Article # 367 – Qu’est-ce que la pratique philosophique ? Gerd B. Achenbach

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Traduction de l’allemand au français par Google Gemini

Qu’est-ce que la Pratique philosophique ?

Gerd B. Achenbach


Source : Was ist Philosophische Praxis?, Gerd B. Archenbach.


Le conseil de vie philosophique dans la pratique du philosophe s’établit actuellement comme une alternative à la psychothérapie.

C’est une institution pour les personnes que tourmentent des soucis ou des problèmes, qui « ne s’en sortent pas » avec leur vie ou pensent être en quelque sorte « bloquées » ; qui sont assaillies par des questions qu’elles ne peuvent ni résoudre ni chasser ; qui font certes leurs preuves dans la prose de leur vie quotidienne, mais se sentent d’une manière provisoirement indéterminée « sous-employées » — parce qu’elles pressentent par exemple que leur réalité de vie ne correspond pas à leurs possibilités.

Dans la Pratique philosophique se présentent des personnes à qui il ne suffit pas de seulement vivre ou de simplement s’en sortir ainsi, qui cherchent plutôt à se rendre compte de leur vie et espèrent se clarifier le contour de celle-ci, son d’où, son en-quoi, son vers-où. Leur exigence n’est pas rare de réfléchir une fois aux circonstances particulières, aux enchevêtrements souvent curieux et au cours étrangement ambigu de leur vie.

Bref : elles se rendent dans la pratique du philosophe parce qu’elles veulent comprendre et être comprises.

À cet égard, ce n’est presque jamais la question kantienne « Que dois-je faire ? » qui les anime, mais fréquemment, en revanche, la question de Montaigne — et celle-ci s’énonce : « Que fais-je réellement ? »

Dans ce cadre, la plus ancienne sagesse philosophique peut être présente en arrière-plan sous forme de prise de conscience, à savoir la maxime de Socrate selon laquelle seule une vie examinée vaut la peine d’être vécue.

Elle se manifeste possiblement comme une appréhension schématique qu’une vie simplement vécue au jour le jour soit, au sens emphatique, une vie « pas vraiment vécue », une vie « gâchée », en quelque sorte « manquée », dispersée, privée d’elle-même.

Schopenhauer :

La plupart des hommes trouveront, en regardant en arrière à la fin de leur vie, qu’ils ont vécu toute leur existence ad interim, et seront étonnés de voir que ce qu’ils ont laissé passer ainsi sans y prêter attention et sans en jouir était précisément leur vie, cela même dans l’attente de quoi ils vivaient. Et ainsi, le cours de la vie de l’homme est généralement tel que, dupe de l’espérance, il danse dans les bras de la mort.

Quiconque pressent cela comme une terrible possibilité verra peut-être dans la charge que représente la réflexion philosophique pour sa vie une promesse, dans la mesure où l’attitude philosophique envers la vie est effectivement celle d’une exigence supérieure respectueuse (respektvolle Überforderung) : elle donne ainsi du poids à notre existence, de la signification à notre présence ici-bas et du sens à notre présent. Habituellement, il y a des événements déclencheurs qui amènent l’hôte de la pratique philosophique à prendre la décision de chercher l’entretien intensif avec le philosophe. Ce sont ordinairement des déceptions, des expériences imprévues ou inattendues, des collisions avec d’autres personnes, des coups du sort, des expériences d’échec, des bilans de vie pesamment mauvais ou simplement fades.

Si l’on doit toutefois dire de manière concise de quelle façon le philosophe praticien aide son visiteur — la question étant généralement : « selon quelle méthode » procède-t-il ? —, il faut dire que la philosophie ne travaille pas avec, mais tout au plus sur des méthodes. L’obéissance aux méthodes est l’affaire des sciences, non de la philosophie. La pensée philosophique ne se meut pas dans des voies toutes tracées, elle cherche plutôt chaque fois à nouveau le « bon chemin » ; elle ne se sert d’aucune routine de pensée, mais les sabote pour éclairer à leur sujet.

Il ne s’agit pas non plus de mettre l’hôte de la Pratique philosophique sur une voie prédéterminée — philosophiquement —, mais de l’aider à progresser sur son propre chemin. Du côté du philosophe, cela suppose d’ailleurs l’attitude qui sait apprécier l’autre « sans approbation ni blâme » (Goethe), sans avoir à être d’accord avec lui.

