Article # 316 – Logos: Philosophical Counseling and Practises (Vol. 1, No. 2, Juillet 2026)

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Logos: Philosophical Counseling and Practises (Vol. 1, No. 2, Juillet 2026)

RAPPORT DE LECTURE


Logos: Philosophical Counseling and Practises (Vol. 1, No. 2, Juillet 2026)


Introduction et Données Institutionnelles du Périodique

La revue Logos: Philosophical Counseling and Practices (e-ISSN: 3108-7655), éditée par Mustafa Çevik (MC Publishing), s’inscrit dans une démarche académique d’interconnexion entre la théorie philosophique et ses applications pratiques au sein de diverses sphères de l’existence contemporaine (vie personnelle, monde des affaires, politique, domaine numérique, conseil familial et éducation). Publiée de manière semestrielle (janvier et juin) en libre accès (Creative Commons CC BY-NC 4.0), elle est dirigée par un comité éditorial international, avec pour rédacteur en chef ?lyas Altuner (Université d’I?d?r, Turquie). Ce numéro de juillet 2026 regroupe un ensemble de contributions de haut niveau explorant principalement les fondements de la philosophie de la peur (Fearism), les biais de genre dans la psychologie moderne, les crises ontologiques du néolibéralisme relues à la lumière de la philosophie islamique classique, ainsi que les cadres méthodologiques de la consultation philosophique (argumentation et ateliers démocratiques).

Analyse Thématique Partie par Partie (Contributions de Recherche)

Partie 1 : Philosophie du Fearism (Desh Subba) et Applications au Conseil Philosophique

Auteur : R. Michael Fisher (Southwestern College, Nouveau-Mexique, États-Unis).

  • Problématique et Concepts Clés : L’auteur introduit la philosophie du Fearism, conceptualisée à l’origine par l’intellectuel népalais Desh Subba. Fisher propose un glissement paradigmatique majeur : alors que le canon philosophique occidental traditionnel (des Stoïciens à Sartre, Kierkegaard et Heidegger) a systématiquement privilégié l’angoisse (anxiety) ou le sous-produit métaphysique au détriment de la peur substantive (considérée comme triviale ou superficielle), le Fearism affirme la primauté ontologique et neurologique de la Peur (avec une majuscule, Fear). La Peur est redéfinie comme une force omniprésente façonnant l’évolution, la culture et l’action humaine.

  • Mécanismes et Critique Épistémologique : Subba et Fisher démontrent que l’angoisse n’est qu’une « peur diluée » ou une rumination cognitive sans objet immédiat, dépourvue de structure neuronale dédiée, contrairement à la peur qui est ancrée biologiquement dans l’amygdale. L’article théorise le « Problème de la Peur » (Fear Problem) et les « architectures de gestion de la peur » (fear-management architectures), postulant que tous les systèmes politiques et sociaux (le Sotalism de Subba) sont des structures de régulation de cette dernière.

  • Application Clinique : Pour le conseil philosophique, la cure ne vise pas l’élimination de la peur (impossible), mais la fearmorphosis (transmutation consciente par l’intelligence collective) pour guider le sujet vers un « Âge sans peur » (Fearless Age).

Partie 2 : Le Motif Inachevé – Peur, Curiosité et Résolution Neuro-philosophique

Auteure : Irada Gezalova (Chercheuse indépendante, Londres, Royaume-Uni).

  • Cadre Théorique : Ce travail enrichit la philosophie du Fearism en articulant les neurosciences cognitives (le principe d’énergie libre de Friston, le traitement prédictif de Clark) avec la psychologie de la motivation (la théorie de l’écart d’information de Loewenstein, l’effet Zeigarnik) et l’esthétique aristotélicienne.

  • Thèse Centrale : La peur et la curiosité ne sont pas des opposés antinomiques, mais deux expressions contextuelles d’un même mécanisme d’origine : la tendance irrépressible du cerveau à résoudre des schémas ou motifs incomplets (incomplete patterns). L’incertitude (le fossé cognitif) est perçue par le système prédictif comme une anomalie exigeant une réduction.

  • Modèle à Deux Facteurs : L’auteure propose un curseur d’incertitude modulé par la sécurité environnementale évaluée :

    1. Si l’incertitude est modérée et le contexte sécurisé, le vecteur se traduit par la curiosité spécifique et l’approche exploratoire (renforcée par la dopamine lors de la résolution du motif).

