Article # 167 – Nouvelle édition gratuite : L’expérience philosophique, essai de didactique expérimentale, Claude Collin, nouvelle édition Hommage

Cette nouvelle édition de l’ouvrage

L’EXPÉRIENCE PHILOSOPHIE

Essai de didactique expérimentale  

du professeur de philosophie

CLAUDE COLLIN (1925-2018)

se veut un hommage à ce pionnier

de la didactique de l’enseignement de la philosophie

dans nos Collèges d’enseignement général et professionnel (Cégep).

 CLAUDE COLLIN (1925 – 2018)

L’EXPÉRIENCE PHILOSOPHIQUE

Essai de didactique expérimentale

NOUVELLE ÉDITION HOMMAGE

Fondation littéraire Fleur de Lys,

Lévis, Québec, 2026, 158 pages.

Copyright © Claude Collin 1977

Tous droits réservés. Toute reproduction de ce livre, en totalité ou en partie, par quelque moyen que ce soit, est interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur. Tous droits de traduction et d’adaptation, en totalité ou en partie, réservés pour tous les pays. La reproduction d’un extrait quelconque de ce livre, par quelque moyen que ce soit, tant électronique que mécanique, et en particulier par photocopie et par microfilm, est interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

Disponible en version numérique uniquement

ISBN 978-2-89612-667-5

Dépôt légal – 1er trimestre 2026

Bibliothèque et Archives nationales du Québec

Bibliothèque et Archives Canada

Imprimé en format numérique (PDF) au Québec

Ce document est offert en libre téléchargement (PDF)

Édité par la Fondation littéraire Fleur de Lys, organisme sans but lucratif, éditeur libraire québécois sans but lucratif en ligne sur Internet en collaboration avec l‘Observatoire des nouvelles pratiques philosophiques


TEXTE DE LA QUATRIÈME DE COUVERTURE

Pendant que des efforts considérables s’effectuaient dans le sens d’une recherche fondamentale, nous avons cru nécessaire d’attirer l’attention sur les possibilités d’une recherche scientifique portant sur les conditions psychopédagogiques de l’enseignement de la Philosophie, tout en respectant les objectifs lointains d’une démocratisation de l’enseignement. De ce point de vue, il s’agissait d’édifier et de perfectionner un instrument de travail adapté aux besoins de l’étudiant actuel de sorte qu’il devienne capable d’élaborer sa propre philosophie.

D’un point de vue didactique, la philosophie n’est pas, elle se construit. Il ne s’agit donc pas d’apprendre des doctrines toutes faites, bien que nous sachions que l’étude des philosophies particulières est nécessaire à l’approfondissement d’une philosophie. Mais le problème didactique consiste à savoir comment favoriser, chez l’étudiant réel, la maîtrise des opérations mentales fondamentales qu’effectue le philosophe lorsqu’il réfléchit à la manière d’un philosophe.


TABLE DES MATIÈRES

AVANT-PROPOS

INTRODUCTION

PREMIÈRE PARTIE

DE L’EXPÉRIENCE VÉCUE ORDINAIRE À L’EXPÉRIENCE VÉCUE PHILOSOPHIQUE. ÉLABORATION THÉORIQUE

CHAPITRE 1  L’EXPÉRIENCE VÉCUE DES ÉTUDIANTS

  1. L’objectif pédagogique
  2. La tâche
  3. Les stratégies d’action
  4. Les étudiants
  5. Les résultats
  6. Description et analyse des caractéristiques

A — Le caractère particulier des expériences vécues

B — Le caractère commun de l’expérience vécue

C — L’interprétation dans l’expérience vécue

D — Le caractère transformant de l’expérience

E — L’inconscient de l’expérience

F — La généralisation hâtive et la satisfaction de cette généralisation

7 — Conclusion

CHAPITRE 2  VERS L’EXPÉRIENCE PHILOSOPHIQUE

CHAPITRE 3  LE PROCESSUS DE LA RÉFLEXION PHILOSOPHIQUE

CONCLUSIONS GÉNÉRALES DE LA PREMIÈRE PARTIE

DEUXIÈME PARTIE

PROBLÈMES PÉDAGOGIQUES PARTICULIERS

CHAPITRE 1  ÉTUDE DES EXPÉRIENCES VÉCUES DES ÉTUDIANTS

A — ORIGINE DES EXPÉRIENCES

B — LES CONCEPTS DES EXPÉRIENCES VÉCUES

1 — Les concepts centraux

2 — Les concepts et les problèmes philosophiques

Conclusions pratiques

CHAPITRE 2  QUELQUES PRÉCISIONS SUR L’EXPÉRIENCE COMME POINT DE DÉPART À LA RÉFLEXION PHILOSOPHIQUE

A ? L’EXPLICATION OBJECTIVE

B ? LE CONCEPT CENTRAL

C ? QUELQUES EXPÉRIENCES

CHAPITRE 3  LES MODÈLES DE TRANSFORMATIONS ANALYTIQUES ET DE VÉRIFICATION

  1. LES MODÈLES DE TRANSFORMATIONS ANALYTIQUES

2 LES MODÈLES DE VÉRIFICATION

A ? Modèles des problèmes axés sur un aspect du concept central

B ? Modèles des problèmes en rapport avec la cueillette d’information

C ? La vérification

CONCLUSION

CONCLUSIONS


EXTRAITS

Avant-propos

Il y a quelques années, nous proposions d’appliquer à l’étude des problèmes pédagogiques de l’enseignement de la philosophie la méthode d’investigation scientifique propre à la didactique expérimentale. L’étude des faits pédagogiques entendus dans le sens défini par l’éminent professeur Raymond Buyse nous semblait un moyen sérieux et efficace d’élaborer une méthode didactique répondant à la fois aux besoins réels des étudiants et aux exigences de la réflexion philosophique.

