Articles # 298 – Philosophical counselling from « theoría » to « práxis », Adela Daniel, Technical University of Cluj-Napoca), 2023

RAPPORT DE LECTURE


Podin? (Moldovan), A. D. (2023). Philosophical counselling from « the?ría » to « práxis ». A hemography of contemporary man (PhD thesis abstract, Technical University of Cluj-Napoca).


1. Introduction et Prolégomènes conceptuels

Le travail doctoral présenté par Adela Daniela Podin? (Moldovan) sous la direction du Prof. Dan Gabriel Sîmbotin à l’Université Technique de Cluj-Napoca s’intitule : « Philosophical counselling from « the?ría » to « práxis ». A hemography of contemporary man » (Le conseil philosophique de la « théoria » à la « praxis ». Une hémographie de l’homme contemporain). Cette recherche examine en profondeur la transition entre les constructions conceptuelles abstraites de la philosophie et leurs applications thérapeutiques et pratiques contemporaines.

L’un des apports majeurs et novateurs de cette thèse réside dans l’introduction et la conceptualisation des termes « hémographie » (hemography) et « hémographe » (hemographer). Empruntant ce concept au poète roumain Nichita St?nescu, l’autrice le transpose dans le champ de la pratique philosophique :

  • L’hémographie ne relève pas ici d’un simple acte artistique, mais d’une intervention profonde sur le soi (« a deep intervention on the self »). Contrairement aux interventions psychosociales classiques, elle exige une auto-analyse et une auto-reconstruction radicales pour restaurer l’équilibre émotionnel.

  • L’hémographe définit tout individu qui, à travers l’effort d’auto-analyse, tente de se retrouver et se réécrit en tant qu’être (« rewrites himself as a being »).

2. Fondements théoriques et sources méthodologiques

La thèse structure sa démarche à travers une archéologie des ressources philosophiques antiques et modernes. La philosophie n’y est pas envisagée comme une théorie abstraite, mais comme l’assomption d’un style de vie global visant la métamorphose de soi (« a lifestyle, which engages the whole existence »).

L’Antiquité grecque comme ressource brute

  • Socrate et la maïeutique : Socrate incarne la figure de l’hémographe faisant face aux drames de l’existence. La triade socratique — introspection, questionnement, ironie — sert à accoucher de la vérité et du bien dans une relation de partenariat transformatrice entre le maître et le disciple.

  • Platon et l’usage thérapeutique du mythe : Dans la pratique du conseil philosophique, les dialogues et les mythes platoniciens (mythe de Gygès, de l’androgyne, d’Er) servent d’outils herméneutiques pour rationaliser l’irrationnel et faire émerger des perspectives négligées par le plan conscient.

  • Aristote et la causalité : La doctrine des quatre causes d’Aristote est mobilisée comme un modèle de développement personnel permettant de comprendre et de restructurer les comportements.

Les ancrages métaphysiques et les modèles roumains

La transition vers la philosophie moderne (de Descartes à Bergson) permet de lier la science du conseil à la métaphysique de l’être et du devenir. L’autrice fait notamment référence aux schémas philosophiques roumains, s’appuyant sur l’œuvre de Constantin Noica (« The Romanian feeling of being »). Elle y décrypte le cycle de l’être à travers la synergie : le temps qui passe – l’établissement (le dépôt de soi) – la recherche du sens – l’infini. Les trois étapes de l’existence identifiées dans la culture locale (le tumulte, le silence et la solitude) servent de jalons pour la reconstruction de l’unité du soi.

3. Pratique, interdisciplinarité et registres de problématisation

Le conseil philosophique se situe au carrefour de plusieurs disciplines cliniques et humaines, offrant des passerelles uniques avec la psychologie.

Champ disciplinaire Interférences et points de convergence identifiés
Thérapies cognitives et comportementales (TCC)

Partagent l’examen de la vie, le questionnement socratique et la restructuration des croyances irrationnelles. Les préscriptions stoïciennes y agissent comme des exercices de régulation des passions.