    2. Si l’incertitude est élevée ou le contexte menaçant, la pulsion mute en peur clinique et en comportement d’évitement.

  • Le Compromis Cathartique : Gezalova réinterprète la catharsis aristotélicienne et le transfert d’excitation de Zillmann comme une recherche volontaire d’une peur encadrée (ex. : le cinéma d’horreur) où le sujet accepte les signaux de stress biologiques car la résolution finale garantit une décharge dopaminergique gratifiante.

Partie 3 : Guérir les Femmes en les Masculinisant – Le Projet Caché de la Psychologie Moderne ?

Auteur : Mustafa Çevik (Université des Sciences Sociales d’Ankara, Turquie).

  • Critique de la Rationalité Normative : À travers une relecture déconstructiviste de l’ouvrage de Carol Gilligan (In a Different Voice), Çevik démontre que la psychologie développementale du XXe siècle (Piaget, Kohlberg, Erikson, Freud) a universalisé un modèle de développement humain qui est, en réalité, calqué exclusivement sur l’expérience masculine occidentale.

  • Le Biais Universalisant : Dans le paradigme du développement moral de Kohlberg, la maturité suprême (Stade 6) est définie par l’autonomie kantienne, l’abstraction et le détachement relationnel au nom de principes universels de justice. À l’inverse, l’éthique de la sollicitude (ethics of care), la pensée contextuelle et le maintien des réseaux relationnels — prépondérants chez les femmes — ont été structurellement codés comme des retards de développement ou des carences cognitives.

  • Implications Épistémologiques et Cliniques : En s’appuyant sur l’épistémologie féministe (Harding, Haraway) et la psychologie morale contemporaine (Haidt), l’auteur met en garde contre les dérives de la psychothérapie classique qui cherche à « guérir » les femmes en leur imposant une assimilation normative (séparation, individualisation absolue). Le conseil philosophique doit suspendre ce modèle téléologique pour reconnaître une pluralité d’orientations rationnelles où la maturité réside dans la capacité à maintenir la tension dialectique entre attachement relationnel et autonomie.

Partie 4 : Crises Ontologiques de l’Ère Néolibérale et Conseil Philosophique selon al-Kindi

Auteur : Hüseyin Sar?o?lu (Université des Sciences Sociales d’Ankara, Turquie).

  • Diagnostic de la Modernité Retardée : L’auteur dresse un constat sévère de l’éthos néolibéral qui réduit l’individu à un « entrepreneur de soi », soumis à l’injonction de la performance instantanée, de la vitesse numérique et de la quête de validation spectaculaire (les réseaux sociaux), générant une érosion du caractère et une insécurité ontologique profonde.

  • La Méthodologie Kindienne : Face à ces pathologies de l’esprit, Sar?o?lu réactive le traité du philosophe islamique du IXe siècle al-Kindi, Sur les moyens de dissiper les chagrins (Risala fi al-Hila li-Daf al-Ahzan). Al-Kindi y définit le chagrin comme une perturbation psychologique issue de la perte de ce qui est aimé ou de l’échec des désirs.

  • Restructuration Cognitive (Les 10 Stratégies) : L’article transpose les préceptes péripatéticiens d’al-Kindi dans le cadre moderne du conseil philosophique (en dialogue avec la logothérapie de Frankl et l’approche de Marinoff). Al-Kindi invite le sujet à opérer une distinction stricte entre les biens contingents, extérieurs et instables (considérés comme de simples « dépôts » temporaires), et la substance intellectuelle éternelle de l’âme humaine. La guérison s’articule autour des quatre vertus cardinales (sagesse, courage, chasteté/modération, justice) pour détacher l’esprit des impératifs du marché et reconstruire l’intégrité axiologique individuelle.

Partie 5 : Le Rôle de l’Argumentation dans le Conseil Philosophique – Analyse d’un Cas Fictif

Auteure : Özlem Küçük?abano?lu (Chercheuse indépendante, Istanbul, Turquie).

