleris aux Éditions Eyrolles se classe en tête de ma liste des meilleurs essais que j’ai lu à ce jour au sujet de la « philothérapie ».

Article # 8 : Guérir la vie par la philosophie, Laurence Devillairs, Presses universitaires de France

À ce jour, tous les livres dont j’ai fait rapport de ma lecture dans ce dossier sont l’œuvre de philosophes consultants témoignant de leurs pratiques fondées sur le dialogue. Le livre « Guérir la vie par la philosophie » de Laurence Devillairs aux Presses universitaires de France (PUF) diffère des précédents parce que l’auteure offre à ses lecteurs une aide direct à la réflexion sur différents thèmes.

Article # 9 : Du bien-être au marché du malaise – La société du développement personnel – par Nicolas Marquis aux Presses universitaires de France

J’ai lu ce livre à reculons. J’ai appliqué les feins dès les premières pages. L’objectivité sociologique de l’auteur m’a déplu. Ce livre présente aux lecteurs des observations, que des observations. L’auteur n’en tire aucune conclusion.

Article # 10 : Happycratie : comment l’industrie du bonheur a pris le contrôle de nos vies, Eva Illouz et Edgar Cabanas, Premier Parallèle, 2018

J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq parce qu’il m’a révélé les coulisses de la quête du bonheur au cœur de notre société néo-libérale. Je savais que cette obsession du bonheur circulait au sein de la population, notamment par le biais des coach de vie et des agents de développement personnel, mais je n’aurais jamais imaginé qu’elle cachait une véritable industrie soutenue par une idéologie psychologisante. Jusque-là, je ne connaissais de cette industrie que le commerce des livres et la montée en puissance des coachs de vie dédiés à la recherche du bonheur.

Article # 11 : La consultation philosophique, Oscar Brenifier, Éditions Alcofribas, 2020

J’ai adoré ce livre. Il est dense, très dense. On ne peut pas le lire comme un roman. Me voici enfin devant un auteur qui dit tout, où, quand, comment il observe, comment il pense, comment il chemine, comment il voit, comment il entend, comment il anticipe, comment il tire ses conclusions… Bref, un auteur qui expose son propre système de pensée dans un essai plus que formateur pour le nôtre.

Article # 12 : Fin du chapitre : Oscar Brenifier, philosophe praticien

La lecture du livre «La consultation philosophique» signé par le philosophe praticien Oscar Brenifier (voir article #11 de notre dossier «Consulter un philosophe – Quand la philosophie nous aide») nous apprend qu’il adresse un document à ses clients potentiels. J’ai écrit à monsieur Brenifier pour lui demander s’il pouvait me faire parvenir ce document.

Article # 13 : La philo-thérapie, Éric Suárez, Éditions Eyrolles, 2007

Cet article présente et relate ma lecture du livre du «La philo-thérapie» de Éric Suárez, Docteur en philosophie de l’Université Laval (Québec), philosophe praticien (Lausanne), publié en 2007 aux Éditions Eyrolles. Ce livre traite de la consultation philosophique ou, si vous préférez, de la philo-thérapie, d’un point de vue pratique. En fait, il s’agit d’un guide pour le lecteur intéressé à acquérir sa propre approche du philosopher pour son bénéfice personnel. Éric Suárez rassemble dans son ouvrage vingt exemples de consultation philosophiques regroupés sous cinq grands thèmes : L’amour, L’image de soi, La famille, Le travail et le Deuil.

Article # 14 : Comment choisir son philosophe ? Guide de première urgence à l’usage des angoissés métaphysiques, Oreste Saint-Drôme avec le renfort de Frédéric Pagès, La Découverte, 2000

Ce livre se caractérise par l’humour de son auteur et se révèle ainsi très aisé à lire. D’ailleurs l’éditeur nous prédispose au caractère divertissant de ce livre en quatrième de couverture : «Étudier in extenso la pensée des grands théoriciens et en extraire un mode de réflexion agissant est une mission impossible pour l’honnête homme/femme. C’est pourquoi l’auteur de cet ouvrage aussi divertissant que sérieux propose des voies surprenantes au premier abord, mais qui se révèlent fort praticables à l’usage. L’une passe par la rencontre avec la vie et la personnalité du philosophe : la voie des affinités électives».

Article # 15 : La philosophie comme manière de vivre, Pierre Habot, Entretiens avec Jeanne Cartier et Arnold I Davidson, Le livre de poche – Biblio essais, Albin Michel, 2001

Référencé par un auteur à mon programme de lecture, le livre «La philosophie comme manière de vivre» m’a paru important à lire. Avec un titre aussi accrocheur, je me devais de pousser plus loin ma curiosité. Je ne connaissais pas l’auteur Pierre Hadot : «Pierre Hadot (né à Paris, le 21 février 1922, et mort à Orsay, le 24 avril 20101) est un philosophe, historien et philologue français, spécialiste de l’Antiquité, profond connaisseur de la période hellénistique et en particulier du néoplatonisme et de Plotin. Pierre Hadot est l’auteur d’une œuvre développée notamment autour de la notion d’exercice spirituel et de la philosophie comme manière de vivre.» (Source : Wikipédia)

Article # 16 : La philosophie, un art de vivre de vivre, Collectif sous la direction de Jean-François Buisson, Les Éditions Cabédita, 2021

Jeanne Hersch, éminente philosophe genevoise, constate une autre rupture encore, celle entre le langage et la réalité : « Par-delà l’expression verbale, il n’y a pas de réalité et, par conséquent, les problèmes ont cessé de se poser (…). Dans notre société occidentale, l’homme cultivé vit la plus grande partie de sa vie dans le langage. Le résultat est qu’il prend l’expression par le langage pour la vie même. » (L’étonnement philosophique, Jeanne Hersch, Éd. Gallimard.) / On comprend par là qu’aujourd’hui l’exercice du langage se suffit à lui-même et que, par conséquent, la philosophie se soit déconnectée des problèmes de la vie quotidienne.» Source : La philosophie, un art de vivre, Collectif sous la direction de Jean-François Buisson, Les Éditions Cabédita, 2021, Préface,  p. 9.

Article # 17 : Socrate à l’agora : que peut la parole philosophique ?, Collectif sous la direction de Mieke de Moor, Éditions Vrin, 2017

J’ai trouvé mon bonheur dès l’Avant-propos de ce livre : «Laura Candiotto, en insistant sur le rôle joué par les émotions dans le dialogue socratique ancien et sur l’horizon éthique de celui-ci, vise à justifier théoriquement un «dialogue socratique intégral», c’est-à-dire une pratique du dialogue socratique qui prend en compte des émotions pour la connaissance.» Enfin, ai-je pensé, il ne s’agit plus de réprimer les émotions au profit de la raison mais de les respecter dans la pratique du dialogue socratique. Wow ! Je suis réconforté à la suite de ma lecture et de mon expérience avec Oscar Brenifier dont j’ai témoigné dans les articles 11 et 12 de ce dossier.

Article # 18 : La philosophie, c’est la vie – Réponses aux grandes et aux petites questions de l’existence, Lou Marinoff, La table ronde, 2004

Lou Marinoff occupe le devant de la scène mondiale de la consultation philosophique depuis la parution de son livre PLATON, PAS PROJAC! en 1999 et devenu presque’intantément un succès de vente. Je l’ai lu dès sa publication avec beaucoup d’intérêt. Ce livre a marqué un tournant dans mon rapport à la philosophie. Aujourd’hui traduit en 27 langues, ce livre est devenu la bible du conseil philosophique partout sur la planète. Le livre dont nous parlons dans cet article, «  La philosophie, c’est la vie – Réponses aux grandes et aux petites questions de l’existence », est l’une des 13 traductions du titre original « The Big Questions – How Philosophy Can Change Your Life » paru en 2003.

Article # 19 : S’aider soi-même – Une psychothérapie par la raison, Lucien Auger, Les Éditions de l’Homme

J’ai acheté et lu « S’aider soi-même » de Lucien Auger parce qu’il fait appel à la raison : « Une psychothérapie par la raison ». Les lecteurs des articles de ce dossier savent que je priorise d’abord et avant tout la philothérapie en place et lieu de la psychothérapie. Mais cette affiliation à la raison dans un livre de psychothérapie m’a intrigué. D’emblée, je me suis dit que la psychologie tentait ici une récupération d’un sujet normalement associé à la philosophie. J’ai accepté le compromis sur la base du statut de l’auteur : « Philosophe, psychologue et professeur ». « Il est également titulaire de deux doctorats, l’un en philosophie et l’autre en psychologie » précise Wikipédia. Lucien Auger était un adepte de la psychothérapie émotivo-rationnelle créée par le Dr Albert Ellis, psychologue américain. Cette méthode trouve son origine chez les stoïciens dans l’antiquité.

Article # 20 (1/2) : Penser par soi-même – Initiation à la philosophie, Michel Tozzi, Chronique sociale

J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq et je peux même en rajouter une de plus, une sixième, pour souligner son importance et sa pertinence. Il faut le lire absolument ! Je le recommande à tous car il nous faut tous sortir de ce monde où l’opinion règne en roi et maître sur nos pensées.

Article # 20 (2/2) : Penser par soi-même – Initiation à la philosophie, Michel Tozzi, Chronique sociale

Dans la première partie de ce rapport de lecture du livre « Penser par soi-même – Initiation à la philosophie » de Michel Tozzi, je vous recommandais fortement la lecture de ce livre : « J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq et je peux même en rajouter une de plus, une sixième, pour souligner son importance et sa pertinence. Il faut le lire absolument ! Je le recommande à tous car il nous faut tous sortir de ce monde où l’opinion règne en roi et maître sur nos pensées.» Je suis dans l’obligation d’ajouter cette deuxième partie à mon rapport de lecture de ce livre en raison de ma relecture des chapitres 6 et suivants en raison de quelques affirmations de l’auteur en contradiction avec ma conception de la philosophie.

Article # 21 – Agir et penser comme Nietzsche, Nathanaël Masselot, Les Éditions de l’Opportun

J’accorde au livre Agir et penser comme Nietzsche de Nathanaël Masselot cinq étoiles sur cinq. Aussi facile à lire qu’à comprendre, ce livre offre aux lecteurs une excellente vulgarisation de la philosophie de Friedricha Wilhelm Nietzsche. On ne peut pas passer sous silence l’originalité et la créativité de l’auteur dans son invitation à parcourir son œuvre en traçant notre propre chemin suivant les thèmes qui nous interpellent.

Article # 22 – La faiblesse du vrai, Myriam Revault d’Allones, Seuil

Tout commence avec une entrevue de Myriam Revault d’Allonnes au sujet de son livre LA FAIBLESSE DU VRAI à l’antenne de la radio et Radio-Canada dans le cadre de l’émission Plus on de fous, plus on lit. Frappé par le titre du livre, j’oublierai le propos de l’auteur pour en faire la commande à mon libraire.

Article # 23 – Pour une philothérapie balisée

Le développement personnel fourmille de personnes de tout acabit qui se sont improvisées conseillers, coachs, thérapeutes, conférenciers, essayistes, formateurs… et auxquelles s’ajoutent des praticiens issus des fausses sciences, notamment, divinatoires et occultes, des médecines et des thérapies alternatives. Bref, le développement personnel attire toute sorte de monde tirant dans toutes les directions.

Article # 24 – Comment nous pensons, John Dewey, Les empêcheurs de penser en rond / Seuil

Je n’aime pas cette traduction française du livre How we think de John Dewey. « Traduit de l’anglais (États-Unis) par Ovide Decroly », Comment nous pensons parait aux Éditions Les empêcheurs de penser en rond / Seuil en 2004. – Le principal point d’appui de mon aversion pour traduction française repose sur le fait que le mot anglais « belief » est traduit par « opinion », une faute majeure impardonnable dans un livre de philosophie, et ce, dès les premiers paragraphes du premier chapitre « Qu’entend-on par penser ? »

Article # 25 – Une philothérapie libre axée sur nos besoins et nos croyances avec Patrick Sorrel

Hier j’ai assisté la conférence Devenir philothérapeute : une conférence de Patrick Sorrel. J’ai beaucoup aimé le conférencier et ses propos. J’ai déjà critiqué l’offre de ce philothérapeute. À la suite de conférence d’hier, j’ai changé d’idée puisque je comprends la référence de Patrick Sorrel au «système de croyance». Il affirme que le «système de croyance» est une autre expression pour le «système de penser». Ce faisant, toute pensée est aussi une croyance.

Article # 26 – Une pratique philosophique sans cœur

J’éprouve un malaise face à la pratique philosophique ayant pour objectif de faire prendre conscience aux gens de leur ignorance, soit le but poursuivi par Socrate. Conduire un dialogue avec une personne avec l’intention inavouée de lui faire prendre conscience qu’elle est ignorante des choses de la vie et de sa vie repose sur un présupposé (Ce qui est supposé et non exposé dans un énoncé, Le Robert), celui à l’effet que la personne ne sait rien sur le sens des choses avant même de dialoguer avec elle. On peut aussi parler d’un préjugé philosophique.

Article # 27 – Êtes-vous prisonnier de vos opinions ?

Si votre opinion est faite et que vous n’êtes pas capable d’en déroger, vous êtes prisonnier de votre opinion. Si votre opinion est faite et que vous êtes ouvert à son évolution ou prêt à l’abandonner pour une autre, vous êtes prisonnier de l’opinion. Si votre opinion compte davantage en valeur et en vérité que les faits, vous êtes prisonnier de vos opinions. Si votre opinion est la seule manière d’exprimer vos connaissances, vous êtes prisonnier de vos opinions. Si vous pensez que l’opinion est le seul résultat de votre faculté de penser, vous êtes prisonnier de vos opinions. Si vous prenez vos opinion pour vraies, vous êtes prisonnier de vos opinions.

Article # 28 – La pratique philosophique – Une méthode contemporaine pour mettre la sagesse au service de votre bien-être, Jérôme Lecoq, Eyrolles, 2014

J’ai mis beaucoup de temps à me décider à lire « La pratique philosophique » de Jérôme Lecoq. L’auteur est un émule d’Oscar Brenifier, un autre praticien philosophe. J’ai vécu l’enfer lors de mes consultations philosophiques avec Oscar Brenifier. Ainsi toute association de près ou de loin avec Oscar Brenifier m’incite à la plus grande des prudences. Jérôme Lecoq souligne l’apport d’Oscar Brenifier dans les Remerciements en première page de son livre « La pratique philosophique ».

Article # 29 – Je sais parce que je connais

Quelle est la différence entre « savoir » et « connaissance » ? J’exprime cette différence dans l’expression « Je sais parce que je connais ». Ainsi, le savoir est fruit de la connaissance. Voici quatre explications en réponse à la question « Quelle est la différence entre savoir et connaissance ? ».

Article # 30 – Les styles interpersonnels selon Larry Wilson

J’ai décidé de publier les informations au sujet des styles interpersonnels selon Larry Wilson parce que je me soucie beaucoup de l’approche de la personne en consultation philosophique. Il m’apparaît important de déterminer, dès le début de la séance de philothérapie, le style interpersonnel de la personne. Il s’agit de respecter la personnalité de la personne plutôt que de la réprimer comme le font les praticiens socratiques dogmatiques. J’ai expérimenté la mise en œuvre de ces styles inter-personnels avec succès.

Article # 31 – La confiance en soi – Une philosophie, Charles Pépin, Allary Éditions, 2018

Le livre « La confiance en soi – Une philosophie » de Charles Pépin se lit avec une grande aisance. Le sujet, habituellement dévolue à la psychologie, nous propose une philosophie de la confiance. Sous entendu, la philosophie peut s’appliquer à tous les sujets concernant notre bien-être avec sa propre perspective.

Article # 32 – Les émotions en philothérapie

J’ai vécu une sévère répression de mes émotions lors deux consultations philosophiques personnelles animées par un philosophe praticien dogmatique de la méthode inventée par Socrate. J’ai témoigné de cette expérience dans deux de mes articles précédents dans ce dossier.

Article # 33 – Chanson « Le voyage » par Raôul Duguay, poète, chanteur, philosophe, peintre… bref, omnicréateur québécois

Vouloir savoir être au pouvoir de soi est l’ultime avoir / Le voyage / Il n’y a de repos que pour celui qui cherche / Il n’y a de repos que pour celui qui trouve / Tout est toujours à recommencer

Article # 34 – « Ah ! Là je comprends » ou quand la pensée se fait révélation

Que se passe-t-il dans notre système de pensée lorsque nous nous exclamons « Ah ! Là je comprends » ? Soit nous avons eu une pensée qui vient finalement nous permettre de comprendre quelque chose. Soit une personne vient de nous expliquer quelque chose d’une façon telle que nous la comprenons enfin. Dans le deux cas, il s’agit d’une révélation à la suite d’une explication.

Article # 35 – La lumière entre par les failles

Âgé de 15 ans, je réservais mes dimanches soirs à mes devoirs scolaires. Puis j’écoutais l’émission Par quatre chemins animée par Jacques Languirand diffusée à l’antenne de la radio de Radio-Canada de 20h00 à 22h00. L’un de ces dimanches, j’ai entendu monsieur Languirand dire à son micro : « La lumière entre par les failles».

Article # 36 – Les biais cognitifs et la philothérapie

Le succès d’une consultation philosophique (philothérapie) repose en partie sur la prise en compte des biais cognitifs, même si ces derniers relèvent avant tout de la psychologie (thérapie cognitive). Une application dogmatique du dialogue socratique passe outre les biais cognitifs, ce qui augmente les risques d’échec.

Article # 37 – L’impossible pleine conscience

Depuis mon adolescence, il y a plus de 50 ans, je pense qu’il est impossible à l’Homme d’avoir une conscience pleine et entière de soi et du monde parce qu’il ne la supporterait pas et mourrait sur le champ. Avoir une pleine conscience de tout ce qui se passe sur Terre et dans tout l’Univers conduirait à une surchauffe mortelle de notre corps. Il en va de même avec une pleine conscience de soi et de son corps.

Article # 38 – Verbalisation à outrance : «Je ne suis pas la poubelle de tes pensées instantanées.»

Le Dr Jean-Christophe Seznec, psychiatre français, a été interrogé par la journaliste Pascale Senk du quotidien Le Figaro au sujet de son livre Savoir se taire, savoir parler, coécrit avec Laurent Carouana et paru en 2017. Le titre de l’article a retenu mon attention : Psychologie: «il faut sortir de l’hystérie de la parole».

Article # 39 – Comment dialoguer de manière constructive ? par Julien Lecomte, Philosophie, médias et société

Reproduction de l’article « Comment dialoguer de manière constructive ? », un texte de Julien Lecomte publié sur son site web PHILOSOPHIE, MÉDIAS ET SOCIÉTÉ. https://www.philomedia.be/. Echanger sur des sujets de fond est une de mes passions. Cela fait plusieurs années que je m’interroge sur les moyens de faire progresser la connaissance, d’apprendre de nouvelles choses. Dans cet article, je reviens sur le cheminement qui m’anime depuis tout ce temps, pour ensuite donner des pistes sur les manières de le mettre en pratique concrètement.

Article # 40 – Le récit d’initiation en spirale

Dans le récit initiatique, il s’agit de partir du point A pour aller au point B afin que le lecteur ou l’auditeur chemine dans sa pensée vers une révélation permettant une meilleure compréhension de lui-même et/ou du monde. La référence à la spirale indique une progression dans le récit où l’on revient sur le même sujet en l’élargissant de plus en plus de façon à guider la pensée vers une nouvelle prise de conscience. Souvent, l’auteur commence son récit en abordant un sujet d’intérêt personnel (point A) pour évoluer vers son vis-à-vis universel (point B). L’auteur peut aussi se référer à un personnage dont il fait évoluer la pensée.