La philosophie n’est pas non plus « appliquée », par exemple de sorte que les affaires de l’hôte soient traitées avec Platon, avec Hegel ou qui que ce soit d’autre : les livres ne sont pas des remèdes que l’on pourrait prescrire. Va-t-on chez le médecin, quand on est malade, pour écouter des cours de médecine ? Ainsi, le visiteur de la pratique n’est pas non plus instruit par le philosophe, encore moins nourri de « paroles intelligentes », et certainement pas servi en « théories » ; la question est plutôt de savoir si le philosophe est devenu, de son côté, avisé, compréhensif et attentif grâce à la littérature philosophique qu’il a étudiée, s’il a acquis par ce moyen un sensorium pour ce qui est habituellement négligé, et s’il a appris à être chez lui y compris dans une pensée, un ressenti et un jugement divergents ou inhabituels. Car ce n’est qu’en tant que personne qui pense et ressent avec lui qu’il peut libérer son visiteur de sa solitude ou de son égarement, et l’amener ainsi peut-être à d’autres évaluations de la vie et de ses circonstances.

N’est-ce pas tout autant l’affaire des psychologues et des psychothérapeutes ? — demandera-t-on. Des accompagnateurs spirituels aussi ?

Inévitablement se pose — sous le signe d’une culture thérapeutique toujours florissante — cette question de la « démarcation » de la Pratique philosophique par rapport aux psychothérapies.

Eh bien : alors que le regard psychologique est entraîné à percevoir le particulier, le spécifique d’une manière spécifique, surtout les fatalités psychogènes, c’est-à-dire psychologiquement conditionnées — le psychologue et le psychothérapeute étant des spécialistes, et là où ils ne sont pas spécialistes, ils sont dilettantes —, le philosophe est, dit de manière paradoxale, le spécialiste du non-spécifique, tant du général et du synthétique (également de la riche tradition de ce qui a déjà été pensé avec raison), mais tout autant du contradictoire et du divergent — avec un accent particulier : de l’individuel et de l’unique.

De cette façon, le philosophe prend au sérieux son visiteur dans la pratique : il n’est pas compris de manière guidée par la théorie (schématique), pas du tout comme un « cas relevant d’une règle », mais comme l’être unique qu’il est. Aucun « critère » ne statue sur lui (pas même celui d’une « santé »), mais la question est de savoir s’il vit de manière adéquate à lui-même — selon le mot de Nietzsche : s’il est devenu ce qu’il est.

Ou pour exprimer la même chose encore différemment, de manière imagée et riche en allusions, voici une brève information que j’ai rédigée (03/2021) pour un aperçu international :

Tout comme la culture thérapeutique repose sur l’hypothèse que l’être humain souffre des rejetons méconnus de l’inconscient qui s’immiscent comme des perturbateurs dans les affaires quotidiennes des hommes, l’expérience de la Pratique philosophique nous enseigne que l’entrave de l’être humain est la conséquence du « non-conceptualisé », du « non-compris », du « négligé », donc d’un manque de lucidité. En conséquence, le thérapeute s’immerge dans l’intérieur étroit de son patient et dans son histoire passée, tandis que le praticien philosophe entreprend avec son hôte un voyage à travers le monde et sollicite l’histoire universelle, car il ne s’agit pas de surmonter un destin pulsionnel, me de se libérer d’un destin conceptuel.

La question de savoir pourquoi nous ne sommes pas « maîtres dans notre propre maison » trouve une nouvelle réponse : dans la tête des hommes nichent, à côté des esprits se troublant venus du sous-sol, surtout des fantômes issus du commerce mondial général et particulièrement contemporain.

À la lumière de l’Éclaircissement (Aufklärung) philosophique, ils s’estompent comme la lueur de la lampe dans la claire lumière du soleil.

Il reste à ajouter que la Pratique philosophique ne fait nullement ses preuves uniquement comme conseil individuel, mais soutient tout autant (depuis des années déjà) les entreprises, organisations et associations dans leurs tentatives de trouver leur mission, des principes solides et des lignes directrices orientatrices.

[cf. l’article « Praxis, Philosophische » d’Odo Marquard dans le « Historisches Wörterbuch der Philosophie », éd. par Joachim Ritter et al., Vol. VII, Bâle 1989, p. 1307 sq.]


