Traduction de l’anglais au français par Google Gemini
Description
Grâce aux contributions de dix-huit praticiennes de la consultation venues de douze pays différents, cet ouvrage est le premier à offrir un panorama des pratiques philosophiques émergentes sous une perspective exclusivement féminine. Il donne la parole à la pensée des femmes et brosse pour le lecteur le portrait vivant d’une philosophie mise au service des personnes et conçue comme un apprentissage pour quiconque aspire à une existence pleinement vécue. Puisant dans leur expérience de terrain, les autrices entremêlent analyses philosophiques, évolutions des attitudes et récits de vie réels, exhumant ainsi cette âme oubliée de la pensée philosophique que nos ancêtres nommaient l’Anima. Le livre offre un tableau animé, alerte et plein de vitalité de la philosophie en pratique, bien loin de la rigidité et de la gravité stéréotypée de son image traditionnelle. Nul doute qu’il saura inciter les lecteurs à vivre leurs pensées et à penser leur vie.
Table des matières
Chapitre 1 : Les femmes pensent en chuchotant dans un pays en développement : un regard à travers le prisme de la consultation philosophique, Riella Morhayim
Chapitre 2 : La thérapie en Serbie sous l’angle du genre, Natasa Radovanovic
Chapitre 3 : L’éveil de l’« Anima » dans la consultation philosophique, Silvia Bakirdjian
Chapitre 4 : La consultation philosophique en fin de vie : une perspective de genre, Luisa Sesino
Chapitre 5 : L’Éros du doute, Heidi Salaverría
Chapitre 6 : L’humour philosophique pour les femmes — (et les hommes) : combattre la honte et le dégoût, Lydia Amir
Chapitre 7 : Le besoin d’être nécessaire [ou Le besoin que l’on ait besoin de soi], Ora Gruengard
Chapitre 8 : Sexe, rencontres amoureuses et amour : différences entre hommes et femmes, Roxana Kreimer
Chapitre 9 : Émotions rationnelles dans la consultation philosophique, Marianne Vahl
Chapitre 10 : L’éveil de la phronêsis (????????) : pratique philosophique et appel aux valeurs féminines traditionnelles, Camilla Angeltun
Chapitre 11 : Il vient à ma consultation : partager les sensibilités, Rayda Guzmán González
Chapitre 12 : À quoi pourrait ressembler une consultation philosophique vêtue des habits de S… (titre original complet : « …de l’armoire de Simone de Beauvoir, Le Deuxième Sexe ? »), Narelle Arcidiacono
Texte original en anglais
Description
With contributions from eighteen professional women counselors from twelve different countries, this book is the first to provide an overview of new-born philosophical practices from an entirely female perspective. It gives voice to women’s thoughts and brings to the reader a living portrait of philosophy as a service to people and a training for those in search of a fully lived existence. As the authors draw on first-hand experience, their philosophical analyses intertwine with changes in attitudes and real-life stories, unearthing that forgotten soul of philosophical thought which our ancestors referred to as the Anima. The book provides a lively, sprightly and vivacious picture of how philosophy is used in practice, a long way from the rigidness and stereotypical severity of its traditional image. It will not fail to inspire readers to live their thoughts and think their lives.
Table of Contents
Chapter 1: Women Think in Whispers in a Developing Country: A Glance through The Lens Of Philosophical Counseling, Riella Morhayim
Chapter 2: Therapy in Serbia from a Gender Perspective, Natasa Radovanovic
Chapter 3: The Awakening of ‘Anima’ in Philosophical Counseling, Silvia Bakirdjian
Chapter 4: Philosophical Counseling at the End of Life. A Gender Perspective, Luisa Sesino
Chapter 5: The Eros of Doubting, Heidi Salaverría
Chapter 6: Philosophic Humor for Women – (and Men): Fighting Shame and Disgust, Lydia Amir
Chapter 7: The Need to Be Needed, Ora Gruengard
Chapter 8: Sex, Dating and Love: Differences between Men and Women, Roxana Kreimer
Chapter 9: Rational Emotions in Philosophical Counselling, Marianne Vahl
Chapter 10: The Awakening of ???????? (Phronesis): Philosophical Practice and the Call for Traditional Female Values, Camilla Angeltun
Chapter 11: He comes to my practice: sharing sensibilities, Rayda Guzmán González
Chapter 12: How Might Philosophical Counseling be in Garments From S
Traduction de l’anglais au français par Google Gemini
1. Sur l’égalité, la différence et l’accompagnement (Introduction)
Anglais :
« There is no doubt that women and men are equal. […] But being equal doesn’t mean being the same. Women and men are different; they’re not the same. In fact, no two people on earth are the same, not even identical twins. » — Peter Raabe (p. 1)
Français :
« Il ne fait aucun doute que les femmes et les hommes sont égaux. […] Mais être égaux ne signifie pas être identiques. Les femmes et les hommes sont différents ; ils ne sont pas pareils. De fait, il n’existe pas deux êtres humains identiques sur Terre, pas même des jumeaux univitellins. »
2. Sur l’occultation historique de la pensée des femmes (Introduction)
Anglais :
« Regaining our voices as both women and philosophers is the fundamental first step to regaining our ability for dialogue, which is the royal road to thinking differently. This is what philosophical counseling aims to be: a via regia toward dia-logos and con-versation. » — Luisa de Paula (p. 6)
Français :
« Recouvrer notre voix, à la fois en tant que femmes et en tant que philosophes, constitue le premier pas fondamental pour reconquérir notre aptitude au dialogue, qui est la voie royale pour penser autrement. C’est précisément ce que la consultation philosophique ambitionne d’être : une via regia vers le dia-logos et la con-versation. »
3. Sur la transformation par la philosophie dans l’adversité (Chapitre 1)
Anglais :
« It is always useful to keep in mind that people cannot easily change their circumstances, but always change the way they interpret them. Besides, not every problem has an immediate solution, but a counselee can reconsider the problem from a certain or different perspective. » — Riella Morhayim (p. 24)
Français :
« Il est toujours salutaire de garder à l’esprit que l’on ne peut pas aisément changer ses conditions d’existence, mais que l’on peut toujours changer la façon dont on les interprète. De surcroît, tout problème n’appelle pas une solution immédiate, mais la personne consultante peut le réexaminer sous un angle neuf ou singulier. »
4. Sur le silence et l’écoute profonde dans la consultation (Chapitre 3)
Anglais :
« Just like in a Zen state of consciousness, a mere gesture, a listening ear, a well-timed silence, the right tempo in the inner play between words and silences, a generous emptiness, all become for women the most valuable philosophical treasure they could offer. » — Silvia Bakirdjian (p. 42)
Français :
« À la manière d’un état de conscience zen, un simple geste, une oreille attentive, un silence opportun, la juste mesure dans le jeu intérieur entre les paroles et les silences, un vide généreux : tout cela devient pour les femmes le trésor philosophique le plus précieux qu’elles puissent offrir. »
5. Sur l’accompagnement et le sens au seuil de la fin de vie (Chapitre 4)
Anglais :
« Widening our perspective on things to actually live what happens to us. I believe this is a good definition of philosophical work. The time of illness, then, is no longer a meaningless time subtracted from life, but it becomes—for some people at least—a time of deeper understanding and experience of life itself. » — Luisa Sesino (p. 54)
Français :