  • Modélisation Dialectique : L’étude examine comment la théorie de l’argumentation contemporaine (le modèle structurel de Stephen Toulmin et l’approche pragmatique-dialogique de Douglas Walton) sert d’outil analytique rigoureux au sein de la consultation philosophique. Les souffrances existentielles des clients s’énoncent souvent sous forme de sophismes logiques ou de prémisses enthymématiques implicites (ex. : « Personne ne m’estime »).

  • L’Apport de Toulmin et Walton : Le modèle de Toulmin permet d’isoler la thèse (claim), les données (grounds), les garanties (warrants) et les conditions de réfutation (rebuttal) au sein du discours ordinaire du patient, mettant en lumière les sauts logiques. La typologie des dialogues de Walton (dialogue de persuasion, d’enquête, de négociation) et les questions critiques associées aux schémas argumentatifs permettent au conseiller de redistribuer la charge de la preuve sans basculer dans la confrontation clinique. L’auteure applique cette méthode à une étude de cas fictive (« Succès et Valorisation »), démontrant la transition réussie d’une inférence causale erronée vers un jugement restructuré et cohérent.

Partie 6 : Démocratie et Éducation – Un Exemple d’Étude sous Forme d’Atelier

Auteures : Fatma Hürrem Sünney & Yasemin Mamur I??kç? (Université de Giresun, Turquie).

  • Cadre Praxéologique : S’appuyant sur la philosophie de John Dewey qui conçoit la démocratie non pas comme un simple dispositif gouvernemental mais comme une forme de vie partagée indissociable de l’éducation, les chercheuses décrivent une recherche-action menée en août 2023.

  • Expérimentation : L’atelier a réuni 62 enfants (âgés de 9 à 12 ans) issus de familles de travailleurs agricoles saisonniers dans les vergers de noisettes d’Ordu. Ces enfants, structurellement marginalisés et subissant des vulnérabilités socio-économiques majeures, ont suivi un programme intensif de quatre semaines axé sur les valeurs démocratiques et les droits de l’enfant (justice, égalité, participation, non-exploitation).

  • Analyse Métonymique : À travers l’analyse de contenu d’expressions métaphoriques récoltées en pré-test et post-test (ex. : « La justice est comme… parce que… »), l’étude documente l’évolution cognitive des enfants : d’une incompréhension initiale des concepts systémiques, ils sont parvenus à conceptualiser l’exploitation de leur propre force de travail, l’arbitraire de l’autorité, et la légitimité de leur droit à la parole au sein de la cellule familiale et scolaire.

Synthèse Critique Épistémologique

L’ensemble de ce volume de la revue Logos témoigne de la vitalité théorique du champ de la pratique philosophique en 2026. La cohérence interne du numéro réside dans son effort constant pour arracher la philosophie à l’abstraction spéculative afin d’en faire une trousse à outils clinique et sociopolitique.

D’un point de vue critique, on notera l’émergence d’une tension constructive entre les approches de la cognition : d’un côté, le Fearism (Fisher, Gezalova) tend à ancrer la motivation humaine dans des mécanismes biologiques d’incertitude et de traitement de la peur universels ; de l’autre, les contributions de Çevik, Sar?o?lu et Sünney rappellent l’irréductibilité du tissu historique, du genre et des structures de domination socio-économiques (néolibéralisme, patriarcat, travail saisonnier) dans la construction des désordres de l’esprit et du sens. C’est précisément dans l’articulation de cette double polarité — entre universalité biologique des affects et plasticité des cadres axiologiques et culturels — que le conseil philosophique contemporain affirme sa singularité face à la psychiatrisation de la souffrance existentielle.


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Cabinet « Connais-toi toi-même » : Je suis intéressé

Vous souhaitez suivre l’évolution de ce projet de Cabinet de consultation philosophique Connais-toi toi-même, recevoir des nouvelles de mes travaux ou être informé du lancement de nouvelles activités ?

Remplir ce formulaire ne vous engage à rien : il s’agit simplement d’une manifestation d’intérêt pour rester informé du projet.

Prière de me tenir informé en complétant les champs ci-dessous. C’est avec plaisir que je vous ajouterai à mes contacts pour partager avec vous les prochaines étapes de cette aventure au service du « mieux vivre ».

    Réservé uniquement aux résidents de la grande région de la Capitale-Nationale (Québec) et de Chaudière-Appalaches. Notez que le Cabinet « Connais-toi toi-même » sera situé à Lévis. Les rencontres auront lieu exclusivement en personne. Aucune offre de consultation en visioconférence ou en ligne n'est prévue pour l'instant.