Cette recherche s’inscrivait dans un contexte socio-culturel qui en déterminait le sens et les raisons d’être. Plusieurs études avaient mis en lumière certains aspects de la crise que subissait l’enseignement de la philosophie, suite à ce que l’on a appelé la « révolution tranquille ».

Le ministère de l’Éducation du Gouvernement du Québec publiait, en 1972, un rapport d’enquête (englobant les années 1967-1968-1969) sur les professeurs de philosophie, leurs représentations de la philosophie comme savoir et comme pratique . L’enseignement de la philosophie était remis en question d’une façon parfois très radicale par les enseignants, tant sous l’aspect pédagogique (objectifs, contenus, méthodes, modes d’intervention, etc.) que sous l’aspect idéologique et socio-culturel.

Ces documents ne faisaient que décrire une situation qu’étudiants et enseignants vivaient tous les jours, situation d’autant plus difficile et délicate que le climat des relations de travail à l’intérieur des institutions éducatives favorisait une réflexion politique (en termes de pouvoirs) qui rejoignait les interrogations contemporaines sur la fonction de la pédagogie dans les appareils de l’État. L’incidence politique de la pédagogie éclatait dans les données mêmes du vécu quotidien. D’où l’angoisse des uns et la satisfaction confiante des autres devant l’ampleur de la remise en question. D’où, aussi, la radicalisation des attitudes face au change ment qui s’effectuait : nouvelle population étudiante (très diversifiée aux points de vue âge, orientation, mentalité, préparation, etc.) ; nouvelle structure des programmes à repenser ; préoccupation évidente de re joindre le vécu quotidien ; besoin profondément ressenti de clarifier le statut de l’enseignement de la philosophie menacé de plus en plus par le développement des sciences humaines.

Le renouvellement des effectifs au sein des corps professoraux, tout en apportant du sang neuf, ne faisait que mettre en lumière l’urgence de cette remise en question et l’absence presque totale d’études pédagogiques dans le domaine de l’enseignement de la philosophie, comme le laisse soupçonner le rapport de l’Association des Professeurs de Philosophie des Collèges du Québec (p. 249) :

« Je tiendrais, affirme un professeur, à ce que vous mettiez dans ce rapport que je veux savoir ce que c’est que l’enseignement. Je voudrais que vous le souligniez. Dans n’importe quel domaine, mais en philosophie en particulier. Qu’est-ce que c’est le rôle du professeur comme professeur ? »

Le rapport commente de la façon suivante cette interrogation :

« Cette question est centrale dans notre interrogation sur la présence du groupe à la culture québécoise, car elle n’appelle rien moins que des énoncés concernant le sens, la justification, les limites et la portée effectives des activités pédagogiques du professeur de philosophie (. . .). Cette question est également centrale à un autre titre : ce qu’elle affirme péremptoirement et agressivement c’est que présentement, il n’y a pas de réponse claire à cette question, encore moins de réponse reconnue ! et que » les jeunes. malgré leurs allures d’avant-garde, ne sont guère plus capables que quiconque d’en formuler une »

Cette constatation exprimée par les auteurs de ce rapport ne repose sans doute pas sur ce seul témoignage : elle exprime bien, cependant, un aspect du climat d’inquiétude, d’insécurité et d’ambiguïté où baignait l’enseignement de la philosophie dans les premières années qui ont suivi la réforme de l’Éducation au Québec. Il faut bien dire que la pédagogie de la philosophie n’a jamais fait l’objet de beaucoup de recherches dans le passé. On relève à peine deux ou trois ouvrages pédagogiques concernant cette discipline au cours des quinze dernières années . On comprend que le problème pédagogique se posait si brutalement qu’il risquait d’être absorbé et subjugué par des préoccupations d’ordre idéologique.

Sans vouloir minimiser l’importance et l’urgence d’une remise en question du sens et de la signification de l’enseignement de la philosophie dans le contexte socio-culturel du Québec en évolution, il nous semblait à propos de rappeler la fonction irremplaçable de la re cherche expérimentale en ce domaine, dans l’espoir que la révolution entreprise portât tous ses fruits. D’autres études nous révélaient le peu de cas fait à la connaissance réelle de nos étudiants dans cette remise en question, puisque l’attente des étudiants face à l’enseignement de la philosophie était fortement déçue selon les applications des tests PERPE* PHILO . Enfin, le Rapport Roquet portait un jugement sévère sur la valeur de formation des cours communs obligatoires au niveau collégial .