« Élargir notre regard sur les choses pour habiter pleinement ce qui nous arrive : j’estime qu’il s’agit là d’une juste définition du travail philosophique. Le temps de la maladie cesse dès lors d’être un temps vide de sens dérobé à l’existence, pour devenir — à tout le moins pour certains — un moment de compréhension plus intime et d’expérimentation plus profonde de la vie elle-même. »
6. Sur la fécondité créatrice du doute (Chapitre 5)
Anglais :
« Doubt is the foundation of creativity; it brings the new into the world. Admitting the dubitability of our own positioning at first sight seems to be a dangerous path. But, in the long run, it proves not only to enhance stability, because elastic systems are more resilient than static ones, but also to prevent and oppose violence—against oneself and against others. » — Heidi Salaverría (p. 79)
Français :
« Le doute est le fondement même de la créativité ; il fait advenir la nouveauté dans le monde. Admettre la contingence de son propre positionnement peut de prime abord sembler périlleux. Pourtant, à terme, cela s’avère non seulement renforcer la stabilité — car les systèmes souples sont plus résilients que les structures rigides —, mais aussi prévenir et contrecarrer la violence, qu’elle soit dirigée contre soi-même ou contre autrui. »
7. Sur l’humour comme vecteur d’acceptation de soi (Chapitre 6)
Anglais :
« Self-directed intra-personal humor enables to acknowledge feelings and thoughts, maintain ambivalence toward them, and live in a state of full awareness of internal conflicts and reduced tension from them. […] humor eventually helps to alter the balance that characterizes ambivalence in a gradual movement toward inner resolution of the intra-personal conflict. » — Lydia Amir (p. 89)
Français :
« L’humour intrapersonnel dirigé vers soi permet de reconnaître ses sentiments et ses pensées, de maintenir à leur endroit une certaine ambivalence, et de vivre dans la pleine conscience de ses conflits intérieurs tout en en désamorçant la tension. […] l’humour contribue finalement à faire basculer l’équilibre de cette ambivalence dans un mouvement progressif de résolution du conflit intérieur. »
Article rédigé avec l’Intelligence artificielle GEMINI de Google
Ce livre, intitulé Women in Philosophical Counseling: The Anima of Thought in Action, est un ouvrage collectif dirigé par Luisa de Paula et Peter Raabe, publié en 2015. Il rassemble les réflexions et expériences de praticiennes de la consultation philosophique à travers le monde.
Voici les grands axes et le contenu de l’ouvrage :
1. Thèse centrale et constat de départ
L’absence historique des femmes dans la philosophie : Dans son introduction, Luisa de Paula relève l’invisibilisation quasi systématique des femmes dans l’histoire de la philosophie occidentale. Elle montre que le modèle philosophique dominant a souvent promu un ego autosuffisant, purement rationnel et déconnecté du corps et des affects.
Égalité et reconnaissance de la différence : Peter Raabe souligne que l’égalité entre hommes et femmes n’implique pas l’uniformité. Dans la pratique de l’accompagnement et du soin, ignorer les différences vécues (qu’elles soient sociales, relationnelles ou émotionnelles) peut nuire à l’efficacité du soutien.
L’apport du regard féminin : Le livre propose d’intégrer dans la pratique philosophique des dimensions trop souvent dévalorisées : l’écoute, l’empathie, l’acceptation de la vulnérabilité, le doute fécond et l’attention aux émotions.
2. Structure et thèmes principaux
L’ouvrage est organisé en cinq grandes parties :
I. Listening to Whispers (Écouter les murmures)
Femmes dans les contextes traditionnels ou en transition : Riella Morhayim aborde la pratique de la consultation philosophique en Turquie, où des femmes privées d’autonomie (interdiction d’étudier, mariages arrangés, pressions vestimentaires) trouvent dans la réflexion philosophique un moyen de clarifier leur situation et de faire entendre leur voix. Natasa Radovanovic analyse les blocages culturels et le tabou social entourant la thérapie en Serbie sous l’angle du genre.
Éveil de l’« Anima » : Silvia Bakirdjian examine la dualité anima/animus, la place du silence et l’écoute phénoménologique (s’appuyant sur Heidegger et Lévinas).
Soins de fin de vie : Luisa Sesino montre comment l’accompagnement philosophique en soins palliatifs permet d’accueillir la souffrance, la limite et la quête de sens au seuil de la mort, en valorisant l’être plutôt que le faire.
II. Enhancing Doubt (Valoriser le doute)
L’Éros du doute : Heidi Salaverría critique l’illusion contemporaine de la certitude absolue et réhabilite le doute comme une dynamique féconde, créative et libératrice, indispensable pour redéfinir son positionnement au monde sans rigidité.
L’humour philosophique : Lydia Amir explore comment l’humour dirigé vers soi permet de dépasser les sentiments intériorisés de honte et de dégoût corporels imposés aux femmes, favorisant ainsi l’auto-acceptation.
Le besoin d’être nécessaire : Ora Gruengard analyse les justifications morales entourant le besoin « d’être utile » ou d’aider autrui.
Amour et sexualité : Roxana Kreimer examine les dynamiques affectives et les différences hommes-femmes.
III. Thinking Emotions (Penser les émotions)
Les autrices (notamment Marianne Vahl et Camilla Angeltun) étudient le lien entre rationalité et vie émotionnelle, réhabilitant la phronêsis (prudence / sagesse pratique aristotélicienne) et certaines valeurs traditionnellement associées au féminin.
IV. Sharing Insights (Partager les perspectives)
Cette section explore l’application concrète des pensées féministes (comme l’héritage du Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir via Narelle Arcidiacono) au dialogue philosophique, ainsi que l’édification morale et les échanges entre femmes.
V. Acting to Change (Agir pour changer)
Les derniers chapitres abordent les dimensions d’émancipation et d’action politique : le rôle de la femme comme figure de soin/guérison, la dénonciation du sexisme dans le milieu académique de la philosophie, le soutien face aux violences conjugales, et la déconstruction philosophique (Helen Douglas).
En somme, ce livre démontre que la consultation philosophique ne doit pas se limiter à un exercice logique froid ou théorique, mais constitue un outil pratique d’émancipation personnelle et de réconciliation avec la vie concrète, particulièrement adapté aux problématiques vécues par les femmes.
MON COMMENTAIRE
Cette approche humaine dévolue aux femmes philosophes consultantes implique que l’approche de la consultation philosophique par les hommes est moins humaine que celle des femmes consultantes en philosophie.
LA RÉPONSE DE GOOGLE GEMINI
Les auteurs de l’ouvrage réfutent précisément cette conclusion binaire et soulignent que la pratique masculine n’est ni moins humaine ni moins efficace. Plusieurs éléments du texte viennent éclairer cette nuance :
L’efficacité et la bienveillance ne dépendent pas du genre : Silvia Bakirdjian précise explicitement que les différences observées dans la manière de mener les séances « n’affectent en rien leur compétence professionnelle ou leur efficacité ». Elle ajoute que le taux de réussite — défini comme le potentiel d’atténuer la souffrance d’autrui — s’avère « très élevé dans tous les cas », car c’est l’intention désintéressée d’aider (la compassion) qui prime.
L’impossibilité d’une frontière étanche : Bakirdjian souligne qu’il est « totalement impossible d’établir une ligne de démarcation nette entre consultants et consultantes ». Elle observe que de nombreux hommes atteignent exactement la même écoute, la même sérénité et le même tempérament que les femmes.