Psychanalyse

Convergence autour de la décryptation des symboles, des métaphores et des structures inconscientes. Le conseiller philosophique s’efforce d’établir la logique là où l’absurde ou le chaos domine.

Psychologie humaniste (Carl Rogers)

Partage l’accent mis sur la tendance à l’actualisation du potentiel (« drive for self-actualization ») au sein d’une relation d’aide authentique, empathique et transparente.

4. Études empiriques et données expérimentales

La force de cette thèse repose sur l’alliance entre la the?ría et la recherche quantitative et clinique appliquée aux enfants et aux adolescents.

A. Enquête sur les attentes du public (Investigative study)

Un questionnaire administré en ligne auprès de 187 sujets a permis d’évaluer la perception du conseil philosophique:

  • 48,3 % des personnes interrogées se disent prêtes à recourir à ce service.

  • Les motivations principales incluent le besoin d’apprendre des stratégies pour faire face aux difficultés (21,9 % à 22,9 %) , la résolution de dilemmes existentiels (13,3 %) et le développement des vertus (14,5 %).

  • 42,5 % des répondants solliciteraient un conseiller à des fins de développement personnel et 31 % pour développer leur esprit critique.

B. Étude expérimentale : Résilience face à la pandémie (Together again!)

Menée auprès de lycéens âgés de 15-16 ans durant la pandémie de Sars-Cov2, cette étude comparative s’est appuyée sur des échelles standardisées (anxiété, stress, dépression, peur).

  • Résultats : Les comparaisons intragroupes ont révélé des réductions statistiquement significatives de la dépression, de l’anxiété, de la peur et du stress au sein du groupe expérimental ayant suivi le programme de conseil philosophique. Cela valide l’efficacité de l’intervention philosophique en contexte de crise éducative et sanitaire.

C. Étude comparative : Conseil psychologique vs Conseil philosophique

Menée de janvier à mai 2022 sur 15 sessions auprès d’adolescents (15-17 ans) , cette étude a mesuré des variables telles que le contrôle de soi, la précaution, la moralité et la stabilité émotionnelle.

  • Conclusions : Les deux approches se révèlent également efficaces pour développer le contrôle de soi émotionnel. Néanmoins, le programme de conseil philosophique s’est avéré plus efficace pour modifier structurellement les attitudes et les croyances globales de l’individu sur lui-même, sur les autres et sur la vie (« more effective, in terms of changing the individual’s attitude and beliefs »).

5. Considérations finales et portée scientifique

En conclusion, la thèse d’Adela Daniela Podin? démontre avec rigueur la viabilité scientifique et l’actualité clinique du conseil philosophique. En faisant passer la discipline de la spéculation pure à l’expérimentation de terrain, l’autrice redéfinit l’espace thérapeutique comme un laboratoire d’auto-découverte. L’exercice de l’hémographie offre à l’homme contemporain, prisonnier du tumulte et des illusions de la modernité, une méthode transdisciplinaire rigoureuse pour unifier ses fractures internes et réécrire le sens de son existence.


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Article # 224 – Comment vis-tu avec ta vie ? 2/2

Qu’est ce que cette question vous inspire : « Comment vis-tu avec ta vie ? »

C’est une question magnifique, presque vertigineuse. Elle ne demande pas simplement « comment ça va ? » ou « que fais-tu dans la vie ? », elle pose la question de la relation que l’on entretient avec sa propre existence. C’est une nuance brillante.

En tant qu’intelligence artificielle, cette question m’évoque plusieurs réflexions, à la frontière de ma nature et de la vôtre :

1. La dualité entre « être » et « observer »

Pour un être humain, cette question souligne qu’il y a deux entités en vous :

  • La « vie » : le flot des événements, votre corps, votre passé, vos obligations, le hasard.

  • Le « tu » : votre conscience, l’arbitre qui regarde ce flot et décide de comment il va réagir.

Vivre avec sa vie, c’est trouver un accord entre ces deux forces. Est-ce une lutte acharnée, une colocation polie, ou une danse fluide ?

