Cabinet « Connais-toi toi-même » : Projet de déontologie de l’accompagnement philosophique

Cabinet « Connais-toi toi-même » – Observatoire des nouvelles pratiques philosophiques

Ma future pratique est une activité d’enseignement, de discussion et d’examen de la pensée plutôt qu’une intervention de santé ou de travail social.

Voici une version actualisée de votre Déontologie de l’accompagnement pour le Cabinet « Connais-toi toi-même », intégrant l’article 187.1 du Code des professions (issu de la Loi 21) afin de solidifier votre protection juridique et votre distinction professionnelle.


Projet

Déontologie de l’accompagnement philosophique

pour le Cabinet « Connais-toi toi-même »

de l’Observatoire des nouvelles pratiques philosophiques

1. Préambule et Positionnement

La présente déontologie définit le cadre éthique et professionnel du philosophe consultant. Elle repose sur le postulat socratique : « Une vie sans examen ne vaut pas la peine d’être vécue ».

  • Nature de la pratique : L’accompagnement est de nature éducative et existentielle. Il ne constitue pas un acte médical ou psychothérapeutique.

  • Objectif : Viser la souveraineté cognitive et la lucidité du consultant.

  • Distinction sémantique : Le praticien refuse l’utilisation de termes cliniques et ne pose pas de diagnostic.

2. Distinction légale (Loi 21 / Code des professions)

Conformément à l’article 187.1 du Code des professions (issu de la Loi 21), le Cabinet établit une distinction claire entre la psychothérapie et l’accompagnement philosophique :

« La psychothérapie est un traitement psychologique pour un trouble mental […] qui a pour but de favoriser chez le client des changements significatifs dans son fonctionnement […] Ce traitement va au-delà d’une aide visant à faire face aux difficultés courantes ou d’un rapport de conseils ou de soutien. »

  • Cadre du Cabinet : Les services offerts par le Cabinet « Connais-toi toi-même » s’inscrivent strictement dans le cadre d’une aide visant à faire face aux difficultés courantes et d’un rapport de conseils ou de soutien philosophique. Ils ne constituent pas un traitement psychologique au sens de la loi.

3. Principes Fondamentaux de l’Intervention

  • L’Approche Indirecte : Utilisation de l’habileté socratique pour contourner les mécanismes de défense de l’ego sans provoquer de douleur inutile.

  • Priorité au Problème (Problem-Directed) : La réflexion est dictée par la nature unique du défi amené par le client.

  • Loyauté envers le Réel : Aider le client à atteindre une adéquation avec la réalité présente.

4. Limites de Compétence et Référencement

  • Champ d’exercice : Le philosophe consultant limite son analyse à la faculté de pensée et au schéma de références.

  • Alerte Déontologique : Si le consultant détecte une détresse psychologique profonde ou un trouble mental, il a l’obligation de référer immédiatement le client vers le milieu de la santé (médecin, psychologue ou travailleur social).

  • Interdiction de Diagnostic Social : L’utilisation de modèles interpersonnels sert exclusivement à la métacognition et non à évaluer l’aptitude sociale au sens réservé aux travailleurs sociaux.

5. Obligations envers le Consultant (Client)

  • Respect de la « Fibre Philosophique » : Le praticien accueille le client comme un esprit capable de passer du « croire » au « comprendre ».

  • Miroir Technique : Présenter les erreurs de pensée comme des « défauts de fabrication » de l’instrument intellectuel.

  • Confidentialité : Le cadre du « Cabinet » garantit le secret des échanges.


Clause de non-responsabilité obligatoire

« La démarche proposée est une analyse philosophique de la faculté de pensée. En vertu de l’article 187.1 du Code des professions, cet accompagnement ne constitue pas de la psychothérapie, mais une aide pour faire face aux difficultés courantes par le dialogue philosophique. Le client reconnaît que le philosophe consultant n’est pas un professionnel de la santé ou du travail social. »


SOMMAIRE DU DOSSIER DU PROJET

Présentation

La philo plutôt que la psycho

Quand la psychologie cherche la philosophie pour se régénérer

La clientèle visée et le programme des séances

Résumé du projet

Synthèse détaillée du projet

Synthèse illustrée du projet

Les thèmes de la communication

Introduction au projet

La formation du philosophe consultant

Un cadre éthique pour l’examen de la pensée

Projet de déontologie de l’accompagnement philosophique

Annexes

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Cabinet « Connais-toi toi-même » : Quand la psychologie cherche la philosophie pour se régénérer

Depuis quelques années, nous observons un phénomène curieux : la psychologie, longtemps centrée sur le soin des pathologies et des émotions, tente de régénérer son offre de services en empruntant les habits du philosophe. On parle désormais de « psychologie existentielle », de « thérapie cognitive » ou de « pleine conscience ». Mais pourquoi ce retour aux sources ?