L’Anima et l’Animus comme dimensions intérieures partagées : Les notions d’anima (pôle de l’écoute, de la réceptivité, de l’âme) et d’animus (pôle de l’action, de la doctrine, de la décision) ne sont pas conçues comme des catégories biologiques exclusives, mais comme deux visages de l’esprit présents chez chaque être humain. L’accent mis sur ces approches vise à réhabiliter le pôle féminin chez l’homme comme chez la femme, et non à décréter qu’un sexe est intrinsèquement supérieur à l’autre dans le soin.
Deux styles d’intervention complémentaires : Le livre décrit des tendances générales issues de la socialisation plutôt que des carences d’humanité :
Les praticiens masculins ont plus souvent tendance à privilégier une posture orientée vers la résolution, la démonstration et la proposition de doctrines pour guider la prise de décision (« Décision-Prescription »).
Les praticiennes féminines privilégient fréquemment une écoute prolongée, le silence, l’accueil des émotions et l’invitation faite à l’autre de cheminer à son propre rythme.
Peter Raabe rappelle par ailleurs que si les hommes et les femmes sont égaux, ils ne sont pas identiques, et que la manière d’interagir et de répondre aux besoins existentiels s’exprime sous des formes différentes. Il ne s’agit donc pas d’une hiérarchie d’humanité, mais de styles relationnels et d’outils philosophiques distincts face à la vulnérabilité humaine.
Ganjvar, Mahdi. (2025). From concept to practice: integrating ethical spirituality into philosophical counseling training. Journal of Medical Ethics and History of Medicine. 10.18502/jmehm.v18i7.19421.
Auteur correspondant Mahdi Ganjvar Adresse : Département de philosophie et de théologie islamiques, Faculté de théologie et d’études du Ahl-al-Bayt (descendants du Prophète), Université d’Ispahan, Ispahan, Iran. Code postal : 8174673441 Tél : (+98) 31 37 93 31 36 E-mail : m.ganjvar@ltr.ui.ac.ir
Citation de cet article : Ganjvar M. From concept to practice: integrating ethical spirituality into philosophical counseling training. J Med Ethics Hist Med. 2025: 18:7.
Le conseil philosophique reconnaît de plus en plus le rôle de la spiritualité et de l’éthique au sein des contextes multiculturels. Cet article vise à combler une lacune dans la formation des conseillers concernant l’absence de directives claires pour l’intégration de concepts moraux et spirituels dans le conseil, et propose un modèle conceptuel et pratique. Sur le plan méthodologique, cette étude réalise une revue exhaustive de la littérature, synthétisant des publications professionnelles sur le conseil philosophique, la spiritualité et les principes éthiques issus d’institutions telles que l’American Counseling Association (ACA) et l’Organisation de psychologie et de conseil d’Iran (PCOI). L’article théorise un cadre éthique pour la spiritualité dans le conseil philosophique et préconise l’intégration dans les programmes d’études de la compétence, des valeurs, de l’ouverture d’esprit, du bien-être du client, de la confidentialité et de la réhabilitation morale. Ce modèle théorique, qui nécessitera une validation empirique future, vise à améliorer la culture spirituelle et les capacités éthiques des praticiens. Les résultats de l’étude soulignent la nécessité impérieuse pour les conseillers philosophiques de synchroniser méticuleusement leurs approches avec les valeurs, les exigences, les priorités et les attentes distinctes exprimées par leurs clients. Cet alignement valide intrinsèquement l’autonomie inhérente du client et sa capacité d’autodétermination dans les processus de prise de décision. Par conséquent, il est primordial que les conseillers philosophiques fassent preuve d’une prudence judicieuse afin de contourner l’imposition par inadvertance de leurs valeurs personnelles ou de leurs convictions religieuses, car de telles actions contreviendraient fondamentalement au principe éthique de l’autonomie du client.
Introduction
Le conseil philosophique, ou « thérapie par la philosophie », offre une approche unique face aux défis de la vie et s’enracine dans les traditions philosophiques anciennes. Cette philosophie appliquée aide les individus à examiner leur vision du monde et les croyances sous-jacentes qui contribuent à leurs problèmes personnels (1). Elle vise à faire passer la philosophie de la théorie abstraite à un art pratique de vivre sagement et bien (2). Elle améliore également la connaissance de soi, aidant les clients à reconnaître et à hiérarchiser leurs valeurs par la réflexion et le questionnement plutôt que par des conseils (3, 4).
Contrairement au conseil médical (diagnostic des maladies physiques) ou à la psychologie traditionnelle (traitement des problèmes émotionnels), le conseil philosophique aborde les dimensions ontologiques, épistémologiques, éthiques et liées au sens des problèmes humains. Il emploie la pensée critique, l’analyse logique et des outils philosophiques tels que le questionnement socratique pour aider les clients à identifier leurs présupposés cachés, à clarifier leurs valeurs et à surmonter les dilemmes existentiels. L’objectif est la conscience de soi, la cohérence interne et une philosophie de vie épanouissante. Les distinctions clés entre le conseil philosophique et le conseil médical ou psychologique traditionnel peuvent être résumées comme suit :
Focalisation : Le conseil médical cible la santé physique ; la psychologie cible la santé mentale. Le conseil philosophique se centre sur les pensées, les croyances, les valeurs et le sens de la vie.
Approche : La médecine utilise un modèle de maladie ; la psychologie traditionnelle utilise des interventions thérapeutiques. Le conseil philosophique est exploratoire, analytique et éducatif ; il favorise l’autonomie de la pensée critique plutôt que le traitement de la « maladie mentale » (5).
Nature des problèmes : La médecine traite les affections physiques ; la psychologie traite les problèmes émotionnels/comportementaux. Le conseil philosophique se concentre sur les défis de croyance, de valeur, de sens, ainsi que sur les défis éthiques et existentiels ne découlant pas d’une maladie.
Rôle du conseiller : Les médecins sont des experts/thérapeutes, et les psychologues facilitent le changement. Les conseillers philosophiques guident les clients vers des prises de conscience indépendantes.
Objectif ultime : La médecine recherche la santé physique ; la psychologie recherche le bien-être mental. Le conseil philosophique promeut la sagesse, la conscience de soi, la cohérence intellectuelle et la création de sens.
Le conseil philosophique se concentre sur les aspects les plus profonds de l’expérience humaine et complète d’autres approches, aidant ceux qui recherchent une compréhension de soi profonde.