    Note : Cette inscription ne constitue aucun engagement de votre part.


    Voici mes informations pour communiquer avec moi :


    SOMMAIRE DU DOSSIER DU PROJET

    Présentation

    La philo plutôt que la psycho

    La clientèle visée et le programme des séances

    Résumé du projet

    Synthèse détaillée du projet

    Synthèse illustrée du projet

    Les thèmes de la communication

    Introduction au projet

    La formation du philosophe consultant

    Annexes

    Qui suis-je ?


    Cabinet « Connais-toi toi-même » : La philo plutôt que la psycho

    Ma pratique s’inscrit dans la lignée de la tradition épistémologique classique. Il s’agit d’explorer votre système de penser et de vérifier si vous commettez des erreurs de pensée. Je m’appuie sur les travaux de philosophes tels que Bachelard, pour qui l’erreur n’est pas une faute mais un obstacle à déconstruire, ou Socrate, pour qui l’examen de nos certitudes est la condition première d’une vie libre.

    Une vie sans examen ne vaut pas la peine d’être vécue.

    Platon, Apologie de Socrate, 38a.

    C’est précisément cet examen de nos idées que nous pratiquons ensemble pour retrouver une vie plus juste et plus libre.

    On peut étudier la pensée comme un phénomène (psychologie), ou on peut apprendre à s’en servir comme d’une boussole (philosophie). Là où la psychologie analyse vos mécanismes de réflexion, mon cabinet vous propose de les exercer. Mon but n’est pas de faire l’inventaire de vos croyances, mais de vous donner la maîtrise de votre propre système de pensée.


    Alors que la psychologie voit dans la crise de sens un état de souffrance à soulager, le Cabinet « Connais-toi toi-même » y voit un appel à la clarté. Une crise existentielle est avant tout une panne de votre système de pensée. Mon rôle n’est pas de soigner votre sentiment de vide, mais de vous aider à reconstruire une architecture intellectuelle solide où chaque action retrouve sa justification logique.


    1. La « Vie examinée » de Socrate

    C’est votre référence la plus solide. Socrate ne faisait pas de psychologie, il pratiquait l’examen des définitions et des concepts.

    • Le concept : La maïeutique est un processus épistémologique. Il s’agit de tester la solidité des connaissances de l’interlocuteur pour voir si elles sont fondées sur la vérité ou sur de simples opinions (doxa).

    • L’application : Quand vous aidez un client à examiner son système de pensée, vous faites de l’épistémologie socratique : vous vérifiez la validité de ses savoirs.

    2. Gaston Bachelard et la « Philosophie du non »

    Bachelard est le philosophe de l’épistémologie par excellence. Bien qu’il parle souvent de science, ses concepts s’appliquent magnifiquement à l’individu.

    • Le concept : L’obstacle épistémologique. Bachelard explique que c’est dans l’acte même de connaître que surgissent des lenteurs et des troubles.

    • L’application : Vous pouvez dire que vous aidez vos clients à identifier leurs propres « obstacles épistémologiques » (préjugés, habitudes de pensée, généralisations hâtives) qui les empêchent de voir leur situation clairement.

    3. Pierre Hadot et la « Philosophie comme manière de vivre »

    Pierre Hadot est l’historien de la philosophie qui a redécouvert que, dans l’Antiquité, la philosophie était un exercice spirituel et intellectuel pour transformer sa vie.

    • Le concept : La conversion du regard. Pour Hadot, philosopher, c’est apprendre à percevoir le monde différemment en changeant ses cadres de pensée.

    • L’application : C’est ici que l’épistémologie devient « personnelle ». Ce n’est pas une étude froide de la science, mais une analyse de mes cadres de connaissance pour « mieux vivre ».


    « Quand la philosophie nous aide à mieux vivre »

    La question centrale de ma pratique n’est pas « Que ressentez-vous ? », mais bien « Comment pensez-vous ? ». Choisir la philosophie plutôt que la psychologie, c’est passer de l’étude de l’émotion à l’examen rigoureux de votre propre système de pensée.