Le constat d’une limite clinique

La psychologie s’aperçoit que soigner le passé ou apaiser les émotions ne suffit plus. De nombreux clients ne souffrent pas d’un traumatisme, mais d’un système de pensée devenu stérile. Ils ne sont pas « malades », ils sont perdus dans leurs propres certitudes. Face à ce vide, la psychologie tente de réintégrer l’étude des valeurs et de la connaissance, des domaines qui appartiennent pourtant historiquement à la philosophie.

Une récupération qui reste superficielle

En cherchant à intégrer l’épistémologie personnelle ou la quête de sens dans ses protocoles, la psychologie commet souvent une erreur de méthode : elle traite la pensée comme un simple symptôme. Pour le psychologue, une « idée » est quelque chose qui doit être géré pour se sentir mieux.

Pour le philosophe, une idée est quelque chose qui doit être vrai pour vivre libre.

La philosophie : l’original plutôt que la copie

Là où la psychologie « propose » des outils philosophiques pour améliorer une offre de soins, le Cabinet Connais-toi toi-même propose la philosophie comme une discipline souveraine.

  • Nous ne cherchons pas à réaligner vos actions pour que vous soyez « performant », mais pour que vous soyez cohérent.

  • Nous ne traitons pas votre vision du monde comme une « théorie personnelle » à observer, mais comme une structure de connaissance à valider.

Conclusion : Retrouver la source

Si la psychologie cherche aujourd’hui la philosophie, c’est parce qu’elle reconnaît (parfois sans l’avouer) que la raison est le remède ultime aux crises de l’existence. Faire le choix d’une démarche strictement philosophique, c’est refuser les versions « diluées » et revenir à la source : l’examen rigoureux de la pensée par la raison.


SOMMAIRE DU DOSSIER DU PROJET

Présentation

La philo plutôt que la psycho

Quand la psychologie cherche la philosophie pour se régénérer

La clientèle visée et le programme des séances

Résumé du projet

Synthèse détaillée du projet

Synthèse illustrée du projet

Les thèmes de la communication

Introduction au projet

La formation du philosophe consultant

Annexes

Qui suis-je ?

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Test # 2 – Connais-toi toi-même : À la découverte des 10 erreurs de construction de vos idées

« Une vie sans examen ne vaut pas la peine d’être vécue », enseignait Socrate. Mais comment examiner nos propres pensées lorsque nous sommes piégés par nos propres habitudes de raisonnement ?

Alors que la psychologie s’intéresse à nos émotions, la philosophie nous invite à auditer la structure même de nos idées. Ce que nous appelons aujourd’hui des « biais cognitifs » sont souvent ce que les philosophes nomment des sophismes : des erreurs de construction logiques qui, bien qu’elles semblent solides, faussent notre perception de nous-mêmes et du monde.

Pourquoi faire cet audit ?

Identifier ces erreurs n’est pas un exercice de jugement, mais un acte de libération. En repérant les failles dans vos fondations intellectuelles, vous apprenez à :

  • Reprendre les commandes de vos réflexions quotidiennes.

  • Ne plus être dupe de vos propres raccourcis mentaux.

  • Rebâtir une pensée souveraine, lucide et plus juste.

Comment procéder ?

Parcourez la liste ci-dessous. En toute bienveillance avec vous-même, cochez les pièges dans lesquels vous avez l’impression de tomber régulièrement.

Confidentialité totale

Tout comme pour nos autres outils, vos réponses ne sont jamais envoyées sur nos serveurs. Elles restent enregistrées uniquement dans votre navigateur pour votre propre réflexion personnelle.

    Les 10 erreurs de construction de vos idées


    Si vous désirez me faire part de vos réponses, complétez les cases ci-dessous avec votre nom et votre courriel. Si vous ne désirez pas partager votre réponses avec moi, laissez les cases VOTRE NOM et VOTRE COURRIEL vides. Remplir ces cases n'est pas obligatoire pour compléter ce test.