Tableau 1. Différences entre le conseil philosophique et la psychothérapie traditionnelle
Caractéristique
Conseil philosophique
Psychothérapie traditionnelle
Focalisation
valeurs, croyances, sens de la vie, pensée, convictions
diagnostic, traitement des maladies mentales, santé mentale et émotions
Approche
investigation, réflexion, analyse, éducation, exploration, autonomisation dans la pensée et la résolution de problèmes
modèle médical (diagnostic et traitement), approches thérapeutiques et interventionnelles pour les troubles mentaux
Buts / Objectifs
connaissance de soi, résolution de problèmes éthiques et existentiels, promotion de la sagesse, conscience de soi, cohérence intellectuelle, recherche de sens à la vie
réduction des symptômes, amélioration de la santé mentale, soulagement de la souffrance émotionnelle
Public cible
généralement, des personnes bien portantes confrontées à des problèmes de vie, des défis existentiels ou des préoccupations concernant les significations et les valeurs
personnes souffrant de problèmes de santé mentale et de troubles émotionnels/comportementaux
Rôle du conseiller
guide, compagnon de pensée, facilitateur de la compréhension de soi et de solutions générées par le client
expert, thérapeute, facilitateur de changement
Au-delà de ses distinctions fondamentales, le conseil philosophique intègre de plus en plus diverses composantes spirituelles et met l’accent sur la formation éthique des conseillers (6, 7). Les clients peuvent souhaiter intégrer leurs croyances spirituelles dans la thérapie ; or, bien que l’American Counseling Association (ACA) impose le respect des diverses orientations religieuses (8), les conseillers philosophiques manquent souvent de directives spécifiques dans ce domaine (9). La profession plus large du conseil a développé de solides compétences éthiques et techniques pour garantir le bien-être des clients, la supervision clinique jouant un rôle crucial dans le maintien de ces normes et le développement des compétences spirituelles. Malgré cela, de nombreux conseillers philosophiques déclarent se sentir mal préparés à aborder les questions spirituelles et éthiques lors des consultations. Cela met en évidence le besoin urgent de meilleures pratiques en matière d’éthique professionnelle et de compétences spirituelles au sein de la formation au conseil philosophique (10).
Bien que l’attention portée aux questions spirituelles dans la supervision soit en augmentation, l’incertitude demeure quant à savoir si les conseillers reçoivent une formation adéquate. Les études montrent invariablement que les praticiens signalent une formation insuffisante en éthique et en spiritualité (11-13), soulignant le besoin d’un « contenu supplémentaire pour aider les praticiens à se conformer aux mandats éthiques de la profession » (14). Le présent article aborde ce problème en examinant les stratégies éthiques/spirituelles essentielles pour les conseillers philosophiques au service de personnes issues de divers horizons religieux. Les dilemmes éthiques concernant la spiritualité dans le conseil philosophique sont vastes, allant des préoccupations concernant l’imposition de valeurs personnelles à la gestion de la séparation entre religion et politique dans les cadres universitaires. Ces défis peuvent entraver l’intégration efficace de la spiritualité en tant que compétence thérapeutique (15).
Compte tenu de cette nécessité et de cette lacune dans la recherche, un objectif secondaire de cet article est d’esquisser des stratégies de base pour l’orientation éthique lorsque les conseillers philosophiques intègrent des concepts spirituels et moraux dans leur pratique. Pour y parvenir, l’article analyse la littérature pertinente sur les aspects éthiques de la spiritualité dans le conseil philosophique. Il se concentre sur les composantes suivantes du code de déontologie de l’ACA (8) et des codes d’éthique de l’Organisation de psychologie et de conseil d’Iran (16) : a) la compétence spirituelle et professionnelle ; b) les idéaux et valeurs personnels ; c) l’ouverture d’esprit et le respect de la diversité ; d) le bien-être du client ; e) la confidentialité et la vie privée ; f) l’engagement pratique dans la réhabilitation morale des clients.
Ces composantes éthiques sont applicables à l’intégration nuancée de la spiritualité dans le conseil philosophique, couvrant tout, de la qualification du conseiller à la résolution des conflits éthiques. Bien que le concept d’intégration de la spiritualité dans le conseil ne soit pas nouveau, la nouveauté de cet article réside dans le fait qu’il relie les normes laïques occidentales aux fondements religieux et autochtones de l’éthique professionnelle de l’Iran dans son analyse de l’éthique spirituelle au sein du conseil philosophique.
Applications potentielles du conseil philosophique dans les dilemmes d’éthique médicale
Le conseil philosophique offre une approche puissante face aux dilemmes d’éthique médicale enracinés dans des croyances conflictuelles en clarifiant les valeurs et en favorisant le sens. L’intégration de la spiritualité éthique issue de ce domaine dans l’enseignement médical peut considérablement améliorer la compréhension qu’ont les professionnels du rôle de la spiritualité dans les décisions des patients, améliorer la communication, faciliter le dialogue éthique et accroître la conscience de la détresse morale (17). Les efforts de collaboration entre philosophes, conseillers et éthiciens médicaux peuvent offrir une formation éthique holistique et enrichir les cadres existants de la spiritualité dans les soins de santé. Cette intersection interdisciplinaire a des implications cruciales pour les soins centrés sur le patient.
Le conseil philosophique, par l’accent qu’il met sur les valeurs et le sens, est précieux pour naviguer dans les territoires complexes de l’éthique médicale. Il aide les patients et les familles à explorer les valeurs liées à la fin de vie, approfondit la compréhension des implications éthiques du consentement éclairé et aide à examiner les principes d’allocation des ressources (18). Il offre également un espace de réflexion aux professionnels de la santé confrontés à des situations éthiques difficiles (19). Sa focalisation non médicale et non religieuse lui permet d’aborder les aspects éthiques et spirituels sans imposer de cadres spécifiques (20).
Le conseil philosophique se connecte également à la médiation en bioéthique et à son application dans l’éthique organisationnelle et médicale, suggérant des perspectives uniques sur les conflits éthiques (21). Son utilisation croissante dans des domaines tels que la gestion des soins infirmiers et la médecine de réadaptation met en évidence une appréciation croissante des perspectives philosophiques en éthique médicale. Bien que la recherche existante aborde la spiritualité et l’éthique dans le conseil en général (22, 23), la spiritualité dans les soins médicaux (24, 25) et le conseil philosophique dans l’éthique des soins de santé (26), des recherches plus explicites sont nécessaires sur ce sujet. Plus précisément, nous devons étudier comment la formation au conseil philosophique, en particulier en termes de spiritualité éthique, façonne directement la résolution des dilemmes éthiques dans les milieux médicaux.
Tableau 2. Applications potentielles du conseil philosophique dans les dilemmes d’éthique médicale
Dilemme d’éthique médicale
Pertinence potentielle de la spiritualité éthique
Rôle potentiel du conseil philosophique
Prise de décision en fin de vie
Les valeurs spirituelles du patient influencent ses choix
Faciliter le dialogue sur les valeurs, élucider les cadres spirituels
Conflits de consentement éclairé
Compréhension par le patient du sens du bénéfice
Aider le patient à évaluer les avantages et les inconvénients du traitement à la lumière de ses valeurs profondément ancrées
Détresse morale chez les professionnels de la santé
Les valeurs professionnelles contribuent à la détresse morale
Fournir un espace de réflexion éthique, examiner les fondements philosophiques de la détresse, développer des stratégies d’adaptation
Méthodes
Cet article, étant propositionnel et conceptuel, n’évalue pas directement la validité et la fiabilité de ses méthodes proposées. Une telle évaluation nécessitera des recherches futures pour opérationnaliser le cadre suggéré et les recommandations pédagogiques au sein des programmes de formation, puis évaluer l’efficacité à l’aide de méthodes quantitatives et qualitatives. Par conséquent, l’objectif principal de cet article est d’offrir un cadre initial et de souligner l’importance des considérations éthiques et spirituelles dans la formation au conseil philosophique.
L’auteur a suivi les étapes ci-dessous pour développer le modèle conceptuel-appliqué et ses recommandations pédagogiques :
Identification des domaines clés : Cela impliquait de définir le conseil philosophique (les principes, les méthodes et les défis), la spiritualité dans le conseil (son importance et ses aspects multiculturels), et l’éthique du conseil, avec un accent sur le code de déontologie de l’American Counseling Association (ACA) et les codes d’éthique de l’Organisation de psychologie et de conseil d’Iran (16).