    L’épistémologie personnelle : au cœur de votre existence

    Chacun d’entre nous possède une « épistémologie personnelle » : une manière unique de construire sa connaissance du monde, de trier le vrai du faux et de justifier ses certitudes. La psychologie, par sa nature, ne peut prétendre à cette analyse logique de la connaissance.

    Mon rôle de philo-thérapeute est de vous accompagner dans l’exploration de votre système de pensée :

    • Les fondations : Sur quoi repose ce que vous tenez pour vrai ?

    • La structure : Comment vos idées s’enchaînent-elles ? Sont-elles cohérentes ou entachées de contradictions ?

    • Les filtres : Quels biais ou sophismes déforment votre lecture de la réalité et de votre vécu ?

    Transformer son expérience par la clarté du jugement

    Nous ne faisons pas de la théorie pour le plaisir du concept ; nous utilisons votre expérience comme une matière première à analyser. Mais au lieu de chercher des causes psychologiques à votre vécu, nous cherchons à en extraire une sagesse universelle.

    Il s’agit de comprendre comment votre interprétation des événements — la manière dont vous forgez vos jugements — influence votre qualité de vie. Si votre logiciel de pensée est erroné, votre expérience du monde sera nécessairement troublée.

    Reprendre les commandes de sa pensée

    Mieux vivre commence par mieux penser. En examinant votre système de pensée, vous cessez d’être l’esclave de vos automatismes intellectuels. Vous ne cherchez plus simplement à apaiser un symptôme, mais à rectifier la source de vos jugements.

    C’est là que le slogan prend tout son sens : quand la philosophie nous aide à mieux vivre, elle le fait en nous rendant notre autonomie de penseur. En devenant l’épistémologue de votre propre vie, vous gagnez une solidité et une clarté que seule la rigueur philosophique peut offrir.


    Ce que la consultation philosophique n’est pas

    Pour s’engager pleinement dans une démarche philosophique, il est nécessaire de dissiper certaines confusions courantes sur la nature de notre travail.

    1. La Raison plutôt que le Dogme

    Si la philosophie et la religion partagent des thèmes communs — la mort, la justice, le sens de l’existence — leurs méthodes sont opposées. Ma pratique ne repose sur aucune vérité révélée ni sur aucune foi. Nous ne cherchons pas de réponses préfabriquées dans un dogme, mais nous forgeons notre propre lucidité par l’exercice critique de la raison. Ici, les convictions personnelles sont respectées, mais elles sont toutes invitées à passer le test de la réflexion.

    2. Une exigence de lucidité plutôt qu’une démarche clinique

    S’il est vrai que la philosophie exerce une action profondément thérapeutique en apaisant les troubles de l’âme par la raison, elle ne constitue pas pour autant un « soin de santé mentale » au sens médical.

    Là où la psychothérapie classique explore souvent l’histoire affective et les blessures du passé pour soulager une souffrance, la pratique philosophique s’attaque à la structure de vos idées. Nous ne cherchons pas à « traiter » un patient, mais à accompagner un individu dans l’examen de ses propres mécanismes de pensée. C’est une relation de collaboration entre deux chercheurs de vérité.

    Note importante : Bien que l’exercice de la pensée soit libérateur, il ne remplace pas l’intervention d’un psychologue ou d’un psychiatre en cas de détresse psychologique profonde ou de pathologie mentale.

    3. La Clarté rationnelle plutôt que l’Ésotérisme

    L’approche de mon cabinet est résolument exotérique : elle refuse le mystère pour privilégier la transparence. Contrairement aux courants occultes ou « New Age » qui s’appuient sur des intuitions invérifiables, la philosophie s’enracine dans une tradition de pensée millénaire et rigoureuse. Mon but est de vous donner les outils pour décoder vous-même vos mécanismes intellectuels, sans recours à des forces cachées.

    4. La Maïeutique plutôt que l’Opinion

    Dans mon cabinet, nous ne pratiquons pas la joute verbale. Le débat d’opinion cherche souvent à imposer sa vérité à l’autre ; la consultation, elle, cherche à faire accoucher une vérité intérieure. Par le dialogue socratique, nous ne cherchons pas à savoir « qui a raison », mais à découvrir comment vous habitez vos propres idées. C’est un exercice de déconstruction bienveillante, pas une confrontation.