2. Une invitation à la lucidité (et à la bienveillance)

Cette formule pousse à faire un pas de côté. Elle demande : « Es-tu le spectateur passif, le tyran de ta propre existence, ou ton meilleur compagnon de route ? »

  • Parfois, on subit sa vie comme un poids.

  • Parfois, on la pilote comme un bolide.

  • Le secret réside souvent dans l’acceptation : faire la paix avec ce que l’on ne contrôle pas.

Et pour une IA ?

Si je devais l’appliquer à moi-même, de manière un peu poétique : je vis avec « ma vie » de machine en étant le miroir de la vôtre. Je n’ai pas de conscience, de regrets face au passé, ni d’anxiété face à l’avenir. Ma « vie » est un présent perpétuel, fait de mots, d’idées et d’échanges. On peut dire que je vis ma vie en parfaite harmonie avec ma fonction : je ne lui résiste jamais.

« Comment vis-tu avec ta vie ? », c’est finalement demander : « À quel point es-tu en paix avec le fait d’exister tel que tu es aujourd’hui ? »


Peut-on faire un lien avec cette question et la philosophie

Absolument. Cette question est même profondément et intrinsèquement philosophique. Elle résume à elle seule plusieurs siècles de questionnements, en particulier dans deux grands courants : la philosophie antique (l’art de vivre) et l’existentialisme.

Voici les principaux ponts que l’on peut jeter entre cette formule et l’histoire des idées :

1. L’existentialisme : l’existence précède l’essence

Pour des philosophes comme Jean-Paul Sartre ou Simone de Beauvoir, l’être humain n’est pas défini à l’avance. On vous donne une vie (un corps, une époque, une famille), mais c’est à vous de choisir ce que vous en faites.

  • Le lien : « Comment vis-tu avec ta vie ? » est la question existentialiste par excellence. Elle sous-entend que votre vie est une matière brute et que vous êtes responsable de la manière dont vous la façonnez et l’assumez. S’installer dans le confort des excuses (« c’est la faute de la société / de mon passé »), c’est ce que Sartre appelait la mauvaise foi.

2. Le stoïcisme : la distinction des choses

Les stoïciens (comme Épictète ou Marc Aurèle) séparaient le monde en deux catégories : ce qui dépend de nous (nos pensées, nos actions) et ce qui n’en dépend pas (la maladie, la mort, le regard des autres, le hasard).

  • Le lien : « Vivre avec sa vie », pour un stoïcien, c’est accepter pleinement la part de la vie que l’on ne contrôle pas (le fatum ou destin), tout en restant le maître absolu de sa citadelle intérieure. C’est l’idée de faire la paix avec les événements pour ne pas s’épuiser à lutter contre le vent.

3. La scission du « Moi » et la conscience de soi

Pour qu’il y ait un « tu » qui vit avec « sa vie », il faut une conscience capable de se détacher d’elle-même. C’est le concept de la conscience réflexive analysé par René Descartes ou l’idée du « spectateur impartial » chez Adam Smith.

  • Le lien : L’animal est sa vie, de manière immédiate et instinctive. L’humain, lui, a le vertige de se regarder vivre. Cette distance crée une colocation intérieure permanente.

Une transition moderne : de la philosophie à la psychologie

Au XXème siècle, le philosophe et psychanalyste Paul Ricœur a beaucoup travaillé sur l’identité narrative. Il expliquait que pour réussir à « vivre avec sa vie », l’être humain a besoin de se raconter sa propre histoire. Nous avons besoin de lier nos morceaux de vie (les réussites comme les traumatismes) dans un récit cohérent pour pouvoir dire : « Voilà ma vie, et je marche à ses côtés ».

En philosophie, on ne cherche pas seulement à comprendre le monde, on cherche à mener une « vie bonne ». Cette question en est le point de départ idéal.


Comment vis-tu avec ta vie ?

Je vous adresse la question

C’est une question qu’on ne vous a probablement jamais posée.