En définitive, la remise en question de l’enseignement de la philosophie se faisait brutalement, non seulement en raison d’une transformation rapide du contexte socio-culturel québécois, mais, plus précisé ment, parce que l’on continuait à considérer la philosophie comme connaissance à transmettre sans tenir suffisamment compte du principal intéressé, l’étudiant. Chacun se faisait la conscience de l’étudiant à travers sa propre conception de l’état de la société québécoise et sa propre conception de la philosophie.

Dans une telle optique on peut toujours considérer la pédagogie comme un pouvoir entre les mains de l’État pour justifier, maintenir et développer un modèle de société correspondant à l’image de la classe dominante. Mais une telle affirmation ne peut constituer une base scientifique pour déterminer les objectifs d’un cours et la méthodologie qui permet de les atteindre. Elle conduit plutôt à une prise de position ambiguë : il s’agit effectivement, dans tout apprentissage ou enseignement, d’utiliser un pouvoir, mais aussi de communiquer ou développer un pouvoir (celui que donnent toute connaissance et toute formation); on utilise un pouvoir pour transmettre un modèle de société, mais en réalité la connaissance libère et la formation permet d’agir. Cela est particulièrement vrai en ce qui concerne l’enseignement de la philosophie. Le message est le médium lui-même.

Ainsi, le débat pédagogique au sein des corps professoraux se maintenait beaucoup plus au niveau de l’idéologie que de la pédagogie et débouchait sur un dogmatisme nouveau, qui, dans la pratique, ne changeait pas grand-chose au point de vue psychopédagogique. On substituait une doctrine à une autre. C’était la lutte entre une idéologie dominante et une autre se croyant justifiée de s’imposer.

Le seul moyen d’éviter cet écueil du dogmatisme ou d’une aliénation nouvelle était à nos yeux d’orienter la pédagogie dans le sens d’une mise en œuvre de moyens pour développer des capacités mentales en considérant la réflexion philosophique comme un « comportement ».

Pourtant, la « révolution tranquille » ne pouvait pas ne pas impliquer une remise en question de la pédagogie dès lors que cette société cherchait à se redéfinir, à marquer son originalité et à se choisir un avenir. On ne peut se découvrir, se reconnaître vraiment sans se psychanalyser, c’est-à-dire sans prendre conscience de son aliénation et des conditions objectives qui l’entre tiennent. La société, dans son ensemble, et plus particulièrement par les media d’information électroniques, agit sur l’individu selon le schéma de l’expérience vécue (cf. p. 116) et contribue à son aliénation en un sens déterminé, dans la mesure où un pouvoir (que ce soit celui de l’establishment financier, d’une idéologie politique ou sociale) manipule ces media.

La révolution tranquille, pour dépasser cette mise en conditionnement des gens et la surmonter, se devait de mettre entre les mains de la jeunesse des instruments intellectuels capables d’assurer leur maturité sans l’entraîner vers un autre état d’aliénation. Tout cela impliquait des études sérieuses en pédagogie, et plus particulièrement en pédagogie de la philosophie, si tant est vrai que celle-ci soit une sagesse et un apprentissage de la vie, comme nous espérons pouvoir le démontrer au cours de ce travail. En ce sens, le Rapport Parent avait inscrit dans la réforme souhaitée de l’enseignement les principes d’une démocratisation nécessaire. Il était à prévoir qu’une transformation en profondeur allait s’effectuer dans une reformulation mieux articulée et adaptée des institutions éducatives. Mais au niveau de la classe, on persistait souvent à confondre objectifs philosophiques et objectifs pédagogiques.

Pendant que des efforts considérables s’effectuaient dans le sens d’une recherche fondamentale, nous avons cru nécessaire d’attirer l’attention sur les possibilités d’une recherche scientifique portant sur les conditions psychopédagogiques de l’enseignement de la Philosophie, tout en respectant les objectifs lointains d’une démocratisation de l’enseignement. De ce point de vue, il s’agissait d’édifier et de perfectionner un instrument de travail adapté aux besoins de l’étudiant actuel de sorte qu’il devienne capable d’élaborer sa propre philosophie.

Le seul moyen de parvenir à cette fin était à nos yeux de mener une recherche systématique sur le com portement mental des étudiants en rapport avec le comportement du philosophe.

En publiant notre premier essai, nous ne dis posions pas de faits pédagogiques significatifs suffisants pour cerner ce problème avec précision et d’une façon complète. Nous avons l’impression d’avoir progressé en ce sens en poursuivant notre recherche (que nous qualifions d’artisanale, en raison de l’impossibilité, dans le contexte actuel, d’obtenir des conditions nécessaires à une recherche rigoureusement scientifique). En utilisant analogiquement les modèles scientifiques issus de l’informatique, de la psychologie, de la neurophysiologie, nous croyons avoir dégagé les caractéristiques les plus importantes, à nos fins, du comportement mental réel de l’étudiant qui s’initie à la philosophie.

Nous en venons à la conclusion que l’enseignement de la philosophie doit permettre à l’étudiant de passer graduellement d’un type de réflexion spontanée au modèle de réflexion systématique propre à la philosophie. Et puisque l’expérience est la voie naturelle de tout apprentissage, le problème fondamental de l’enseignement de la philosophie peut s’exprimer de la façon suivante : comment l’étudiant peut-il parvenir à vivre des expériences philosophiques de type achevé et ainsi développer un esprit philosophique ?