Recherche de sources d’information : Les bases de données spécialisées pertinentes, les articles scientifiques, les livres et les index de philosophie/éthique ont été explorés à l’aide de mots-clés applicables.
Sélection et évaluation des sources : Un processus de sélection rigoureux a permis de dégager des sources pertinentes et crédibles à partir de la recherche initiale.
Synthèse et organisation de la littérature professionnelle : Les sources pertinentes ont été synthétisées et organisées, en faisant référence aux publications et aux ressources des organisations professionnelles de conseil et de psychologie.
Résultats et discussion
Composantes éthiques de la spiritualité dans le conseil philosophique
Dans le conseil philosophique, les clients sont considérés comme des agents moraux et des individus autonomes méritant le respect, et non simplement comme des personnes « malades » (27). Ainsi, la fonction morale de la spiritualité s’étend au-delà des devoirs du conseiller pour influencer le caractère du client. La pratique philosophique vise à libérer les clients des notions préconçues, préjugées et inconscientes grâce à une phénoménologie réflexive (28). Le développement spirituel nécessite une ouverture d’esprit et une liberté dans le choix des valeurs et des croyances. Par conséquent, les conseillers philosophiques sont éthiquement tenus d’éviter d’imposer leurs opinions personnelles et de maximiser la liberté de décision du client (1). Marinoff préconise une approche de « non-ingérence » pour résister à l’envie de prendre des décisions à la place des clients (27). Cela maintient la responsabilité morale des clients vis-à-vis de leurs décisions, ce qui est crucial pour l’autonomie et l’orientation spirituelle personnelle, un concept en partie ancré dans la prémisse philosophique selon laquelle il n’existe pas de vision unique et correcte de la vie (29). Le reste de cet article explorera et analysera les orientations morales et spirituelles fondamentales essentielles à une interaction efficace avec le client à travers les capacités épistémiques et pratiques du conseil philosophique.
La compétence spirituelle en tant que compétence professionnelle
La compétence spirituelle professionnelle, définie comme une compétence culturelle englobant les visions spirituelles du monde des clients, est une dimension éthique clé du conseil philosophique (14). Introduite par Hodge (30) et développée par Hodge et Bushfield (31), elle s’organise en un processus dynamique à trois dimensions interconnectées :
La conscience de soi : Comprendre sa propre vision du monde façonnée par ses valeurs, y compris ses propres biais.
La compréhension empathique : Une appréciation, basée sur les forces, de la vision spirituelle du monde du client.
La capacité d’intervention : La capacité de créer des stratégies pertinentes, appropriées et sensibles, alignées avec la vision spirituelle du monde du client (30).
La norme C.2.a. du Code de déontologie de l’ACA (2014) renforce cela en stipulant : « Les conseillers n’exercent que dans les limites de leur compétence, sur la base de leur éducation, de leur formation, de leur expérience supervisée, de leurs titres professionnels d’État et nationaux et de leur expérience professionnelle appropriée. Les conseillers feront preuve d’un engagement à acquérir les connaissances, la conscience personnelle, la sensibilité et les compétences nécessaires pour travailler avec une population de clients diversifiée » (8).
Une abondante littérature met l’accent sur la préparation spirituelle des conseillers, en particulier pour ce qui est d’accueillir des expressions religieuses et spirituelles diverses et d’appliquer les domaines spirituels au processus thérapeutique (22, 32, 33). Une approche claire du conseil philosophique renforce également la confiance du client dans ce type de traitement relativement nouveau (1). L’engagement des conseillers envers une méthode distinctive démontre une compétence spirituelle et professionnelle, renforçant la confiance du client et favorisant une interaction productive. Certains chercheurs proposent même d’incorporer la compétence spirituelle dans la formation des conseillers comme un phénomène développemental tout au long de la vie, encourageant les apprenants à explorer leurs propres perspectives spirituelles ainsi que d’autres visions diverses (15). La nécessité de la compétence spirituelle est mise en évidence par le fait que les conseillers négligent souvent les aspects religieux et spirituels en raison d’un manque de familiarité avec ces notions, et non à cause de limites éthiques ou environnementales (34). Les clients peuvent se sentir incompris si les conseillers ne reconnaissent pas les questions spirituelles, éthiques ou religieuses, comme un sentiment de culpabilité lié à la violation d’un précepte religieux. Les conseillers doivent être prêts à discuter de spiritualité, mais doivent faire preuve de prudence avant d’initier de telles discussions si le client ne l’a pas fait au préalable. Cette préparation fait partie intégrante de la compétence spirituelle du conseiller philosophique.
Afin d’opérationnaliser les résultats de la recherche, je vais tenter de formuler et de présenter la composante de la compétence spirituelle sous la forme de plusieurs règles éthiques pour le conseil philosophique :
Compétences diversifiées : Les conseillers philosophiques ont besoin d’une connaissance des différentes traditions philosophiques, de compétences morales/spirituelles diverses, de pensée critique, d’empathie et de la capacité à guider les clients dans la découverte de leurs croyances et valeurs.
Préparation et prudence : Les conseillers doivent être pleinement préparés mais prudents lorsqu’ils abordent des questions spirituelles et morales avec les clients.
Transparence et limites de compétence : Les conseillers ayant des idées spirituelles rigides doivent divulguer leurs croyances dans les formulaires de consentement éclairé (35). Ils ne doivent fournir des services que dans leurs domaines de compétence (professionnelle, de recherche et éducative).
Titres exacts : Les conseillers doivent utiliser uniquement les diplômes obtenus et les titres scientifiques issus d’institutions réputées, en s’abstenant d’utiliser des titres universitaires non mérités.
Méthodes spécialisées : Les conseillers ne doivent utiliser que des méthodes de thérapie et de conseil pour lesquelles ils sont formés et expérimentés, en évitant les techniques non spécialisées.
Sensibilité culturelle : Les conseillers doivent être attentifs à l’impact des éléments culturels, ethniques, raciaux, de genre, spirituels et religieux dans leur travail.
Préférences personnelles et valeurs spirituelles
Les visions individuelles de la spiritualité et de la religion varient considérablement, tant pour les clients que pour les conseillers. Alors que les clients profondément religieux peuvent désirer explorer ces aspects, d’autres peuvent se sentir mal à l’aise (36). Un conseiller philosophique prudent reconnaît ces différences et adapte son engagement aux préférences et aux besoins du client pour refléter son « autodétermination » (37, 38). Un conseil philosophique éthique traite à la fois le conseiller et le client comme des « sujets » dotés d’une valeur intrinsèque et d’une autonomie (39). Reconnaître les significations uniques, les croyances et les besoins émotionnels des clients liés à la religion et à la spiritualité est crucial pour une alliance thérapeutique solide (40). Cette approche centrée sur le client et sensible à la spiritualité respecte ses préférences. Par exemple, les conseillers non religieux travaillant avec des clients religieux peuvent honorer les demandes de prière, tandis que les conseillers religieux doivent respecter le choix des clients séculiers de s’en abstenir (41). Le choix par le client d’un conseiller partageant les mêmes croyances peut également stimuler la motivation (42).