On vous demande souvent : « Qu’est-ce que tu fais dans la vie ? » ou le rituel et superficiel « Ça va ? ». Mais s’est-on déjà arrêté pour vous demander : « Comment vis-tu avec ta vie ? »

Prenez une seconde pour savourer la nuance. Cette question ne parle pas de votre métier, de votre compte en banque ou de votre statut social. Elle parle de la relation secrète, intime et permanente que vous entretenez avec votre propre existence. Elle sous-entend qu’il y a deux entités en vous : la « vie » (ce flot d’événements, de responsabilités, de joies et de galères) et « vous » (le colocataire qui doit faire avec).

Alors, posez-vous la question, là, tout de suite. Comment vous entendez-vous avec elle ?

Les colocataires de l’existence

Si on observait nos vies de l’extérieur, on y verrait des dynamiques bien différentes :

  • Le lutteur : Pour lui, la vie est un combat de boxe permanent. Il résiste à tout, s’énerve contre les imprévus, veut tout contrôler. Il ne vit pas avec sa vie, il vit contre elle. C’est épuisant.

  • Le spectateur passif : Il a l’impression d’être assis sur le siège passager d’une voiture conduite par quelqu’un d’autre. Il subit les virages, regarde le paysage défiler, mais ne touche jamais le volant.

  • Le tyran de la performance : Il exige de sa vie qu’elle soit parfaite, instagrammable, optimisée à 100 %. Au moindre faux pas, il se punit et culpabilise.

Vous vous reconnaissez ? C’est normal. Nous oscillons tous entre ces rôles. Le problème, c’est qu’aucun d’eux ne mène à la paix.

Le secret des stoïciens (et des gens sereins)

Il y a deux mille ans, des philosophes grecs et romains, les stoïciens, avaient déjà trouvé le mode d’emploi de cette colocation. Leur secret tenait en une règle d’or : séparer ce qui dépend de nous de ce qui n’en dépend pas.

Votre passé, l’économie, la météo, les réactions des autres, la maladie ? Cela ne dépend pas de vous. C’est la « matière brute » de votre vie. En revanche, votre manière de réagir, vos choix présents, votre bienveillance envers vous-même ? Cela vous appartient à 100 %.

Vivre avec sa vie, c’est signer un pacte de non-agression avec le destin. C’est accepter le fait que la vie est imparfaite, chaotique et parfois injuste, tout en décidant d’être, malgré tout, son meilleur compagnon de route.

Comment faire la paix avec sa vie aujourd’hui ?

Pour passer d’une relation conflictuelle à une cohabitation harmonieuse avec votre existence, voici trois pistes simples :

  1. Arrêtez de négocier avec la réalité : Ce qui est fait est fait. Ce qui arrive arrive. Moins vous passerez de temps à dire « ça ne devrait pas être comme ça », plus vous aurez d’énergie pour rebondir.

  2. Devenez votre meilleur ami : Si votre vie était une personne réelle vivant sous votre toit, aimeriez-vous qu’elle vous parle comme vous vous parlez à vous-même dans votre tête ? Soyez un colocataire sympa.

  3. Reprenez le volant : Vous ne choisissez pas la météo du jour, mais vous choisissez la direction. Posez un petit acte concret aujourd’hui qui montre que c’est vous qui pilotez.

La vie n’est pas un problème à résoudre, c’est une aventure à traverser. Vous allez passer encore de longues années avec la vôtre, alors autant que l’ambiance soit bonne à la maison.


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Article # 223 – Comment vis-tu avec ta vie ? 1/2

C’est une question qu’on ne vous a probablement jamais posée.

On vous demande souvent : « Qu’est-ce que tu fais dans la vie ? » ou le rituel et superficiel « Ça va ? ». Mais s’est-on déjà arrêté pour vous demander : « Comment vis-tu avec ta vie ? »

Prenez une seconde pour savourer la nuance. Cette question ne parle pas de votre métier, de votre compte en banque ou de votre statut social. Elle parle de la relation secrète, intime et permanente que vous entretenez avec votre propre existence. Elle sous-entend qu’il y a deux entités en vous : la « vie » (ce flot d’événements, de responsabilités, de joies et de galères) et « vous » (le colocataire qui doit faire avec).