L’essai que nous publions aujourd’hui tente de ré pondre à cette question. Dans une première partie, nous nous efforçons de cerner le problème du passage de l’expérience vécue commune à l’expérience philosophique proprement dite. Dans la seconde partie, nous abordons les principaux aspects de ce problème d’un point de vue didactique. Nous présentons, ensuite, quelques travaux d’étudiants pouvant servir d’illustration.

La révolution tranquille, pour dépasser cette mise en conditionnement des gens et la surmonter, se devait de mettre entre les mains de la jeunesse des instruments intellectuels capables d’assurer leur maturité sans l’entraîner vers un autre état d’aliénation.

Tout cela impliquait des études sérieuses en pédagogie, et plus particulièrement en pédagogie de la philosophie, si tant est vrai que celle-ci soit une sagesse et un apprentissage de la vie, comme nous espérons pouvoir le démontrer au cours de ce travail. En ce sens, le Rapport Parent avait inscrit dans la réforme souhaitée de l’enseignement les principes d’une démocratisation nécessaire. Il était à prévoir qu’une transformation en profondeur allait s’effectuer dans une reformulation mieux articulée et adaptée des institutions éducatives. Mais au niveau de la classe, on persistait souvent à confondre objectifs philosophiques objectifs pédagogiques.

Pendant que des efforts considérables s’effectuaient dans le sens d’une recherche fondamentale, nous avons cru nécessaire d’attirer l’attention sur les possibilités d’une recherche scientifique portant sur les conditions psychopédagogiques de l’enseignement de la Philosophie, tout en respectant les objectifs lointains d’une démocratisation de l’enseignement. De ce point de vue, il s’agissait d’édifier et de perfectionner un instrument de travail adapté aux besoins de l’étudiant actuel de sorte qu’il devienne capable d’élaborer sa propre philosophie.

Le seul moyen de parvenir à cette fin était à nos yeux de mener une recherche systématique sur le com portement mental des étudiants en rapport avec le comportement du philosophe.

En publiant notre premier essai, nous ne dis posions pas de faits pédagogiques significatifs suffisants pour cerner ce problème avec précision et d’une façon complète. Nous avons l’impression d’avoir progressé en ce sens en poursuivant notre recherche (que nous qualifions d’artisanale, en raison de l’impossibilité, dans le contexte actuel, d’obtenir des conditions nécessaires à une recherche rigoureusement scientifique). En utilisant analogiquement les modèles scientifiques issus de l’informatique, de la psychologie, de la neurophysiologie, nous croyons avoir dégagé les caractéristiques les plus importantes, à nos fins, du comportement mental réel de l’étudiant qui s’initie à la philosophie.

Nous en venons à la conclusion que l’enseignement de la philosophie doit permettre à l’étudiant de passer graduellement d’un type de réflexion spontanée au modèle de réflexion systématique propre à la philosophie. Et puisque l’expérience est la voie naturelle de tout apprentissage, le problème fondamental de l’enseignement de la philosophie peut s’exprimer de la façon suivante : comment l’étudiant peut-il parvenir à vivre des expériences philosophiques de type achevé et ainsi développer un esprit philosophique ?

L’essai que nous publions aujourd’hui tente de ré pondre à cette question. Dans une première partie, nous nous efforçons de cerner le problème du passage de l’expérience vécue commune à l’expérience philosophique proprement dite. Dans la seconde partie, nous abordons les principaux aspects de ce problème d’un point de vue didactique. Nous présentons, ensuite, quelques travaux d’étudiants pouvant servir d’illustration.

REVUE DE PRESSE


AU SUJET DE L’AUTEUR

Claude Collin

1925 – 2018

Claude Collin était un professeur de philosophie reconnu au Cégep du Vieux Montréal.

Il fut considéré comme un pionnier dans le domaine de la didactique de la philosophie au Québec. Ses travaux portaient principalement sur l’expérience philosophique et la pédagogie de la pensée critique.

Publications majeures

Il a publié plusieurs ouvrages essentiels pour l’enseignement collégial :

  • L’Expérience philosophique : essai de didactique expérimentale (1977), publié chez Bellarmin.
  • L’enseignement de la philosophie : essai de didactique expérimentale (1974), coécrit avec Zdenko Osana.
  • L’Initiation philosophique en quatre leçons.

Ses recherches au sein du département de philosophie du Cégep du Vieux Montréal visaient à ancrer la philosophie comme une activité concrète répondant aux besoins pédagogiques des étudiants.


« Études, revues et livres publiés récemment. » Revue des sciences de l’éducation, volume 5, numéro 2, printemps 1979, p. 312–338. https://doi.org/10.7202/900113ar

EXTRAIT

Thèse universitaire Élaboration de stratégies pour l’enseignement de la pensée critique dans les cours de philosophie au collégial par Romain Beaulieu

UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE – Élaboration de stratégies pour l’enseignement de la pensée critique dans les cours de philosophie au collégial par Romain Beaulieu – Essai présenté à la Faculté d’éducation en vue de l’obtention du grade de Maître en éducation (M.Éd.) Maîtrise en enseignement Août 2005 – © Romain Beaulieu, 2005

Le monde de l’édition
Le succès de Bellarmin: Les Vieux m’ont conté, par Clément Trude, Le devoir, 1979-04-25, Collections de BAnQ.

