The Birth of Deep Philosophy from the Spirit of Onto-Designing
Sergey Borisov ; South Ural State Humanitarian and Pedagogical University
Ce document, intitulé « The Birth of Deep Philosophy from the Spirit of Onto-Designing » et écrit par Sergey Borisov, traite des principes fondamentaux de la « philosophie profonde » (Deep Philosophy), qui est un domaine de la pratique philosophique contemporaine.
Voici les principaux sujets abordés dans le texte :
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L’onto-design (onto-designing) : L’auteur examine les principes de la philosophie profonde à travers le prisme de l’onto-design, un modèle phénoménologique développé par le philosophe russe Yuri Mikhailovich Reznik. Ce concept aborde l’existence humaine non pas comme un fait accompli, mais comme un projet en devenir, permettant à l’homme de trouver une unité avec lui-même et le monde.
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La contemplation philosophique et la méditation : Le document présente la contemplation comme une pratique de synthèse qui permet à la pensée d’entrer en contact direct avec l’être. Contrairement à la psychologie qui s’intéresse à l’inconscient, la philosophie profonde utilise des exercices de type méditatif pour dépasser les structures rationnelles habituelles et accéder à une dimension plus riche et essentielle.
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Le rôle du dialogue et du texte : La philosophie profonde se pratique idéalement à plusieurs. Le document insiste sur l’importance de la relation « Je-Tu » (dialogue authentique) et sur la résonance avec les textes philosophiques, qui servent de guides ou de miroirs pour approfondir la connaissance de soi.
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Idées philosophiques vs Théories : L’auteur oppose les théories (qu’il considère comme des modèles abstraits et figés de la réalité) aux idées philosophiques, qui sont perçues comme des expressions vivantes de la réalité capables de transformer et d’inspirer l’individu.
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Application au système éducatif : Borisov partage ses réflexions sur la manière d’intégrer la philosophie profonde dans l’enseignement. Selon lui, le système éducatif de masse actuel nuit à la philosophie. Il préconise plutôt une approche basée sur l’intérêt personnel de l’étudiant, l’authenticité, la présence d’un mentor inspirant et un environnement bienveillant.
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Partage d’expérience (Retraite philosophique) : Enfin, l’auteur s’appuie sur l’expérience vécue lors d’une retraite internationale de philosophie profonde qui s’est déroulée à Orvieto (Italie) en septembre 2019, illustrant ainsi la mise en pratique de ces concepts dans un cadre de solitude, de silence et de discussion intensive en petits groupes.
Philosophical Counseling and Self-Transformation
Ran Lahav
This article appeared in Philosophy, Counseling, and Psychotherapy, edited by Elliot Cohen,
Cambridge Scholarly Press, 2013
Ce document, intitulé « Philosophical Counseling and Self-Transformation » (Le conseil philosophique et la transformation de soi) et rédigé par Ran Lahav, présente l’approche personnelle de l’auteur concernant la pratique de la consultation ou du conseil philosophique.
Voici les grands thèmes développés dans l’article :
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L’objectif d’épanouissement et de transformation : L’approche de l’auteur s’inscrit dans un courant dit « d’édification » (Edification Approach). Inspiré par de nombreux penseurs de l’histoire occidentale (comme Platon, les Stoïciens, Nietzsche ou Buber), Ran Lahav considère que la réflexion philosophique possède le pouvoir d’inspirer les individus et de transformer profondément leur vie.
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Le concept de « périmètre » (Perimeter) : L’auteur part du postulat que notre vie quotidienne est généralement confinée dans des habitudes comportementales, émotionnelles et de pensée très rigides et superficielles. Il nomme cela le « périmètre » ou la « vision perimétrale du monde » (perimetral worldview). Ce périmètre agit comme une prison invisible, similaire à la caverne de Platon, dont les individus n’ont souvent pas conscience.
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Le but du conseil philosophique : Contrairement aux approches axées sur la simple résolution de problèmes concrets du quotidien (visant à « normaliser » le consultant), le but ici est d’aider la personne à conscientiser et à dépasser ses propres barrières pour enrichir et approfondir son existence.