Article # 41 – La philothérapie – Un état des lieux par Serge-André Guay, Observatoire québécois de la philothérapie

Cet article présente un état des lieux de la philothérapie (consultation philosophique) en Europe et en Amérique du Nord. Après un bref historique, l’auteur se penche sur les pratiques et les débats en cours. Il analyse les différentes publications, conférences et offres de services des philosophes consultants.

Article # 42 – L’erreur de Descartes, Antonio Damasio, Odile Jacob, 1995

J’ai découvert le livre « L’erreur de Descartes » du neuropsychologue Antonio R. Damasio à la lecture d’un autre livre : L’intelligence émotionnelle de Daniel Goleman. L’édition originale de ce livre est parue en 1995 en anglais et j’ai lu la traduction française à l’été 1998 parue un an auparavant chez Robert Laffont. Diplômé de l’université Harvard et docteur en psychologie clinique et développement personnel, puis journaliste au New York Times, où il suit particulièrement les sciences du comportement, Daniel Goleman nous informe dans son livre « L’intelligence émotionnel » au sujet de la découverte spectaculaire pour ne pas dire révolutionnaire de Antonio R. Damasio à l’effet que la raison a toujours besoin d’un coup des émotions pour prendre des décisions. Jusque-là, il était coutume de soutenir que les émotions perturbaient la raison, d’où l’idée de les contrôler.

Article # 43 – Éloge de la pratique philosophique, Sophie Geoffrion, Éditions Uppr, 2018

Ma lecture du livre ÉLOGE DE LA PRATIQUE PHILOSOPHIQUE de la philosophe praticienne SOPHIE GEOFFRION fut agréable et fort utile. Enfin, un ouvrage court ou concis (le texte occupe 65 des 96 pages du livre), très bien écrit, qui va droit au but. La clarté des explications nous implique dans la compréhension de la pratique philosophique. Bref, voilà un éloge bien réussi. Merci madame Geoffrion de me l’avoir fait parvenir.

Article # 44 – Consultation philosophique : s’attarder à l’opinion ou au système de pensée ?

Dans cet article, je m’interroge à savoir la consultation philosophique doit s’attarder à l’opinion ou au système pensée du client. OPINION – Le philosophe praticien cible l’opinion de son client en vue de démontrer l’ignorance sur laquelle elle repose et, par conséquent, l’absence de valeur de vérité qu’elle recèle. Cette pratique repose sur le « questionnement philosophique ».

Article # 45 – Sentir et savoir – Une nouvelle théorie de la conscience, Antonio Damasio, Éditions Odile Jacob

Dans son livre « Sentir et savoir », Antonio Damasio propose « Une nouvelle théorie de la conscience ». Il démontre que la conscience ne peut pas exister sans le corps. Il identifie dans le corps la capacité de sentir comme préalable à la conscience.

Article # 46 – Dépression et philosophie : Du mal du siècle au mal de ce siècle, Robert Redeker, Editions Pleins Feux, 2007

Un si petit livre, seulement 46 pages et en format réduit, mais tellement informatif. Une preuve de plus qu’il ne faut se fier aux apparences. Un livre signé ROBERT REDEKER, agrégé de philosophie originaire de la France, connaît fort bien le sujet en titre de son œuvre : DÉPRESSION ET PHILOSOPHIE.

Article # 47 – Savoir se taire, savoir parler, Dr Jean-Christophe Seznec et Laurent Carouana, InterÉditions, 2017

La plupart des intervenants en psychologie affirment des choses. Ils soutiennent «C’est comme ceci» ou «Vous êtes comme cela». Le lecteur a le choix de croire ou de ne pas croire ce que disent et écrivent les psychologues et psychiatres. Nous ne sommes pas invités à réfléchir, à remettre en cause les propos des professionnels de la psychologie, pour bâtir notre propre psychologie. Le lecteur peut se reconnaître ou pas dans ces affirmations, souvent catégoriques. Enfin, ces affirmations s’apparentent à des jugements. Le livre Savoir se taire, savoir dire de Jean-Christophe Seznec et Laurent Carouana ne fait pas exception.

Article # 48 – Penser sa vie – Une introduction à la philosophie, Fernando Savater, Éditions du Seuil, 2000

Chapitre 1 – La mort pour commencer – Contrairement au philosophe Fernando Savater dans PENSER SA VIE – UNE INTRODUCTION À LA PHILOSOPHIE, je ne définie pas la vie en relation avec la mort, avec son contraire. Je réfléchie et je parle souvent de la mort car il s’agit de l’un de mes sujets préféré depuis mon adolescence. Certaines personnes de mon entourage pensent et affirment que si je parle aussi souvent de la mort, c’est parce que j’ai peur de mourir. Or, je n’ai aucune peur de la mort, de ma mort, de celles de mes proches. Je m’inquiète plutôt des conséquences de la mort sur ceux et celles qui restent, y compris sur moi-même.

Article # 49 – Pourquoi avons-nous des couleurs de peau et des physiques si différents ?

À la lumière du documentaire LE SOLEIL ET DES HOMMES, notamment l’extrait vidéo ci-dessus, je ne crois plus au concept de race. Les différences physiques entre les hommes découlent de l’évolution naturelle et conséquente de nos lointains ancêtres sous l’influence du soleil et de la nature terrestre, et non pas du désir du soleil et de la nature de créer des races. On sait déjà que les races et le concept même de race furent inventés par l’homme en se basant sur nos différences physiques. J’abandonne donc la définition de « race » selon des critères morphologiques…

Article # 50 – Extrait du mémoire de maîtrise «Formation de l’esprit critique et société de consommation» par Stéphanie Déziel

Dans le cadre de notre dossier « Consulter un philosophe », la publication d’un extrait du mémoire de maîtrise « Formation de l’esprit critique et société de consommation » de Stéphanie Déziel s’impose en raison de sa pertinence. Ce mémoire nous aide à comprendre l’importance de l’esprit critique appliqué à la société de consommation dans laquelle évoluent, non seule les jeunes, mais l’ensemble de la population.

Article # 51 – « En fait, c’est dans son incertitude même que réside largement la valeur de la philosophie. » Bertrand Russell

Je reproduis ci-dessous une citation bien connue sur le web au sujet de « la valeur de la philosophie » tirée du livre « Problèmes de philosophie » signé par Bertrand Russell en 1912. Mathématicien, logicien, philosophe, épistémologue, homme politique et moraliste britannique, Bertrand Russell soutient que la valeur de la philosophie réside dans son incertitude. À la suite de cette citation, vous trouverez le texte de Caroline Vincent, professeur de philosophie et auteure du site web « Apprendre la philosophie » et celui de Gabriel Gay-Para tiré se son site web ggpphilo. Des informations tirées de l’Encyclopédie Wikipédia au sujet de Bertrand Russell et du livre « Problèmes de philosophie » et mon commentaire complètent cet article.

Article # 52 – Socrate et la formation de l’esprit critique par Stéphanie Déziel

Passez donc sans vous arrêter, amis, au milieu des Marchands de Sommeil; et, s’ils vous arrêtent, répondez-leur que vous ne cherchez ni un système ni un lit. Ne vous lassez pas d’examiner et de comprendre. (…) Lisez, écoutez, discutez, jugez; ne craignez pas d’ébranler des systèmes; marchez sur des ruines, restez enfants. (…) Socrate vous a paru un mauvais maître. Mais vous êtes revenus à lui; vous avez compris, en l’écoutant, que la pensée ne se mesure pas à l’aune, et que les conclusions ne sont pas l’important; restez éveillés, tel est le but. Les Marchands de Sommeil de ce temps-là tuèrent Socrate, mais Socrate n’est point mort; partout où des hommes libres discutent, Socrate vient s’asseoir, en souriant, le doigt sur la bouche. Socrate n’est point mort; Socrate n’est point vieux. (…) – Alain, (Emile Charrier), Vigiles de l’esprit.

Article # 53 – J’ai un problème avec la vérité

Tout au long de ma vie, j’ai vu la vérité malmenée, tassée d’un bord puis de l’autre, devenir une propriété personnelle (ma vérité — ta vérité — à chacun sa vérité), tantôt objet de monopôle, tantôt reconnue, tantôt niée et reniée… Ah ! La vérité. Quel chaos ! Je me demande depuis longtemps pourquoi la vérité, si elle existe, ne triomphe pas à tout coup, pourquoi elle ne s’impose à tous d’elle-même. Contestée de toutes parts, la vérité, si elle existe, n’a d’intérêt que pour l’opinion qu’on en a et les débats qui s’ensuivent. On va jusqu’à donner à la vérité une mauvaise réputation eu égard à son influence néfaste sur la société et les civilisations. Et que dire de toutes ces croyances qui se prennent pour la vérité ? Et c’est sans compter l’observation récente à l’effet que nous venons d’entrer dans une « ère de post-vérité ».

Article # 54 – Petit manuel philosophique à l’intention des grands émotifs, Iaria Gaspard, Presses Universitaires de France, 2022

J’accorde à ce livre trois étoiles sur cinq. Le titre « Petit manuel philosophique à l’intention des grands émotifs » a attiré mon attention. Et ce passage du texte en quatrième de couverture m’a séduit : «En proposant une voyage philosophique à travers l’histoire des émotions, Iaria Gaspari bouscule les préjugés sur notre vie émotionnelle et nous invite à ne plus percevoir nos d’états d’âme comme des contrainte ». J’ai décidé de commander et de lire ce livre. Les premières pages m’ont déçu. Et les suivantes aussi. Rendu à la moitié du livre, je me suis rendu à l’évidence qu’il s’agissait d’un témoignage de l’auteure, un témoignage très personnelle de ses propres difficultés avec ses émotions. Je ne m’y attendais pas, d’où ma déception. Je rien contre de tels témoignages personnels qu’ils mettent en cause la philosophie, la psychologie, la religion ou d’autres disciplines. Cependant, je préfère et de loin lorsque l’auteur demeure dans une position d’observateur alors que son analyse se veut la plus objective possible.

Article # 55 – Savoir, connaissance, opinion, croyance

Tout repose sur le Savoir. L’expérience personnelle et/ou professionnelle qu’on fait du Savoir, après en avoir pris conscience, se retrouve à la base des Connaissances que nous possédons. Les Opinions expriment des Jugements des connaissances et inspirent souvent les Croyances.

Article # 56 – Philosophie, science, savoir, connaissance

La philosophie, mère de toutes les sciences, recherche la sagesse et se définie comme l’Amour de la Sagesse. La sagesse peut être atteinte par la pensée critique et s’adopte comme Mode de vie. • La philosophie soutient la Science et contribue à la naissance et au développement de la méthode scientifique, notamment avec l’épistémologie.

Article # 57 – La philosophie encore et toujours prisonnière de son passé ?

La philothérapie, principale pratique de la philosophie de nos jours, met sans cesse de l’avant les philosophes de l’Antiquité et de l’époque Moderne. S’il faut reconnaître l’apport exceptionnel de ces philosophes, j’ai parfois l’impression que la philothérapie est prisonnière du passé de la philosophie, à l’instar de la philosophie elle-même.

Article # 58 – Le Québec, un désert philosophique

Au Québec, la seule province canadienne à majorité francophone, il n’y a pas de tradition philosophique populaire. La philosophie demeure dans sa tour universitaire. Très rares sont les interventions des philosophes québécois dans l’espace public, y compris dans les médias, contrairement, par exemple, à la France. Et plus rares encore sont les bouquins québécois de philosophie en tête des ventes chez nos libraires. Seuls des livres de philosophes étrangers connaissent un certain succès. Bref, l’espace public québécois n’offre pas une terre fertile à la Philosophie.

Article # 59 – La naissance du savoir – Dans la tête des grands scientifiques, Nicolas Martin, Éditions Les Arènes, 2023.

J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq parce qu’il me permet d’en apprendre beaucoup plus sur la pensée scientifique telle que pratiquée par de grands scientifiques. L’auteur, Nicolas Martin, propose une œuvre originale en adressant les mêmes questions, à quelques variantes près, à 17 grands scientifiques.

Article # 60 – Pourquoi est-il impossible d’atteindre l’équilibre entre développement personnel et développement spirituel ou philosophique ?

Cet article répond à ce commentaire lu sur LinkedIn : « L’équilibre entre développement personnel et développement spirituel ou philosophique est indispensable. » Il m’apparaît impossible de viser « L’équilibre entre développement personnel et développement spirituel ou philosophique » et de prétendre que cet équilibre entre les trois disciplines soit « indispensable ». D’une part, le développement personnel est devenu un véritable fourre-tout où l’ivraie et le bon grain se mélangent sans distinction, chacun avançant sa recette à l’aveugle.

Article # 61 – Le commerce extrême de la philosophie avec les « philopreneurs »

En ne s’unissant pas au sein d’une association nationale professionnelle fixant des normes et des standards à l’instar des philosophes consultants ou praticiens en d’autres pays, ceux de la France nous laissent croire qu’ils n’accordent pas à leur disciple tout l’intérêt supérieur qu’elle mérite. Si chacun des philosophes consultants ou praticiens français continuent de s’affairer chacun dans son coin, ils verront leur discipline vite récupérée à mauvais escient par les philopreneurs et la masse des coachs.

Article # 62 – Soigner par la philosophie, En marche – Journal de la Mutualité chrétienne (Belgique)

“ Après les succès d’Épicure 500 vous permettant de faire dix repas par jour sans ballonnements, après Spinoza 200 notre inhibiteur de culpabilité, les laboratoires Laron, vous proposent Philonium 3000 Flash, un médicament révolutionnaire capable d’agir sur n’importe quelle souffrance physique ou mentale?: une huile essentielle d’Heidegger pour une angoisse existentielle, une substance active de Kant pour une douleur morale…. Retrouvez sagesse et vitalité en un instant ”, s’amusaient les chroniqueurs radio de France Inter dans une parodie publicitaire diffusée à l’occasion d’une émission ayant pour thème?: la philosophie peut-elle soigner le corps ?

Article # 63 – Contre le développement personnel. Thierry Jobard, Éditions Rue de l’échiquier, 2021

J’attribue quatre étoiles sur cinq à ce livre. Les lecteurs assidus de mes articles connaissent fort bien ma position plus que défavorable face au développement personnel. À l’instar de Thiery Jobard, je suis contre le développement personnel. Je qualifie le développement personnel d’arnaque extrêmement dangereuse pour ses adeptes et notre société.

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En marche – Journal de la Mutualité chrétienne (Belgique)

Soigner par la philosophie

par Sandrine Warsztacki –


Article reproduit avec l’aimable autorisation de EN MARCHE

Alliance Nationale des Mutualités Chrétiennes – Belgique


Dès l’Antiquité, les Grecs considéraient la philosophie comme une médecine de l’âme. Comment cette discipline, souvent vue comme absconse, peut-elle nous aider à mieux vivre voire à panser nos plaies ? 


Après les succès d’Épicure 500 vous permettant de faire dix repas par jour sans ballonnements, après Spinoza 200 notre inhibiteur de culpabilité, les laboratoires Laron, vous proposent Philonium 3000 Flash, un médicament révolutionnaire capable d’agir sur n’importe quelle souffrance physique ou mentale?: une huile essentielle d’Heidegger pour une angoisse existentielle, une substance active de Kant pour une douleur morale…. Retrouvez sagesse et vitalité en un instant ”, s’amusaient les chroniqueurs radio de France Inter dans une parodie publicitaire diffusée à l’occasion d’une émission ayant pour thème?: la philosophie peut-elle soigner le corps ?  

Cela va sans dire, si vous êtes malade, consultez un médecin. Aucun philosophe ne vous dira le contraire ! Toutefois, aborder la philosophie comme une forme de médecine est plus qu’une métaphore lancée à la légère, défend Nathanaël Masselot, qui propose des consultations de “philo-thérapie ” dans la région de Lille?: “ Soigner, cela veut aussi dire donner de l’importance. Prendre cure. Les gens souffrent de leurs questions existentielles. Les aider à les surmonter peut être considéré comme une thérapie.” Comment une souffrance au travail peut-elle interroger le concept de liberté?? Que nous dit un problème d’addiction sur le désir?? Et un chagrin d’amour sur les passions?? L’objectif de ces entretiens est de révéler la nature philosophique des problèmes quotidiens pour pouvoir puiser, dans la pensée des grands philosophes, des remèdes qui aideront à les surmonter. “ Il ne faut pas de bagage philosophique pour ces entretiens, précise-t-il. Le seul prérequis est d’être prêt à changer de regard. Car en voyant le monde différemment, on le vit différemment.”

En France, la philosophie a aussi fait son entrée dans les hôpitaux, lieu par excellence où les questions existentielles prennent corps autour de la naissance, la maladie, la mort. “On ne soigne pas des organes, mais des personnes. Cela demande une approche plus holistique et interdisciplinaire des soins, dans laquelle la philosophie a toute sa place. Il s’agit aussi d’une réflexion institutionnelle, politique, morale. Comment l’hôpital s’insère-t-il dans la société ? Quel accès équitable aux soins de santé?? La philosophie peut apporter des clés”, détaille Cynthia Fleury présidente de la Chaire de philosophie à l’hôpital dans une vidéo de présentation (3). Créé en 2016, la Chaire se présente comme un espace de formation et d’expérimentation qui a pour ambition de faire de l’hôpital un “lieu de vie et de réflexion”.

Remettre un peu de sciences humaines au cœur de la santé, c’est aussi l’une des motivations qui a poussé Laurence Devillairs à écrire “?Guérir la vie par la philosophie ”  : “ Nous vivons dans des sociétés hyper médicalisées. On l’a vu encore pendant le confinement en France où la parole politique s’est effacée pour être confiée à un conseil scientifique composé de médecins. On en demande beaucoup à la médecine aujourd’hui.”


“ Je prends souvent le remède Montaigne?”

Première femme doyenne de la Faculté de philosophie de l’Institut catholique de Paris, Laurence Devillairs répond aux questions d’En Marche à l’occasion de la sortie de son livre « Guérir la vie par la philosophie » en format poche (PUF 2020) En Marche?: Comment comprendre le titre de votre essai?: “ Guérir la vie par la philosophie”. La vie serait-elle une maladie ? 

Laurence Devillairs?: La philosophie invite à regarder la vie en face, avec ses chagrins, ses ruptures, ses frustrations et ses rêves déçus?: j’aurais voulu être peintre et je suis philosophe, je n’ai pas le physique de Sharon Stone, ni une bonne mémoire… Et puis il y a des choses qui nous arrivent, et d’autres que nous faisons arriver, en bien comme en mal?: nous sommes trahis, nous trahissons…  Il faut prendre en compte le négatif de nos vies, ce qu’on peut changer, ce qu’on ne peut pas changer, ce qu’on n’est pas parvenu à changer. C’est avec tout cela qu’il faut vivre sa vie, guérir la vie.

EM?: C’est un peu sombre comme diagnostic…

LD?: Aujourd’hui, on est complètement imprégné de psychologie positive, issue du monde anglo-saxon. La colère, la tristesse, la frustration deviennent des maladies qu’il faut éviter. On médicalise les passions et on pathologise tout le négatif de nos vies. Je pense qu’il est dangereux de vouloir positiver à tout prix ce négatif, de vouloir en faire quelque chose qui nous permet de nous dépasser, de “?résilier?”. Il faut commencer par accepter que le négatif… est négatif.

J’ai accompagné mon père en oncologie, et j’y ai entendu que les patients devaient “se battre”. Ça m’a profondément heurtée. Bien sûr, je ne dis pas qu’il faut se laisser aller, se morfondre dans sa peine, nourrir la souffrance. Mais avant de transformer le malade en combattant, il faut lui laisser le temps de se plaindre. Être malade, c’est comme vivre dans un autre monde, c’est être exilé de soi-même, et la dignité demande que cela soit entendu. Sinon, on ne fera que culpabiliser le malade, qui aura donc été incapable de “se battre”.