Cependant, la prudence est de mise pour éviter que les conseillers n’imposent des croyances religieuses, ce qui pourrait entraver l’autonomie du client (43). D’un autre côté, éviter totalement les discussions spirituelles par crainte d’imposer des croyances personnelles risque de transmettre un message rigide et chargé de valeurs. La recherche montre que les attitudes négatives des conseillers envers la religion/spiritualité peuvent être préjudiciables, tandis que des croyances positives et de soutien sont avantageuses (44). Les conseillers philosophiques qui adhèrent à une seule approche de la spiritualité peuvent également, par inadvertance, nuire aux clients. Par conséquent, éviter l’interférence des idéaux personnels et des valeurs spirituelles est une exigence éthique dans le conseil philosophique. S’il est contraire à l’éthique d’imposer des perspectives spirituelles ou religieuses, le conseiller et le client peuvent explorer les aspects spirituels pour aider ce dernier à trouver du sens et à opérer des changements positifs. L’intérêt renouvelé pour la spiritualité dans la littérature du conseil souligne la nécessité pour le conseiller de faire preuve de conscience de soi et d’examiner de manière critique ses croyances personnelles sur la religion et la spiritualité (22). Les conseillers philosophiques doivent faire la distinction entre aider les clients à découvrir leurs propres valeurs et les inciter à adopter les croyances spirituelles du conseiller, garantissant ainsi une guidance personnalisée et holistique.
Ouverture d’esprit et respect de la diversité
Un aspect éthique central de la direction spirituelle dans le conseil philosophique est de favoriser l’indépendance intellectuelle ainsi qu’une volonté de réévaluer les croyances. Cela implique de rester ouvert aux possibilités et à l’indétermination. Un conseil philosophique réussi exige que les conseillers respectent l’autonomie de pensée et d’action du client. Les séances doivent créer un environnement où les clients peuvent aborder et résoudre librement les problèmes religieux qui ont un impact sur leur développement spirituel. Les clients sont encouragés à communiquer et à examiner leurs émotions et leurs convictions, en cherchant des résolutions sans crainte. Cela favorisera un état d’esprit logique et analytique et encouragera une réflexion ouverte, réfléchie et exempte de préjugés. En mettant l’accent sur la recherche naturelle de la vérité, cette méthode cultive une pensée libre et indépendante chez le conseiller comme chez le client. Elle encourage l’exploration de questions sous de multiples angles, soutenant la collaboration pour clarifier les interrogations plutôt que pour forcer un consensus.
La spiritualité a été caractérisée comme un concept diversifié par de nombreux chercheurs (33, 44, 45). Le Code de déontologie de l’ACA de 2014 (A.2.a.) interdit la discrimination fondée sur la religion, la race, l’éducation, le genre ou d’autres facteurs, exigeant des conseillers qu’ils comprennent les divers contextes culturels, croyances et valeurs (8). Miller souligne l’engagement de l’ACA à élargir les normes éthiques concernant la diversité (46). Reconnaître la diversité spirituelle dans le conseil philosophique est une responsabilité professionnelle fondamentale, car cela crée des environnements thérapeutiques inclusifs et de soutien qui favorisent le bien-être holistique. L’accent accru du Code de l’ACA sur le multiculturalisme souligne l’importance de valoriser les individus dans leur diversité. Les conseillers philosophiques doivent faire preuve d’empathie, comprendre la vision du monde du client, accepter les différences et soutenir le développement spirituel du client, quelles que soient leurs propres croyances (45). Lorsqu’ils abordent des préoccupations spirituelles, les conseillers doivent reconnaître que le bien-être spirituel varie selon les données démographiques. Les conseillers ne sont pas censés imposer des questions spirituelles, mais sont encouragés à introduire le sujet si les clients expriment un intérêt. Pour les valeurs morales complexes et les croyances spirituelles, les conseillers doivent collaborer avec les clients afin de créer un environnement d’exploration ouvert, détendu et flexible. Les conseillers ayant des visions rigides de la spiritualité risquent par inadvertance d’imposer leurs croyances aux clients, entravant ainsi leur éveil et leur croissance spirituelle. Afin d’aider les clients à faire des choix éclairés et à recevoir les orientations appropriées, des informations sur la spiritualité des conseillers doivent être divulguées au moment d’obtenir le consentement éclairé.
En résumé, les conseillers philosophiques sont éthiquement obligés de reconnaître l’aspect contraignant de la divulgation professionnelle s’ils refusent rigidement d’aborder les questions spirituelles, même si cela est dû à la peur d’imposer des valeurs personnelles. Cela nécessite un examen attentif.
Confidentialité et vie privée
La confidentialité et la vie privée sont des principes éthiques fondamentaux dans le conseil philosophique, cruciaux pour établir la confiance du client et une relation efficace. La vie privée, bien qu’étant un « concept contesté » (47), englobe dans ce contexte les pensées, les émotions, l’autonomie et les révélations sensibles. Le respect de la vie privée renforce la confiance du client, ce qui est vital pour l’efficacité thérapeutique car cela permet aux clients de partager des informations privées nécessaires à un diagnostic précis et à la résolution de problèmes. La confidentialité est une pierre angulaire de la relation d’aide et de la confiance du public dans les soins de santé mentale (48, 49). La confiance du client dans sa vie privée permet une « relation de thérapie par le dialogue ». Les conseillers ayant accès à des données sensibles, ils sont donc tenus d’éviter de poser des questions inutiles (16). Le manque de confiance entrave la révélation, le diagnostic et le traitement efficace, prolongeant la souffrance. La philosophie fondamentale derrière la confidentialité est de construire la confiance pour une consultation ouverte et sûre, et les violations effritent cette confiance (50).
La confidentialité dans le conseil philosophique dure toute la vie, persistant au-delà de la relation, du décès du client ou de la fin du traitement, à l’instar de l’éthique médicale. Cependant, elle n’est pas absolue. Les exceptions légalement justifiables incluent le consentement du client, le danger pour la vie (suicide/homicide), la maltraitance des enfants et les mandats légaux (16). Ces exceptions mettent en évidence l’équilibre complexe entre la protection de la vie privée, la sécurité et la conformité légale en thérapie.
Engagement pratique dans la réhabilitation morale des clients
Un autre aspect éthique de la spiritualité dans le conseil philosophique est l’engagement du conseiller à réhabiliter les clients vulnérables tels que les criminels ou les personnes incarcérées. Ici, le conseiller peut passer d’un statut de partenaire de conversation égal à celui de formateur ou de coach en réhabilitation. Cela soulève la question de savoir si le conseil philosophique inclut fondamentalement l’éducation (1). Bien que je soutienne que le rôle d’un conseiller philosophique n’est pas uniquement celui d’un enseignant ou d’un thérapeute, et que les clients ne sont pas simplement des étudiants ou des patients, certains chercheurs ont des points de vue différents. Fleming caractérise le conseil philosophique comme un « service éducatif », offrant des opportunités d’apprentissage et de croissance par le dialogue et la réflexion (51). Lahav et Tillmanns soulignent également l’importance de doter les clients d’outils de pensée pour les aider dans leur développement philosophique (29).