Ce dont il s’agit avec la Pratique philosophique, je l’ai autrefois formulé comme suit dans le cadre d’une conférence à la « Kunst-Praxis Soest » (2005) :

La Pratique philosophique veut — sur ses chemins de réflexion, de halte intime et de prise de conscience, de pensée prospective et rétrospective, de recueillement et de mémoire des grandes traditions d’une pensée fervente et d’une exigence lucide de rendre compte, par le jugement meuré et la sage fixation des valeurs, par la profanation intrépide et le respectueux maintien du sacré, par la dépréciation critique et la haute estime éclairée — désenchanter et admirer, démasquer ce qui est illusoire et préserver ce qui resplendit pour nous comme un mystère.

Au-delà de cela, mais de manière très pratique, elle se veut une guidance pour désapprendre les mauvaises habitudes et une stimulation pour exercer les bonnes, et ainsi libérer de l’engrenage banal, sauver de l’égarement dans les distractions quotidiennes et remettre sur pied une vie devenue fade dans la routine des jours, en lui faisant trouver forme et tenue — oui, dans le meilleur des cas : mission et destinée.

Car seule une vie qui sait où elle en est avec elle-même, qui s’est mise en mouvement parce qu’elle a un dessein, qui a compris à quel lieu elle appartient et qui a saisi à quoi elle se doit, est une vie bonne et accomplie : fière d’elle-même, indulgente envers les autres, elle se tient droite, ne danse pas au son de la flûte d’autrui, mais sait quant à elle donner le ton juste.

Ne devrait-on pas pouvoir dire d’un tel programme, qui s’appelle désormais Pratique philosophique, qu’il s’agit là aussi d’un art de la pratique et d’un art pratiqué ?

Pour la Pratique philosophique aussi — en tant qu’effort vers une maîtrise raisonnable de l’art de vivre —, il s’agit d’ajouter de la couleur à une vie qui a peint sa monotonie en gris sur gris, de donner du relief et de la perspective à ce qui semblait plat, et d’accorder du volume par des idées et des concepts à ce qui n’était qu’une matière uniforme.

Le sommet serait : transmettre à une vie l’image d’elle-même qui la mette en mesure d’être plus qu’une image. Un modèle, précisément.

[Publié dans : Von der Kultur des Sichtbaren, éd. par les amis et mécènes de la Kunst-Praxis Soest, 2005, p. 68-71]


Source : Was ist Philosophische Praxis?, Gerd B. Archenbach.


Philosophische Praxis Gerd B. Achenbach
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Article rédigé avec l'Intelligence artificielle GEMINI de Google
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Voici une synthèse fidèle, complète et structurée du texte sur la Pratique philosophique (Philosophische Praxis), rédigée par son fondateur Gerd B. Achenbach.

1. Origines et développement

  • Fondation : Le concept et la première structure de Pratique philosophique ont été créés par Gerd B. Achenbach en 1981 à Bergisch Gladbach.

  • Organisation : En 1982, la Gesellschaft für Philosophische Praxis a été fondée, devenant en 1997 l’IGPP (Internationale Gesellschaft für Philosophische Praxis), qui regroupe aujourd’hui de nombreuses sociétés nationales.

2. Le public de la Pratique philosophique

La consultation philosophique s’adresse aux personnes qui :

  • Rencontrent des soucis, des problèmes, ou se sentent « bloquées » dans leur vie.

  • Sont tourmentées par des questions qu’elles n’arrivent ni à résoudre ni à chasser.

  • Réussissent leur quotidien mais ressentent un sous-emploi intellectuel ou existentiel, pressentant que leur réalité ne reflète pas leur potentiel.

  • Cherchent à comprendre et être comprises, à rendre compte de leur vie (origine, sens, orientation) au-delà des contingences quotidiennes.

  • Question centrale : La motivation principale n’est généralement pas la question kantienne (« Que dois-je faire ? »), mais la question de Montaigne : « Que fais-je réellement ? ».

  • Postulat socratique : La démarche repose sur l’idée que « seule une vie examinée vaut la peine d’être vécue », évitant ainsi le risque d’une vie « manquée » ou vécue par défaut (illustration appuyée par une citation de Schopenhauer sur la vie vécue ad interim).

3. Approche, attitude et méthode

  • Refus des méthodes rigides : La philosophie ne travaille pas avec une méthode, mais sur les méthodes. Elle refuse les routines de pensée et cherche chaque fois le « chemin juste ».

  • Posture du philosophe :

    • Accueillir le consultant « sans approbation ni blâme » (selon le mot de Goethe), sans chercher à l’endoctriner ni à lui imposer un parcours préconçu.

    • La philosophie n’est pas « appliquée » de façon théorique ou dogmatique (les livres ne sont pas des prescriptions).