Je déplore également les expressions comme “travail de deuil”. On ne travaille pas le deuil, on vit avec. On a déjà assez de travail au quotidien pour ne pas salarier nos souffrances. Aujourd’hui, on entend sans cesse qu’il faut rebondir, être résilient. Mais ce qui console trop vite ne console de rien. Quand on va chez un thérapeute, on y va d’abord pour être entendu.

EM?: Vous insistez sur l’usage des mots. En quoi cela aide-t-il à soigner??

LD?: La clarification des concepts, c’est ça la philosophie, c’est son domaine d’excellence. La philosophie demande de regarder le mal en face, même si c’est douloureux, et de lui donner un nom. Aujourd’hui, on assiste à un appauvrissement du vocabulaire. Être débordé dans son agenda, c’est du stress. Quand on est malheureux au travail, c’est du stress.  Quand on doit élever des enfants, c’est du stress. Le stress est le terme qui résume, hélas, tous nos états d’âme.

La philosophie lutte contre cet appauvrissement du vocabulaire. La colère, la peine, les rapports de domination au travail, ce n’est pas du stress. Et si vous vous trompez sur les noms, vous vous trompez sur la réalité, et donc sur les remèdes. Il n’y a rien de pire, quand on souffre, que l’autre se trompe sur ce qu’on est en train de vivre?: si vous souffrez d’un chagrin d’amour, vous n’avez pas envie d’entendre “un de perdu, dix de retrouvés”. C’est une insulte à votre douleur car être amoureux, c’est justement croire que c’est lui et pas un autre, que c’est moi, et pas une autre. Un chagrin d’amour, c’est justement perdre ce caractère d’élu, d’unique.

EM?: Une fois le mal identifié, il s’agit aussi de proposer des remèdes??

LD?:  J’ai beaucoup relu Hannah Arendt pendant le confinement. J’habite à Paris dans un appartement avec une vue fermée, et je relisais ce texte lumineux, où elle reconnaît la dureté de la vie, mais où elle affirme que ce qui rend la vie vivable, c’est la capacité de l’Homme à initier des commencements. On peut parfois avoir le sentiment d’être face à un mur, que notre vie n’avance plus. Hannah Arendt nous dit que tout Homme est capable de miracles, puisqu’il est capable de faire exister ce qui n’existait pas.

L’Homme est fait pour la natalité. Pas au sens de donner la vie, mais de commencer quelque chose. Si un collègue est injustement condamné, je peux décider de me lever et de prendre sa défense. C’est un commencement. Une parole de justice, de bonté, un remerciement?: c’est un commencement.

Un commencement, cela peut être de toutes petites choses, comme oser se lancer dans une activité alors qu’on n’en a pas le talent. Pour ma part, je dessine moins bien que ma nièce de 8 ans, mais pendant le confinement, je me suis mise au dessin.

EM?: On a probablement été nombreux pendant le confinement à faire du Hannah Arendt sans le savoir…

LD?: On fait plus de philosophie qu’on ne le pense (rire) et je voudrais que ce livre puisse parler à tous ceux qui font de la philosophie sans le savoir. C’est un livre sincère?: tous les philosophes que j’ai cités sont ceux qui m’accompagnent dans ma vie, au quotidien. Quand je vais mal, par exemple, je prends souvent le remède de Montaigne?: il préconise la “?diversion?”, d’arrêter de mettre du sel sur la plaie, de se distraire, de bifurquer de la souffrance.

EM?: Si la philosophie est une médecine, alors comment définiriez-vous la santé??

LD?: La santé est définie comme l’absence de maladie. Pour un philosophe comme Canguilhem, qui a travaillé sur la notion du vivant, la maladie fait partie de la vie. Il n’y a pas un côté blanc, la santé parfaite, et, de l’autre, un côté noir, qui serait la maladie. La vie est toujours une forme de déséquilibre et de petits dérèglements. La santé, c’est se porter bien, malgré tout. Si on gomme ce “?malgré tout?”, on propose une médecine illusoire, donc inefficace.

EM?: Que vous évoque?la création d’une chaire de philosophie à l’hôpital ?

LD: Je ne peux qu’encourager les hôpitaux à avoir l’audace de s’inscrire dans cette démarche. Et les philosophes à se rendre dans les hôpitaux, car on ne peut pas faire de la philosophie sans savoir de quoi on parle, sinon on brasse du vent. La philosophie peut aider à trouver les bons mots. Pour prendre un exemple, on sait bien que les malades chroniques éprouvent des difficultés à prendre leur traitement régulièrement. Et les médecins sont souvent démunis face à cela. Je pense que la philosophie peut aider à construire une consultation, à écouter et à trouver les mots justes pour convaincre.

EM : On imagine la philosophie comme une discipline un peu abstraite. Votre livre montre qu’elle est aussi utile pour affronter les aléas de la vie ? 

LD: C’est important de ne pas séparer la philosophie de la vie. Descartes, Montaigne, Pascal, Nietzsche ne sont pas des profs de philosophie, ils ont écrit pour tout public. Le professeur de philosophie est, en fait, une invention récente. Plus on fait de philosophie, plus elle enrichit la vie. Et plus on vit, plus la vie enrichit la philosophie. L’un ne va pas sans l’autre.

Source : Warsztacki, Sandrine, En marche – Journal de la Mutualité chrétienne (Belgique), 15 Septembre 2020.

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Article reproduit avec l’aimable autorisation de EN MARCHE – Alliance Nationale des Mutualités Chrétiennes


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Articles du dossier

Article # 1 : Introduction

Témoignage de ma recherche personnelle au sujet de la philothérapie (philosophie + thérapie) ou, si vous préférez, de la pratique de la philosophie en clinique. Il s’agit de consultation individuel ou de groupe offert par un philosophe praticien pour nous venir en aide. Elle se distingue de la « psychothérapie » (psychologie + thérapie) en ce qu’elle utilise des ressources et des procédés et poursuit de objectifs propres à la philosophie. On peut aussi parler de « philosophie appliquée ».

Article # 2 : Mise en garde contre le copinage entre la philosophie et la psychologie

La philothérapie gagne lentement mais sûrement en popularité grâce à des publications de plus en plus accessibles au grand public (voir l’Introduction de ce dossier).

L’un des titres tout en haut de la liste s’intitule « Platon, pas Prozac! » signé par Lou Marinoff paru en français en l’an 2000 aux Éditions Logiques. Ce livre m’a ouvert à la philothérapie.

L’auteur est professeur de philosophie au City College de New York, fondateur de l’Association américaine des praticiens de la philosophie (American Philosophical Practitioners Association) et auteurs de plusieurs livres.

Article # 3 : Philothérapie – Libérez-vous par la philosophie, Nathanaël Masselot, Les Éditions de l’Opportun

Présentation du livre Philothérapie – Libérez-vous par la philosophie suivie de mes commentaires de lecture.

Article # 4 : Sur le divan d’un philosophe – La consultation philosophie : une nouvelle démarche pour se connaître, changer de perspective, repenser sa vie. Jean-Eudes Arnoux, Éditions Favre

Présentation du livre Sur le divan d’un philosophe – La consultation philosophie : une nouvelle démarche pour se connaître, changer de perspective, repenser sa vie suivie de mes commentaires de lecture.

Article # 5 : Philosopher pour se retrouver – La pratique de la philo pour devenir libre et oser être vrai, Laurence Bouchet, Éditions Marabout

Cet article présente et relate ma lecture du livre « Philosopher pour se retrouver – La pratique de la philo pour devenir libre et oser être vrai », de Laurence Bouchet aux Éditions Marabout. Malheureusement ce livre n’est plus disponible à la vente tel que mentionné sur le site web de l’éditeur. Heureusement on peut encore le trouver et l’acheter dans différentes librairies en ligne.

Article # 6 : Une danse dangereuse avec le philothérapeute Patrick Sorrel

Cet article se penche sur l’offre du philothérapeute Patrick Sorrel.

Article # 7 : La consultation philosophique – L’art d’éclairer l’existence, Eugénie Vegleris

Le livre « La consultation philosophique – L’art d’éclairer l’existence » de Madame Eugénie Vegleris aux Éditions Eyrolles se classe en tête de ma liste des meilleurs essais que j’ai lu à ce jour au sujet de la « philothérapie ».

Article # 8 : Guérir la vie par la philosophie, Laurence Devillairs, Presses universitaires de France

À ce jour, tous les livres dont j’ai fait rapport de ma lecture dans ce dossier sont l’œuvre de philosophes consultants témoignant de leurs pratiques fondées sur le dialogue. Le livre « Guérir la vie par la philosophie » de Laurence Devillairs aux Presses universitaires de France (PUF) diffère des précédents parce que l’auteure offre à ses lecteurs une aide direct à la réflexion sur différents thèmes.

Article # 9 : Du bien-être au marché du malaise – La société du développement personnel – par Nicolas Marquis aux Presses universitaires de France

J’ai lu ce livre à reculons. J’ai appliqué les feins dès les premières pages. L’objectivité sociologique de l’auteur m’a déplu. Ce livre présente aux lecteurs des observations, que des observations. L’auteur n’en tire aucune conclusion.

Article # 10 : Happycratie : comment l’industrie du bonheur a pris le contrôle de nos vies, Eva Illouz et Edgar Cabanas, Premier Parallèle, 2018

J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq parce qu’il m’a révélé les coulisses de la quête du bonheur au cœur de notre société néo-libérale. Je savais que cette obsession du bonheur circulait au sein de la population, notamment par le biais des coach de vie et des agents de développement personnel, mais je n’aurais jamais imaginé qu’elle cachait une véritable industrie soutenue par une idéologie psychologisante. Jusque-là, je ne connaissais de cette industrie que le commerce des livres et la montée en puissance des coachs de vie dédiés à la recherche du bonheur.

Article # 11 : La consultation philosophique, Oscar Brenifier, Éditions Alcofribas, 2020

J’ai adoré ce livre. Il est dense, très dense. On ne peut pas le lire comme un roman. Me voici enfin devant un auteur qui dit tout, où, quand, comment il observe, comment il pense, comment il chemine, comment il voit, comment il entend, comment il anticipe, comment il tire ses conclusions… Bref, un auteur qui expose son propre système de pensée dans un essai plus que formateur pour le nôtre.

Article # 12 : Fin du chapitre : Oscar Brenifier, philosophe praticien

La lecture du livre «La consultation philosophique» signé par le philosophe praticien Oscar Brenifier (voir article #11 de notre dossier «Consulter un philosophe – Quand la philosophie nous aide») nous apprend qu’il adresse un document à ses clients potentiels. J’ai écrit à monsieur Brenifier pour lui demander s’il pouvait me faire parvenir ce document.

Article # 13 : La philo-thérapie, Éric Suárez, Éditions Eyrolles, 2007

Cet article présente et relate ma lecture du livre du «La philo-thérapie» de Éric Suárez, Docteur en philosophie de l’Université Laval (Québec), philosophe praticien (Lausanne), publié en 2007 aux Éditions Eyrolles. Ce livre traite de la consultation philosophique ou, si vous préférez, de la philo-thérapie, d’un point de vue pratique. En fait, il s’agit d’un guide pour le lecteur intéressé à acquérir sa propre approche du philosopher pour son bénéfice personnel. Éric Suárez rassemble dans son ouvrage vingt exemples de consultation philosophiques regroupés sous cinq grands thèmes : L’amour, L’image de soi, La famille, Le travail et le Deuil.

Article # 14 : Comment choisir son philosophe ? Guide de première urgence à l’usage des angoissés métaphysiques, Oreste Saint-Drôme avec le renfort de Frédéric Pagès, La Découverte, 2000

Ce livre se caractérise par l’humour de son auteur et se révèle ainsi très aisé à lire. D’ailleurs l’éditeur nous prédispose au caractère divertissant de ce livre en quatrième de couverture : «Étudier in extenso la pensée des grands théoriciens et en extraire un mode de réflexion agissant est une mission impossible pour l’honnête homme/femme. C’est pourquoi l’auteur de cet ouvrage aussi divertissant que sérieux propose des voies surprenantes au premier abord, mais qui se révèlent fort praticables à l’usage. L’une passe par la rencontre avec la vie et la personnalité du philosophe : la voie des affinités électives».

Article # 15 : La philosophie comme manière de vivre, Pierre Habot, Entretiens avec Jeanne Cartier et Arnold I Davidson, Le livre de poche – Biblio essais, Albin Michel, 2001

Référencé par un auteur à mon programme de lecture, le livre «La philosophie comme manière de vivre» m’a paru important à lire. Avec un titre aussi accrocheur, je me devais de pousser plus loin ma curiosité. Je ne connaissais pas l’auteur Pierre Hadot : «Pierre Hadot (né à Paris, le 21 février 1922, et mort à Orsay, le 24 avril 20101) est un philosophe, historien et philologue français, spécialiste de l’Antiquité, profond connaisseur de la période hellénistique et en particulier du néoplatonisme et de Plotin. Pierre Hadot est l’auteur d’une œuvre développée notamment autour de la notion d’exercice spirituel et de la philosophie comme manière de vivre.» (Source : Wikipédia)

Article # 16 : La philosophie, un art de vivre de vivre, Collectif sous la direction de Jean-François Buisson, Les Éditions Cabédita, 2021

Jeanne Hersch, éminente philosophe genevoise, constate une autre rupture encore, celle entre le langage et la réalité : « Par-delà l’expression verbale, il n’y a pas de réalité et, par conséquent, les problèmes ont cessé de se poser (…). Dans notre société occidentale, l’homme cultivé vit la plus grande partie de sa vie dans le langage. Le résultat est qu’il prend l’expression par le langage pour la vie même. » (L’étonnement philosophique, Jeanne Hersch, Éd. Gallimard.) / On comprend par là qu’aujourd’hui l’exercice du langage se suffit à lui-même et que, par conséquent, la philosophie se soit déconnectée des problèmes de la vie quotidienne.» Source : La philosophie, un art de vivre, Collectif sous la direction de Jean-François Buisson, Les Éditions Cabédita, 2021, Préface,  p. 9.

Article # 17 : Socrate à l’agora : que peut la parole philosophique ?, Collectif sous la direction de Mieke de Moor, Éditions Vrin, 2017

J’ai trouvé mon bonheur dès l’Avant-propos de ce livre : «Laura Candiotto, en insistant sur le rôle joué par les émotions dans le dialogue socratique ancien et sur l’horizon éthique de celui-ci, vise à justifier théoriquement un «dialogue socratique intégral», c’est-à-dire une pratique du dialogue socratique qui prend en compte des émotions pour la connaissance.» Enfin, ai-je pensé, il ne s’agit plus de réprimer les émotions au profit de la raison mais de les respecter dans la pratique du dialogue socratique. Wow ! Je suis réconforté à la suite de ma lecture et de mon expérience avec Oscar Brenifier dont j’ai témoigné dans les articles 11 et 12 de ce dossier.

Article # 18 : La philosophie, c’est la vie – Réponses aux grandes et aux petites questions de l’existence, Lou Marinoff, La table ronde, 2004

Lou Marinoff occupe le devant de la scène mondiale de la consultation philosophique depuis la parution de son livre PLATON, PAS PROJAC! en 1999 et devenu presque’intantément un succès de vente. Je l’ai lu dès sa publication avec beaucoup d’intérêt. Ce livre a marqué un tournant dans mon rapport à la philosophie. Aujourd’hui traduit en 27 langues, ce livre est devenu la bible du conseil philosophique partout sur la planète. Le livre dont nous parlons dans cet article, «  La philosophie, c’est la vie – Réponses aux grandes et aux petites questions de l’existence », est l’une des 13 traductions du titre original « The Big Questions – How Philosophy Can Change Your Life » paru en 2003.

Article # 19 : S’aider soi-même – Une psychothérapie par la raison, Lucien Auger, Les Éditions de l’Homme

J’ai acheté et lu « S’aider soi-même » de Lucien Auger parce qu’il fait appel à la raison : « Une psychothérapie par la raison ». Les lecteurs des articles de ce dossier savent que je priorise d’abord et avant tout la philothérapie en place et lieu de la psychothérapie. Mais cette affiliation à la raison dans un livre de psychothérapie m’a intrigué. D’emblée, je me suis dit que la psychologie tentait ici une récupération d’un sujet normalement associé à la philosophie. J’ai accepté le compromis sur la base du statut de l’auteur : « Philosophe, psychologue et professeur ». « Il est également titulaire de deux doctorats, l’un en philosophie et l’autre en psychologie » précise Wikipédia. Lucien Auger était un adepte de la psychothérapie émotivo-rationnelle créée par le Dr Albert Ellis, psychologue américain. Cette méthode trouve son origine chez les stoïciens dans l’antiquité.

Article # 20 (1/2) : Penser par soi-même – Initiation à la philosophie, Michel Tozzi, Chronique sociale

J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq et je peux même en rajouter une de plus, une sixième, pour souligner son importance et sa pertinence. Il faut le lire absolument ! Je le recommande à tous car il nous faut tous sortir de ce monde où l’opinion règne en roi et maître sur nos pensées.

Article # 20 (2/2) : Penser par soi-même – Initiation à la philosophie, Michel Tozzi, Chronique sociale

Dans la première partie de ce rapport de lecture du livre « Penser par soi-même – Initiation à la philosophie » de Michel Tozzi, je vous recommandais fortement la lecture de ce livre : « J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq et je peux même en rajouter une de plus, une sixième, pour souligner son importance et sa pertinence. Il faut le lire absolument ! Je le recommande à tous car il nous faut tous sortir de ce monde où l’opinion règne en roi et maître sur nos pensées.» Je suis dans l’obligation d’ajouter cette deuxième partie à mon rapport de lecture de ce livre en raison de ma relecture des chapitres 6 et suivants en raison de quelques affirmations de l’auteur en contradiction avec ma conception de la philosophie.

Article # 21 – Agir et penser comme Nietzsche, Nathanaël Masselot, Les Éditions de l’Opportun

J’accorde au livre Agir et penser comme Nietzsche de Nathanaël Masselot cinq étoiles sur cinq. Aussi facile à lire qu’à comprendre, ce livre offre aux lecteurs une excellente vulgarisation de la philosophie de Friedricha Wilhelm Nietzsche. On ne peut pas passer sous silence l’originalité et la créativité de l’auteur dans son invitation à parcourir son œuvre en traçant notre propre chemin suivant les thèmes qui nous interpellent.

Article # 22 – La faiblesse du vrai, Myriam Revault d’Allones, Seuil

Tout commence avec une entrevue de Myriam Revault d’Allonnes au sujet de son livre LA FAIBLESSE DU VRAI à l’antenne de la radio et Radio-Canada dans le cadre de l’émission Plus on de fous, plus on lit. Frappé par le titre du livre, j’oublierai le propos de l’auteur pour en faire la commande à mon libraire.

Article # 23 – Pour une philothérapie balisée

Le développement personnel fourmille de personnes de tout acabit qui se sont improvisées conseillers, coachs, thérapeutes, conférenciers, essayistes, formateurs… et auxquelles s’ajoutent des praticiens issus des fausses sciences, notamment, divinatoires et occultes, des médecines et des thérapies alternatives. Bref, le développement personnel attire toute sorte de monde tirant dans toutes les directions.