À CONSULTER EN LIGNE

Collin, Claude – L‘enseignement de la philosophie – Cuestiones de Filosofía, núm. 10, 2008, pp. 7-22 / Universidad Pedagógica y Tecnológica de Colombia

Collin, C. (1981). Critique d’une critique (Réponse à Louise Marcil-Lacoste).
Philosophiques, 8(1), 149–166. https://doi.org/10.7202/203155ar

Le test de PERPE/PHILO et la problématique de l’enseignement de la philosophie – Variante du titre:Prospectives – Collin, Claude, 1925-; Osana, S.A.; Centre d’animation, de développement et de recherche en éducation


DU MÊME AUTEUR


COLLIN, Claude. L’enseignement de la philosophie. Montréal, Bellarmin, 1974.

COLLIN, Claude. L’expérience philosophique. Montréal, Bellarmin, 1978.

COLLIN, Claude. Initiation philosophique en quatre leçons. Montréal, Bellarmin, [v. 1979].

COLLIN, Claude ; OSANA, Zdenko. « Le test PERPE/PHILO et la problématique de l’enseignement de la philosophie », Prospectives, 7(5), 1971, p. 282-286.


1. MÉTHODE DE RECHERCHE PHILOSOPHIQUE

COLLIN, Claude, Méthode de recherche philosophique : à l’usage de ceux et celles qui désirent s’initier à la philosophie, Sainte-Foy, Québec, Éditions Le Griffon d’argile, 1990, 80 pages

L’auteur propose une méthode de recherche ou de réflexion philosophique qui a l’avantage d’être à la portée de tous les étudiants du niveau collégial. Cette méthode offre à chacun la possibilité d’élaborer sa propre philosophie, à son rythme, selon ses possibilités et selon son niveau de cours.

Compte rendu par : Raymond Bélanger.

Un compte-rendu du Professeur Raymond Bélanger du Collège Montmorency

Claude, COLLIN
Méthode de recherche philosophique
À l’usage de ceux et celles qui désirent s’initier à la philosophie
Les Éditions le Griffon d’argile, 1990.

« Cent fois sur le métier, remettez votre ouvrage ». Ces paroles de Boileau, extraites de son art poétique, reflètent bien l’intérêt de l’auteur qui, depuis plus de 20 ans, élabore et raffine une didactique de la philosophie. Mais cette dernière publication est plus qu’un chemin (méthode) à suivre pour enseigner la philosophie au collégial, c’est aussi et surtout l’exposition d’une problématique philosophique millénaire inaugurée par Socrate , reprise par Platon , perpétuée par tous les rationalistes qui font confiance en la raison.

Le problème de fond traité par cette tradition, adapté par l’auteur pour des étudiants du collégial, est la possibilité pour la raison d’accéder à la conceptualisation à l’analyse propositionnelle et à la problématisation. Comment dépasser la connaissance commune (l’opinion et le vécu psychologique immédiat) et l’élever jusqu’à l’ordre du concept et de la pensée critique. À tous les rationalistes, pédagogues qui ont encore foi en la lumière du concept et de la rationalité pour comprendre, expliquer et transformer la réalité, ce livre peut être d’un excellent secours. Mais le grand bénéficiaire est encore l’étudiant puisque cette méthode philosophique l’initie à un art de penser qui ne se limite pas aux premières impressions perçues dans tout phénomène. Il s’agit d’une dialectique ascendante qui conduira l’étudiant vers la logique et les grandes thématiques philosophiques.

Cette version moderne de la dialectique platonicienne (ascension de l’âme vers l’intelligible), déjà illustrée dans l’allégorie de la caverne, mérite une attention particulière à cette époque où certains philosophes se questionnent sur la pertinence, l’efficacité de l’enseignement de la philosophie.

L’auteur à partir de trois expériences de réflexion se fondant sur le vécu, le conçu et la critique ou vérification (problématisation) remet en évidence l’objet de la méthode même de la philosophie. En arrière fond à ce projet sont exposés trois objectifs : comment développer chez nos étudiants, à partir d’une méthode et d’un contenu spécifiquement philosophiques, une pensée personnelle, une pensée libre et une pensée critique?

Voilà des objectifs pertinents, très philosophiques, qu’illustrent les trois moments de la réflexion, soutenus par les trois phases de la méthode, toutes deux fondées sur la recherche du sens, l’analyse et la problématisation des diverses expériences vécues par les étudiants. Progressivement, méthode et problématique se fusionnent pour atteindre ces habiletés intellectuelles qui sont au cœur même de toute formation fondamentale au niveau collégial.

Mais comment l’auteur relève-t-il ce défi d’initier des élèves à une réflexion typiquement philosophique assise non seulement sur une culture savante, mais aussi et surtout sur une culture populaire, i.e. le vécu de l’étudiant?