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Le processus en deux étapes : Pour illustrer sa méthode, l’auteur présente une étude de cas (Laura, une éditrice de 38 ans se sentant aliénée dans son travail) qui détaille les deux étapes clés de son accompagnement :
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L’exploration du périmètre : Analyser les schémas répétitifs du quotidien du consultant afin de mettre en lumière sa « philosophie de vie » implicite (sa théorie inconsciente sur lui-même et les autres).
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La sortie du périmètre : Éveiller d’autres « voix » intérieures déjà présentes mais étouffées, à l’aide d’exercices de réflexion ou de lectures inspirantes, pour permettre au consultant de s’ouvrir à la plénitude de la vie.
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En conclusion, l’auteur définit le conseil philosophique non pas comme une thérapie temporaire, mais comme un moment clé intégré au voyage de toute une vie vers une existence plus libre et plus significative.
‚Wise up!’ – Philosophical Practice as Lifelong Learning?
Michael Noah Weiss, University of South-Eastern Norway
Ce document, intitulé « ‘Wise up!’ Philosophical Practice as Lifelong Learning? » et écrit par Michael Noah Weiss, examine la possibilité de repositionner la pratique philosophique (souvent associée au conseil ou à la thérapie) dans le domaine de l’éducation et de l’apprentissage tout au long de la vie.
Voici les grands thèmes et arguments développés dans le document :
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Le problème du modèle de « conseil » (counseling) : L’auteur explique que définir la pratique philosophique comme une forme de conseil pose des difficultés théoriques et pratiques. De plus, cela engendre des défis juridiques dans certains pays (comme l’Autriche ou les États-Unis) où le secteur de la santé et de la relation d’aide est strictement réglementé, ce qui risque de confondre la philosophie avec la psychothérapie.
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La nature éducative de la philosophie : En s’appuyant sur les travaux de Pierre Hadot (La philosophie comme manière de vivre), l’auteur rappelle que dans l’Antiquité, la philosophie n’était pas un simple discours académique, mais une éducation de soi (paideia) et un effort constant vers la sagesse.
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L’apprentissage plutôt que l’enseignement : Le texte soutient que les notions clés de la pratique philosophique, telles que la connaissance de soi ou la vertu, ne peuvent pas faire l’objet d’un enseignement direct (didactique) ; elles peuvent seulement être apprises par le biais de l’autoréflexion. La sagesse devient ainsi un idéal éducatif et une forme d’apprentissage continu.
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Le lien avec l’éducation des adultes : L’auteur utilise les idées du livre de Finn Thorbjørn Hansen pour l’éducation des adultes. Il y est décrit que l’adulte réalise sa maturité en faisant l’expérience de la contingence du monde et de l’ignorance socratique (« Je sais que je ne sais rien »), ce qui permet un développement existentiel plutôt qu’un simple développement personnel.
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Un cadre conceptuel basé sur la métaphore de la caverne de Platon : Weiss présente un modèle d’apprentissage philosophique en deux étapes inspiré par Ran Lahav :
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L’auto-investigation : Prendre conscience de sa propre « philosophie de vie » (sa vision du monde), qui agit souvent comme une prison ou un périmètre limitant (la caverne de Platon).
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La transcendance de soi : Sortir de cette caverne pour s’ouvrir à l’inconnu, ce qui implique de cultiver une conscience de son propre non-savoir.
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En conclusion : Le document répond par l’affirmative à sa question directrice : oui, la pratique philosophique peut être comprise comme une pratique d’apprentissage. Elle se distingue du coaching ou de la thérapie car elle vise une transformation de l’attitude face à la vie (cultiver l’humilité, le courage, la responsabilité face à l’incertitude) et constitue, par sa recherche de la sagesse, un processus d’apprentissage qui dure toute la vie.
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Transformative Philosophy
Lydia Amir
Ce document, intitulé Transformative Philosophy et écrit par Lydia Amir, traite de la philosophie transformationnelle, de son pouvoir d’induire un changement personnel et de la nécessité de redéfinir la place de la philosophie occidentale comme une discipline profondément pratique et émancipatrice.
Voici les grands axes développés dans le texte :
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Réhabilitation de la philosophie occidentale : L’auteure conteste l’idée reçue selon laquelle seules les philosophies orientales (Buddhisme, Taoïsme, Yoga, etc.) posséderaient un pouvoir de transformation de soi. Elle soutient que la philosophie occidentale est, elle aussi, profondément transformationnelle depuis Socrate, et ce, bien que ce fait soit souvent resté un « secret bien gardé ».