Article # 24 – Comment nous pensons, John Dewey, Les empêcheurs de penser en rond / Seuil

Je n’aime pas cette traduction française du livre How we think de John Dewey. « Traduit de l’anglais (États-Unis) par Ovide Decroly », Comment nous pensons parait aux Éditions Les empêcheurs de penser en rond / Seuil en 2004. – Le principal point d’appui de mon aversion pour traduction française repose sur le fait que le mot anglais « belief » est traduit par « opinion », une faute majeure impardonnable dans un livre de philosophie, et ce, dès les premiers paragraphes du premier chapitre « Qu’entend-on par penser ? »

Article # 25 – Une philothérapie libre axée sur nos besoins et nos croyances avec Patrick Sorrel

Hier j’ai assisté la conférence Devenir philothérapeute : une conférence de Patrick Sorrel. J’ai beaucoup aimé le conférencier et ses propos. J’ai déjà critiqué l’offre de ce philothérapeute. À la suite de conférence d’hier, j’ai changé d’idée puisque je comprends la référence de Patrick Sorrel au «système de croyance». Il affirme que le «système de croyance» est une autre expression pour le «système de penser». Ce faisant, toute pensée est aussi une croyance.

Article # 26 – Une pratique philosophique sans cœur

J’éprouve un malaise face à la pratique philosophique ayant pour objectif de faire prendre conscience aux gens de leur ignorance, soit le but poursuivi par Socrate. Conduire un dialogue avec une personne avec l’intention inavouée de lui faire prendre conscience qu’elle est ignorante des choses de la vie et de sa vie repose sur un présupposé (Ce qui est supposé et non exposé dans un énoncé, Le Robert), celui à l’effet que la personne ne sait rien sur le sens des choses avant même de dialoguer avec elle. On peut aussi parler d’un préjugé philosophique.

Article # 27 – Êtes-vous prisonnier de vos opinions ?

Si votre opinion est faite et que vous n’êtes pas capable d’en déroger, vous êtes prisonnier de votre opinion. Si votre opinion est faite et que vous êtes ouvert à son évolution ou prêt à l’abandonner pour une autre, vous êtes prisonnier de l’opinion. Si votre opinion compte davantage en valeur et en vérité que les faits, vous êtes prisonnier de vos opinions. Si votre opinion est la seule manière d’exprimer vos connaissances, vous êtes prisonnier de vos opinions. Si vous pensez que l’opinion est le seul résultat de votre faculté de penser, vous êtes prisonnier de vos opinions. Si vous prenez vos opinion pour vraies, vous êtes prisonnier de vos opinions.

Article # 28 – La pratique philosophique – Une méthode contemporaine pour mettre la sagesse au service de votre bien-être, Jérôme Lecoq, Eyrolles, 2014

J’ai mis beaucoup de temps à me décider à lire « La pratique philosophique » de Jérôme Lecoq. L’auteur est un émule d’Oscar Brenifier, un autre praticien philosophe. J’ai vécu l’enfer lors de mes consultations philosophiques avec Oscar Brenifier. Ainsi toute association de près ou de loin avec Oscar Brenifier m’incite à la plus grande des prudences. Jérôme Lecoq souligne l’apport d’Oscar Brenifier dans les Remerciements en première page de son livre « La pratique philosophique ».

Article # 29 – Je sais parce que je connais

Quelle est la différence entre « savoir » et « connaissance » ? J’exprime cette différence dans l’expression « Je sais parce que je connais ». Ainsi, le savoir est fruit de la connaissance. Voici quatre explications en réponse à la question « Quelle est la différence entre savoir et connaissance ? ».

Article # 30 – Les styles interpersonnels selon Larry Wilson

J’ai décidé de publier les informations au sujet des styles interpersonnels selon Larry Wilson parce que je me soucie beaucoup de l’approche de la personne en consultation philosophique. Il m’apparaît important de déterminer, dès le début de la séance de philothérapie, le style interpersonnel de la personne. Il s’agit de respecter la personnalité de la personne plutôt que de la réprimer comme le font les praticiens socratiques dogmatiques. J’ai expérimenté la mise en œuvre de ces styles inter-personnels avec succès.

Article # 31 – La confiance en soi – Une philosophie, Charles Pépin, Allary Éditions, 2018

Le livre « La confiance en soi – Une philosophie » de Charles Pépin se lit avec une grande aisance. Le sujet, habituellement dévolue à la psychologie, nous propose une philosophie de la confiance. Sous entendu, la philosophie peut s’appliquer à tous les sujets concernant notre bien-être avec sa propre perspective.

Article # 32 – Les émotions en philothérapie

J’ai vécu une sévère répression de mes émotions lors deux consultations philosophiques personnelles animées par un philosophe praticien dogmatique de la méthode inventée par Socrate. J’ai témoigné de cette expérience dans deux de mes articles précédents dans ce dossier.

Article # 33 – Chanson « Le voyage » par Raôul Duguay, poète, chanteur, philosophe, peintre… bref, omnicréateur québécois

Vouloir savoir être au pouvoir de soi est l’ultime avoir / Le voyage / Il n’y a de repos que pour celui qui cherche / Il n’y a de repos que pour celui qui trouve / Tout est toujours à recommencer

Article # 34 – « Ah ! Là je comprends » ou quand la pensée se fait révélation

Que se passe-t-il dans notre système de pensée lorsque nous nous exclamons « Ah ! Là je comprends » ? Soit nous avons eu une pensée qui vient finalement nous permettre de comprendre quelque chose. Soit une personne vient de nous expliquer quelque chose d’une façon telle que nous la comprenons enfin. Dans le deux cas, il s’agit d’une révélation à la suite d’une explication.

Article # 35 – La lumière entre par les failles

Âgé de 15 ans, je réservais mes dimanches soirs à mes devoirs scolaires. Puis j’écoutais l’émission Par quatre chemins animée par Jacques Languirand diffusée à l’antenne de la radio de Radio-Canada de 20h00 à 22h00. L’un de ces dimanches, j’ai entendu monsieur Languirand dire à son micro : « La lumière entre par les failles».

Article # 36 – Les biais cognitifs et la philothérapie

Le succès d’une consultation philosophique (philothérapie) repose en partie sur la prise en compte des biais cognitifs, même si ces derniers relèvent avant tout de la psychologie (thérapie cognitive). Une application dogmatique du dialogue socratique passe outre les biais cognitifs, ce qui augmente les risques d’échec.

Article # 37 – L’impossible pleine conscience

Depuis mon adolescence, il y a plus de 50 ans, je pense qu’il est impossible à l’Homme d’avoir une conscience pleine et entière de soi et du monde parce qu’il ne la supporterait pas et mourrait sur le champ. Avoir une pleine conscience de tout ce qui se passe sur Terre et dans tout l’Univers conduirait à une surchauffe mortelle de notre corps. Il en va de même avec une pleine conscience de soi et de son corps.

Article # 38 – Verbalisation à outrance : «Je ne suis pas la poubelle de tes pensées instantanées.»

Le Dr Jean-Christophe Seznec, psychiatre français, a été interrogé par la journaliste Pascale Senk du quotidien Le Figaro au sujet de son livre Savoir se taire, savoir parler, coécrit avec Laurent Carouana et paru en 2017. Le titre de l’article a retenu mon attention : Psychologie: «il faut sortir de l’hystérie de la parole».

Article # 39 – Comment dialoguer de manière constructive ? par Julien Lecomte, Philosophie, médias et société

Reproduction de l’article « Comment dialoguer de manière constructive ? », un texte de Julien Lecomte publié sur son site web PHILOSOPHIE, MÉDIAS ET SOCIÉTÉ. https://www.philomedia.be/. Echanger sur des sujets de fond est une de mes passions. Cela fait plusieurs années que je m’interroge sur les moyens de faire progresser la connaissance, d’apprendre de nouvelles choses. Dans cet article, je reviens sur le cheminement qui m’anime depuis tout ce temps, pour ensuite donner des pistes sur les manières de le mettre en pratique concrètement.

Article # 40 – Le récit d’initiation en spirale

Dans le récit initiatique, il s’agit de partir du point A pour aller au point B afin que le lecteur ou l’auditeur chemine dans sa pensée vers une révélation permettant une meilleure compréhension de lui-même et/ou du monde. La référence à la spirale indique une progression dans le récit où l’on revient sur le même sujet en l’élargissant de plus en plus de façon à guider la pensée vers une nouvelle prise de conscience. Souvent, l’auteur commence son récit en abordant un sujet d’intérêt personnel (point A) pour évoluer vers son vis-à-vis universel (point B). L’auteur peut aussi se référer à un personnage dont il fait évoluer la pensée.

Article # 41 – La philothérapie – Un état des lieux par Serge-André Guay, Observatoire québécois de la philothérapie

Cet article présente un état des lieux de la philothérapie (consultation philosophique) en Europe et en Amérique du Nord. Après un bref historique, l’auteur se penche sur les pratiques et les débats en cours. Il analyse les différentes publications, conférences et offres de services des philosophes consultants.

Article # 42 – L’erreur de Descartes, Antonio Damasio, Odile Jacob, 1995

J’ai découvert le livre « L’erreur de Descartes » du neuropsychologue Antonio R. Damasio à la lecture d’un autre livre : L’intelligence émotionnelle de Daniel Goleman. L’édition originale de ce livre est parue en 1995 en anglais et j’ai lu la traduction française à l’été 1998 parue un an auparavant chez Robert Laffont. Diplômé de l’université Harvard et docteur en psychologie clinique et développement personnel, puis journaliste au New York Times, où il suit particulièrement les sciences du comportement, Daniel Goleman nous informe dans son livre « L’intelligence émotionnel » au sujet de la découverte spectaculaire pour ne pas dire révolutionnaire de Antonio R. Damasio à l’effet que la raison a toujours besoin d’un coup des émotions pour prendre des décisions. Jusque-là, il était coutume de soutenir que les émotions perturbaient la raison, d’où l’idée de les contrôler.

Article # 43 – Éloge de la pratique philosophique, Sophie Geoffrion, Éditions Uppr, 2018

Ma lecture du livre ÉLOGE DE LA PRATIQUE PHILOSOPHIQUE de la philosophe praticienne SOPHIE GEOFFRION fut agréable et fort utile. Enfin, un ouvrage court ou concis (le texte occupe 65 des 96 pages du livre), très bien écrit, qui va droit au but. La clarté des explications nous implique dans la compréhension de la pratique philosophique. Bref, voilà un éloge bien réussi. Merci madame Geoffrion de me l’avoir fait parvenir.

Article # 44 – Consultation philosophique : s’attarder à l’opinion ou au système de pensée ?

Dans cet article, je m’interroge à savoir la consultation philosophique doit s’attarder à l’opinion ou au système pensée du client. OPINION – Le philosophe praticien cible l’opinion de son client en vue de démontrer l’ignorance sur laquelle elle repose et, par conséquent, l’absence de valeur de vérité qu’elle recèle. Cette pratique repose sur le « questionnement philosophique ».

Article # 45 – Sentir et savoir – Une nouvelle théorie de la conscience, Antonio Damasio, Éditions Odile Jacob

Dans son livre « Sentir et savoir », Antonio Damasio propose « Une nouvelle théorie de la conscience ». Il démontre que la conscience ne peut pas exister sans le corps. Il identifie dans le corps la capacité de sentir comme préalable à la conscience.

Article # 46 – Dépression et philosophie : Du mal du siècle au mal de ce siècle, Robert Redeker, Editions Pleins Feux, 2007

Un si petit livre, seulement 46 pages et en format réduit, mais tellement informatif. Une preuve de plus qu’il ne faut se fier aux apparences. Un livre signé ROBERT REDEKER, agrégé de philosophie originaire de la France, connaît fort bien le sujet en titre de son œuvre : DÉPRESSION ET PHILOSOPHIE.

Article # 47 – Savoir se taire, savoir parler, Dr Jean-Christophe Seznec et Laurent Carouana, InterÉditions, 2017

La plupart des intervenants en psychologie affirment des choses. Ils soutiennent «C’est comme ceci» ou «Vous êtes comme cela». Le lecteur a le choix de croire ou de ne pas croire ce que disent et écrivent les psychologues et psychiatres. Nous ne sommes pas invités à réfléchir, à remettre en cause les propos des professionnels de la psychologie, pour bâtir notre propre psychologie. Le lecteur peut se reconnaître ou pas dans ces affirmations, souvent catégoriques. Enfin, ces affirmations s’apparentent à des jugements. Le livre Savoir se taire, savoir dire de Jean-Christophe Seznec et Laurent Carouana ne fait pas exception.

Article # 48 – Penser sa vie – Une introduction à la philosophie, Fernando Savater, Éditions du Seuil, 2000

Chapitre 1 – La mort pour commencer – Contrairement au philosophe Fernando Savater dans PENSER SA VIE – UNE INTRODUCTION À LA PHILOSOPHIE, je ne définie pas la vie en relation avec la mort, avec son contraire. Je réfléchie et je parle souvent de la mort car il s’agit de l’un de mes sujets préféré depuis mon adolescence. Certaines personnes de mon entourage pensent et affirment que si je parle aussi souvent de la mort, c’est parce que j’ai peur de mourir. Or, je n’ai aucune peur de la mort, de ma mort, de celles de mes proches. Je m’inquiète plutôt des conséquences de la mort sur ceux et celles qui restent, y compris sur moi-même.

Article # 49 – Pourquoi avons-nous des couleurs de peau et des physiques si différents ?

À la lumière du documentaire LE SOLEIL ET DES HOMMES, notamment l’extrait vidéo ci-dessus, je ne crois plus au concept de race. Les différences physiques entre les hommes découlent de l’évolution naturelle et conséquente de nos lointains ancêtres sous l’influence du soleil et de la nature terrestre, et non pas du désir du soleil et de la nature de créer des races. On sait déjà que les races et le concept même de race furent inventés par l’homme en se basant sur nos différences physiques. J’abandonne donc la définition de « race » selon des critères morphologiques…

Article # 50 – Extrait du mémoire de maîtrise «Formation de l’esprit critique et société de consommation» par Stéphanie Déziel

Dans le cadre de notre dossier « Consulter un philosophe », la publication d’un extrait du mémoire de maîtrise « Formation de l’esprit critique et société de consommation » de Stéphanie Déziel s’impose en raison de sa pertinence. Ce mémoire nous aide à comprendre l’importance de l’esprit critique appliqué à la société de consommation dans laquelle évoluent, non seule les jeunes, mais l’ensemble de la population.

Article # 51 – « En fait, c’est dans son incertitude même que réside largement la valeur de la philosophie. » Bertrand Russell

Je reproduis ci-dessous une citation bien connue sur le web au sujet de « la valeur de la philosophie » tirée du livre « Problèmes de philosophie » signé par Bertrand Russell en 1912. Mathématicien, logicien, philosophe, épistémologue, homme politique et moraliste britannique, Bertrand Russell soutient que la valeur de la philosophie réside dans son incertitude. À la suite de cette citation, vous trouverez le texte de Caroline Vincent, professeur de philosophie et auteure du site web « Apprendre la philosophie » et celui de Gabriel Gay-Para tiré se son site web ggpphilo. Des informations tirées de l’Encyclopédie Wikipédia au sujet de Bertrand Russell et du livre « Problèmes de philosophie » et mon commentaire complètent cet article.

Article # 52 – Socrate et la formation de l’esprit critique par Stéphanie Déziel

Passez donc sans vous arrêter, amis, au milieu des Marchands de Sommeil; et, s’ils vous arrêtent, répondez-leur que vous ne cherchez ni un système ni un lit. Ne vous lassez pas d’examiner et de comprendre. (…) Lisez, écoutez, discutez, jugez; ne craignez pas d’ébranler des systèmes; marchez sur des ruines, restez enfants. (…) Socrate vous a paru un mauvais maître. Mais vous êtes revenus à lui; vous avez compris, en l’écoutant, que la pensée ne se mesure pas à l’aune, et que les conclusions ne sont pas l’important; restez éveillés, tel est le but. Les Marchands de Sommeil de ce temps-là tuèrent Socrate, mais Socrate n’est point mort; partout où des hommes libres discutent, Socrate vient s’asseoir, en souriant, le doigt sur la bouche. Socrate n’est point mort; Socrate n’est point vieux. (…) – Alain, (Emile Charrier), Vigiles de l’esprit.

Article # 53 – J’ai un problème avec la vérité

Tout au long de ma vie, j’ai vu la vérité malmenée, tassée d’un bord puis de l’autre, devenir une propriété personnelle (ma vérité — ta vérité — à chacun sa vérité), tantôt objet de monopôle, tantôt reconnue, tantôt niée et reniée… Ah ! La vérité. Quel chaos ! Je me demande depuis longtemps pourquoi la vérité, si elle existe, ne triomphe pas à tout coup, pourquoi elle ne s’impose à tous d’elle-même. Contestée de toutes parts, la vérité, si elle existe, n’a d’intérêt que pour l’opinion qu’on en a et les débats qui s’ensuivent. On va jusqu’à donner à la vérité une mauvaise réputation eu égard à son influence néfaste sur la société et les civilisations. Et que dire de toutes ces croyances qui se prennent pour la vérité ? Et c’est sans compter l’observation récente à l’effet que nous venons d’entrer dans une « ère de post-vérité ».

Article # 54 – Petit manuel philosophique à l’intention des grands émotifs, Iaria Gaspard, Presses Universitaires de France, 2022

J’accorde à ce livre trois étoiles sur cinq. Le titre « Petit manuel philosophique à l’intention des grands émotifs » a attiré mon attention. Et ce passage du texte en quatrième de couverture m’a séduit : «En proposant une voyage philosophique à travers l’histoire des émotions, Iaria Gaspari bouscule les préjugés sur notre vie émotionnelle et nous invite à ne plus percevoir nos d’états d’âme comme des contrainte ». J’ai décidé de commander et de lire ce livre. Les premières pages m’ont déçu. Et les suivantes aussi. Rendu à la moitié du livre, je me suis rendu à l’évidence qu’il s’agissait d’un témoignage de l’auteure, un témoignage très personnelle de ses propres difficultés avec ses émotions. Je ne m’y attendais pas, d’où ma déception. Je rien contre de tels témoignages personnels qu’ils mettent en cause la philosophie, la psychologie, la religion ou d’autres disciplines. Cependant, je préfère et de loin lorsque l’auteur demeure dans une position d’observateur alors que son analyse se veut la plus objective possible.

Article # 55 – Savoir, connaissance, opinion, croyance

Tout repose sur le Savoir. L’expérience personnelle et/ou professionnelle qu’on fait du Savoir, après en avoir pris conscience, se retrouve à la base des Connaissances que nous possédons. Les Opinions expriment des Jugements des connaissances et inspirent souvent les Croyances.

Article # 56 – Philosophie, science, savoir, connaissance

La philosophie, mère de toutes les sciences, recherche la sagesse et se définie comme l’Amour de la Sagesse. La sagesse peut être atteinte par la pensée critique et s’adopte comme Mode de vie. • La philosophie soutient la Science et contribue à la naissance et au développement de la méthode scientifique, notamment avec l’épistémologie.

Article # 57 – La philosophie encore et toujours prisonnière de son passé ?

La philothérapie, principale pratique de la philosophie de nos jours, met sans cesse de l’avant les philosophes de l’Antiquité et de l’époque Moderne. S’il faut reconnaître l’apport exceptionnel de ces philosophes, j’ai parfois l’impression que la philothérapie est prisonnière du passé de la philosophie, à l’instar de la philosophie elle-même.

Article # 58 – Le Québec, un désert philosophique

Au Québec, la seule province canadienne à majorité francophone, il n’y a pas de tradition philosophique populaire. La philosophie demeure dans sa tour universitaire. Très rares sont les interventions des philosophes québécois dans l’espace public, y compris dans les médias, contrairement, par exemple, à la France. Et plus rares encore sont les bouquins québécois de philosophie en tête des ventes chez nos libraires. Seuls des livres de philosophes étrangers connaissent un certain succès. Bref, l’espace public québécois n’offre pas une terre fertile à la Philosophie.