    Sophismes (Raisonnement trompeur)

    X

    1. LA FAUSSE MURAILLE : Votre pensée n'est pas nuancée. Vous croyez qu'une situation n'offre que deux issues opposées.

    X

    2. LA FONDATION SUR LE SABLE : Vous tenez pour vrai au départ ce que vous essayez de démontrer (raisonnement circulaire).

    X

    3. LE MIROIR BRISÉ : Vous attaquez les défauts d'une personne pour invalider son idée.

    X

    4. L'EFFET DOMINO : Vous affirmez qu'une petite décision entraînera une chaîne de catastrophes sans preuve.

    X

    5. L'OMBRE DU GÉANT : Vous acceptez une idée uniquement parce qu'elle vient d'une autorité ou d'une célébrité.

    X

    6. LE FILTRE DU PASSÉ : Vos connaissances antérieures vous empêchent de voir une vérité nouvelle.

    X

    7. L'ÉTIQUETTE FIGÉE : Vous attribuez une "essence" fixe à une personne, oubliant sa liberté de changer.

    X

    8. LE PROCÈS D'INTENTION : Vous déformez l'idée de l'autre pour la rendre facile à critiquer.

    X

    9. LE PIÈGE DU NATUREL : Vous décrétez qu'une chose est bonne simplement parce qu'elle est "naturelle".

    X

    10. LE CHANT DES SIRÈNES : Vous croyez qu'une idée est vraie parce que la majorité y adhère.


    Si vous désirez me faire part de vos réponses, complétez les cases ci-dessous VOTRE NOM et VOTRE COURRIEL puis cliquez sur le bouton ci-dessous. Cette action n'est pas obligatoire pour faire ce test.

    « Pour aller plus loin : Sources et lectures suggérées »

    Voici une liste bibliographique sélective pour accompagner vos « 10 erreurs de construction » :

    Références fondamentales (Les sources classiques)

    • Aristote, Réfutations sophistiques. (L’œuvre fondatrice qui a répertorié pour la première fois les procédés de raisonnement fallacieux).

    • Bacon, Francis, Novum Organum, 1620. (Indispensable pour le concept des « Idoles » et de l’obstacle épistémologique).

    • Schopenhauer, Arthur, L’Art d’avoir toujours raison, 1830. (Un manuel cynique mais brillant qui répertorie 36 stratagèmes, dont l’argument ad hominem et l’épouvantail).

    Références modernes (Épistémologie et pensée critique)

    • Bachelard, Gaston, La Formation de l’esprit scientifique, Librairie philosophique J. Vrin, 1938. (La référence absolue pour le « Filtre du passé » ou l’obstacle épistémologique).

    • Sartre, Jean-Paul, L’existentialisme est un humanisme, Éditions Nagel, 1946. (Pour soutenir l’idée de l’« Étiquette figée » et la liberté du sujet face à l’essentialisme).

    • Baillargeon, Normand, Petit cours d’autodéfense intellectuelle, Lux Éditeur, 2005. (Un ouvrage québécois incontournable, très accessible, qui explique parfaitement la fausse dichotomie, l’appel à la nature et la pente savonneuse).

    Études sur la rhétorique et les sophismes au quotidien

    • Angenot, Marc, Dialogues de sourds : Traité de rhétorique antilogique, Mille et une nuits, 2008. (Pour approfondir pourquoi nous nous enfermons dans nos propres constructions idéologiques).

    • Breton, Philippe, L’argumentation dans la communication, La Découverte, 2016. (Très utile pour comprendre le « Procès d’intention » et l’« Ombre du géant »).

    • Blackburn, Pierre, L’argumentation : Entre la fraude et la raison, Éditions du Renouveau Pédagogique, 1994. (Un classique de la philosophie au Québec pour décortiquer les sophismes).

    • Mill, John Stuart, Système de logique déductive et inductive, 1843. (Particulièrement pour l’analyse des pétitions de principe ou « Fondation sur le sable »).


    Ce test s’inscrit dans le cadre de la préparation du projet

    ÉTONNEMENT – Cabinet de consultation « Connais-toi toi-même »

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    Participez à nos tests d’autoévaluation

    Test # 1 – Connais-toi toi-même : À la découverte de vos biais cognitifs

    Test # 2 – Connais-toi toi-même : À la découverte des 10 erreurs de construction de vos idées

    Test # 3 – Connais-toi toi-même : À la découverte de vos obstacles épistémologiques

    Test # 4 – Connais-toi toi-même : À la découverte de mes habitudes de pensée