Feary propose un modèle de formation concret, fournissant des compétences en pensée critique à des personnes incarcérées par le biais du conseil philosophique aux États-Unis. Feary plaide pour une relance de la valeur de la réhabilitation, suggérant que le conseil philosophique devrait être au centre des interventions de réhabilitation, et non accessoire (52). Le rôle clé du conseiller philosophique est d’améliorer la vision du monde et les croyances des délinquants et de s’engager activement dans leur réhabilitation. La « réhabilitation », telle qu’utilisée ici, signifie favoriser les compétences essentielles pour la responsabilité morale et la prise de décision morale rationnelle. Cela implique une série de compétences que les clients délinquants doivent développer, notamment : la capacité d’identifier et d’aborder les problèmes entravant la pensée/le comportement logique ; une pensée critique améliorée ; l’acquisition de compétences d’interaction sociale, de communication et d’éthique ; une gestion et une expression efficaces des émotions ; un raisonnement moral cultivé ; l’établissement d’une identité personnelle, d’une perception réaliste de soi et d’une estime/valeur de soi de base malgré les critiques (52). Ces objectifs indiquent une approche éducative intégrant des éléments moraux et spirituels lors du conseil philosophique auprès de clients délinquants vulnérables.
Lacunes et implications pour la recherche future
Cette section présente les domaines nécessitant des investigations approfondies et propose des pistes de recherche future basées sur les objectifs et les résultats de cet article. Un travail important reste à accomplir pour comprendre en profondeur les rôles de l’éthique, de la religion et de la spiritualité au sein du conseil philosophique, et pour saisir la manière dont les clients perçoivent leur intégration dans la thérapie. Des recherches ultérieures pourraient déterminer quels éléments spirituels et éthiques seraient les plus pertinents et bénéfiques pour l’application pratique et les rencontres thérapeutiques, comme le suggèrent Sutton et al. (53). Il est nécessaire d’explorer plus avant les méthodes de pratique du conseil philosophique selon une approche éthique et spirituelle. Les implications et les suggestions comprennent le développement de modèles théoriques intégrant l’éthique et la spiritualité afin de rendre le conseil philosophique plus efficace. Ces suggestions soulignent collectivement la nécessité d’une éducation spirituelle, de procédures éthiques et de méthodologies transparentes pour une mise en œuvre efficace. Nous proposons des recommandations pédagogiques et des considérations éthiques pour améliorer la qualité du conseil philosophique. L’efficience et l’efficacité des interventions spirituelles exigent également une recherche approfondie. Une plus grande précision scientifique pourrait clarifier l’impact de la révélation de soi spirituelle dans le paradigme de la thérapie par la philosophie et son potentiel à améliorer la santé mentale du client.
Conclusion
Le conseil philosophique considère les clients comme des agents moraux autonomes méritant le respect. L’impact spirituel sur le caractère des clients est central car il soutient la libération des préjugés grâce à une phénoménologie de réflexion sur soi. La revue de la littérature révèle une tendance vers l’intégration de composantes spirituelles et d’une formation éthique dans le conseil philosophique, ce qui met en évidence le besoin de modèles éthiques et de compétences spirituelles. Cependant, de nombreux praticiens manquent d’une préparation adéquate dans ce domaine malgré les directives éthiques qui en soulignent l’importance.
Le présent article tente de combler cette lacune en conceptualisant un cadre éthique pour la spiritualité dans le conseil philosophique et offre des suggestions pour cultiver des compétences éthico-spirituelles. Ce cadre initial et théorique attend des tests pratiques. L’article propose d’intégrer des considérations éthiques et spirituelles — comprenant la compétence, les valeurs, l’ouverture d’esprit, la diversité, le bien-être du client, la confidentialité et la réhabilitation morale — dans la formation des conseillers philosophiques afin de pallier les carences actuelles des codes de déontologie. De plus, la focalisation non clinique du conseil philosophique sur les valeurs et les significations offre une approche significative face aux dilemmes médicaux spirituels et éthiques, qui découlent souvent de croyances conflictuelles. Intégrer la spiritualité éthique dans le processus de formation des professionnels de la santé peut approfondir leur compréhension des valeurs des patients, améliorer la communication et traiter la détresse morale. Cette convergence interdisciplinaire souligne la capacité unique du conseil philosophique à naviguer dans les paysages éthiques des soins de santé, favorisant des soins centrés sur la personne et la clarté des valeurs. Néanmoins, d’autres recherches dédiées sont cruciales pour étudier explicitement comment la formation au conseil philosophique peut équiper efficacement les individus pour faire face aux défis éthiques dans les contextes médicaux.
Les recherches indiquent que les conseillers philosophiques doivent s’aligner sur les valeurs, les besoins et les attentes des clients, respecter leur autonomie et éviter d’imposer des valeurs ou des fois personnelles. Cette orientation éthique s’accorde avec une compréhension multiculturelle de la spiritualité. Les conseillers doivent faire preuve d’ouverture d’esprit et d’humilité culturelle, s’abstenir d’imposer des croyances et explorer des sujets en phase avec les valeurs culturelles des clients. Cela nécessite une base solide de connaissances éthiques, religieuses et spirituelles, parallèlement à la conscience de soi. Face aux dilemmes, les conseillers peuvent se référer aux politiques de conduite professionnelle. Les résultats visent à élargir les connaissances professionnelles des praticiens et à permettre la prestation de services éthiques et efficaces auprès de personnes de divers horizons religieux. En fin de compte, cet article vise à améliorer la culture spirituelle des conseillers philosophiques et à fournir des lignes directrices pour perfectionner leurs capacités professionnelles, encourageant la réflexion personnelle sur les propres biais et présupposés concernant la spiritualité dans le conseil.
Financement L’auteur de cet article n’a aucune relation financière ou personnelle avec d’autres personnes ou organisations qui pourraient influencer de manière inappropriée ou biaiser le contenu de l’article.
Remerciements L’auteur souhaite exprimer sa sincère gratitude à l’éditeur, aux réviseurs et à l’équipe éditoriale du Journal of Medical Ethics and History of Medicine pour leurs commentaires précieux et leurs efforts dans l’évaluation et l’amélioration de ce manuscrit.
Contributions des auteurs L’auteur a mené de manière indépendante tous les aspects de cette recherche, y compris la conceptualisation, la méthodologie, l’analyse formelle, l’investigation, la conservation des données, la rédaction de la version initiale, ainsi que la révision et l’édition.
Conflit d’intérêts L’auteur de cet article n’a aucune relation financière ou personnelle avec d’autres personnes ou organisations qui pourraient influencer de manière inappropriée ou biaiser le contenu de l’article.
Références bibliographiques
Raabe, P. B. Philosophical counselling: theory and practice. Ann Arbor: The University of Michigan. 2001; 37.
Shusterman, R. Practicing philosophy: pragmatism and the philosophical life. Routledge. 2016; 5.
Lahav, R. A conceptual framework for philosophical practice. Worldview Interpretation. 1995, 19-23
Fastvold, M. The Art of Questioning. In: Michael Noah Weiss (ed.): The Socratic handbook. Wien – Zürich: Lit, 2015; 11-18.
Cohen, E. D., & Zinaich, S. (Eds.). Philosophy, counseling, and psychotherapy. Cambridge Scholars Publishing. 2013; 25
Emmons, R., & Paloutzian, R. The psychology of religion. Annual review of psychology. 2003; 54:377-402.
Polanski, P. Spirituality in supervision. Counselling and Values. 2003; 47: 131-141.
American Counselling Association [ACA]. ACA code of ethics. Alexandria, VA: Author. 2014: 5-8
Bernard, J. M., & Goodyear, R. K. Fundamentals of clinical supervision (4th ed.). Needham Heights, MA: Allyn & Bacon. 2009.
Hagedorn, W. B., & Gutierrez, D. Integration versus segregation: applications of the spiritual competencies in counsellor education programs. Counselling and Values. 2009; 54: 32-47.