Article # 59 – La naissance du savoir – Dans la tête des grands scientifiques, Nicolas Martin, Éditions Les Arènes, 2023.

J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq parce qu’il me permet d’en apprendre beaucoup plus sur la pensée scientifique telle que pratiquée par de grands scientifiques. L’auteur, Nicolas Martin, propose une œuvre originale en adressant les mêmes questions, à quelques variantes près, à 17 grands scientifiques.

Article # 60 – Pourquoi est-il impossible d’atteindre l’équilibre entre développement personnel et développement spirituel ou philosophique ?

Cet article répond à ce commentaire lu sur LinkedIn : « L’équilibre entre développement personnel et développement spirituel ou philosophique est indispensable. » Il m’apparaît impossible de viser « L’équilibre entre développement personnel et développement spirituel ou philosophique » et de prétendre que cet équilibre entre les trois disciplines soit « indispensable ». D’une part, le développement personnel est devenu un véritable fourre-tout où l’ivraie et le bon grain se mélangent sans distinction, chacun avançant sa recette à l’aveugle.

Article # 61 – Le commerce extrême de la philosophie avec les « philopreneurs »

En ne s’unissant pas au sein d’une association nationale professionnelle fixant des normes et des standards à l’instar des philosophes consultants ou praticiens en d’autres pays, ceux de la France nous laissent croire qu’ils n’accordent pas à leur disciple tout l’intérêt supérieur qu’elle mérite. Si chacun des philosophes consultants ou praticiens français continuent de s’affairer chacun dans son coin, ils verront leur discipline vite récupérée à mauvais escient par les philopreneurs et la masse des coachs.

Article # 62 – Soigner par la philosophie, En marche – Journal de la Mutualité chrétienne (Belgique)

“ Après les succès d’Épicure 500 vous permettant de faire dix repas par jour sans ballonnements, après Spinoza 200 notre inhibiteur de culpabilité, les laboratoires Laron, vous proposent Philonium 3000 Flash, un médicament révolutionnaire capable d’agir sur n’importe quelle souffrance physique ou mentale?: une huile essentielle d’Heidegger pour une angoisse existentielle, une substance active de Kant pour une douleur morale…. Retrouvez sagesse et vitalité en un instant ”, s’amusaient les chroniqueurs radio de France Inter dans une parodie publicitaire diffusée à l’occasion d’une émission ayant pour thème?: la philosophie peut-elle soigner le corps ?

Article # 63 – Contre le développement personnel. Thiery Jobard, Éditions Rue de l’échiquier, 2021

J’attribue quatre étoiles sur cinq à ce livre. Les lecteurs assidus de mes articles connaissent fort bien ma position plus que défavorable face au développement personnel. À l’instar de Thiery Jobard, je suis contre le développement personnel. Je qualifie le développement personnel d’arnaque extrêmement dangereuse pour ses adeptes et notre société.

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Article # 60 – Pourquoi est-il impossible d’atteindre l’équilibre entre développement personnel et développement spirituel ou philosophique ?

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Cet article répond à ce commentaire lu sur LinkedIn :

« L’équilibre entre développement personnel et développement spirituel ou philosophique est indispensable. »


Il m’apparaît impossible de viser « L’équilibre entre développement personnel et développement spirituel ou philosophique » et de prétendre que cet équilibre entre les trois disciplines soit « indispensable ».

D’une part, le développement personnel est devenu un véritable fourre-tout où l’ivraie et le bon grain se mélangent sans distinction, chacun avançant sa recette à l’aveugle.

D’autre part, le développement personnel se fonde sur une science inexacte dont l’efficience demeure encore et toujours à démontrer : La psychologie.

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Dans son livre « Séduction psychologique – Échec de la psychologie moderne » William Kirk Kilpatrick, lui-même psychologue, diplômé des plus grandes écoles dont les célèbres universités Harvard et Purdue, se demande « quel est donc le profit produit par la psychologie » :


« L’ÉCHEC DE LA FOI PSYCHOLOGIQUE

Quelque bien intentionné et agréable qu’il soit, il n’est pas évident que l’« establishment » sache aider. Partout il existe de sombres signes que cette foi n’est pas efficace. En dépit de la création d’une armée virtuelle de psychiatres, psychologues, psychométriciens, conseillers et éducateurs sociaux, il n’y a eu aucune diminution du taux de maladies mentales, suicides, alcoolisme, toxicomanie, enfants maltraités, divorces, meurtres et voies de fait de toutes sortes. Contrairement à ce qu’on pourrait espérer dans une société analysée si soigneusement et assistée par tant d’experts de la santé mentale, il y a eu un accroissement dans tous ces domaines. Il semble parfois exister un rapport direct entre le nombre grandissant de ceux qui aident et le nombre grandissant de ceux qui ont besoin d’aide. Plus nous avons de psychologues, plus nous récoltons de maladies mentales; plus nous avons d’éducateurs sociaux et de délégués à la liberté surveillée, plus la criminalité s’accroît; plus nous avons d’enseignants et plus l’ignorance grandit.

Il nous faut nous interroger devant tout cela. En clair, cela est suspect. Nous sommes contraints de concevoir la possibilité que la psychologie et les professions qui gravitent autour d’elle proposent des solutions aux problèmes qu’elles ont elles-mêmes contribué à faire naître. Ainsi, nous voyons des psychologues élever chez les gens l’espoir de bonheur ici-bas à un niveau démesuré, pour ensuite dispenser leurs conseils sur la crise qui survient vers la mi-vie et à la mort. Nous voyons des psychologues faire de l’attention portée à soi-même une vertu, pour ensuite s’étonner du nombre croissant de narcissistes. Nous voyons des psychologues alléguer devant les tribunaux que les mauvais garçons et même les mauvais adultes n’existent pas, pour ensuite formuler des théories afin d’expliquer l’augmentation de la criminalité. Nous voyons des psychologues mettre à rude épreuve les liens de la vie familiale, pour ensuite mener une thérapie dans les foyers brisés.

ATTENTES ET RÉSULTATS

Il y a trop de « si », de « et » et de « mais » pour prouver une relation fortuite entre la montée de la psychologie et la détérioration du lien social, mais il existe certainement assez de preuves pour douter du profit que la psychologie prétend nous apporter. Dans les domaines où les professionnels savent véritablement ce qu’ils font, nous nous attendons à un résultat. Stanislas Andreski, sociologue britannique, fait la lumière sur ce point en comparant la psychologie et la sociologie à d’autres professions. Il note que lorsqu’une profession est fondée sur une connaissance bien établie, il devrait y avoir une relation entre le nombre de personnes qui exercent cette profession et les résultats accomplis :

« Ainsi, dans un pays où il y a pléthore d’ingénieurs en télécommunication, l’équipement téléphonique sera normalement meilleur que dans un pays où il n’y a que quelques spécialistes dans ce domaine. Le taux de mortalité sera plus bas dans les pays ou les régions où il y a beaucoup de docteurs et d’infirmières que dans les lieux où ils sont rares et éloignés. Les comptes seront généralement tenus avec plus d’efficacité dans les pays où il y a de nombreux comptables expérimentés que là où ils font défaut. »

Stanislas Andreski, Social Sciences as Sorcery, Penguin Books, New York,1974, pp. 25-26.

Mais quel est donc le profit produit par la psychologie et la sociologie? Le professeur Andreski poursuit :

« … Partant, nous devrions constater que dans les pays, les régions, les institutions ou encore les secteurs où les services des psychologues sont très largement requis, les foyers sont plus résistants, les liens entre conjoints, frères et sœurs, parents et enfants, plus solides et plus chaleureux; les relations entre collègues plus harmonieuses, le traitement des patients meilleur; les vandales, les criminels et les toxicomanes moins nombreux, que dans les endroits et les groupes qui n’ont pas recours aux talents des psychologues. En conséquence, nous pourrions déduire que les États-Unis sont la patrie bénie de l’harmonie et de la paix; et qu’il aurait dû en être toujours plus ainsi durant le dernier quart de siècle en relation avec la croissance numérique des sociologues, des psychologues et des experts en sciences politiques. »

Stanislas Andreski, Social Sciences as Sorcery, Penguin Books, New York,1974, p. 26.

Cependant, ce n’est pas ce qui s’est produit. Au contraire, les choses semblent empirer. Les rues ne sont pas sûres. Les foyers se désintègrent. Le suicide sévit parmi les jeunes. Et quand la psychologie tente de régler de tels problèmes, il semble souvent qu’elle les aggrave. La création dans les villes de centres de prévention du suicide s’accompagne, par exemple, d’une augmentation de celui-ci. Les conseils matrimoniaux conduisent fréquemment au divorce. Par ailleurs, l’observation la plus élémentaire nous montre que l’introduction de l’éducation sexuelle dans un public très étendu n’a aucunement enrayé la hausse des grossesses non désirées, de la promiscuité et des maladies vénériennes. Il est plutôt manifeste que de tels programmes encouragent la sexualité précoce et les problèmes qui en découlent.

Il est difficile de ne pas conclure que l’ordonnance est à l’origine de la maladie. « Si nous constations », écrit Andreski, « que toutes les fois que les pompiers arrivent, le feu redouble d’intensité, nous finirions par nous demander ce qu’il peut bien sortir de leurs lances et si, par hasard, ils ne sont pas en train de verser de l’huile sur le feu ».

Stanislas Andreski, Social Sciences as Sorcery, Penguin Books, New York,1974, p. 29.

Séduction psychologique – L’échec de la psychologie moderne, William Kirk Kilpatrick, Traduction de l’original anglais (Psychological seduction, Thomas Nelson Publishers, Nashville, USA, 1983), Traduit en français par Alain Chong, Centre Biblique Européen, 1985, pp. 32-35


Dans la même veine, on peut se demander « Quel est donc le profit du développement personnel ? » La logique veut que si la source est polluée, le ruisseau, la rivière, le fleuve… le seront. Si nous pouvons remettre en question l’efficacité de la psychologie, nous pouvons tout autant questionner tout ce qui s’y abreuve, y compris le développement personnel.


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En 2005, Steve Salerno fit un portrait du mouvement de développement personnel américain qui le montre non seulement comme sans efficacité pour atteindre ses buts, mais aussi dangereux socialement. Salerno dit que 80 % des clients du développement personnel sont des clients répétés qui continuent à y revenir, que le programme les ait aidés ou pas. D’autres, de manière similaire, soulignent qu’avec les livres consacrés au développement personnel, l’« offre fait augmenter la demande ». Plus les gens les lisent, plus ils pensent qu’ils en ont besoin, plus comme une addiction que comme une alliance*.

* Sham: How the Self-Help Movement Made America Helpless, Steve Salerno (2005). Le développement personnel, Manque de bases scientifiques, Wikipédia, consulté le 25 octobre 2023.

https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9veloppement_personnel


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Le développement (im)personnel, Julia de Funès. Présentation : Comment se «?développer?» quand on est sans cesse «?enveloppé?» par des coachs?? Comment le développement serait-il «?personnel?» quand guides et manuels s’adressent à chacun comme à tout autre?? La philosophe Julia de Funès fustige avec délectation les impostures d’une certaine psychologie positive. «?L’authenticité en 5 leçons?», «?La confiance en soi?: mode d’emploi?», «?Les 10 recettes du bonheur?»… Les librairies sont envahies d’ouvrages qui n’en finissent pas d’exalter l’empire de l’épanouissement personnel. Les coachs, nouveaux vigiles du bien-être, promettent eux aussi sérénité, réussite et joie. À les écouter, il n’y aurait plus de «?malaise dans la civilisation?», mais une osmose radieuse. Nous voici propulsés dans la «?pensée positive?» qui positive plus qu’elle ne pense?! C’est le non-esprit du temps. Pourquoi le développement personnel, nouvel opium du peuple, rencontre-t-il un tel engouement?? Sur quels ressorts psychologiques et philosophiques prend-il appui?? L’accomplissement de soi ne serait-il pas à rechercher ailleurs que dans ces (im)postures intellectuelles et comportementales?? Pour lutter contre la niaiserie facile et démagogique des charlatans du «?moi?», Julia de Funès propose quelques pépites de grands penseurs. Si la philosophie, âgée de 3?000 ans, est toujours là, c’est qu’en cultivant le point d’interrogation, elle développe l’intelligence de l’homme, fait voler en éclats les clichés et les lourdeurs du balisé, et permet à chacun de mieux affirmer sa pensée et vivre sa liberté. L’esprit n’est jamais mort, la réflexion ne rend pas les armes, une libération est toujours possible?!

La philosophe Julia de Funès, auteure de « Développement (im)personnel, le succès d’une imposture » aux Éditions de L’Observatoire, va plus loin :


Julia de Funès prédit le déclin à venir du coaching. « On va le voir avec quelques années de décalage, mais le développement personnel était très en avance aux Etats-Unis, et là il commence à y avoir beaucoup d’usages critiques sur ces approches. Les gens en reviennent parce qu’ils voient que ça ne marche pas, qu’il n’y a pas de recettes, qu’il y a beaucoup d’idéologie individualiste derrière, dont on est un peu lassé. »

AFP, Les philosophes se rebiffent contre le développement personnel, 2 février, 2021.


Différentes dénonciations du développement personnel pointent du doigt son manque de rigueur :


Une des critiques que l’on fait souvent au développement personnel c’est son manque de « rigueur » ou de lucidité et c’est indéniable qu’il y a de nombreux « gourous » qui prétendent avoir atteint la sagesse et qui veulent te guider moyennant une certaine somme d’argent (parfois très conséquente !).

Un des critères que j’utilise pour savoir si une approche de développement personnel est sérieuse ou pas, c’est le degré d’investissement personnel demandé et surtout  le degré de liberté laissé à l’individu pour progresser sur son chemin.  Si tout ce qu’on demande c’est d’obéir et de payer, il faut se méfier. On ne peut pas faire l’économie de la liberté de penser, de l’effort, pour se remettre en question, du doute, de la patience, de l’étude, de l’attention à soi, à ses besoins, aux autres, etc.

Source : Herrault, Sophie, Philosophie ou développement personnel ? Interview de Xavier Godet, philosophe dans l’âme, par Sophie Herrault – coach en motivation et intelligence émotionnelle et romancière (www.livre.sophieherrault.fr)


Dans le cadre de son émission Carnet de philo, édition du 16 mai 2019, Radio France initule son balado : « Faut-il détester le développement personnel ? »


Comment distinguer la philo du coaching ?

Vous connaissez tous ces livres qui vous donnent de quoi vous épanouir, vous sentir mieux, de quoi gagner du temps, atteindre le bonheur, savoir dire non, de quoi s’aimer pour aimer les autres, etc. Aller dans un rayon de développement personnel est une expérience à part entière, puisqu’on y voit étalés devant soi tous les complexes possibles. À chacun de choisir son problème, de piocher un ouvrage et d’en découvrir le remède.

En philosophie, il est de bon ton de détester ça : pas scientifique, pas rigoureux, mercantile, les raisons sont nombreuses. Mais la principale pourrait être celle-ci : le développement personnel donne des solutions, quand la philosophie, elle, formule des problèmes.

(…)

Les faiblesses du développement personnel

La philosophe Julia de Funès dénonce ce paradoxe du « tout coaching » qui ne fait disparaître aucun problème, mais qui, comble du sort, devient du « développement impersonnel ». Contre-productif, conformiste, a priori rien de grave pour la philosophie qui pourrait laisser se déployer ce genre de librairie sans intervenir… mais une autre critique se trouve aussi dans ce terme mentionné d’« imposture ».

Source : Faut-il détester le développement personnel ? Carnet de philo, France culture, 16 mai 2019.

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-journal-de-la-philo/faut-il-detester-le-developpement-personnel-8866377


Le développement personnel étend ses tentacules jusque dans la philosophie, sans doute pour profiter de sa crédibilité mais encore faut-il bien connaître la philosophie, ce qui n’est pas bien assuré au sein de la communauté des coachs de vie et d’entreprise.


A priori, difficile de dire quel livre use honnêtement ou pas de philosophie (s’il est facile de distinguer une publication de thèse d’un manuel de survie quotidien, il est plus difficile de trancher pour tout un ensemble d’essais, même les exercices spirituels des Antiques sont redoutables de ce point de vue), mais en se penchant sur les livres eux-mêmes, on a quand même une idée : ceux qui font des catalogues, qui listent des auteurs par problèmes et en tirent des « conseils », mais qui surtout, vous donnent des solutions, des attitudes à suivre, et réduisent des problèmes à des obstacles à franchir, risquent bien de vous décevoir.

Source : Faut-il détester le développement personnel ? Carnet de philo, France culture, 16 mai 2019.

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-journal-de-la-philo/faut-il-detester-le-developpement-personnel-8866377


Le développement personne s’inscrit aujourd’hui dans la « science du bonheur » :

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Disons-le franchement, la science du bonheur est une pseudoscience, dont les postulats et la logique se révèlent tout à fait défectueux. Le philosophe pragmatiste Charles Peirce a dit un jour qu’une chaîne de raisonnement n’est pas plus solide que son lien le plus faible ; de fait, la science du bonheur s’appuie sur de nombreux postulats sans fondement, sur des incohérences théoriques, des insuffisances méthodologiques, des résultats non prouvés et des généralisations ethnocentriques et abusives. Tout cela interdit d’accepter de manière non critique ce que cette science affirme en se réclamant de la vérité et de l’objectivité.

ILLOUZ, Eva, CANANAS, Edgar, Happycratie : comment l’industrie du bonheur a pris le contrôle de nos vies, Premier parallèle, 2018, pp. 16-17.

(…)

Elle (seconde révolution individualiste) a en effet permis de présenter sous l’angle de la psychologie et de la responsabilité individuelle les déficits structurels, les contradictions et les paradoxes propres à la société. Le travail, par exemple, est progressivement devenu une affaire de projets personnels, de créativité et d’entreprenariat ; l’éducation, une affaire de compétences individuelles et de talents personnels ; la santé, une affaire d’habitudes de vie et de mode de vie ; l’amour, d’affinités interpersonnelles et de compatibilité ; l’identité, de choix et de personnalité ; le progrès social, de prospérité individuelle, et ainsi de suite. La conséquence a été l’effondrement général de la dimension sociale au profit de la dimension psychologique. «La» politique s’est ainsi vu progressivement remplacée par «une» politique, et une politique a forte consonance thérapeutique, la rhétorique du bonheur se substituant peu à peu à celle de l’individualisme dans la définition du modèle néolibéral de citoyenneté (nous développerons cette idée dans le quatrième chapitre).

ILLOUZ, Eva, CANANAS, Edgar, Happycratie : comment l’industrie du bonheur a pris le contrôle de nos vies, Premier parallèle, 2018, p. 77.

La forteresse intérieure n’est pas l’endroit où nous voulons construire notre vie. Nous ne voulons pas vivre dans l’obsession égocentrique de l’amélioration de soi, qui n’est qu’une façon de se discipliner à outrance, de se censurer. L’idée d’une meilleure version de nous-mêmes à laquelle il s’agirait de parvenir n’est que chimère et faux-semblant, et nous n’entendons pas nous épuiser à la poursuivre. Nous refusons de nous retrouver prisonniers de postulats prétendant que l’amélioration de la société ne passerait que par l’amélioration des individus. (…)

ILLOUZ, Eva, CANANAS, Edgar, Happycratie : comment l’industrie du bonheur a pris le contrôle de nos vies, Premier parallèle, 2018, pp. 234-235.


Le développement personnel se concentre sur l’amour de Soi tandis que la philosophie est l’Amour de la Sagesse. L’une et l’autre de ces disciplines ne peuvent pas être mises en équilibre dans une collaboration honnête. La philosophie doit éviter de toutes les influences engendrant sa dénaturation.