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Libération vis-à-vis de la religion : Pour libérer le plein potentiel transformationnel de la philosophie (notamment occidentale), Amir affirme qu’il faut l’affranchir de la tutelle et des « lunettes » chrétiennes à travers lesquelles elle a historiquement été lue et déformée. Elle critique par exemple la tendance de certains historiens, comme Pierre Hadot, à réinjecter des préoccupations chrétiennes ou mystiques dans les philosophies antiques. Selon elle, la philosophie doit être vue comme une alternative séculière et humaniste aux religions établies.
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Opposition à la psychologie et à la société : Le document distingue la philosophie de la psychologie (cette dernière ayant tendance à évacuer les idéaux dans ses thérapies) et de la société (qui promeut des valeurs matérielles comme la richesse ou la gloire). La philosophie, au contraire, repose sur des idéaux normatifs majeurs tels que l’épanouissement, la paix de l’esprit, l’authenticité ou la réalisation de soi.
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L’idéal de « rédemption philosophique personnelle ici-bas » : L’auteure met en lumière un courant de la philosophie moderne (initié par Montaigne, pleinement développé par Spinoza, et poursuivi par des penseurs comme Nietzsche ou Schopenhauer) qui propose une forme de salut ou de béatitude purement terrestre, rationnelle et immanente, obtenue par nos propres moyens et notre propre compréhension, sans dépendre de la grâce divine.
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Les moyens de la transformation : Contrairement à l’opinion établie, cette transformation ne passe pas uniquement par des outils purement rationnels ; elle implique également la gestion des émotions, la volonté, l’imagination, l’amour, l’expérience, ainsi que l’humour, qui sert de pont entre le rationnel et l’irrationnel.
En résumé, l’article vise à poser les bases d’un nouveau champ d’étude pour que la philosophie ne soit plus seulement une discipline académique abstraite, mais un guide concret pour mener une vie bonne et heureuse sur Terre.
Epistemology as a Practical Activity
Lydia Amir
Ce document, intitulé « Epistemology as a Practical Activity » (La epistemología como actividad práctica) et écrit par Lydia B. Amir, traite du rôle de l’épistémologie et de la logique au sein de la « philosophie pratique » (ou philosophie appliquée).
L’autrice y développe principalement les idées suivantes :
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L’épistémologie comme discipline pratique : Contrairement à la vision traditionnelle qui la cantonne à des questions purement théoriques (qu’est-ce que la connaissance ?), l’épistémologie a une utilité directe dans la vie quotidienne. Elle permet de guider nos décisions et de vérifier le bien-fondé de nos croyances face aux choix de tous les jours.
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La pensée critique face aux dérives (le mouvement « New Age ») : Le texte met en avant l’importance de la pensée critique pour se défendre contre les manipulations économiques, politiques ou culturelles. L’autrice utilise notamment l’exemple du mouvement New Age pour illustrer comment l’absence de rigueur épistémologique peut mener au dogmatisme, au solipsisme et à une utilisation abusive ou circulaire de la terminologie scientifique (pseudo-science).
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L’Épistémologie des vertus (Virtue Epistemology) : Le cœur du document propose de fonder la pratique philosophique sur une « épistémologie des vertus ». Plutôt que de se focaliser sur des croyances isolées, cette approche s’intéresse aux qualités intellectuelles globales de l’individu. Parmi ces vertus intellectuelles, on trouve l’honnêteté, l’humilité, le courage intellectuel, la rigueur, la flexibilité et l’ouverture d’esprit.
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Le lien entre vertus intellectuelles et vertus morales : L’autrice conteste la séparation stricte établie traditionnellement (notamment par Aristote) entre les vertus morales et intellectuelles. Elle soutient que les vertus intellectuelles impliquent une gestion des émotions et des désirs (comme le désir d’avoir raison) et qu’elles sont intimement liées aux vertus morales (par exemple, être honnête exige d’être rigoureux dans sa recherche de la vérité).
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Une démarche pédagogique : Le document se conclut sur l’importance de développer ces vertus chez les individus par l’entraînement et l’imitation, en s’inspirant également du rationalisme critique de Karl Popper (apprendre de ses erreurs) afin d’ancrer la philosophie pratique comme une véritable entreprise d’éducation morale.