Oxhandler, H. K., Parrish, D. E., Torres, L. R., & Achenbaum, W. A. The integration of clients’ religion and spirituality in social work practice: A national survey. Social Work. 2015; 60(3): 228-237.
Canda, E. R., & Furman, L. D. Spiritual diversity in social work practice: The heart of helping (2nd ed.). New York, NY: Oxford University Press. 2010.
Sheridan, M. Ethical issues in the use of spiritually based interventions in social work practice: What we are doing and why. Journal of Religion and Spirituality in Social Work. 2009; 28(1/2): 99-126
Hodge, D. R. Spiritual competence: What it is, why it is necessary, and how to develop it. Journal of Ethnic & Cultural Diversity in Social Work. 2018; 27(2): 124-139.
Myers, J. E., & Williard, K. Integrating spirituality into counsellor preparation: A developmental wellness approach. Counselling and Values. 2003; 47: 142-155.
Staicu, L., & Buda, O. 12 Philosophical foundations and the role of counselling in the ethics of informed consent. In book: Contemporary Debates in Bioethics: European Perspectives. 2018; pp.132-144.
Summers, J., & Morrison, E. Principles of healthcare ethics. Health care ethics. 2nd ed. Sudbury: Jones and Bartlett Publishers. 2009; 41-58.
Heston, T. F., & Pahang, J. A. Moral injury and the four pillars of bioethics. F1000Research. 2023; 8: 1193.
Martin, M. W. Ethics as therapy: Philosophical counseling and psychological health. International Journal of Philosophical Practice. 2001; 1(1): 1-24.
Matchett, N. J. Philosophical counseling as an alternative process to bioethics mediation. The American Journal of Bioethics. 2015; 15(1): 56-58.
Steen, R. L., Engels, D., & Thweatt III, W. T. Ethical aspects of spirituality in counselling. Counselling and Values. 2006; 50(2): 108-118.
Darrell, L., & Rich, T. Faith and Field: The Ethical Inclusion of Spirituality within the Pedagogy of Social Work. Field Educator. 2017; 7(1).
Gula, R. M. Spirituality and Ethics in Healthcare: The Two Do Not Inhabit Separate Spheres, but Are Connected. Health Progress. 2000; 81(4): 17-19.
Orr, R. D. Incorporating spirituality into patient care. AMA Journal of Ethics. 2015; 17(5): 409-415.
Frunz?, S., Medveschi, I., Frunz?, M., & Grad, N. O. Aspects Regarding Ethical Counseling in Organizations. Journal for the Study of Religions & Ideologies. 2019; 18(54).
Marinoff, L. On the emergence of ethical counselling: Considerations and two case studies. Essays on philosophical counselling. 1995; 171-192.
Schuster, S. C. Philosophy as if it matters: The practice of philosophical counselling. Critical Review. 1992; 6(4): 598.
Lahav, R., & da Venza Tillmanns, M. (Eds.). Essays on philosophical counselling. University Press of America. 1995: 22
Hodge, D. R. Spirituality and people with mental illness: Developing spiritual competency in assessment and intervention. Families in Society. 2004; 85(1): 36-44.
Hodge, D. R., & Bushfield, S. Developing spiritual competence in practice. Journal of Ethnic and Cultural Diversity in Social Work. 2006; 15(3-4): 101-127.
Helminiak, D. Treating spiritual issues in secular psychotherapy. Counselling and Values. 2001; 45: 163-189.
Zinnbauer, B., & Pargament, K. Working with the sacred: Four approaches to religious and spiritual issues in counselling. Journal of Counselling & Development. 2000; 78: 162-171.
Faiver, C. M., O’Brien, E. M., & Ingersoll, R. E. Religion, guilt, and mental health. Journal of Counseling & Development. 2000; 78(2): 155-161.
McClure, R., & Livingston, R. Religious values of counsellors, psychologists, and college students. Texas Counselling Association Journal. 2000; 28: 78-85.
Cornish, M. A., Wade, N. G., & Knight, M. A. Understanding group therapists’ use of spiritual and religious interventions in group therapy. International Journal of Group Therapy. 2013; 63(4): 572-591.
Brown, O., Elkonin, D., & Naicker, S. The use of religion and spirituality in psychotherapy: Enablers and barriers. Journal of Religion and Health. 2013; 52(4): 1131-1146.
Bannister, S. N., Park, H. S., Taylor, S., & Bauerle, E. Clients’ expectations and preferences for marital Christian counselling: A chronological literature review and a contemporary evaluation. Social Work and Christianity. 2015; 42(1): 63-95.
Maximo, S. I. A scoping review of ethical considerations in spiritual/religious counselling and psychotherapy. Journal of Pastoral Care & Counselling. 2019; 73(2): 127.
Mizock, L., Millner, U. C., & Russinova, Z. Spiritual and religious issues in psychotherapy with schizophrenia: Cultural implications and implementation. Religions. 2012; 3(1): 82-98.
Sanders, R. K. Maintaining a balance: The challenge of multiple relationships for Christian therapists. Journal of Psychology and Christianity. 2016; 35(4): 320-329.
Peteet, J. R. What is the place of clinicians’ religious or spiritual commitments in psychotherapy? A virtuesbased perspective. Journal of Religion and Health. 2014; 53(4): 1190-1198.
Denney, R. M., Aten, J. D., & Gingrich, F. C. Using spiritual self-disclosure in psychotherapy. Journal of Psychology and Theology. 2008; 36(4): 294-302.
Olson, M. Counsellor understanding of Native American spiritual loss. Counselling and Values. 2003; 47: 109-117.
Watts, R. Addressing spiritual issues in secular counselling and psychotherapy: Response to Helminiak’s (2001) views. Counselling and Values. 2001; 45: 207-217.
Miller, G. The development of the spiritual focus in counselling and counsellor education. Journal of Counselling & Development. 1999; 77: 498-501.
Winslade, W. J., & Ross, J. W. Privacy, confidentiality, and autonomy in psychotherapy. Neb. L. Rev. 1985; 64: 580.
Fisher, M. A. Protecting confidentiality rights: The need for an ethical practice model. American Psychologist. 2008; 63(1): 1.
Lustgarten SD. Emerging ethical threats to client privacy in cloud communication and data storage. Professional Psychology: Research and Practice. 2015; 46(3): 154-160.
Donner, M. B., VandeCreek, L., Gonsiorek, J. C., & Fisher, C. B. Balancing confidentiality: Protecting privacy and protecting the public. Professional Psychology: Research and Practice. 2008; 39(3): 369a.
Fleming, J. Ch. « Philosophical Counselling and Asian Philosophy. » In van der Vlist, Wim. ed. Perspectives in Philosophical Practice: Collected Lectures. Leusden, The Netherlands: Vereniging Voor Filosofische Practijk. 1996; 279.
Feary, V. M. « A Right to (Re) Habilitation, including Philosophical Counselling, for Incarcerated Populations. » In van der Vlist, Wim. ed. Perspectives in Philosophical Practice: Collected Lectures. Leusden, The Netherlands: Vereniging Voor Filosofische Practijk. 1996; 259-278.
Sutton, G. W., Arnzen, C., & Heather, K. Christian counselling and psychotherapy: Components of clinician spirituality that predict type of Christian intervention. Journal of Psychology and Christianity. 2016; 35(3): 204-214.