«D’abord, la psychologie est essentiellement centrée sur le “moi”. Elle cherche à comprendre les failles, les problèmes et les troubles du patient. Tandis que les domaines concernés par la philosophie sont bien plus larges : elle traite de l’homme en général, mais elle se demande aussi ce qu’est le monde, Dieu, les autres, la vie, le bonheur…

Ensuite, bien souvent la psychologie invite le patient à regarder en arrière ; à fouiller dans son enfance, à se souvenir d’un évènement qui serait l’origine d’un traumatisme. Elle cherche à guérir le passé. À l’inverse, la philosophie ne panse pas le passé. Elle permet, grâce à la rencontre des philosophes d’il y a 500 ou 2500 ans, de penser autrement, de ne pas rester bloqué sur des idées/pensées qui nous font du mal. On en découvre d’autres qui nous correspondent et on agit en fonction de celles-ci. En ce sens, la philosophie nous donne les clés pour agir, et pour prendre notre futur en main et redevenir maître de son destin.»

Source : Quelle est la différence entre la psychologie et la philosophie ?, Institut pandore.

https://www.institut-pandore.com/philosophie/difference-psychologie-philosophie/


Personnellement, le développement personnel me monte au nez depuis mon tout premier contact avec « la pensée positive » au cours de mon adolescence dans les années 1970-80. Le livre La puissance de la pensée positive de Norman Vincent Peale paru chez Marabout et paru en 1952 (Prentice Hall, New York) faisait alors et fait encore tourner les têtes aujourd’hui.

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À l’adolescence, venir me dire que j’aurai une vie meilleure si je nourris des pensées positives m’a paru complètement irréaliste, insignifiantes, inutiles, trompeuses, etc. J’ai vite conclu cette affaire de pensée positive comme étant rien d’autre qu’une arnaque grand public. Comment peut-on croire en une chose pareille, en une telle magie ? Je voulais me comprendre, non pas avec les lunettes roses de la pensée positive, mais comme un être humain dans toute sa réalité. Il en allait de même dans ma quête de compréhension de ce monde fort loin des idées que j’en avais acquis au cours de mon enfance. Des pensées positives, même envoyées jour et nuit à mes proches, et pourquoi pas à la planète entière, ne changeraient rien aux malheurs des uns et des autres.

Il n’y a rien de plus insignifiant que de dire à une personne en situation difficile : « Courage, je t’envoie plein d’ondes positives ».

Ah ! Toutes ces histoires d’autosuggestion impliquant la pensée positive, je les redoute encore de nos jours comme la peste.

Certaines personnes témoignent des bienfaits de la pensée positive en parlant de « restructuration cognitive. C’est le cas de Rémi Thériault, candidat au doctorat en psychologie au Laboratoire de résilience sociale de l’Université du Québec à Montréal et lauréat du Prix du mérite de la relève étudiante, dans la section Idée du quotidien québécois LE DEVOIR de l’édition du 23 août 2023 :


Pour une positivité responsable et bienveillante

(…)

En six mois de cet exercice de restructuration cognitive, je suis sorti de ma dépression et revenu à un état psychologique neutre. Cependant, cela ne s’est pas arrêté là : mon bien-être psychologique a continué d’augmenter jusqu’à ce que je puisse me dire véritablement heureux — pour la première fois de ma vie. Le reste a suivi naturellement. J’ai commencé à expérimenter du succès à la fois socialement et à l’école. La vie avait finalement un sens. À la fin d’année, j’ai été nommé la personne la plus souriante de ma cohorte.

Source : Thériault, Rémi, Pour une positivité responsable et bienveillante, Idées, LE DEVOIR, 28 août 2023.

https://www.ledevoir.com/opinion/idees/796952/serie-l-ete-c-est-fait-pour-penser-pour-une-positivite-responsable-et-bienveillante


Dans l’extrait ci-dessus, on trouve un lien sur l’expression « restructuration cognitive » qui nous conduit à cette définition :


La restructuration cognitive est une stratégie visant à identifier les pensées négatives et fausses et à les remplacer par des pensées alternatives plus réalistes et utiles. Cette stratégie cognitive est un élément clé des thérapies cognitivo-comportementales et a été inventée par Aaron Beck, psychiatre américain. Elle favorise la réflexion sur une situation stressante ou accablante afin de réduire la détresse émotionnelle. L’idée est de prendre de la distance avec ses pensées et ses émotions.

Source : Restructuration cognitive, le10 septembre 2019, mis à jour le10 août 2023, Institut Pi-Psy (Psychopédie).

https://encyclopedie.pi-psy.fr/psychopedy/restructuration-cognitives/


Dans cette définition, il n’est question de « pensées positives » mais plutôt de « pensées alternatives plus réalistes et utiles ».

Monsieur Thériault ajoute :


Pas une panacée

Attention, la pensée positive n’est pas magique et ne réglera pas tous nos problèmes. En effet, les études indiquent une réalité un peu plus complexe à laquelle il n’est pas possible de rendre justice dans un texte si court. Il est par exemple suggéré de « s’attendre au mieux, mais de se préparer au pire », en générant un contraste mental de l’avenir désiré et de la réalité actuelle, une sorte d’optimisme réaliste dans laquelle on prévoit des plans de contingence pour les obstacles possibles.

Pour éviter de se culpabiliser lorsque cela ne fonctionne pas, l’auto-compassion peut aider. Dans nos rapports sociaux, il faut également éviter la positivité toxique, caractérisée par une invalidation émotionnelle et une absence de souci et d’écoute de l’autre, par exemple lorsqu’on exhorte quelqu’un à être positif. La positivité, on ne peut ni l’exiger ni l’imposer aux autres.

Source : Thériault, Rémi, Pour une positivité responsable et bienveillante, Idées, LE DEVOIR, 28 août 2023.

https://www.ledevoir.com/opinion/idees/796952/serie-l-ete-c-est-fait-pour-penser-pour-une-positivite-responsable-et-bienveillante


Non seulement, la pensée positive n’est pas une panacée mais il s’agit d’une dérive égocentrique mettant à mal la formation et la pratique de la pensée critique dans son sens philosophique.

On nous prie de ne pas confondre la « pensée positive » avec la « psychologie positive ».


100px-Wikipedia-logo-v2-fr.svgLa psychologie positive est une discipline de la psychologie fondée officiellement en 1998 lors du congrès annuel de l’Association américaine de psychologie par son président de l’époque, Martin E. P. Seligman (cf. son discours publié en 1999 dans le journal de l’APA, The American Psychologist). Cependant, la psychologie positive a des racines plus anciennes. La psychologie positive ne doit pas être confondue avec la pensée positive, une pseudo-science1 basée sur l’autosuggestion2, faisant l’objet de nombreux best-sellers vendus à des millions d’exemplaires à travers le monde depuis les années 19503.

La psychologie positive s’intéresse surtout à la santé, à qualité de vie et au bien-être, à ce qui rend les humains résilients, heureux, optimistes, plutôt qu’aux sources des psychopathologies. L’hypothèse de la psychologie positive est qu’en étudiant pourquoi et comment certains animaux et certaines personnes surmontent mieux que d’autres les difficultés de la vie, il sera possible de trouver des moyens de développer ces qualités chez tout un chacun. Son objectif est de promouvoir l’épanouissement (en anglais, flourishing) et l’accomplissement de soi (en anglais, fulfillment), au niveau individuel, groupal et social. La psychologie positive « étudie ce qui donne un sens à la vie », selon son fondateur, Martin E. P. Seligman. C’est l’étude des forces, du fonctionnement optimal et des déterminants du bien-être.

(…)

Cependant, la discipline est dénoncée par de nombreux chercheurs comme une pseudo-science4 et fait l’objet de divers critiques. Sur le plan éthique, il lui est opposé, d’une part, une réappropriation de concepts, théories et méthodes existants dans d’autres branches de la psychologie ou dans le domaine des soins spirituels (spiritual care) et, d’autre part, son application pratique dans le secteur militaire. Sur le plan théorique, la dichotomie qu’elle opère entre les processus négatifs et positifs est considérée trop réductrice, voire erronée 5. Sur le plan thérapeutique, la nouveauté et l’efficacité des méthodes de la psychologie positive sont également questionnées6

1 Marie Claire – La psychologie positive, qu’est-ce que c’est ? – Par Julia Kadri – Publié le 19/02/2018 [archive] : « Il ne faut cependant pas confondre psychologie positive et pensée positive : leur principale différence étant la science. »

2 Matthieu Ricard – La psychologie. positive ne consiste pas à « positiver » – le 27 novembre 2014 [archive]

3 Le secret de Rhonda Byrne vendu à près de 4 millions d’exemplaires ou encore La puissance de la pensée positive de Norman Vincent Peale vendu à environ 15 millions d’exemplaires

4. Annabelle Laurent, « « Happycratie » : faut-il en finir avec le développement personnel ? » [archive], sur usbeketrica.com, 30 août 2018.

5. Michel Hansenne, La face cachée de la psychologie positive : approche critique et perspectives, dl 2021 (ISBN 978-2-8047-2008-7 et 2-8047-2008-X, OCLC 1272858750, lire en ligne [archive])

6. Hansenne, La face cachée de la psychologie positive : approche critique et perspectives, dl 2021 (ISBN 978-2-8047-2008-7 et 2-8047-2008-X, OCLC 1272858750, lire en ligne [archive])

Source : Wikipédia ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Psychologie_positive ).


La pensée positive et la psychologie positive, à la base du développement personnel, sont toutes deux dénoncées comme étant des « pseudo-sciences ».

Mettre dans la balance, d’un côté le développement personnel et, de l’autre la philosophie, et le tout penchera en faveur de la philosophie.

Plus dense que le développement personnel, la philosophie n’est rien de moins que la MÈRE de toutes les sciences. La métaphore du sous-marin se prête bien pour décrire la philosophie. Pendant que le développement personnel se débat dans sa chaloupe sous l’effet de la houle de l’océan, le sous-marin de la philosophie plonge en profondeur en toute quiétude et sécurité pour trouver la cause première, la cause originale.


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La pensée profonde

Pour trouver la cause première – Celui ou celle qui aime penser n’évite pas la pensée profonde mais y plonge toujours avec prudence. Le risque de se perdre dans les profondeurs de la pensée est réel. Rien ne sert de se lancer dans la recherche de la cause première d’un problème et ainsi pouvoir le résoudre une fois pour toutes, à tout le moins, de le comprendre vraiment, s’il devient impossible de revenir à la surface. De nombreuses illusions peuvent nous retenir. Certaines usent du charme de la poésie pour nous perdre dans nos pensées. Voyez par vous-même.

On peut toujours rester à la surface et se laisser bercer par les flots de la mer. Par beau temps, tout va pour le mieux. Malheureusement, la mer perd souvent son calme, signe de problèmes à résoudre. Parfois, il tempête de problèmes. Notre embarcation risque de chavirer à la prochaine vague. Et la plupart d’entre nous prennent place dans un simple canot. Malgré nos efforts honnêtes de pensée positive pour en faire un paquebot, nos mains agrippées au rebord nous trahissent et nous ramènent vite à la dure réalité du tangage et du roulis excessif de la vie en ces jours malades de mauvais temps.

De toute évidence, le recours à l’arme secrète s’impose. Il faut vite sauter à bord du sous-marin de la raison et plonger loin du tumulte des pensées incisives.

Inimaginable d’envisager aplanir les vagues avec nos mains, même avec un mouvement soutenu en nageant directement à la surface de la mer. Ça prendrait un front de bœuf et une pensée écervelée pour se lancer dans l’aventure. C’est pourtant l’impression que me donnent les animateurs des débats d’opinions dans les médias et ailleurs. Tombés à la mer, on ne voit plus que leurs mains tapant désespérément sur le dos des vagues, entourées de dizaines voire de centaines d’autres mains s’agitant dans un pareil effort perdu d’avance. À vol d’oiseau, la scène ressemble au naufrage du Titanic de la raison, retenu à la surface par des poches pleines d’air de l’esprit vide de sens. En fait, il n’y a plus que le courant qui a du sens dans ces débats d’idées. Rien de plus normal : les idées suivent le courant qui les entraîne. Pendant ce temps, l’esprit ballotte dans un sens, puis dans l’autre, revient, ballotte encore dans un sens, puis dans l’autre. Il y a de quoi avoir le mal de mer et plusieurs l’ont, si l’on se fie aux vomissements avalés par la mer de sa gigantesque bouche de liberté d’expression dont l’appétit vorace ne connaît jamais la satiété. C’est peu dire que j’en ai contre les débats d’opinions, de véritables cliniques d’avortement de la raison.

Pendant ce temps, les plus sages, évidemment beaucoup moins nombreux, sont déjà en discussion dans leur raison sous-marine, chargée d’une bonne provision d’idées éclairantes alimentées par des piles de doutes et d’une réserve d’ouverture d’esprit oxygénante reliée à un caisson à air comprimé de connaissances et de compréhensions permettant d’éviter en tout temps les accidents de décompressions de la raison. Une carte des profondeurs du grand Esprit dans une main, le bâton de contrôle des émotions de navigation dans l’autre, le sage s’éloigne lentement mais sûrement de la surface énervée et énervante. Bientôt, seule la lumière des idées l’éclaire. Sur le plateau du continent, il distingue déjà l’épave de la raison utile à rien. Il progresse sur la pente descendante, évite d’autres épaves de l’« hommerie », cette fois, avec difficultés, car les courants idéologiques, les plus meurtriers de l’histoire humaine secouent sans ménagement la raison. Sur la carte, il peut lire : « Cimetière perdu des idées aveugles ». Absorbé par le drame de la vision de toutes ces catastrophes, il est surpris par un premier signe du mal des profondeurs : il hallucine. Il voit des fantômes idéologiques sortir de la coque des navires irraisonnés. Il imagine le pire à l’idée de voir ces fantômes atteindre la réalité de la surface. Il augmente l’arrivée d’oxygène, retrouve ses esprits et le mal disparaît peu à peu. L’hallucination l’a motivé davantage à trouver la cause première du problème, la source de la foule folle tuée par le remous de sa raison sans gouvernail. Il arrive à la limite du plateau de la bêtise, à ses pieds, les bas fonds, dangereux, très dangereux, là où se trouvent les meilleures raisons mais aussi les pires, dont celles avec le pouvoir de l’empêcher de revenir à la surface, qui le rendraient complètement ivre des profondeurs de la pensée.

Mais il dispose d’une deuxième arme secrète : une science des profondeurs, la philosophie. Sa recherche de la cause première ne sera pas désordonnée, sans méthode. Il a mis un certain temps à maîtriser quelque peu cette arme au nom rébarbatif. Au départ, il avait l’impression d’une science difficile et ennuyeuse. Même après une certaine familiarité, cette impression n’est jamais complètement disparue, d’où une certaine prudence, souvent salutaire, il faut le dire, car la science a deux tranchants : on risque de comprendre mais aussi de ne pas être compris.

Une seule condition s’impose pour accepter de courir le risque de la réflexion : demeurer raisonnable par les autres, c’est-à-dire, s’assurer qu’il y aura toujours quelqu’un pour me comprendre et me ramener à la raison si je perds la tête. Un sage est sage tant qu’il n’est pas seul, tant qu’il y a quelqu’un pour prendre de ses nouvelles. Si le sage apprend à réfléchir en profondeur avec sa raison, cela ne lui servirait à rien s’il ne pouvait pas en discuter ensuite avec d’autres, pour recharger ses piles de doutes.

Extrait de mon livre J’AIME PENSER – COMMENT PRENDRE PLAISIR À PENSER DANS UN MONDE OÙ TOUT UN CHACUN SE DONNE RAISON, essai et témoignage de gouvernance personnel édité par la Fondation littéraire Fleur de Lys. En lecture et téléchargement gratuit : https://sergeandreguay1.wordpress.com/


L’affirmation à l’origine de cette réplique parle de « développement spirituel ou philosophique » :

« L’équilibre entre développement personnel et développement spirituel ou philosophique est indispensable. »

Le « ou » me cause un problème. Le « spirituel » est une chose, le « philosophique » en est une autre; ce n’est pas l’un ou l’autre. Il n’y a pas de choix à faire entre le spirituel et le philosophique.


« Quelle est la différence entre spiritualité et philosophie ? La philosophie essaie d’atteindre le vrai, le bien par le raisonnement, la spiritualité essaie de l’atteindre par l’affectivité. »

Yves Rousson, Anciennement Professeur certifié hors classe de mathématiques à Ministère de l’Éducation nationale (France) (1968–2008).

On peut dire que la spiritualité est un courant de pensée caractérisé par la place essentielle qu’il accorde à l’esprit ou à l’âme considérés comme une réalité autonome à la source de l’agir humain et donc de la conscience morale. C’est la définition la plus générale que l’on puisse trouver de la spiritualité, mais elle est insuffisante. Il faut y ajouter deux éléments.

Jeanmart, Gaëlle, Introduction : qu’est-ce que la spiritualité ? 1 Philosophie et spiritualité aujourd’hui – Université de Liège – philocité – 13 et 15 février.

https://www.philocite.eu/basewp/wp-content/uploads/2014/02/gjeanmart_2007_philosophie_spiritualite1.pdf

D’abord le fait que la spiritualité s’intéresse toujours à la fois à la définition des fins de l’homme et aux moyens de parvenir à leur réalisation effective, de sorte que, comme courant de pensée, elle implique toujours conjointement un certain nombre de pratiques destinées à accomplir le sujet, c’est-à-dire à accomplir cette partie essentielle de lui-même qu’est son âme. Et troisièmement, on peut dire que ces processus de transformation lui ouvre toujours l’accès à la vérité ou à plus de vérité. La spiritualité postule donc, d’une part, que la vérité n’est jamais donnée au sujet de plein droit et tel qu’il est, mais qu’il faut qu’il se modifie pour s’assurer un accès au vrai ; et elle postule, d’autre part, que cet accès à la vérité produit en retour des effets sur lui : la vérité n’est pas simplement le fruit d’un acte de connaissance, elle illumine, elle donne la tranquillité, le bonheur véritable : en somme, elle accomplit le sujet. »

Jeanmart, Gaëlle, Introduction : qu’est-ce que la spiritualité ? 1 Philosophie et spiritualité aujourd’hui – Université de Liège – philocité – 13 et 15 février.

https://www.philocite.eu/basewp/wp-content/uploads/2014/02/gjeanmart_2007_philosophie_spiritualite1.pdf


Personnellement, j’accepte le concept de l’âme uniquement dans le cadre de la spiritualité tout en soutenant que l’âme n’est pas le seul concept de la spiritualité. Par exemple, on retrouve aussi dans concept de spiritualité celui de la Religion et dans ce dernier les concepts de « cœur » et de « foi ».

J’accepte et le concept de l’esprit uniquement dans le cadre de philosophie.

Bref, je n’emploie pas les termes « âme » et « esprit » comme étant des synonymes, pas plus que les termes « philosophie » et « spiritualité » sont pour moi des synonymes.


Qu’est-ce que l’âme ?

La notion d’âme est historiquement importante, mais son intérêt contemporain est limité. L’âme relève aujourd’hui de la religion ou de la métaphysique. La notion n’est plus utilisée ni en science, ni réellement en philosophie.

Les textes anciens qui parlent de l’âme sont souvent ré-interprétés pour en tirer un apport utile aujourd’hui. On évacue la notion d’âme et on considère que ces textes parlent de l’esprit ou du psychisme (par exemple).