Three Questionable Assumptions of Philosophical Counseling
Lydia B. Amir
Ce document, intitulé « Three Questionable Assumptions of Philosophical Counseling » et écrit par Lydia B. Amir, propose un examen critique de la pratique philosophique (ou consultation philosophique).
L’autrice y analyse ce qu’elle considère comme les trois grands principes (ou postulats) partagés par la majorité des conseillers philosophiques, tout en démontrant qu’ils soulèvent des problèmes tant sur le plan théorique que pratique. Voici les trois hypothèses remises en question :
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L’autonomie du consultant (le client) : L’idée que la personne qui consulte est autonome et entièrement responsable. L’autrice nuance cela en expliquant qu’en réalité, la plupart des clients sont dépendants (hétéronomes) lorsqu’ils cherchent de l’aide et qu’ils viennent pour résoudre un problème immédiat, et non dans le but philosophique de devenir autonomes.
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La distinction entre conseil philosophique et conseil psychologique : L’affirmation selon laquelle la consultation philosophique est totalement différente de la psychologie. L’autrice soutient que cette frontière est intenable, car de nombreuses thérapies psychologiques intègrent des fondements philosophiques (comme le stoïcisme ou l’existentialisme) et les philosophes praticiens doivent inévitablement aborder les émotions et utiliser, parfois inconsciemment, des compétences psychologiques.
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L’efficacité de la consultation philosophique : L’hypothèse selon laquelle cette pratique est efficace pour résoudre les difficultés de la vie. L’autrice remet en question le fait qu’une simple « meilleure compréhension de soi » suffise à provoquer un changement ou à soulager la souffrance, et elle avertit que la philosophie peut parfois perturber ou frustrer le client plutôt que l’aider.
En conclusion, l’autrice cherche à encourager un débat public et une plus grande rigueur critique chez les praticiens, tout en prônant une totale sincérité envers les clients concernant les limites et les risques potentiels de cette approche.
International Journal of Philosophical Practice
The Journal of the National Philosophical Counseling Association
L’International Journal of Philosophical Practice (IJPP) publie des articles, des études de cas et des comptes rendus qui contribuent à la compréhension de la pratique philosophique sous ses diverses formes. La pratique philosophique désigne l’application des théories, des compétences et des méthodes philosophiques dans une multitude de contextes professionnels. Elle comprend le conseil philosophique, la consultation en éthique ainsi que le déploiement de la formation philosophique dans des domaines divers tels que le droit, la médecine, les affaires, la santé mentale, le journalisme, les sciences naturelles, l’informatique, la politique et la religion.
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Cerveau et conscience : bilan et perspectives
J.F. Lambert
La première, et certainement la principale difficulté que rencontre tout explorateur de la conscience est d’ordre linguistique. Que recouvrent chacun des multiples usages du terme “ conscience ”? Et qu’en est- il du “ psychisme ”, de “ l’esprit ” ou de “ l’âme ”? Une autre difficulté majeure tient à la nature même du problème à résoudre qui suppose d’être déjà résolu pour être posé. En effet, si l’on voulait éclairer les pouvoirs de la conscience de manière non circulaire, on ne devrait ni les invoquer, ni les supposer, dans l’explication des processus par lesquels ils se manifestent. Ce qu’il convient d’expliquer devrait rester un but et n’être pas utilisé comme ressource explicative, ce qui, dans le cas de la conscience, est effectivement impossible. Comme le souligne A. Damasio, “ Qu’y a-t-il de plus étourdissant que de s’apercevoir que c’est le fait même d’avoir une conscience qui rend possibles et même inévitables nos questions sur la conscience ? ”
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LE SENS PREMIER DU « CONNAIS-TOI TOI-MÊME »
Ou la connaissance de soi avant Socrate
JEAN PROVENÇAL
II s’agit ici d’une enquête philosophique visant, par une relecture de documents historiques et littéraires, à retrouver le sens d’origine de la maxime de sagesse « Connais-toi toi-même ». Son sens authentique a été perdu dans le foisonnement d’interprétation qu’elle a suscité depuis que Socrate en a fait un des thèmes de sa philosophie. Par la reconstitution de l’esprit de sagesse qui inspira sa composition, nous tentons de retrouver son sens originel. Dans ce processus, l’histoire de Delphes, où vraisemblablement la maxime fut inscrite, sera revisitée. Homère, Hésiode, Solon, Théognis, Heraclite, Pindare et Eschyle seront ensuite abordés afin de retrouver l’esprit de cette sagesse initiale. En fin d’analyse, nous serons confrontés au double enseignement de la maxime, une bipolarité fondamentale que l’on rencontre tout au long du développement de la sagesse grecque : la tension entre la thématique du dépassement de soi, vers l’excellence, et la thématique de la modération.
