
Titre traduit de l’anglais au français par Gemini Google
« Qu’est-ce qu’un praticien de la philosophie ?
Et existe-t-il une définition que nous puissions défendre ? »
Titre original en anglais
What is a Philosophical Practitioner ?
And is There a Definition We Can Stand Behind ?
Télécharger le texte original en anglais
Par
Dr. Jonathan Eric Carroll, KLPC
&
Dr. Rodney King

Les points à retenir selon Gemini Google
Ce texte est un document de travail (working document, version 2) rédigé par le Dr Jonathan Eric Carroll et le Dr Rodney King pour le collectif The Philosophical Practitioners Collective.
Il a pour objectif principal de proposer une définition unifiée, inclusive et claire de la pratique philosophique afin d’aider ce domaine à sortir de l’invisibilité et à se structurer professionnellement sans brider les approches individuelles.
Voici une synthèse détaillée des points clés du texte :
1. Le problème : la fragmentation, l’invisibilité et la précarité du domaine
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La division du milieu : Les praticiens utilisent une multitude d’appellations (conseiller philosophique, coach existentiel, philosophe clinicien, animateur de groupes, écrivain, etc.). Chaque sous-domaine a tendance à définir la pratique philosophique selon son propre prisme (une école de pensée, un face-à-face individuel ou un certificat particulier), ce qui exclut les autres.
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L’invisibilité et l’échec commercial : Malgré des décennies d’existence et la prolifération d’organismes de certification, la grande majorité des praticiens ne parviennent pas à en vivre. Le grand public ignore ce que c’est, perçoit la philosophie comme une discipline académique abstraite et détachée du réel, et confond le mot « counseling » avec une simple thérapie déguisée.
2. L’approche historique d’Achenbach et le besoin d’une définition
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Gerd Achenbach a fondé la pratique philosophique moderne en 1981 en refusant délibérément de la réduire à une méthode ou une technique reproductible (l’approche « beyond-method »), traitant les personnes comme des « visiteurs » uniques et non comme des cas pathologiques.
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Les auteurs saluent ce rejet d’une formule rigide, mais constatent que l’absence totale de définition a rendu la profession invisible. Selon eux, nommer clairement la profession ne restreint pas la manière de l’exercer, mais permet au public de la comprendre et de la trouver.
3. La définition proposée
S’appuyant sur Épicure (la philosophie doit soulager la souffrance humaine) et Pierre Hadot (la philosophie comme manière de vivre et d’exercer l’esprit au quotidien), les auteurs proposent cette définition synthétique :
« Un praticien de la philosophie est une personne qui applique délibérément une approche philosophique vécue à l’amélioration de la vie d’une personne. »
(« A philosophical practitioner is one who purposively applies a lived philosophical approach to improving a person’s life. »)
Les auteurs précisent le sens des termes :
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« Vécue » (lived) : Une philosophie ancrée dans la vie réelle, pas une théorie observée à distance.
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« Délibérément » (purposively) : L’amélioration de la vie est l’objectif premier et explicite du travail, pas un effet secondaire fortuit.
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« Amélioration » (improving) : Pas au sens superficiel du « bien-être », mais d’une vie examinée (ce qui implique parfois de traverser des remises en question exigeantes ou douloureuses).
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« D’une personne » (a person’s) : À comprendre comme un niveau de relation et non un simple décompte individuel ; cela inclut le travail mené avec un couple, une famille ou une organisation.
La frontière tracée par la définition : Elle n’exclut aucun format (écrit, individuel, groupe). En revanche, elle exclut le coaching classique qui n’utilise la philosophie que comme vernis marketing, ainsi que l’enseignement purement théorique ou académique qui ne s’applique pas concrètement à l’existence.
4. La frontière clinique et la compétence diagnostique
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L’angoisse existentielle n’est pas une pathologie : Faire face à un deuil, à sa finitude ou à une rupture n’est pas en soi une maladie mentale ou un trouble à diagnostiquer.
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Savoir reconnaître ses limites : À l’inverse, la philosophie n’est pas armée pour traiter un système nerveux en crise, des traumatismes lourds ou une dépression clinique sévère.
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Un bilinguisme nécessaire : Le praticien doit développer un discernement aiguisé (« un bilinguisme à la frontière ») pour distinguer les crises existentielles des crises cliniques et orienter avec bienveillance vers des soignants quand c’est nécessaire. C’est cette rigueur qui permettra aux hôpitaux et au corps médical de collaborer avec eux.
5. Le vide éthique à combler d’urgence
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Les auteurs alertent sur le fait que de nombreuses formations certifiantes actuelles ne comportent aucun module d’éthique (frontières relationnelles, consentement, confidentialité, abus d’influence).
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Dans un domaine non réglementé où il n’existe pas d’ordre professionnel pour radier un praticien abusif, l’éthique ne peut pas être optionnelle.
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Le collectif doit se doter rapidement d’un code de déontologie clair, et les praticiens doivent intégrer ces engagements éthiques directement dans leurs contrats de service avec leurs visiteurs.
6. Perspectives et notes personnelles des auteurs
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L’exemple de la psychothérapie : À ses débuts, la psychothérapie était tout aussi éclatée et contestée ; elle n’a pas trouvé son assise grâce à une théorie unique, mais en bâtissant des standards observables et vérifiables qui ont inspiré confiance aux institutions extérieures.
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Dr Rodney King : Ancien créateur d’une marque mondiale d’arts martiaux, il explique avoir déjà réussi à transformer des instructeurs passionnés mais précaires en professionnels viables, et souhaite mettre cette expérience organisationnelle au service des praticiens de la philosophie.
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Dr Jonathan Eric Carroll : Psychothérapeute clinicien agréé et praticien de la philosophie, il apporte son regard sur l’intersection clinique-philosophique et sur la nécessité de délimiter rigoureusement les champs d’intervention.
Le texte se conclut en rappelant qu’il s’agit d’un document de travail ouvert à la discussion, aux critiques et aux contributions de l’ensemble de la communauté.