    • Le philosophe met à profit sa culture et sa sensibilité pour être en phase avec des modes de pensée peu communs, afin d’extraire le visiteur de sa solitude.

4. Distinction avec la psychothérapie

Pratique philosophique Psychothérapie / Psychanalyse
Spécialiste du non-spécifique : Analyse le général, le contradictoire et l’unique/individuel sans schéma préétabli. Spécialiste du spécifique : Focalisée sur les fatalités psychogènes et les troubles internes.
Libération par le concept : Considère que la souffrance vient du « non-compris » et du manque de lucidité (destin conceptuel). Exploration du passé : Recherche les pulsions inconscientes et les traumatismes individuels (destin pulsionnel).
Regard tourné vers le monde : Explore l’histoire globale et les idées qui parasitent l’esprit de l’individu. Regard tourné vers le soi intérieur : Se concentre sur le psychisme restreint du patient.
Absence de norme de santé : Accompagne l’individu pour qu’il devienne « qui il est » (Nietzsche), sans jugement médical. Norme thérapeutique : S’appuie sur des critères cliniques et de santé mentale.

5. Champs d’application et vision artistique

  • Conseil individuel et organisationnel : La pratique s’étend également aux entreprises, associations et organisations pour les aider à définir leurs principes et lignes directrices.

  • Une « art-pratique » (Kunst der Praxis) :

    • Elle vise à réenchanter le quotidien, redonner de la couleur, du volume et du sens à une vie devenue banale ou grise.

    • Elle apprend à désapprendre les mauvaises habitudes et à exercer les bonnes.

    • L’objectif ultime est d’aider le consultant à mener une vie accomplie, autonome, sereine et inspirante (devenir un exemple plutôt qu’une simple image).

6. Liens et compléments cités dans le texte

  • Article de référence : L’entrée « Praxis, Philosophische » par Odo Marquard dans le Historisches Wörterbuch der Philosophie (Vol. 7, 1989).

  • Interventions récentes : 11 thèses sur la pratique philosophique présentées par Achenbach au Congrès mondial de philosophie à Rome (7 août 2024).

  • Autres documents et médias mentionnés :

    • Discours de 2005 à la Kunst-Praxis Soest.

    • Entretien d’avril 2021 dans le magazine autrichien Abenteuer Philosophie.

    • Article synthétique « Dreißig Jahre Philosophische Praxis » (Information Philosophie).

    • Courte entrevue accordée au SPIEGEL en 2004.

    • Émission radio de la Deutschlandfunk (25 novembre 2004) par Rosvita Krausz, avec la participation de Gerd B. Achenbach, Rüdiger Safranski, Wilhelm Schmid et Martina Winkler-Calaminus.


Autres textes disponibles sur le site de Gerd B. Archebach

Sur la Pratique philosophique

Zur Philosophischen Praxis

  1. En bref : Qu’est-ce que la Pratique philosophique ?

    Kurzgefaßt: Was ist Philosophische Praxis?

  2. Écouter est l’âme de l’entretien

    Zuhören ist die Seele des Gesprächs

  3. Conseiller

    Beraten

  4. La règle fondamentale de la Pratique philosophique

    Die Grundregel der Philosophischen Praxis

  5. La Pratique philosophique comme alternative à la psychothérapie et à l’accompagnement spirituel

    Phil. Praxis als Alternative zu Psychotherapie u. Seelsorge

  6. Qu’est-ce qui importe ? Qu’est-ce qui est véritablement important ? Qu’est-ce qui est ultimement décisif ? — Lignes directrices dans la Pratique philosophique (Conférence d’ouverture du 15? Congrès international de pratique philosophique, Mexique 2018)

    Worauf kommt es an? Was ist wahrhaft wichtig? Was ist letztlich entscheidend? – Leitende Gesichtspunkte in der Philosophischen Praxis . (Vortrag zur Eröffnung des 15. Internationalen Kongresses zur Philosophischen Praxis, Mexiko 2018.)

  7. Ce qui amène les gens vers la Pratique philosophique

    Was Menschen in die Philosophische Praxis führt

  8. « Même le plus courageux d’entre nous n’a que rarement le courage… » (Conférence sur Nietzsche, Weimar 2013)

    „Auch der Mutigste von uns hat nur selten den Mut …” (Nietzsche-Vortrag Weimar 2013).