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From Academia to Action: Philosophical Practice as an Emerging Profession and Paradigm in Contemporary Society
Xiaojun Ding, Jiayi Xin, Peter Harteloh, Caifeng Xie, Sirui Fu and Minqiang Xu
La pratique philosophique a émergé en tant que discipline transformative qui fait le lien entre la recherche théorique et la vie quotidienne. Apparu à la fin du XXe siècle, ce domaine intègre le conseil, la thérapie et d’autres applications pratiques des perspectives philosophiques permettant de répondre aux défis existentiels et pragmatiques auxquels sont confrontés les individus, les groupes et les organisations dans la société contemporaine. Cet article examine la définition, l’évolution historique, les bases théoriques et les méthodologies de la pratique philosophique, tout en discutant des perspectives de professionnalisation — y compris la certification, les directives éthiques et l’intégration au sein des systèmes de santé et d’éducation. En fin de compte, cette étude souligne le potentiel de la pratique philosophique à revitaliser la pertinence de la philosophie, à favoriser l’épanouissement personnel et à améliorer le bien-être de la société.
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Esprit critique, culture scientifique et nouvelles pratiques philosophiques
Olivier Sartenaer
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Numéro thématique : « L’enseignement de la philosophie et les nouvelles pratiques philosophiques »
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Éditeur / Revue : Recherches en Éducation (Numéro 13)
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Contenu clé : C’est une bible pour comprendre l’émergence des NPP. L’introduction de Michel Tozzi (figure de proue du mouvement) retrace 20 ans d’histoire des cafés-philos, des ateliers en prison, en entreprise et aborde explicitement la consultation philosophique. Le document propose des analyses conceptuelles et des retours d’expériences.
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Thèse de doctorat : « La philosophie comme exercice de transformation : focus sur la consultation philosophique »
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Autrice : Alice Venditti (Université Paris 8 / Università Milano-Bicocca)
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Contenu clé : Si vous cherchez un document académique pointu axé spécifiquement sur la consultation philosophique individuelle, ce travail est parfait. Elle y analyse la méthode d’Oscar Brenifier (l’un des praticiens les plus connus en France) et met en perspective la consultation comme un héritage direct d’un savoir qui « pense le sujet ».
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Article de recherche : « Discussion à visée philosophique et résilience »
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Auteurs : Johanna Henrion-Latché et Michel Tozzi (Revue des sciences de l’éducation / Érudit)
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Contenu clé : Cet article s’intéresse à la déontologie, à la posture du praticien/enseignant et au style d’animation dans le cadre des discussions philosophiques. Il montre comment ces espaces de parole permettent de dépasser la simple opinion pour aller vers une conceptualisation et une problématisation rigoureuse.
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Lien direct PDF : Télécharger sur Érudit
Actes et Réflexions : Le mensuel Diotime
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Éditeur : Diotime – Revue internationale de la didactique de la philosophie
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Contenu clé : C’est la revue de référence mondiale pour les NPP. Le site propose l’intégralité de ses archives en accès libre (et des versions PDF imprimables pour chaque article). Vous y trouverez des centaines de cas pratiques de consultations individuelles et d’ateliers collectifs.
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Exemple de document (Webinaires et analyses de cas) : Télécharger le PDF d’analyse de pratiques de Diotime
Voici une seconde sélection de documents de qualité, toujours en libre accès et téléchargeables en PDF, pour enrichir votre liste de lectures. Ceux-ci explorent davantage la distinction entre la consultation (le cabinet) et la thérapie, ainsi que l’histoire et l’éthique de ces pratiques.
Article fondateur : « « A short answer to the question: What is Philosophical Practice? » »
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Auteur / Site web : Gerd B. Achenbach
- Lire en ligne : https://www.achenbach-pp.de/de/en_what_is_philosophical_practice.asp