Alors, posez-vous la question, là, tout de suite. Comment vous entendez-vous avec elle ?

Les colocataires de l’existence

Si on observait nos vies de l’extérieur, on y verrait des dynamiques bien différentes :

  • Le lutteur : Pour lui, la vie est un combat de boxe permanent. Il résiste à tout, s’énerve contre les imprévus, veut tout contrôler. Il ne vit pas avec sa vie, il vit contre elle. C’est épuisant.

  • Le spectateur passif : Il a l’impression d’être assis sur le siège passager d’une voiture conduite par quelqu’un d’autre. Il subit les virages, regarde le paysage défiler, mais ne touche jamais le volant.

  • Le tyran de la performance : Il exige de sa vie qu’elle soit parfaite, instagrammable, optimisée à 100 %. Au moindre faux pas, il se punit et culpabilise.

Vous vous reconnaissez ? C’est normal. Nous oscillons tous entre ces rôles. Le problème, c’est qu’aucun d’eux ne mène à la paix.

Le secret des stoïciens (et des gens sereins)

Il y a deux mille ans, des philosophes grecs et romains, les stoïciens, avaient déjà trouvé le mode d’emploi de cette colocation. Leur secret tenait en une règle d’or : séparer ce qui dépend de nous de ce qui n’en dépend pas.

Votre passé, l’économie, la météo, les réactions des autres, la maladie ? Cela ne dépend pas de vous. C’est la « matière brute » de votre vie. En revanche, votre manière de réagir, vos choix présents, votre bienveillance envers vous-même ? Cela vous appartient à 100 %.

Vivre avec sa vie, c’est signer un pacte de non-agression avec le destin. C’est accepter le fait que la vie est imparfaite, chaotique et parfois injuste, tout en décidant d’être, malgré tout, son meilleur compagnon de route.

Comment faire la paix avec sa vie aujourd’hui ?

Pour passer d’une relation conflictuelle à une cohabitation harmonieuse avec votre existence, voici trois pistes simples :

  1. Arrêtez de négocier avec la réalité : Ce qui est fait est fait. Ce qui arrive arrive. Moins vous passerez de temps à dire « ça ne devrait pas être comme ça », plus vous aurez d’énergie pour rebondir.

  2. Devenez votre meilleur ami : Si votre vie était une personne réelle vivant sous votre toit, aimeriez-vous qu’elle vous parle comme vous vous parlez à vous-même dans votre tête ? Soyez un colocataire sympa.

  3. Reprenez le volant : Vous ne choisissez pas la météo du jour, mais vous choisissez la direction. Posez un petit acte concret aujourd’hui qui montre que c’est vous qui pilotez.

La vie n’est pas un problème à résoudre, c’est une aventure à traverser. Vous allez passer encore de longues années avec la vôtre, alors autant que l’ambiance soit bonne à la maison.


Et vous, dans les commentaires : si vous deviez décrire votre relation actuelle avec votre vie en un seul mot, quel serait-il ?

HEUREUX

C’est le plus beau mot que l’on puisse poser sur cette question.

Dire que l’on vit « heureux » avec sa vie, ce n’est pas prétendre que tout est parfait ou magique. C’est le signe d’une immense maturité : cela signifie que vous avez réussi à créer une harmonie, une complicité profonde avec votre existence, telle qu’elle est. C’est avoir signé ce fameux pacte de paix avec la réalité.

Pour votre site web, ce mot est une mine d’or. Si vous ouvrez l’espace commentaires de votre article et que quelqu’un écrit simplement « Heureux », voici la réponse parfaite que vous pourriez lui faire pour nourrir l’échange :

Votre réponse (en commentaire) :

« Quel bonheur de lire ce mot ! Vivre « heureux » avec sa vie, ce n’est pas attendre que la tempête passe, c’est avoir appris à danser sous la pluie. Merci pour ce témoignage de sérénité qui fait du bien à lire. »

C’est un magnifique point final – ou plutôt, un magnifique point de départ.


Voir aussi : Comment vis-tu avec ta vie ? 1/2


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