  9. La routine est le sommeil de la pensée

    Routine ist der Schlaf des Denkens

  10. Penser les interconnexions — mais…

    In Zusammenhängen denken – aber …

  11. Trois décennies de Pratique philosophique

    Drei Jahrzehnte Philosophische Praxis

  12. 40 ans de Pratique philosophique. Une rétrospective

    40 Jahre Philosophische Praxis. Ein Rückblick

  13. Le baron de Knigge comme précurseur de la Pratique philosophique

    Der Freiherr von Knigge als Vorläufer der Philosophischen Praxis

  14. L’accomplissement de soi. Ambition thérapeutique et concept philosophique

    Selbstverwirklichung. Therapeutische Ambition und philosophischer Begriff

  15. Éthos de l’accomplissement de soi

    Ethos der Selbstverwirklichung

Un exemple : La Pratique philosophique comme orientation professionnelle

Ein Beispiel: Philosophische Praxis als Berufsberatung

Un exposé qui a certes été prononcé lors d’un congrès annuel jubilaire de l’Association allemande des conseillers d’orientation et s’adresse — expressément — aux conseillers d’orientation, mais qui présente sur le fond les perspectives de la Pratique philosophique appliquée à l’orientation professionnelle, peut ainsi être consulté ici. (Commentaire : Dans la Pratique philosophique, les questions de choix de carrière jouent très fréquemment un rôle majeur.)

Le métier comme « destin choisi »

Beruf als „Wahlschicksal”

Voir en complément :

L’argent, le métier, l’individualisme

Das Geld, der Beruf, der Individualismus

Et autres lectures…

Und sonstiger Lesestoff …

L’Égalité. Extrait de l’histoire infinie d’un postulat

Gleichheit. Aus der unendlichen Geschichte eines Postulats

Textes disponibles en anglais

Philosophical Praxis

Origin, Relations, and Legacy

Gerd B. Achenbach

Translated by Michael Picard

We are excited to annouce that the first official english translation of the most important texts of Dr. Achenbach from over 40 years of experience is about to be published in April 2024. We thank Michael Picard for his enormous effort in translating.

Some reactions so far:

This collection of Gerd Achenbach’s most important writings on Philosophical Practice is a much-awaited milestone in the history of this field. It’s been more than forty years since Achenbach baptized Philosophical Practice and gave it a solid philosophical foundation–in German. In all these years, Philosophical Practice expanded worldwide and took many different forms, while Achenbach’s incipit remained obscure to all those who could not read German. Through his excellent translation of Achenbach’s texts into English (an almost impossible task requiring outstanding linguistic and philosophical skills), Michael Picard marks a turning point in this story and makes an invaluable gift to all those interested in and caring for Philosophical Practice. –Donata Romizi, University of Vienn

Thoughtful, witty, and steeped in the European philosophical tradition, he takes us along as he reflects on the philosophical impulses underlying philosophical practice–on what needs it addresses and on what mastering it may look like and require–and makes a compelling case for why it matters today. This choice selection of essays, long-awaited and masterfully translated, is a must-read for anyone interested in philosophical counselling and in the therapeutic significance of philosophical thinking more generally. –Raja Rosenhagen, Ashoka University

“Gerd Achenbach is one of the pioneers of philosophical practice. While his reputation precedes him and some of his works have been translated into English, Philosophical Praxis captures Achenbach’s unique, formidable character, philosophy, and spirit. Michael Picard has contributed an excellent service?a labor of love that comes through in his capturing of Achenbach’s style?in making this valuable contribution to philosophical p ractice available in English. This is a must read for anyone interested in philosophical practice!” — Rick Repetti, Kingsborough Community Colleg

Hier der Flyer mit einem 30% Rabatt-Angebot.


What matters? ? What is important in truth? What is crucial in the end? – Leading principles in philosophical practice.  (Lecture at the opening of the 15th International Colloquium on Philosophical Practice in Mexico on June 25, 2018.)

What is Philosophical Practice?

On Wisdom in Philosophical Pracice  Lecture for the „Third International Conference on Philosophical Practice”, New York, July 1997, published in: Inquiry: Critical Thinking Across the Disciplines, Spring, 1997. Vol. XVII, No. 3, p. 5 – 20

Philosophical Practice opens up the Trace of „Lebenskönnerschaft”  Lecture for the „ 6th International Conference on Philosophical Practice”, Oslo, 2001

Philosophical Practice – A Question of Bildung? Lecture for the „International Conference on Philosophical Practice”, Kopenhagen, 2004


Source : Was ist Philosophische Praxis?, Gerd B. Archenbach.


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