L’enjeu est de passer d’une pensée commune à une pensée philosophique qui se construit progressivement. Ce livre expose une « une philosophie en marche » qui permet de dépasser le monde de l’opinion, de la pensée spontanée, des visions pratiques, du langage courant, des conclusions particulières, pour accéder à une pensée rationnelle caractérisée par la recherche du sens, de conclusions générales, d’énoncés de principe, de définitions. Tout philosophe reconnaît, d’une part, les ombres de la caverne platonicienne projetées sur l’écran opaque du sensible (l’expérience psychologique immédiate) et, d’autre part, le désir de s’en libérer pour mieux accéder à l’intelligible (l’analyse propositionnelle et la problématisation qui débouche sur des questions métaphysiques).

Si le premier degré de réflexion axé sur l’expérience vécue de l’étudiant cherche, une fois les faits décrits et interprétés, une conclusion générale, celle-ci reste quand même incomplète et nécessite l’analyse propositionnelle ou logique. Cette réflexion ou expérience pré-philosophique, qui se situe maintenant à un niveau d’abstraction plus élevée (les idées), consiste à clarifier la pensée dans ce qu’elle affirme ou nie. Elle favorise ce retour de la pensée sur elle-même qui caractérise la philosophie. Alors, cette fois, l’analyse se situe au niveau du jugement, qui dans un premier temps, réfléchit sur les concepts qui le composent, sur leur rapport (identité, attribution, causalité, proportion … ), pour analyser ensuite les diverses prises de position possibles vis-à-vis cette idée (proposition contraire, opposée, contradictoire).

Cette analyse logique culmine dans l’effort de dégager des concepts secondaires et un concept central où apparaît le véritable problème qui, selon l’auteur, émerge dans le rapport entre les deux concepts qui doivent se dans un troisième, sorte de synthèse des deux premiers. Ainsi dans la proposition l’amour implique la liberté » (p. 71) surgit la proposition contraire, « l’amour est aveugle » ou encore « implique la responsabilité », l’obligation. Comment solutionner le problème? La volonté, synthèse de l’amour et de la liberté, est ce troisième terme qui harmonise les contraires.

Une fois le travail d’analyse terminé, nous accédons à la phase vraiment philosophique de la réflexion, i.e. la critique de sa pensée en la confrontant à des auteurs. L’émergence du problème entrevu dans la finale de la deuxième étape nous conduit donc au troisième degré de réflexion, fondé sur le processus de problématisation qui permet non seulement de solutionner le problème, mais aussi de vérifier sa solution à même les grands courants de la philosophie. D’où le choix d’une méthode pour mieux discuter, la consultation de la philosophie écrite et l’extension de ses propres conclusions à d’autres domaines. Parvenir « au fond des choses », voilà l’attitude véritablement philosophique. Ce « pourquoi » ne saurait s’articuler sans se référer à une méthode de discussion puisée dans la tradition philosophique : la dialectique thèse-antithèse, les quatre causes décrites déjà par Aristote, et la normalité (ce qui devrait être et ce qui est cohérent). Vient ensuite la confrontation de notre pensée avec celle des auteurs. Qu’est-ce que les auteurs ont dit sur certains problèmes et concepts que l’étudiant a lui-même dégagés suite à l’analyse propositionnelle et à la méthode de discussion. Qu’ont-ils dit relativement aux problèmes de la vérité, de la valeur, de l’être. Toute hypothèse de travail se doit d’être vérifiée.

Ce compte rendu serait incomplet si nous n’exprimions pas les avantages et les difficultés d’une telle méthode ou didactique de la philosophie. L’objet et l’enjeu réel de la philosophie est la pensée et son développement selon une méthode spécifique, différente des méthodes utilisées dans d’autres disciplines. Si le point de départ de cette méthode a quelques affinités avec la méthode scientifique du fait que cette dernière se fonde sur l’empirisme, la méthode philosophique, parce qu’elle est une expérience conceptuelle et de problématisation, est surtout une distanciation progressive de l’expérience psychologique, grâce à ce retour réflexif de la pensée sur elle-même qu’assurent l’analyse propositionnelle et les méthodes de discussion d’un problème.

L’auteur s’attaque à ce difficile passage du monde de l’apparaître vers le monde de l’être que seule une réflexion abstraite permet. Selon nous, cette méthode donne des résultats positifs. D’une part, elle se fonde sur une expérience immédiate de l’étudiant (son vécu), respecte le cheminement progressif de la pensée et évite ainsi d’exposer des notions souvent trop difficiles et sans signification véritable pour l’étudiant. D’autre part, elle intègre, toujours à partir du vécu de l’étudiant, la logique, les questions épistémologiques (causalité, être, valeur, vérité) et l’histoire de la philosophie.

Enfin nous croyons que les difficultés que nous rencontrons dans nos cours pour faire le passage d’une pensée concrète à une pensée abstraite s’amenuisent du fait que l’expérience soit le point de départ de cette méthode.

Le vécu est une excellente source de motivation pour présenter et intégrer d’une manière pédagogique les problématiques philosophiques du cours 340-101 que sont les trois opérations de l’esprit: le concept, la proposition et le raisonnement.
Si les thèmes et synthèses philosophiques sont éternels, il y a dans cette création méthodologique de l’auteur un rajeunissement dans la présentation des contenus. Le désir d’apprendre, de connaître, n’émerge-t-il pas de l’expérience commune (le vécu psychologique immédiat)? Il s’agit d’un procédé pédagogique élémentaire. Quand une situation personnelle prend du sens, elle suscite une compréhension plus profonde de l’ordre de la logique et de la vérification, bref de l’ordre de la rationalité. Alors la philosophie devient significative et vivante.