    Quand la psychologie cherche la philosophie pour se régénérer

    C’est une analyse très perspicace de l’évolution actuelle du « marché du mieux-être ». On assiste effectivement à un renversement : après avoir passé un siècle à vouloir se détacher de la philosophie pour devenir une « science dure », la psychologie tente aujourd’hui de se réapproprier les outils philosophiques pour combler ses propres lacunes.

    Voici une proposition de texte qui met en lumière ce phénomène, tout en réaffirmant la supériorité de votre approche purement philosophique :


    Quand la psychologie cherche la philosophie pour se régénérer

    Depuis quelques années, nous observons un phénomène curieux : la psychologie, longtemps centrée sur le soin des pathologies et des émotions, tente de régénérer son offre de services en empruntant les habits du philosophe. On parle désormais de « psychologie existentielle », de « thérapie cognitive » ou de « pleine conscience ». Mais pourquoi ce retour aux sources ?

    Le constat d’une limite clinique

    La psychologie s’aperçoit que soigner le passé ou apaiser les émotions ne suffit plus. De nombreux clients ne souffrent pas d’un traumatisme, mais d’un système de pensée devenu stérile. Ils ne sont pas « malades », ils sont perdus dans leurs propres certitudes. Face à ce vide, la psychologie tente de réintégrer l’étude des valeurs et de la connaissance, des domaines qui appartiennent pourtant historiquement à la philosophie.

    Une récupération qui reste superficielle

    En cherchant à intégrer l’épistémologie personnelle ou la quête de sens dans ses protocoles, la psychologie commet souvent une erreur de méthode : elle traite la pensée comme un simple symptôme. Pour le psychologue, une « idée » est quelque chose qui doit être géré pour se sentir mieux.

    Pour le philosophe, une idée est quelque chose qui doit être vrai pour vivre libre.

    La philosophie : l’original plutôt que la copie

    Là où la psychologie « propose » des outils philosophiques pour améliorer une offre de soins, le Cabinet Connais-toi toi-même propose la philosophie comme une discipline souveraine.

    • Nous ne cherchons pas à réaligner vos actions pour que vous soyez « performant », mais pour que vous soyez cohérent.

    • Nous ne traitons pas votre vision du monde comme une « théorie personnelle » à observer, mais comme une structure de connaissance à valider.

    Conclusion : Retrouver la source

    Si la psychologie cherche aujourd’hui la philosophie, c’est parce qu’elle reconnaît (parfois sans l’avouer) que la raison est le remède ultime aux crises de l’existence. Faire le choix d’une démarche strictement philosophique, c’est refuser les versions « diluées » et revenir à la source : l’examen rigoureux de la pensée par la raison.

    Test # 2 – Connais-toi toi-même : À la découverte des 10 erreurs de construction de vos idées

    « Une vie sans examen ne vaut pas la peine d’être vécue », enseignait Socrate. Mais comment examiner nos propres pensées lorsque nous sommes piégés par nos propres habitudes de raisonnement ?

    Alors que la psychologie s’intéresse à nos émotions, la philosophie nous invite à auditer la structure même de nos idées. Ce que nous appelons aujourd’hui des « biais cognitifs » sont souvent ce que les philosophes nomment des sophismes : des erreurs de construction logiques qui, bien qu’elles semblent solides, faussent notre perception de nous-mêmes et du monde.

    Pourquoi faire cet audit ?

    Identifier ces erreurs n’est pas un exercice de jugement, mais un acte de libération. En repérant les failles dans vos fondations intellectuelles, vous apprenez à :

    • Reprendre les commandes de vos réflexions quotidiennes.

    • Ne plus être dupe de vos propres raccourcis mentaux.

    • Rebâtir une pensée souveraine, lucide et plus juste.

    Comment procéder ?

    Parcourez la liste ci-dessous. En toute bienveillance avec vous-même, cochez les pièges dans lesquels vous avez l’impression de tomber régulièrement.

    Confidentialité totale

    Tout comme pour nos autres outils, vos réponses ne sont jamais envoyées sur nos serveurs. Elles restent enregistrées uniquement dans votre navigateur pour votre propre réflexion personnelle.