Âme, Dicophilo – Dictionnaire de philosophie en ligne : https://dicophilo.fr/definition/ame/


Il faut prendre connaissance de la définition de l’esprit :


1698685650402https://dicophilo.fr/definition/esprit/


« Le concept de spiritualité est relativement controversé car ses attributs varient en fonction de sa définition laïque ou religieuse » souligne Ellen Herve-Desirat dans « Les concepts en sciences infirmières (2012), pages 288 à 291 » (https://www.cairn.info/concepts-en-sciences-infirmieres-2eme-edition–9782953331134-page-288.htm ou https://docplayer.fr/235192808-Spiritualite-ellen-herve-desirat.html).

Voici une variante très importante dans la définition de la spiritualité : « laïque ou religieuse ». Cette variante s’applique aussi à la définition du développement personnel.

Le Grand dictionnaire terminologique de l’Office québécois de la langue française classe le développement personnel relève du domaine de psychologie (psychologie du développement) et en donne la définition suivante: « Démarche volontaire et continue de valorisation de soi en tenant compte de ses valeurs, de ses objectifs, de ses forces. »  (https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/fiche-gdt/fiche/19467099/developpement-personnel).

Nous sommes loin de la philosophie se définissant comme l’Amour de la Sagesse et manière de vivre.

Le site web superprof – La plateforme qui connecte profs particuliers et élèves ajoute : « La philosophie refuse de prendre en compte l’opinion comme fondements de la communication et en fait une critique sévère. Pour philosopher, on doit faire l’effort de remettre en doute une fois dans sa vie tout ce que jusque-là, on considérait comme vrai. » (https://www.superprof.fr/ressources/philosophie/philosophie-terminale-stmg/explication-definition-philosophie.html).

Or, dans le développement personnel, l’opinion règne en roi et maître. Et bon nombre de ces opinions sont en réalité des croyances.

Impossible dans ce contexte, de soutenir que « L’équilibre entre développement personnel et développement spirituel ou philosophique est indispensable. »


A lire aussi

Le piège de la pensée positive, Marc Allard, LE SOLEIL, Les Coops de l’information, 27 août 2021. https://www.lesoleil.com/2021/08/27/le-piege-de-la-pensee-positive-a89aa29a510925a0d38960ba6c4324e1/

Article # 10 : Happycratie : comment l’industrie du bonheur a pris le contrôle de nos vies, Eva Illouz et Edgar Cabanas, Premier Parallèle, 2018

J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq parce qu’il m’a révélé les coulisses de la quête du bonheur au cœur de notre société néo-libérale. Je savais que cette obsession du bonheur circulait au sein de la population, notamment par le biais des coach de vie et des agents de développement personnel, mais je n’aurais jamais imaginé qu’elle cachait une véritable industrie soutenue par une idéologie psychologisante. Jusque-là, je ne connaissais de cette industrie que le commerce des livres et la montée en puissance des coachs de vie dédiés à la recherche du bonheur.


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Liste de tous les articles par ordre de publication

Article # 1 : Introduction

Témoignage de ma recherche personnelle au sujet de la philothérapie (philosophie + thérapie) ou, si vous préférez, de la pratique de la philosophie en clinique. Il s’agit de consultation individuel ou de groupe offert par un philosophe praticien pour nous venir en aide. Elle se distingue de la « psychothérapie » (psychologie + thérapie) en ce qu’elle utilise des ressources et des procédés et poursuit de objectifs propres à la philosophie. On peut aussi parler de « philosophie appliquée ».

Article # 2 : Mise en garde contre le copinage entre la philosophie et la psychologie

La philothérapie gagne lentement mais sûrement en popularité grâce à des publications de plus en plus accessibles au grand public (voir l’Introduction de ce dossier).

L’un des titres tout en haut de la liste s’intitule « Platon, pas Prozac! » signé par Lou Marinoff paru en français en l’an 2000 aux Éditions Logiques. Ce livre m’a ouvert à la philothérapie.

L’auteur est professeur de philosophie au City College de New York, fondateur de l’Association américaine des praticiens de la philosophie (American Philosophical Practitioners Association) et auteurs de plusieurs livres.

Article # 3 : Philothérapie – Libérez-vous par la philosophie, Nathanaël Masselot, Les Éditions de l’Opportun

Présentation du livre Philothérapie – Libérez-vous par la philosophie suivie de mes commentaires de lecture.

Article # 4 : Sur le divan d’un philosophe – La consultation philosophie : une nouvelle démarche pour se connaître, changer de perspective, repenser sa vie. Jean-Eudes Arnoux, Éditions Favre

Présentation du livre Sur le divan d’un philosophe – La consultation philosophie : une nouvelle démarche pour se connaître, changer de perspective, repenser sa vie suivie de mes commentaires de lecture.

Article # 5 : Philosopher pour se retrouver – La pratique de la philo pour devenir libre et oser être vrai, Laurence Bouchet, Éditions Marabout

Cet article présente et relate ma lecture du livre « Philosopher pour se retrouver – La pratique de la philo pour devenir libre et oser être vrai », de Laurence Bouchet aux Éditions Marabout. Malheureusement ce livre n’est plus disponible à la vente tel que mentionné sur le site web de l’éditeur. Heureusement on peut encore le trouver et l’acheter dans différentes librairies en ligne.

Article # 6 : Une danse dangereuse avec le philothérapeute Patrick Sorrel

Cet article se penche sur l’offre du philothérapeute Patrick Sorrel.

Article # 7 : La consultation philosophique – L’art d’éclairer l’existence, Eugénie Vegleris

Le livre « La consultation philosophique – L’art d’éclairer l’existence » de Madame Eugénie Vegleris aux Éditions Eyrolles se classe en tête de ma liste des meilleurs essais que j’ai lu à ce jour au sujet de la « philothérapie ».

Article # 8 : Guérir la vie par la philosophie, Laurence Devillairs, Presses universitaires de France

À ce jour, tous les livres dont j’ai fait rapport de ma lecture dans ce dossier sont l’œuvre de philosophes consultants témoignant de leurs pratiques fondées sur le dialogue. Le livre « Guérir la vie par la philosophie » de Laurence Devillairs aux Presses universitaires de France (PUF) diffère des précédents parce que l’auteure offre à ses lecteurs une aide direct à la réflexion sur différents thèmes.

Article # 9 : Du bien-être au marché du malaise – La société du développement personnel – par Nicolas Marquis aux Presses universitaires de France

J’ai lu ce livre à reculons. J’ai appliqué les feins dès les premières pages. L’objectivité sociologique de l’auteur m’a déplu. Ce livre présente aux lecteurs des observations, que des observations. L’auteur n’en tire aucune conclusion.

Article # 10 : Happycratie : comment l’industrie du bonheur a pris le contrôle de nos vies, Eva Illouz et Edgar Cabanas, Premier Parallèle, 2018

J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq parce qu’il m’a révélé les coulisses de la quête du bonheur au cœur de notre société néo-libérale. Je savais que cette obsession du bonheur circulait au sein de la population, notamment par le biais des coach de vie et des agents de développement personnel, mais je n’aurais jamais imaginé qu’elle cachait une véritable industrie soutenue par une idéologie psychologisante. Jusque-là, je ne connaissais de cette industrie que le commerce des livres et la montée en puissance des coachs de vie dédiés à la recherche du bonheur.

Article # 11 : La consultation philosophique, Oscar Brenifier, Éditions Alcofribas, 2020

J’ai adoré ce livre. Il est dense, très dense. On ne peut pas le lire comme un roman. Me voici enfin devant un auteur qui dit tout, où, quand, comment il observe, comment il pense, comment il chemine, comment il voit, comment il entend, comment il anticipe, comment il tire ses conclusions… Bref, un auteur qui expose son propre système de pensée dans un essai plus que formateur pour le nôtre.

Article # 12 : Fin du chapitre : Oscar Brenifier, philosophe praticien

La lecture du livre «La consultation philosophique» signé par le philosophe praticien Oscar Brenifier (voir article #11 de notre dossier «Consulter un philosophe – Quand la philosophie nous aide») nous apprend qu’il adresse un document à ses clients potentiels. J’ai écrit à monsieur Brenifier pour lui demander s’il pouvait me faire parvenir ce document.

Article # 13 : La philo-thérapie, Éric Suárez, Éditions Eyrolles, 2007

Cet article présente et relate ma lecture du livre du «La philo-thérapie» de Éric Suárez, Docteur en philosophie de l’Université Laval (Québec), philosophe praticien (Lausanne), publié en 2007 aux Éditions Eyrolles. Ce livre traite de la consultation philosophique ou, si vous préférez, de la philo-thérapie, d’un point de vue pratique. En fait, il s’agit d’un guide pour le lecteur intéressé à acquérir sa propre approche du philosopher pour son bénéfice personnel. Éric Suárez rassemble dans son ouvrage vingt exemples de consultation philosophiques regroupés sous cinq grands thèmes : L’amour, L’image de soi, La famille, Le travail et le Deuil.

Article # 14 : Comment choisir son philosophe ? Guide de première urgence à l’usage des angoissés métaphysiques, Oreste Saint-Drôme avec le renfort de Frédéric Pagès, La Découverte, 2000

Ce livre se caractérise par l’humour de son auteur et se révèle ainsi très aisé à lire. D’ailleurs l’éditeur nous prédispose au caractère divertissant de ce livre en quatrième de couverture : «Étudier in extenso la pensée des grands théoriciens et en extraire un mode de réflexion agissant est une mission impossible pour l’honnête homme/femme. C’est pourquoi l’auteur de cet ouvrage aussi divertissant que sérieux propose des voies surprenantes au premier abord, mais qui se révèlent fort praticables à l’usage. L’une passe par la rencontre avec la vie et la personnalité du philosophe : la voie des affinités électives».

Article # 15 : La philosophie comme manière de vivre, Pierre Habot, Entretiens avec Jeanne Cartier et Arnold I Davidson, Le livre de poche – Biblio essais, Albin Michel, 2001

Référencé par un auteur à mon programme de lecture, le livre «La philosophie comme manière de vivre» m’a paru important à lire. Avec un titre aussi accrocheur, je me devais de pousser plus loin ma curiosité. Je ne connaissais pas l’auteur Pierre Hadot : «Pierre Hadot (né à Paris, le 21 février 1922, et mort à Orsay, le 24 avril 20101) est un philosophe, historien et philologue français, spécialiste de l’Antiquité, profond connaisseur de la période hellénistique et en particulier du néoplatonisme et de Plotin. Pierre Hadot est l’auteur d’une œuvre développée notamment autour de la notion d’exercice spirituel et de la philosophie comme manière de vivre.» (Source : Wikipédia)

Article # 16 : La philosophie, un art de vivre de vivre, Collectif sous la direction de Jean-François Buisson, Les Éditions Cabédita, 2021

Jeanne Hersch, éminente philosophe genevoise, constate une autre rupture encore, celle entre le langage et la réalité : « Par-delà l’expression verbale, il n’y a pas de réalité et, par conséquent, les problèmes ont cessé de se poser (…). Dans notre société occidentale, l’homme cultivé vit la plus grande partie de sa vie dans le langage. Le résultat est qu’il prend l’expression par le langage pour la vie même. » (L’étonnement philosophique, Jeanne Hersch, Éd. Gallimard.) / On comprend par là qu’aujourd’hui l’exercice du langage se suffit à lui-même et que, par conséquent, la philosophie se soit déconnectée des problèmes de la vie quotidienne.» Source : La philosophie, un art de vivre, Collectif sous la direction de Jean-François Buisson, Les Éditions Cabédita, 2021, Préface,  p. 9.

Article # 17 : Socrate à l’agora : que peut la parole philosophique ?, Collectif sous la direction de Mieke de Moor, Éditions Vrin, 2017

J’ai trouvé mon bonheur dès l’Avant-propos de ce livre : «Laura Candiotto, en insistant sur le rôle joué par les émotions dans le dialogue socratique ancien et sur l’horizon éthique de celui-ci, vise à justifier théoriquement un «dialogue socratique intégral», c’est-à-dire une pratique du dialogue socratique qui prend en compte des émotions pour la connaissance.» Enfin, ai-je pensé, il ne s’agit plus de réprimer les émotions au profit de la raison mais de les respecter dans la pratique du dialogue socratique. Wow ! Je suis réconforté à la suite de ma lecture et de mon expérience avec Oscar Brenifier dont j’ai témoigné dans les articles 11 et 12 de ce dossier.

Article # 18 : La philosophie, c’est la vie – Réponses aux grandes et aux petites questions de l’existence, Lou Marinoff, La table ronde, 2004

Lou Marinoff occupe le devant de la scène mondiale de la consultation philosophique depuis la parution de son livre PLATON, PAS PROJAC! en 1999 et devenu presque’intantément un succès de vente. Je l’ai lu dès sa publication avec beaucoup d’intérêt. Ce livre a marqué un tournant dans mon rapport à la philosophie. Aujourd’hui traduit en 27 langues, ce livre est devenu la bible du conseil philosophique partout sur la planète. Le livre dont nous parlons dans cet article, «  La philosophie, c’est la vie – Réponses aux grandes et aux petites questions de l’existence », est l’une des 13 traductions du titre original « The Big Questions – How Philosophy Can Change Your Life » paru en 2003.

Article # 19 : S’aider soi-même – Une psychothérapie par la raison, Lucien Auger, Les Éditions de l’Homme

J’ai acheté et lu « S’aider soi-même » de Lucien Auger parce qu’il fait appel à la raison : « Une psychothérapie par la raison ». Les lecteurs des articles de ce dossier savent que je priorise d’abord et avant tout la philothérapie en place et lieu de la psychothérapie. Mais cette affiliation à la raison dans un livre de psychothérapie m’a intrigué. D’emblée, je me suis dit que la psychologie tentait ici une récupération d’un sujet normalement associé à la philosophie. J’ai accepté le compromis sur la base du statut de l’auteur : « Philosophe, psychologue et professeur ». « Il est également titulaire de deux doctorats, l’un en philosophie et l’autre en psychologie » précise Wikipédia. Lucien Auger était un adepte de la psychothérapie émotivo-rationnelle créée par le Dr Albert Ellis, psychologue américain. Cette méthode trouve son origine chez les stoïciens dans l’antiquité.

Article # 20 (1/2) : Penser par soi-même – Initiation à la philosophie, Michel Tozzi, Chronique sociale

J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq et je peux même en rajouter une de plus, une sixième, pour souligner son importance et sa pertinence. Il faut le lire absolument ! Je le recommande à tous car il nous faut tous sortir de ce monde où l’opinion règne en roi et maître sur nos pensées.

Article # 20 (2/2) : Penser par soi-même – Initiation à la philosophie, Michel Tozzi, Chronique sociale

Dans la première partie de ce rapport de lecture du livre « Penser par soi-même – Initiation à la philosophie » de Michel Tozzi, je vous recommandais fortement la lecture de ce livre : « J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq et je peux même en rajouter une de plus, une sixième, pour souligner son importance et sa pertinence. Il faut le lire absolument ! Je le recommande à tous car il nous faut tous sortir de ce monde où l’opinion règne en roi et maître sur nos pensées.» Je suis dans l’obligation d’ajouter cette deuxième partie à mon rapport de lecture de ce livre en raison de ma relecture des chapitres 6 et suivants en raison de quelques affirmations de l’auteur en contradiction avec ma conception de la philosophie.

Article # 21 – Agir et penser comme Nietzsche, Nathanaël Masselot, Les Éditions de l’Opportun

J’accorde au livre Agir et penser comme Nietzsche de Nathanaël Masselot cinq étoiles sur cinq. Aussi facile à lire qu’à comprendre, ce livre offre aux lecteurs une excellente vulgarisation de la philosophie de Friedricha Wilhelm Nietzsche. On ne peut pas passer sous silence l’originalité et la créativité de l’auteur dans son invitation à parcourir son œuvre en traçant notre propre chemin suivant les thèmes qui nous interpellent.

Article # 22 – La faiblesse du vrai, Myriam Revault d’Allones, Seuil

Tout commence avec une entrevue de Myriam Revault d’Allonnes au sujet de son livre LA FAIBLESSE DU VRAI à l’antenne de la radio et Radio-Canada dans le cadre de l’émission Plus on de fous, plus on lit. Frappé par le titre du livre, j’oublierai le propos de l’auteur pour en faire la commande à mon libraire.

Article # 23 – Pour une philothérapie balisée

Le développement personnel fourmille de personnes de tout acabit qui se sont improvisées conseillers, coachs, thérapeutes, conférenciers, essayistes, formateurs… et auxquelles s’ajoutent des praticiens issus des fausses sciences, notamment, divinatoires et occultes, des médecines et des thérapies alternatives. Bref, le développement personnel attire toute sorte de monde tirant dans toutes les directions.

Article # 24 – Comment nous pensons, John Dewey, Les empêcheurs de penser en rond / Seuil

Je n’aime pas cette traduction française du livre How we think de John Dewey. « Traduit de l’anglais (États-Unis) par Ovide Decroly », Comment nous pensons parait aux Éditions Les empêcheurs de penser en rond / Seuil en 2004. – Le principal point d’appui de mon aversion pour traduction française repose sur le fait que le mot anglais « belief » est traduit par « opinion », une faute majeure impardonnable dans un livre de philosophie, et ce, dès les premiers paragraphes du premier chapitre « Qu’entend-on par penser ? »

Article # 25 – Une philothérapie libre axée sur nos besoins et nos croyances avec Patrick Sorrel

Hier j’ai assisté la conférence Devenir philothérapeute : une conférence de Patrick Sorrel. J’ai beaucoup aimé le conférencier et ses propos. J’ai déjà critiqué l’offre de ce philothérapeute. À la suite de conférence d’hier, j’ai changé d’idée puisque je comprends la référence de Patrick Sorrel au «système de croyance». Il affirme que le «système de croyance» est une autre expression pour le «système de penser». Ce faisant, toute pensée est aussi une croyance.

Article # 26 – Une pratique philosophique sans cœur

J’éprouve un malaise face à la pratique philosophique ayant pour objectif de faire prendre conscience aux gens de leur ignorance, soit le but poursuivi par Socrate. Conduire un dialogue avec une personne avec l’intention inavouée de lui faire prendre conscience qu’elle est ignorante des choses de la vie et de sa vie repose sur un présupposé (Ce qui est supposé et non exposé dans un énoncé, Le Robert), celui à l’effet que la personne ne sait rien sur le sens des choses avant même de dialoguer avec elle. On peut aussi parler d’un préjugé philosophique.

Article # 27 – Êtes-vous prisonnier de vos opinions ?

Si votre opinion est faite et que vous n’êtes pas capable d’en déroger, vous êtes prisonnier de votre opinion. Si votre opinion est faite et que vous êtes ouvert à son évolution ou prêt à l’abandonner pour une autre, vous êtes prisonnier de l’opinion. Si votre opinion compte davantage en valeur et en vérité que les faits, vous êtes prisonnier de vos opinions. Si votre opinion est la seule manière d’exprimer vos connaissances, vous êtes prisonnier de vos opinions. Si vous pensez que l’opinion est le seul résultat de votre faculté de penser, vous êtes prisonnier de vos opinions. Si vous prenez vos opinion pour vraies, vous êtes prisonnier de vos opinions.

Article # 28 – La pratique philosophique – Une méthode contemporaine pour mettre la sagesse au service de votre bien-être, Jérôme Lecoq, Eyrolles, 2014

J’ai mis beaucoup de temps à me décider à lire « La pratique philosophique » de Jérôme Lecoq. L’auteur est un émule d’Oscar Brenifier, un autre praticien philosophe. J’ai vécu l’enfer lors de mes consultations philosophiques avec Oscar Brenifier. Ainsi toute association de près ou de loin avec Oscar Brenifier m’incite à la plus grande des prudences. Jérôme Lecoq souligne l’apport d’Oscar Brenifier dans les Remerciements en première page de son livre « La pratique philosophique ».