Raymond BÉLANGER
Collège Montmorency


Publicité dans la revue Relations, octobre 1979

Relations, 1979-10, Collections de BAnQ.

Mention

Compte rendu dans la revue Revue des sciences de l’éducation

Volume 5, numéro 2, printemps 1979, p. 312–338

« Études, revues et livres publiés récemment. » Revue des sciences de l’éducation, volume 5, numéro 2, printemps 1979, p. 312–338. https://doi.org/10.7202/900113ar

Intervention au XVIIe Congrès mondiale de la philosophie, 1983

Intervention de Claude Collin, professeur de philosophie au Cégep du Vieux-Montréal lors du XVIIe Congrès mondial de la philosophie sous le thème « Philosophie et culture » qui s’est tenu à Montréal en 1983.

L’enseignement de la philosophie

Sur les conditions de l’enseignement de la philosophie

PRÉSENTATION

Il y a quelques années le Département de Philosophie du Cégep du Vieux-Montréal effectuait une recherche sur les problèmes pédagogiques tels que perçus par les étudiants et les professeurs. Les résultats révèlent une concordance sur au moins deux points : le langage et le type de réflexion exigés en philosophie constituaient les difficultés les plus constantes tant du point de vue des étudiants que des professeurs.

Ce problème n’est pas nouveau, surtout au niveau pré-universitaire. Chaque enseignant utilise toutes les ressources de son art pour surmonter ces difficultés. Sans doute la psychologie et la pédagogie scientifiques peuvent-elles être d’une aide précieuse en ce domaine ?

J’ai pensé qu’il serait peut-être possible d’étudier le comportement mental ou psychologique des étudiants dans leur processus d’apprentissage philosophique.

Comment réagissent-ils face aux tâches que nous exigeons d’eux et que nous croyons être nécessaires à tout apprentissage philosophique ? La connaissance de ces réactions peut-elle nous aider à inventer les moyens susceptibles de leur permettre une initiation satisfaisante à la philosophie ?

Afin de répondre à ces questions, nous avons proposé aux étudiant(e)s différentes tâches et nous avons étudié ensuite leurs travaux (environ deux mille).

  1. L’analyse d’une pensée
  2. La formulation d’une expérience vécue
  3. La problématisation

Il serait trop long de communiquer ici les résultats détaillés des analyses des travaux des étudiants face à ces différentes tâches. Mais je crois qu’ils ont permis d’esquisser un profil mental assez réaliste de ces étudiant(e)s et ensuite de proposer un agencement de ces opérations mentales qui permet à l’étudiant(e) de vivre une expérience philosophique valable.

Le comportement de l’étudiant(e) reproduit toutes les caractéristiques de la pensée commune (c’est-à-dire, la réflexion spontanée) entièrement orientée vers le concret : fait, tactique, stratégie d’action. Les implications conceptuelles lui échappent. Très peu sont capables d’analyse conceptuelle. Il accepte facilement des schémas d’interprétation courants ou des idées toutes faites. Il découvre plus facilement un problème technique et sa solution qu’un problème philosophique.

Tenant compte de ces tendances et de ces difficultés, il est possible de leur communiquer une méthode de réflexion à partir de leur vécu qui les mène jusqu’à une problématique philosophique.

Cette méthode comporte trois phases qui constituent une triple organisation de la pensée :

  1. La formulation d’une expérience vécue comprise :
    • description des faits
    • recherche d’explication et d’interprétation
    • conclusion générale
  2. L’analyse propositionnelle de cette conclusion d’où surgit le problème philosophique
  3. La vérification philosophique :
    • comparaison de sa pensée personnelle avec la pensée de ceux qui ont abordé cette question
    • discussion par discrimination

En conclusion, je dirais que l’apprentissage d’une méthode de réflexion facilite l’apprentissage philosophique bien qu’elle ne dispense pas de cours bien structurés destinés à présenter les connaissances philosophiques indispensables à l’élaboration de toute philosophie.

Références :

  • C. Collin, L’Enseignement de la philosophie, Montréal : Institut de recherches didactiques, 1974.
  • C. Collin, L’Expérience philosophique. Essai de didactique expérimentale, Montréal : Bellarmin, 1978.

La philosophie comme activité

Claude Collin, Montréal

Il y a quelques années le Département de Philosophie du Cégep du Vieux-Montréal effectuait une recherche sur les problèmes pédagogiques tels que perçus par les étudiants et les professeurs. Les résultats révèlent une concordance sur au moins deux points : le langage et le type de réflexion exigés en philosophie constituaient les difficultés les plus constantes tant du point de vue des étudiants que des professeurs.

Ce problème n’est pas nouveau, surtout au niveau pré-universitaire. Chaque enseignant utilise toutes les ressources de son art pour surmonter ces difficultés. Sans doute la psychologie et la pédagogie scientifiques peuvent-elles être d’une aide précieuse en ce domaine ?

J’ai pensé qu’il serait peut-être possible d’étudier le comportement mental ou psychologique des étudiants dans leur processus d’apprentissage philosophique.