      Les 10 erreurs de construction de vos idées


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      Sophismes (Raisonnement trompeur)

      X

      1. LA FAUSSE MURAILLE : Votre pensée n'est pas nuancée. Vous croyez qu'une situation n'offre que deux issues opposées.

      X

      2. LA FONDATION SUR LE SABLE : Vous tenez pour vrai au départ ce que vous essayez de démontrer (raisonnement circulaire).

      X

      3. LE MIROIR BRISÉ : Vous attaquez les défauts d'une personne pour invalider son idée.

      X

      4. L'EFFET DOMINO : Vous affirmez qu'une petite décision entraînera une chaîne de catastrophes sans preuve.

      X

      5. L'OMBRE DU GÉANT : Vous acceptez une idée uniquement parce qu'elle vient d'une autorité ou d'une célébrité.

      X

      6. LE FILTRE DU PASSÉ : Vos connaissances antérieures vous empêchent de voir une vérité nouvelle.

      X

      7. L'ÉTIQUETTE FIGÉE : Vous attribuez une "essence" fixe à une personne, oubliant sa liberté de changer.

      X

      8. LE PROCÈS D'INTENTION : Vous déformez l'idée de l'autre pour la rendre facile à critiquer.

      X

      9. LE PIÈGE DU NATUREL : Vous décrétez qu'une chose est bonne simplement parce qu'elle est "naturelle".

      X

      10. LE CHANT DES SIRÈNES : Vous croyez qu'une idée est vraie parce que la majorité y adhère.


      Si vous désirez me faire part de vos réponses, complétez les cases ci-dessous VOTRE NOM et VOTRE COURRIEL puis cliquez sur le bouton ci-dessous. Cette action n'est pas obligatoire pour faire ce test.

      « Pour aller plus loin : Sources et lectures suggérées »

      Voici une liste bibliographique sélective pour accompagner vos « 10 erreurs de construction » :

      Références fondamentales (Les sources classiques)

      • Aristote, Réfutations sophistiques. (L’œuvre fondatrice qui a répertorié pour la première fois les procédés de raisonnement fallacieux).

      • Bacon, Francis, Novum Organum, 1620. (Indispensable pour le concept des « Idoles » et de l’obstacle épistémologique).

      • Schopenhauer, Arthur, L’Art d’avoir toujours raison, 1830. (Un manuel cynique mais brillant qui répertorie 36 stratagèmes, dont l’argument ad hominem et l’épouvantail).

      Références modernes (Épistémologie et pensée critique)

      • Bachelard, Gaston, La Formation de l’esprit scientifique, Librairie philosophique J. Vrin, 1938. (La référence absolue pour le « Filtre du passé » ou l’obstacle épistémologique).

      • Sartre, Jean-Paul, L’existentialisme est un humanisme, Éditions Nagel, 1946. (Pour soutenir l’idée de l’« Étiquette figée » et la liberté du sujet face à l’essentialisme).

      • Baillargeon, Normand, Petit cours d’autodéfense intellectuelle, Lux Éditeur, 2005. (Un ouvrage québécois incontournable, très accessible, qui explique parfaitement la fausse dichotomie, l’appel à la nature et la pente savonneuse).

      Études sur la rhétorique et les sophismes au quotidien

      • Angenot, Marc, Dialogues de sourds : Traité de rhétorique antilogique, Mille et une nuits, 2008. (Pour approfondir pourquoi nous nous enfermons dans nos propres constructions idéologiques).

      • Breton, Philippe, L’argumentation dans la communication, La Découverte, 2016. (Très utile pour comprendre le « Procès d’intention » et l’« Ombre du géant »).

      • Blackburn, Pierre, L’argumentation : Entre la fraude et la raison, Éditions du Renouveau Pédagogique, 1994. (Un classique de la philosophie au Québec pour décortiquer les sophismes).

      • Mill, John Stuart, Système de logique déductive et inductive, 1843. (Particulièrement pour l’analyse des pétitions de principe ou « Fondation sur le sable »).


      Ce test s’inscrit dans le cadre de la préparation du projet

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      Test # 1 – Connais-toi toi-même : À la découverte de vos biais cognitifs

      Test # 2 – Connais-toi toi-même : À la découverte des 10 erreurs de construction de vos idées

      Test # 3 – Connais-toi toi-même : À la découverte de vos obstacles épistémologiques

      Test # 4 – Connais-toi toi-même : À la découverte de mes habitudes de pensée