Article # 29 – Je sais parce que je connais

Quelle est la différence entre « savoir » et « connaissance » ? J’exprime cette différence dans l’expression « Je sais parce que je connais ». Ainsi, le savoir est fruit de la connaissance. Voici quatre explications en réponse à la question « Quelle est la différence entre savoir et connaissance ? ».

Article # 30 – Les styles interpersonnels selon Larry Wilson

J’ai décidé de publier les informations au sujet des styles interpersonnels selon Larry Wilson parce que je me soucie beaucoup de l’approche de la personne en consultation philosophique. Il m’apparaît important de déterminer, dès le début de la séance de philothérapie, le style interpersonnel de la personne. Il s’agit de respecter la personnalité de la personne plutôt que de la réprimer comme le font les praticiens socratiques dogmatiques. J’ai expérimenté la mise en œuvre de ces styles inter-personnels avec succès.

Article # 31 – La confiance en soi – Une philosophie, Charles Pépin, Allary Éditions, 2018

Le livre « La confiance en soi – Une philosophie » de Charles Pépin se lit avec une grande aisance. Le sujet, habituellement dévolue à la psychologie, nous propose une philosophie de la confiance. Sous entendu, la philosophie peut s’appliquer à tous les sujets concernant notre bien-être avec sa propre perspective.

Article # 32 – Les émotions en philothérapie

J’ai vécu une sévère répression de mes émotions lors deux consultations philosophiques personnelles animées par un philosophe praticien dogmatique de la méthode inventée par Socrate. J’ai témoigné de cette expérience dans deux de mes articles précédents dans ce dossier.

Article # 33 – Chanson « Le voyage » par Raôul Duguay, poète, chanteur, philosophe, peintre… bref, omnicréateur québécois

Vouloir savoir être au pouvoir de soi est l’ultime avoir / Le voyage / Il n’y a de repos que pour celui qui cherche / Il n’y a de repos que pour celui qui trouve / Tout est toujours à recommencer

Article # 34 – « Ah ! Là je comprends » ou quand la pensée se fait révélation

Que se passe-t-il dans notre système de pensée lorsque nous nous exclamons « Ah ! Là je comprends » ? Soit nous avons eu une pensée qui vient finalement nous permettre de comprendre quelque chose. Soit une personne vient de nous expliquer quelque chose d’une façon telle que nous la comprenons enfin. Dans le deux cas, il s’agit d’une révélation à la suite d’une explication.

Article # 35 – La lumière entre par les failles

Âgé de 15 ans, je réservais mes dimanches soirs à mes devoirs scolaires. Puis j’écoutais l’émission Par quatre chemins animée par Jacques Languirand diffusée à l’antenne de la radio de Radio-Canada de 20h00 à 22h00. L’un de ces dimanches, j’ai entendu monsieur Languirand dire à son micro : « La lumière entre par les failles».

Article # 36 – Les biais cognitifs et la philothérapie

Le succès d’une consultation philosophique (philothérapie) repose en partie sur la prise en compte des biais cognitifs, même si ces derniers relèvent avant tout de la psychologie (thérapie cognitive). Une application dogmatique du dialogue socratique passe outre les biais cognitifs, ce qui augmente les risques d’échec.

Article # 37 – L’impossible pleine conscience

Depuis mon adolescence, il y a plus de 50 ans, je pense qu’il est impossible à l’Homme d’avoir une conscience pleine et entière de soi et du monde parce qu’il ne la supporterait pas et mourrait sur le champ. Avoir une pleine conscience de tout ce qui se passe sur Terre et dans tout l’Univers conduirait à une surchauffe mortelle de notre corps. Il en va de même avec une pleine conscience de soi et de son corps.

Article # 38 – Verbalisation à outrance : «Je ne suis pas la poubelle de tes pensées instantanées.»

Le Dr Jean-Christophe Seznec, psychiatre français, a été interrogé par la journaliste Pascale Senk du quotidien Le Figaro au sujet de son livre Savoir se taire, savoir parler, coécrit avec Laurent Carouana et paru en 2017. Le titre de l’article a retenu mon attention : Psychologie: «il faut sortir de l’hystérie de la parole».

Article # 39 – Comment dialoguer de manière constructive ? par Julien Lecomte, Philosophie, médias et société

Reproduction de l’article « Comment dialoguer de manière constructive ? », un texte de Julien Lecomte publié sur son site web PHILOSOPHIE, MÉDIAS ET SOCIÉTÉ. https://www.philomedia.be/. Echanger sur des sujets de fond est une de mes passions. Cela fait plusieurs années que je m’interroge sur les moyens de faire progresser la connaissance, d’apprendre de nouvelles choses. Dans cet article, je reviens sur le cheminement qui m’anime depuis tout ce temps, pour ensuite donner des pistes sur les manières de le mettre en pratique concrètement.

Article # 40 – Le récit d’initiation en spirale

Dans le récit initiatique, il s’agit de partir du point A pour aller au point B afin que le lecteur ou l’auditeur chemine dans sa pensée vers une révélation permettant une meilleure compréhension de lui-même et/ou du monde. La référence à la spirale indique une progression dans le récit où l’on revient sur le même sujet en l’élargissant de plus en plus de façon à guider la pensée vers une nouvelle prise de conscience. Souvent, l’auteur commence son récit en abordant un sujet d’intérêt personnel (point A) pour évoluer vers son vis-à-vis universel (point B). L’auteur peut aussi se référer à un personnage dont il fait évoluer la pensée.

Article # 41 – La philothérapie – Un état des lieux par Serge-André Guay, Observatoire québécois de la philothérapie

Cet article présente un état des lieux de la philothérapie (consultation philosophique) en Europe et en Amérique du Nord. Après un bref historique, l’auteur se penche sur les pratiques et les débats en cours. Il analyse les différentes publications, conférences et offres de services des philosophes consultants.

Article # 42 – L’erreur de Descartes, Antonio Damasio, Odile Jacob, 1995

J’ai découvert le livre « L’erreur de Descartes » du neuropsychologue Antonio R. Damasio à la lecture d’un autre livre : L’intelligence émotionnelle de Daniel Goleman. L’édition originale de ce livre est parue en 1995 en anglais et j’ai lu la traduction française à l’été 1998 parue un an auparavant chez Robert Laffont. Diplômé de l’université Harvard et docteur en psychologie clinique et développement personnel, puis journaliste au New York Times, où il suit particulièrement les sciences du comportement, Daniel Goleman nous informe dans son livre « L’intelligence émotionnel » au sujet de la découverte spectaculaire pour ne pas dire révolutionnaire de Antonio R. Damasio à l’effet que la raison a toujours besoin d’un coup des émotions pour prendre des décisions. Jusque-là, il était coutume de soutenir que les émotions perturbaient la raison, d’où l’idée de les contrôler.

Article # 43 – Éloge de la pratique philosophique, Sophie Geoffrion, Éditions Uppr, 2018

Ma lecture du livre ÉLOGE DE LA PRATIQUE PHILOSOPHIQUE de la philosophe praticienne SOPHIE GEOFFRION fut agréable et fort utile. Enfin, un ouvrage court ou concis (le texte occupe 65 des 96 pages du livre), très bien écrit, qui va droit au but. La clarté des explications nous implique dans la compréhension de la pratique philosophique. Bref, voilà un éloge bien réussi. Merci madame Geoffrion de me l’avoir fait parvenir.

Article # 44 – Consultation philosophique : s’attarder à l’opinion ou au système de pensée ?

Dans cet article, je m’interroge à savoir la consultation philosophique doit s’attarder à l’opinion ou au système pensée du client. OPINION – Le philosophe praticien cible l’opinion de son client en vue de démontrer l’ignorance sur laquelle elle repose et, par conséquent, l’absence de valeur de vérité qu’elle recèle. Cette pratique repose sur le « questionnement philosophique ».

Article # 45 – Sentir et savoir – Une nouvelle théorie de la conscience, Antonio Damasio, Éditions Odile Jacob

Dans son livre « Sentir et savoir », Antonio Damasio propose « Une nouvelle théorie de la conscience ». Il démontre que la conscience ne peut pas exister sans le corps. Il identifie dans le corps la capacité de sentir comme préalable à la conscience.

Article # 46 – Dépression et philosophie : Du mal du siècle au mal de ce siècle, Robert Redeker, Editions Pleins Feux, 2007

Un si petit livre, seulement 46 pages et en format réduit, mais tellement informatif. Une preuve de plus qu’il ne faut se fier aux apparences. Un livre signé ROBERT REDEKER, agrégé de philosophie originaire de la France, connaît fort bien le sujet en titre de son œuvre : DÉPRESSION ET PHILOSOPHIE.

Article # 47 – Savoir se taire, savoir parler, Dr Jean-Christophe Seznec et Laurent Carouana, InterÉditions, 2017

La plupart des intervenants en psychologie affirment des choses. Ils soutiennent «C’est comme ceci» ou «Vous êtes comme cela». Le lecteur a le choix de croire ou de ne pas croire ce que disent et écrivent les psychologues et psychiatres. Nous ne sommes pas invités à réfléchir, à remettre en cause les propos des professionnels de la psychologie, pour bâtir notre propre psychologie. Le lecteur peut se reconnaître ou pas dans ces affirmations, souvent catégoriques. Enfin, ces affirmations s’apparentent à des jugements. Le livre Savoir se taire, savoir dire de Jean-Christophe Seznec et Laurent Carouana ne fait pas exception.

Article # 48 – Penser sa vie – Une introduction à la philosophie, Fernando Savater, Éditions du Seuil, 2000

Chapitre 1 – La mort pour commencer – Contrairement au philosophe Fernando Savater dans PENSER SA VIE – UNE INTRODUCTION À LA PHILOSOPHIE, je ne définie pas la vie en relation avec la mort, avec son contraire. Je réfléchie et je parle souvent de la mort car il s’agit de l’un de mes sujets préféré depuis mon adolescence. Certaines personnes de mon entourage pensent et affirment que si je parle aussi souvent de la mort, c’est parce que j’ai peur de mourir. Or, je n’ai aucune peur de la mort, de ma mort, de celles de mes proches. Je m’inquiète plutôt des conséquences de la mort sur ceux et celles qui restent, y compris sur moi-même.

Article # 49 – Pourquoi avons-nous des couleurs de peau et des physiques si différents ?

À la lumière du documentaire LE SOLEIL ET DES HOMMES, notamment l’extrait vidéo ci-dessus, je ne crois plus au concept de race. Les différences physiques entre les hommes découlent de l’évolution naturelle et conséquente de nos lointains ancêtres sous l’influence du soleil et de la nature terrestre, et non pas du désir du soleil et de la nature de créer des races. On sait déjà que les races et le concept même de race furent inventés par l’homme en se basant sur nos différences physiques. J’abandonne donc la définition de « race » selon des critères morphologiques…

Article # 50 – Extrait du mémoire de maîtrise «Formation de l’esprit critique et société de consommation» par Stéphanie Déziel

Dans le cadre de notre dossier « Consulter un philosophe », la publication d’un extrait du mémoire de maîtrise « Formation de l’esprit critique et société de consommation » de Stéphanie Déziel s’impose en raison de sa pertinence. Ce mémoire nous aide à comprendre l’importance de l’esprit critique appliqué à la société de consommation dans laquelle évoluent, non seule les jeunes, mais l’ensemble de la population.

Article # 51 – « En fait, c’est dans son incertitude même que réside largement la valeur de la philosophie. » Bertrand Russell

Je reproduis ci-dessous une citation bien connue sur le web au sujet de « la valeur de la philosophie » tirée du livre « Problèmes de philosophie » signé par Bertrand Russell en 1912. Mathématicien, logicien, philosophe, épistémologue, homme politique et moraliste britannique, Bertrand Russell soutient que la valeur de la philosophie réside dans son incertitude. À la suite de cette citation, vous trouverez le texte de Caroline Vincent, professeur de philosophie et auteure du site web « Apprendre la philosophie » et celui de Gabriel Gay-Para tiré se son site web ggpphilo. Des informations tirées de l’Encyclopédie Wikipédia au sujet de Bertrand Russell et du livre « Problèmes de philosophie » et mon commentaire complètent cet article.

Article # 52 – Socrate et la formation de l’esprit critique par Stéphanie Déziel

Passez donc sans vous arrêter, amis, au milieu des Marchands de Sommeil; et, s’ils vous arrêtent, répondez-leur que vous ne cherchez ni un système ni un lit. Ne vous lassez pas d’examiner et de comprendre. (…) Lisez, écoutez, discutez, jugez; ne craignez pas d’ébranler des systèmes; marchez sur des ruines, restez enfants. (…) Socrate vous a paru un mauvais maître. Mais vous êtes revenus à lui; vous avez compris, en l’écoutant, que la pensée ne se mesure pas à l’aune, et que les conclusions ne sont pas l’important; restez éveillés, tel est le but. Les Marchands de Sommeil de ce temps-là tuèrent Socrate, mais Socrate n’est point mort; partout où des hommes libres discutent, Socrate vient s’asseoir, en souriant, le doigt sur la bouche. Socrate n’est point mort; Socrate n’est point vieux. (…) – Alain, (Emile Charrier), Vigiles de l’esprit.

Article # 53 – J’ai un problème avec la vérité

Tout au long de ma vie, j’ai vu la vérité malmenée, tassée d’un bord puis de l’autre, devenir une propriété personnelle (ma vérité — ta vérité — à chacun sa vérité), tantôt objet de monopôle, tantôt reconnue, tantôt niée et reniée… Ah ! La vérité. Quel chaos ! Je me demande depuis longtemps pourquoi la vérité, si elle existe, ne triomphe pas à tout coup, pourquoi elle ne s’impose à tous d’elle-même. Contestée de toutes parts, la vérité, si elle existe, n’a d’intérêt que pour l’opinion qu’on en a et les débats qui s’ensuivent. On va jusqu’à donner à la vérité une mauvaise réputation eu égard à son influence néfaste sur la société et les civilisations. Et que dire de toutes ces croyances qui se prennent pour la vérité ? Et c’est sans compter l’observation récente à l’effet que nous venons d’entrer dans une « ère de post-vérité ».

Article # 54 – Petit manuel philosophique à l’intention des grands émotifs, Iaria Gaspard, Presses Universitaires de France, 2022

J’accorde à ce livre trois étoiles sur cinq. Le titre « Petit manuel philosophique à l’intention des grands émotifs » a attiré mon attention. Et ce passage du texte en quatrième de couverture m’a séduit : «En proposant une voyage philosophique à travers l’histoire des émotions, Iaria Gaspari bouscule les préjugés sur notre vie émotionnelle et nous invite à ne plus percevoir nos d’états d’âme comme des contrainte ». J’ai décidé de commander et de lire ce livre. Les premières pages m’ont déçu. Et les suivantes aussi. Rendu à la moitié du livre, je me suis rendu à l’évidence qu’il s’agissait d’un témoignage de l’auteure, un témoignage très personnelle de ses propres difficultés avec ses émotions. Je ne m’y attendais pas, d’où ma déception. Je rien contre de tels témoignages personnels qu’ils mettent en cause la philosophie, la psychologie, la religion ou d’autres disciplines. Cependant, je préfère et de loin lorsque l’auteur demeure dans une position d’observateur alors que son analyse se veut la plus objective possible.

Article # 55 – Savoir, connaissance, opinion, croyance

Tout repose sur le Savoir. L’expérience personnelle et/ou professionnelle qu’on fait du Savoir, après en avoir pris conscience, se retrouve à la base des Connaissances que nous possédons. Les Opinions expriment des Jugements des connaissances et inspirent souvent les Croyances.

Article # 56 – Philosophie, science, savoir, connaissance

La philosophie, mère de toutes les sciences, recherche la sagesse et se définie comme l’Amour de la Sagesse. La sagesse peut être atteinte par la pensée critique et s’adopte comme Mode de vie. • La philosophie soutient la Science et contribue à la naissance et au développement de la méthode scientifique, notamment avec l’épistémologie.

Article # 57 – La philosophie encore et toujours prisonnière de son passé ?

La philothérapie, principale pratique de la philosophie de nos jours, met sans cesse de l’avant les philosophes de l’Antiquité et de l’époque Moderne. S’il faut reconnaître l’apport exceptionnel de ces philosophes, j’ai parfois l’impression que la philothérapie est prisonnière du passé de la philosophie, à l’instar de la philosophie elle-même.

Article # 58 – Le Québec, un désert philosophique

Au Québec, la seule province canadienne à majorité francophone, il n’y a pas de tradition philosophique populaire. La philosophie demeure dans sa tour universitaire. Très rares sont les interventions des philosophes québécois dans l’espace public, y compris dans les médias, contrairement, par exemple, à la France. Et plus rares encore sont les bouquins québécois de philosophie en tête des ventes chez nos libraires. Seuls des livres de philosophes étrangers connaissent un certain succès. Bref, l’espace public québécois n’offre pas une terre fertile à la Philosophie.

Article # 59 – La naissance du savoir – Dans la tête des grands scientifiques, Nicolas Martin, Éditions Les Arènes, 2023.

J’accorde à ce livre cinq étoiles sur cinq parce qu’il me permet d’en apprendre beaucoup plus sur la pensée scientifique telle que pratiquée par de grands scientifiques. L’auteur, Nicolas Martin, propose une œuvre originale en adressant les mêmes questions, à quelques variantes près, à 17 grands scientifiques.

Article # 60 – Pourquoi est-il impossible d’atteindre l’équilibre entre développement personnel et développement spirituel ou philosophique ?

Cet article répond à ce commentaire lu sur LinkedIn : « L’équilibre entre développement personnel et développement spirituel ou philosophique est indispensable. » Il m’apparaît impossible de viser « L’équilibre entre développement personnel et développement spirituel ou philosophique » et de prétendre que cet équilibre entre les trois disciplines soit « indispensable ». D’une part, le développement personnel est devenu un véritable fourre-tout où l’ivraie et le bon grain se mélangent sans distinction, chacun avançant sa recette à l’aveugle.

Article # 61 – Le commerce extrême de la philosophie avec les « philopreneurs »

En ne s’unissant pas au sein d’une association nationale professionnelle fixant des normes et des standards à l’instar des philosophes consultants ou praticiens en d’autres pays, ceux de la France nous laissent croire qu’ils n’accordent pas à leur disciple tout l’intérêt supérieur qu’elle mérite. Si chacun des philosophes consultants ou praticiens français continuent de s’affairer chacun dans son coin, ils verront leur discipline vite récupérée à mauvais escient par les philopreneurs et la masse des coachs.

Article # 62 – Soigner par la philosophie, En marche – Journal de la Mutualité chrétienne (Belgique)

“ Après les succès d’Épicure 500 vous permettant de faire dix repas par jour sans ballonnements, après Spinoza 200 notre inhibiteur de culpabilité, les laboratoires Laron, vous proposent Philonium 3000 Flash, un médicament révolutionnaire capable d’agir sur n’importe quelle souffrance physique ou mentale?: une huile essentielle d’Heidegger pour une angoisse existentielle, une substance active de Kant pour une douleur morale…. Retrouvez sagesse et vitalité en un instant ”, s’amusaient les chroniqueurs radio de France Inter dans une parodie publicitaire diffusée à l’occasion d’une émission ayant pour thème?: la philosophie peut-elle soigner le corps ?

Article # 63 – Contre le développement personnel. Thiery Jobard, Éditions Rue de l’échiquier, 2021

J’attribue quatre étoiles sur cinq à ce livre. Les lecteurs assidus de mes articles connaissent fort bien ma position plus que défavorable face au développement personnel. À l’instar de Thiery Jobard, je suis contre le développement personnel. Je qualifie le développement personnel d’arnaque extrêmement dangereuse pour ses adeptes et notre société.

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