Comment réagissent-ils face aux tâches que nous exigeons d’eux et que nous croyons être nécessaires à tout apprentissage philosophique?? La connaissance de ces réactions peut-elle nous aider à inventer les moyens susceptibles de leur permettre une initiation satisfaisante à la philosophie??

Afin de répondre à ces questions, nous avons proposé aux étudiant(e)s différentes tâches et nous avons étudié ensuite leurs travaux (environ deux mille).

  1. L’analyse d’une pensée
  2. La formulation d’une expérience vécue
  3. La problématisation

Il serait trop long de communiquer ici les résultats détaillés des analyses des travaux des étudiants face à ces différentes tâches. Mais je crois qu’ils ont permis d’engendrer un profil mental assez réaliste de ces étudiant(e)s et ensuite de proposer un agencement des opérations mentales qui permet à l’étudiant(e) de vivre une expérience philosophique valable.

L’analyse d’une pensée (de l’étudiant(e)) reproduit toutes les caractéristiques de la pensée comme réflexion (c’est-à-dire, la réflexion sentante) entièrement orientée vers le concret factuel, l’action, la stratégie d’action. Les implications conceptuelles lui échappent. L’étudiant(e) a de la difficulté à concep­tualiser, de même que les schémas de l’interprétation courants ou des idées toutes faites. Il découpe plutôt facilement un problème d’opinion suivant la logique des valeurs qu’il privilégie.

Toutefois, même si le niveau de répression philosophique est élevé, il est possible de communiquer une méthode de réflexion à partir de leurs façons de voir les choses, même si elles ne nous apparaissent pas toujours cohérentes.

Cette méthode comporte trois phases qui constituent une triple organisation de la pensée?:

1- la formulation d’une expérience vécue comprise :

  • description des faits
  • description de l’attente et d’interprétation
  • conclusion générée

2- L’analyse propositionnelle de cette conclusion d’où surgit le problème philosophique
3- La vérification philosophique :

  • comparaison de sa pensée personnelle avec la pensée de ceux qui ont abordé cette question
  • discussion par discrimination

En conclusion, je dirai que l’apprentissage d’une méthode de réflexion facilite l’apprentissage philosophique bien qu’elle ne dispense pas de poser un certain nombre de grandes questions philosophiques indispensables à l’élaboration de toute philosophie personnelle.

Voir C. Collin, L’enseignement de la philosophie, Montréal, Institut de recherches didactiques, 1974.

Voir C. Collin, L’Expérience philosophique. Essai de didactique expérimentale, Montréal : Bellarmin, 1978.


Débat au sujet de la proposition de didactique de l’enseignement de la philosophie

« On peut comprendre le désarroi des professeurs de philosophie du collégial qui retrouvent très peu à l’intérieur de leur discipline les dispositifs pédagogiques pour enseigner la pensée critique. C’est comme si les considérations pédagogiques entourant le développement de la pensée critique étaient naturellement psychologiques. On connaît bien, au Québec, les travaux de Jacques Boisvert, professeur de psychologie au Cégep St-Jean-sur-Richelieu, sur le développement de la pensée critique dans le contexte collégial. Il faut cependant regretter que les travaux de pionnier de Claude Collin, professeur de philosophie, maintenant à la retraite du Cégep du Vieux-Montréal n’aient pas été aussi remarqués. »

Source : UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE – Élaboration de stratégies pour l’enseignement de la pensée critique dans les cours de philosophie au collégial par Romain Beaulieu – Essai présenté à la Faculté d’éducation en vue de l’obtention du grade de Maître en éducation (M.Éd.) Maîtrise en enseignement Août 2005 – © Romain Beaulieu, 2005


ÉDITIONS HOMMAGE

Les livres de Claude Collin ne sont plus disponibles si ce n’est L’enseignement de la philosophie : essai de didactique expe?rimentale sur Internet Archive. C’est pourquoi je vous offre deux documents réunissant les écrits pédagogiques de Claude Collin publiés sur ses sites web à télécharger gratuitement.

DOCUMENT # 1/2 Hommage à Claude Collin, professeur de philosophie, pionnier de la didactique de l’enseignement de la philosophie au collégial. Cliquez ici pour télécharger votre exemplaire numérique gratuit (PDF).
DOCUMENT # 2/2 Hommage à Claude Collin, professeur de philosophie, pionnier de la didactique de l’enseignement de la philosophie au collégial. Cliquez ici pour télécharger votre exemplaire numérique gratuit (PDF).

TOUS NOS ARTICLES EN HOMMAGE À CLAUDE COLLIN

Rapport de lecture du livre « Initiation à la philosophie en quatre leçons » de Claude Collin

Article # 165 – Initiation philosophique en quatre leçons, Claude Collin, Éditions Le Griffon d’argile, 1994

Documents réunissant les écrits pédagogique de Claude Collin

Livre numérique gratuit – Ebook gratuit

Article # 163 – Hommage à Claude Collin, professeur de philosophie, pionnier de la didactique de l’enseignement de la philosophie au collégial (Québec) 1 de 2)

Article # 164 – Hommage à Claude Collin, professeur de philosophie, pionnier de la didactique de l’enseignement de la philosophie au collégial (Québec) 2 de 2

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